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Carte de visite

Gisèle Quenneville, Linda Godin and Daniel Lessard meet exceptional francophones from throughout Canada and beyond. Discover politicians, artists, entrepreneurs and scientists whose extraordinary stories are worth telling.

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Carole Drouin and Daniel Lavigne - 45 years old and retired

They are in their forties, and they are retired.
If you think Daniel Lavigne and Carole Drouin come from extremely rich families, think again.
Some ten years ago, they developed a plan that they have followed to this day – living the good life while the vast majority of us are still working.



Réalisateur: Joanne Belluco
Production year: 2014

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Début générique d'ouverture


[Début information à l'écran]

Carte de visite

[Fin information à l'écran]


Fin générique d'ouverture


Pendant que GISÈLE QUENNEVILLE présente ses invités, CAROLE DROUIN et DANIEL LAVIGNE deux retraités de 45 ans, on montre des images du Sud, de Toronto et du couple dans leur maison.


L'entrevue se déroule dans une maison de Toronto.


GISÈLE QUENNEVILLE

Une retraite dorée avec des

voyages dans le Sud, en Europe

et dans les montagnes.

Il y a une dizaine d'années,

ils ont fait un plan, ils l'ont

suivi, et aujourd'hui, ils

vivent la belle vie, alors que

la plupart d'entre nous sommes

au travail.

Ils sont dans la quarantaine et

ils sont à la retraite.

Mais si vous pensiez que Daniel

Lavigne et Carole Drouin sont

issus de familles ultras riches,

détrompez-vous.


CAROLE DROUIN

On n’est pas des experts. On

peut certainement raconter

comment, nous, on y est

arrivés. Puis aussi de rendre

tout ça accessible.


GISÈLE QUENNEVILLE

Carole, Daniel, bonjour.


CAROLE DROUIN ET DANIEL LAVIGNE

Bonjour.


GISÈLE QUENNEVILLE

Vous êtes à la retraite. Vous

ne travaillez pas. À quoi

ressemble une journée typique

pour vous?


CAROLE DROUIN

Bien, en commençant, c'est

qu'il y a pas d'alarme pour se

réveiller le matin. Ça, ça

donne un autre ton à la journée.

Mais, en fin de compte, la grande

différence, c'est de choisir ce

qu'on veut faire. C'est sûr

qu'on est pas complètement

libérés de nos...

de responsabilités,

parce qu'on a encore du travail

qui nous attend. Puis surtout

plein de projets qu'on a

choisis.


PATRICK GAUVIN

Nos ''to-do lists'' ont bien

changées depuis qu'on a fait notre

retraite. On aime faire beaucoup

d'activités. Alors, on aime faire

du snorkling, puis du

paraboarding. Y a plusieurs

activités qu'on met sur la

liste qu'on avait pas, c'est

sûr, quand on travaillait. Mais

ça a changé de cette façon-là.


GISÈLE QUENNEVILLE

Mais quand vous commencez

votre journée, est-ce que vous

avez tout votre temps devant

vous ou est-ce que vous

planifiez quand même vos

journées?


PATRICK GAUVIN

Oui. On continue à utiliser la

''to-do list''. Alors on fait

toujours nos planifications.

Puis ça nous apporte à bien

communiquer ensemble, pour voir

ce que l'un et l'autre, on veut

faire.


GISÈLE QUENNEVILLE

Maintenant, je pense que

vous voyagez beaucoup.

Est-ce qu'on peut dire ça?


CAROLE DROUIN

Oui. Le voyage occupe une

place importante. Puis quand on

parle aussi de ce qu'on fait

à l'ordinateur, on fait partie

d'un réseau qui nous permet

d'échanger notre maison au

Costa Rica, par exemple, avec

d'autres gens qui font partie

de ce réseau-là, à travers le

monde. Et ça, ça demande quand

même une certaine coordination.

C'est agréable à faire. Mais, on

va se choisir des destinations

où on veut aller à travers le

monde. Puis essayer de

coordonner ces échanges-là

avec les gens.


PATRICK GAUVIN

Un bon exemple de ça, on a

été en Espagne pour quatre

semaines. Alors on a fait un

échange avec quatre différentes

maisons. Alors c'était

une expérience super.


GISÈLE QUENNEVILLE

Et d'autres voyages que vous

avez faits?


CAROLE DROUIN

On est allés au Nicaragua.

On est allés...


PATRICK GAUVIN

En Europe.


CAROLE DROUIN

L'année passée, on a fait une

croisière. C'était notre

première croisière au mois

d'avril l'année dernière. Alors

c'était dans les îles autour

des Caraïbes, des îles

françaises.


PATRICK GAUVIN

Puis en septembre, on s'en va

en Italie.


CAROLE DROUIN

Oui. Puis on va faire la

Hollande aussi, à l'automne.


GISÈLE QUENNEVILLE

Oui. C'est une belle vie.

Vous avez pris votre retraite

à 45 ans à peu près. Il

faut dire que vous ne venez pas

de familles super riches. Vous

venez d'un milieu très classe

moyenne.


CAROLE DROUIN

Puis c'est ça. Quand on parle

de ce qu'on fait... On est des

gens ordinaires. Puis c'est

surprenant. Puis même nous, on

se pince, parce que... c'est

un rêve. On vit un rêve. On

réalise un rêve, mais on vit

nos passions aussi. Puis on se

dit: c'est accessible à tout le

monde ça, mais il faut le

prévoir, il faut le planifier.

Puis c'est pour ça qu'on aime

en parler. C'est pour ça qu'on

a décidé d'écrire ce livre-là.


PATRICK GAUVIN

Oui. Puis on veut que les gens

réalisent que ça se fait. Y en

a plusieurs qui pensent: Oh, je

dois travailler jusqu'à 65 ans.

Puis c'est pas le cas.


GISÈLE QUENNEVILLE

Mais est-ce que pour vous,

c'était un rêve que vous

caressiez depuis longtemps?

C'était de prendre votre

retraite à un jeune âge?


PATRICK GAUVIN

Oui. Pas mal. J'ai lu

plusieurs livres. Alors oui,

c'était quelque chose que je

rêvais. Mon père a fait sa

retraite assez jeune et il m'a

inspiré aussi de faire pareil.


GISÈLE QUENNEVILLE

Qu'est-ce qu'il faisait,

votre père?


PATRICK GAUVIN

Lui, il était dans plusieurs

choses, mais à la fin, il avait

un motel. Mais avant ça, il

était dans toutes sortes de

projets d'investissement.

Mais... modeste. Pas...

C'est pas un homme riche. Il

était... très modeste.


CAROLE DROUIN

Oui. C'était un homme

d'affaires quand même qui a

réussi, parce que ton père a

pris sa retraite à quel âge?


PATRICK GAUVIN

à 49.


GISÈLE QUENNEVILLE

C'est très jeune.


PATRICK GAUVIN

Ma mère était enseignante.

Alors elle a contribué aussi...

Une femme très intelligente.

Je lui dois aussi beaucoup

de mes valeurs... parce que ma

mère, elle a un côté très

positif.


CAROLE DROUIN

Un bon partenariat, hein,

entre les deux. - Oui.


GISÈLE QUENNEVILLE

Et vos carrières? Peut-être

me parler un peu de ce que vous

avez fait dans la vie. Vous avez

pas gagné des salaires

faramineux non plus.


PATRICK GAUVIN

J'étais responsable en

informatique pour le Conseil

scolaire à Toronto. Et j'ai fait

ça pour environ 10 ans,

je dirais. Puis avant ça,

je travaillais pour l'hôpital

Welland. J'étais en gestion

de risques.

Alors c'est ça, c'était des

carrières assez bien. J'ai aimé

mes expériences. Mais c'étaient

pas des emplois de haut

salaire, mais c'était...


GISÈLE QUENNEVILLE

C'était assez.


PATRICK GAUVIN

Assez. C'est ça. Oui.


GISÈLE QUENNEVILLE


Et Carole, vous?


CAROLE DROUIN

J'ai travaillé beaucoup pour

la francophonie. J'étais

vraiment un produit des écoles

francophones. Mes premiers

emplois, c'est à la FESFO.

Puis ensuite, je suis déménagée

en Colombie-Britannique. J'ai

travaillé à la Fédération des

francophones là-bas. Puis le

gros dossier, c'était la

gestion scolaire. Les parents

avaient encore eu la gestion.

Alors quand le Conseil scolaire

a été mis sur pied, je

travaillais en communication.

Alors on m'a demandé de prendre

la direction des communications

là-bas. Puis ensuite, je suis

revenue au Conseil scolaire

francophone catholique de

Toronto. Et encore là, c'était

la mise en place de conseil

suite au parachèvement et tout

ça. Donc c'était des emplois

vraiment... J'ai été vraiment

chanceuse dans ma carrière. J'ai

travaillé ensuite au bureau de

la ministre Meilleur pendant

deux ans. Puis à l'Association

des conseils scolaires

catholiques de la province. Donc

des beaux défis, mais j'étais

rassasiée aussi de ça. Puis je

pense qu'il faut savoir

décrocher. On se donne beaucoup.

Je me suis beaucoup investie

dans mon travail et j'avais

vraiment le goût de faire

autre chose.


GISÈLE QUENNEVILLE

Maintenant, c'est une chose de

vouloir prendre sa retraite très

tôt, c'est une autre chose de

le faire. Alors comment vous

vous êtes pris?

Quel était l'objectif?


CAROLE DROUIN

On a travaillé fort pendant 10

ans. C'était... nos emplois qui

prenaient, comme tout le monde,

beaucoup de temps. Puis aussi

voyager de la maison au travail

à Toronto, ça nous mettait

trois heures pour faire

ce trajet-là.


PATRICK GAUVIN

Ce qui est important à

réaliser, c'est qu'une fois que

t'as un plan... Nous autres, on

voulait s'acheter trois maisons

en dedans de cinq ans. Et quand

t'as un plan, des fois, tu

réalises tes plans plus vite que

tu penses. Parce que nous

autres, les trois maisons qu'on

voulait en cinq ans, on les

avait achetées dans trois ans.

Alors il fallait qu'on modifie

notre plan puis dire: OK, on

veut cinq maisons dans cinq

ans. Alors c'est ça qui nous a

aidés vraiment à évoluer puis

à continuer.


CAROLE DROUIN

Oui. C'est étonnant, comme

dit Daniel, de voir à quel point

quand on met sur papier un

projet, souvent, on excède

les objectifs qu'on se donne.

Parce que ça devient un focus.

Alors ça, même nous au début, on

se surprenait nous-mêmes, parce

que les choses allaient plus

vite qu'on le voulait. Mais on

s'entourait aussi de gens. À

mesure qu'on avançait, on s'est

entourés de gens qui pouvaient

nous aider aussi à avancer ces

projets-là. Ça, c'est une

partie importante quand on

travaille sur n'importe quel

type de projet. Il faut

s'entourer des bonnes

personnes. Alors on ne l'a pas

fait seuls. Nos familles nous

appuyaient aussi. On avait un

fils aussi à élever pendant ces

années-là, Corey. Et il

comprenait ce qu'on faisait.

C'est sûr qu'on était très

occupés comme parents. Mais on

essayait de... de l'impliquer

avec nos projets.


PATRICK GAUVIN

Il faisait partie

de nos plans.


CAROLE DROUIN

Et puis de le suivre aussi

dans ses activités de jeune.

Mais... on y est arrivés puis

c'était un temps très intense

dans notre vie.


L'entrevue se déplace à l'extérieur de la maison.


GISÈLE QUENNEVILLE

Daniel, vous, vous êtes un

sportif, n'est-ce pas?


PATRICK GAUVIN

Oui.


GISÈLE QUENNEVILLE

Qu'est-ce que vous pratiquez

comme sport?


PATRICK GAUVIN

Je fais beaucoup d'haltères.

Mais on court aussi. On fait du

jogging puis on fait plusieurs

activités, comme le paraboard

puis le snorkling, des affaires

de même. Mais beaucoup

d'haltères.


GISÈLE QUENNEVILLE

Haltères comme dans

la musculation?


PATRICK GAUVIN

Oui. Dans la musculation.


GISÈLE QUENNEVILLE

Vous, en fait, vous avez

connu un certain succès,

n'est-ce pas, en musculation?


PATRICK GAUVIN

Oui.


GISÈLE QUENNEVILLE

Dans une autre vie.


PATRICK GAUVIN

Oui. En 92, j'avais gagné

Monsieur Nord Amérique.


GISÈLE QUENNEVILLE

Monsieur Nord Amérique? Wow!


PATRICK GAUVIN

Alors ça m'a donné une autre

expérience aux États-Unis.

C'était la première fois qu'un

Canadien pouvait participer.

J'ai été là pour l'expérience et

j'ai gagné. Alors c'était une

très belle expérience.


GISÈLE QUENNEVILLE

Alors vous aviez des super

gros muscles.


PATRICK GAUVIN

J'avais... Ha! Ha! Ha! Je

m'entraîne pas de la même façon,

mais oui, dans ce temps-là,

j'étais pas mal sérieux dans

le sport.


GISÈLE QUENNEVILLE

Et ça, ça vous a ouvert des

portes, n'est-ce pas?


PATRICK GAUVIN

Oui. Surprenant. Y a un agent,

Ford... d'Arizona, Ford Modeling

Robert Black Agency,

qui est venu me trouver

pour me donner une licence, une

green card, pour aller

travailler trois ans aux

États-Unis. Alors c'était une

super expérience.


GISÈLE QUENNEVILLE

Et? Est-ce que... Vous n'êtes

plus là aujourd'hui.


PATRICK GAUVIN

Non. C'est ça. Alors comme je

dis, c'était une expérience.

C'était pas quelque chose que

j'aimais faire. J'ai fait de la

télévision. Surtout des

annonces. Mais j'avais beaucoup

de compétitions dans ce

domaine-là. Puis j'ai appris que

c'était vraiment pas pour moi.

Mais c'était une super belle

expérience.


GISÈLE QUENNEVILLE

Daniel, Carole, allons-y dans

les détails maintenant de

comment vous avez réussi à

prendre votre retraite à l'âge

de 45 ans. Vous l'avez

mentionné, la clé pour vous,

ça a été l'immobilier. Alors

comment? Vous avez acheté une

première maison sans doute. Et

à partir de ce moment-là,

qu'est-ce qui est arrivé?


PATRICK GAUVIN

C'est ça. On a commencé, le

plan, c'était d'acheter deux

ou trois maisons en dedans

de...


CAROLE DROUIN

Cinq ans.


PATRICK GAUVIN

C'était cinq ans dans ce

temps-là. Et c'était de le faire

faire payer par des... à louer.

Les gens qui loueraient nos

maisons nous aideraient à payer

le mortgage.


GISÈLE QUENNEVILLE

Mais comment vous vous êtes

pris? Parce que bon, je regarde,

je me dis: Bon, j'ai une maison,

j'ai une hypothèque, j'ai une

bonne job, mais je me sens pas

d'attaque pour en acheter une

2e maison. Alors comment

vous avez fait?


PATRICK GAUVIN

C'est une bonne question,

parce que souvent, les banques

te regardent pas... T'en

achètes une avec les salaires

que tu fais, ils vont pas te

prêter un autre mortgage. Alors

il faut vraiment planifier.

Puis si la maison prend de la

valeur puis que le principal a

été payé un peu, dessus, la

banque va dire: "OK, tu peux

emprunter contre cette

maison-là pour avoir un down

payment pour acheter la 2e.

Alors c'était ça notre truc, de

pouvoir en acheter plusieurs.


GISÈLE QUENNEVILLE

Dans votre livre, vous parlez

beaucoup d'un outil financier

que vous avez utilisé. C'est le

Smith Manoeuvre. La manoeuvre

de Smith, j'imagine. Qu'est-ce

que c'est ça? Comment ça

marche? Parce que ça semble

être une partie intégrale de

votre plan de 10 ans, ça.


PATRICK GAUVIN

Comme vous savez, on peut pas

taxer... quand on paie nos

hypothèques principales.

On peut pas...


GISÈLE QUENNEVILLE

C'est pas déductible d'impôt.

Comme aux États-Unis

par exemple.


PATRICK GAUVIN

Exactement. Mais y a une façon

de faire. Si tu peux emprunter

l'équité sur ta maison puis tu

réinvestis... Parce que quand

t'empruntes cette partie-là, tu

paies... Disons, c'est ta ligne

de crédit, 3,5%. Tu peux...


CAROLE DROUIN

Réclamer.


PATRICK GAUVIN

Réclamer cette partie-là.

Alors ça devient déductible.


GISÈLE QUENNEVILLE

Si c'est pas

la maison principale.


PATRICK GAUVIN

Même si ça l'est pas, oui.

Alors tu empruntes contre

ta ligne de crédit pour

réinvestir. Là, tu peux...


CAROLE DROUIN

Le réclamer.


PATRICK GAUVIN

Le réclamer. Alors tu prends

cet argent-là puis tu

réinvestis dans quelque chose.

Alors soit une autre maison ou

dans des second mortgages.

Puis de cette façon-là,

tu as un autre revenu

qui vient puis tu mets ça

contre ton hypothèque, alors

tu repaies ta maison plus vite.


GISÈLE QUENNEVILLE

C'est légal tout ça? - Oui.


CAROLE DROUIN

Mais c'est une façon accélérée

d'arriver. Ça accélère un peu

les paiements.


PATRICK GAUVIN

Puis on est pas les premiers

d'écrire sur ce sujet. Y en a

plusieurs qui le font, qui s'y

connaissent dans cette

pratique-là.


CAROLE DROUIN

Puis cette manoeuvre-là est

vraiment arrivée à la fin.

Parce qu'il faut que tu aies pu

quand même bâtir une certaine

équité pour aller chercher une

ligne de crédit sur la valeur

de ta maison. Puis ensuite,

pouvoir acheter, mettre cette

location-là, mettre cette

maison-là en location, et là,

tu peux commencer à déclarer et

aller chercher un petit peu

plus de revenus. Allez chercher

ça du gouvernement.


GISÈLE QUENNEVILLE

Donc vous avez vos maisons

qui vous donnent sans doute un

revenu. J'imagine que vous aviez

également fait des

investissements. Alors vous,

est-ce que vous avez mis de

l'argent dans un REER dès un

très jeune âge? Est-ce que cet

outil-là a fait partie de votre

plan?


CAROLE DROUIN

Oui. On a des REER. Dans le

moment, on ne se sert pas de

nos REER. Mais on a fait une

décision stratégique quand on a

pris notre retraite. C'est qu'on

a... on est allés chercher nos

fonds de pension. On les a pas

laissés en placement. Alors on

a mis cet argent-là dans un

fonds avec notre courtier au

niveau des hypothèques. C'est

un produit différent qui

s'appelle le MIC.

Tu peux peut-être...


PATRICK GAUVIN

Puis Carole a raison. Parce

qu'on est jeunes. C'est pour ça

qu'on a pris ces fonds-là.

Parce qu'on voulait pas

attendre à 65 ans avant de les

prendre. On voulait faire

travailler cet argent-là.

Nous autres, on a découvert

qu'on pouvait le retirer et on

pouvait le mettre dans un

placement comme MIC.

Nous autres, c'est un

produit Connect.

Puis avec ce produit-là,

une fois que tu mets ton argent

dans cette banque-là, tu peux

investir dans les MIC. MIC,

c'est Mortgage Investment

Corporations. Alors tu peux

retirer entre 8,5 à 10% facile

en faisant cet

investissement-là. Puis encore,

c'est pour les mortgages. Alors

on devient comme une banque.


GISÈLE QUENNEVILLE

Vous avez pas un écriteau à

la sortie de votre maison

Banque de Carole et Daniel. Vous

faites ça par l'entremise de?


PATRICK GAUVIN

C'est ça. Nous autres, on

fait ça au travers de Mortgage

Intelligence. On a un broker

qui fait ça pour nous. Et aussi,

on utilise des avocats. Puis une

autre chose que j'aime beaucoup

à propos de cet

investissement-là, c'est qu'il

y a pas de coût à nous pour

faire cet investissement-là.

C'est celui qui emprunte qui

paie tous les frais d'avocat,

les frais de broker. Alors c'est

vraiment un bon investissement

pour ceux qui veulent faire ce

genre d'investissement.


CAROLE DROUIN

Faut dire qu'on a choisi de

travailler dans un domaine qu'on

connaissait bien. On a acheté

plusieurs maisons au cours de

notre vie. On sait comment

rénover. On sait comment gérer

ça, l'immobilier. On s'est pas

aventurés. On a fait des

placements. On a perdu de

l'argent avec nos stocks aussi.

Comme tout le monde.

Alors on s'est vraiment

concentrés sur des choses

que nous...avec lesquelles

on était confortables.

Ça, c'est notre zone de confort

au niveau financier. C'est

l'immobilier. Puis on est dans

une région où ça fonctionne.

C'est peut-être pas une recette

qui fonctionnerait dans les

Maritimes, parce que

l'immobilier prend pas

énormément en valeur dans

certaines régions. Alors c'est

tous ces éléments-là qui ont

fait qu'on a pu atteindre nos

objectifs.


GISÈLE QUENNEVILLE

Carole, vous, votre passion,

c'est le yoga. Comment vous êtes

arrivée à faire du yoga?


CAROLE DROUIN

Ça fait peut-être 8 ou 9 ans

que je fais du yoga. Mais comme

tout le monde. J'en faisais pour

me détendre, pour méditer un

peu. Mais là, c'est devenu de

plus en plus important pour

moi. C'est drôle. J'avais plus

de temps, j'en faisais plus,

puis j'avais le goût vraiment

de le partager aussi. Alors

l'année dernière, c'est tout

récent, j'ai décidé de faire la

formation pour devenir

instructeur. Puis j'ai fait ça

rapidement entre nos

déplacements. Alors encore une

fois, c'était très intensif. Et

puis là, oui, je peux faire du

yoga, mais je peux aussi

l'enseigner.


GISÈLE QUENNEVILLE

Et vous l'enseignez? Vous

l'enseignez où?


CAROLE DROUIN

Oui. Alors c'était ma première

année d'enseignement. Puis avec

les déplacements, faut vraiment

être flexible.


GISÈLE QUENNEVILLE

Façon de parler.


CAROLE DROUIN

Oui! Alors j'ai enseigné au

Costa Rica. J'ai enseigné aux

gens qui étaient chez nous, qui

louaient des appartements. J'ai

enseigné aussi à des voisins.

Alors ça me fait assez de

travail ou d'occupation. Je

voudrais pas en faire plus que

ça. Trois, quatre fois par

semaine d'avoir des groupes.

Puis chez nous au Costa Rica,

ça se fait autour de la piscine.

Alors c'est un bel endroit.

C'est calme.


GISÈLE QUENNEVILLE

Carole et Daniel, vous avez

écrit un livre en fait sur

votre expérience de jeunes

retraités et d'investisseurs.

Qu'est-ce qui vous a poussés à

franchir cette étape-là?


PATRICK GAUVIN

On a eu plusieurs amis et de

la famille qui nous ont demandé

quand on a décidé de faire

notre retraite à 45: "Comment

est-ce que vous avez fait?" Puis

on se faisait demander ça

souvent. Comme vous pouvez

imaginer.

Puis une couple de ces gens-là

nous ont dit: "Pourquoi vous

écrivez pas un livre?" Puis au

commencement, on y pensait pas

vraiment.

Mais à peu près... une dizaine

au moins nous ont suggéré de

faire ça, on a dit: "Peut-être

que c'est une bonne idée. On

pourrait faire un partage." Nous

autres, on aimerait ça que les

autres gens aussi fassent des

expériences comme nous. Puis on

a décidé d'écrire le livre.


CAROLE DROUIN

Oui. Puis le livre, ça parle

de notre recette. On n’est pas

des experts au niveau des

finances, mais on peut

certainement raconter comment

nous, on y est arrivés. Puis

aussi de rendre tout ça

accessible. C'était ça un petit

peu ce qu'on voulait faire et

d'inspirer les gens à... qui

sont interpellés par autre

chose, à l'essayer, à le faire.

Ça, c'est le côté inspiration.

Ça nous parlait aussi.


GISÈLE QUENNEVILLE

Vous avez un fils. On sait que

ça coûte cher des enfants.

Est-ce que le plan aurait été

réalisable si vous aviez eu

deux ou trois enfants?


PATRICK GAUVIN

C'est sûr. Tu ajoutes ça dans

ton plan.

Mais oui. Nous autres, comme on

l'explique dans le livre un

peu, on donne la responsabilité

de nos enfants à prendre la main

sur leurs finances aussi.

Alors... Mais c'est sûr qu'il y

a un coût à avoir des enfants.

Mais tout est possible. Ça fait

rien, combien d'enfants que...

On a rencontré un couple qui

avait trois enfants et qui

voyageait. C'était des petits

enfants. Puis on leur a demandé

qu'est-ce que vous faites aussi

comme vie. Puis ils nous ont

dit qu'ils sont à la retraite.

Avec vos petits enfants? Oui.

J'ai dit: "C'est super." Alors

vraiment, y a pas d'excuses. Si

tu mets un plan en marche, tu

peux avoir quatre, cinq

enfants. Je suis convaincu

que ça se fait.


CAROLE DROUIN

C'est vrai qu'on parle

beaucoup dans le livre aussi de

notre relation avec Corey au

niveau des finances.

Parce que...


GISÈLE QUENNEVILLE

Vous avez pas payé ses

études? C'est intéressant.


CAROLE DROUIN

On avait conclu qu'on

paierait sa dernière année.

On l'a aidé tout le long. Mais

pas pour payer ses frais

d'études et son appartement.

Ça, ça lui appartenait à lui.

Alors, dès un jeune âge,

il savait qu'il voulait aller à

l'université. Puis il a choisi

un programme à Waterloo où y

avait un programme coop. Alors

en même temps qu'il étudiait...

Il a étudié en ingénierie

chimique. Et puis en même temps

qu'il étudiait, il travaillait.

C'était... Il pouvait se

ramasser des sous et continuer

à étudier. Mais ça, ça fait

partie... Sa réalité à lui,

c'était: je dois payer mes

études jusqu'à la 4e année.

Alors il s'est organisé en

fonction de ça.


PATRICK GAUVIN

Quand les jeunes paient leurs

études eux autres mêmes, ils

prennent responsabilité pour

leurs actions. Alors...


GISÈLE QUENNEVILLE

Est-ce que ça fait pas de vous

des parents ingrats d'obliger

votre fils de payer ses études?


CAROLE DROUIN

Oui. Et on a souvent eu des

discussions avec d'autres dans

nos familles qui ont payé

toutes les études ou... Mais je

pense que ça a aidé Corey d'une

certaine façon à trouver son

focus à lui aussi. Puis le

sérieux qu'il mettait là-dedans,

et la fierté qu'il a

aujourd'hui.


PATRICK GAUVIN

Ça l'a sensibilisé aussi

à la valeur de l'argent. Mais

nous, on croit beaucoup à aider

vos enfants peut-être avec

leur première hypothèque.

D'acheter une maison. Si t'étais

pour mettre 30 000$ dans leur

éducation, mets ce 30 000$ dans

leur down payment pour leur

première maison. C'est comme ça

qu'on croit pouvoir aider les

jeunes.


GISÈLE QUENNEVILLE

Des sacrifices. Durant cette

période de 10 ans où vous avez

réalisé votre plan, vous avez

sans doute fait des sacrifices.


PATRICK GAUVIN

C'est sûr. En travaillant à

nos jobs puis après le travail,

c'est encore du travail. Alors

il fallait qu'on gère ces

maisons-là, puis nos locataires.

Alors y avait des sacrifices,

c'est sûr. Mais ça faisait

encore partie du plan puis sur

la ''to-do list''. Puis ça se fait.

Ça se faisait bien.


CAROLE DROUIN

On s'est pas sentis vraiment

privés ou... parce que le

sentiment d'accomplir, c'est

très stimulant, tout ça. Puis

on avançait. Ça fonctionnait le

plan. Puis on était... Vraiment.


PATRICK GAUVIN

On était motivés.


CAROLE DROUIN

C'était une période intense,

mais très heureuse aussi de

notre vie. C'était pas une

punition, parce qu'on avançait

avec tout ça. Mais on a

travaillé fort. C'est comme...

pour y arriver. C'était le grand

compromis.


GISÈLE QUENNEVILLE

Est-ce que le travail vous

manque parfois? Ou certains

aspects du travail? Est-ce qu'il

y a certains aspects de votre

ancienne vie qui vous manquent

aujourd'hui?


CAROLE DROUIN

On travaille encore. On a

encore des responsabilités. Ce

qui nous manque pas, c'est le

trajet. Vous savez, à Toronto,

voyager, c'est l'enfer.

Alors ça, ça nous manque pas.

Puis ce matin, on l'a vécu. On

s'en venait, puis on disait:

"Ah oui, c'est pour ça!" Mais...

non, le travail nous manque pas.

Les gens.


PATRICK GAUVIN

On aimait notre travail, mais

ça nous manque pas. On se tient

occupés puis on vit un rêve.


CAROLE DROUIN

Puis les gens qu'on a

rencontrés à travers le travail,

y en a qui sont restés nos

amis. Y en a d'autres que,

éventuellement, on perd de vue.

Ça, c'est normal. Mais on a

plus d'amis qu'avant. Parce

qu'avant, on avait pas

nécessairement le temps de

créer, de rencontrer du monde

de notre âge. Puis nos amis,

c'était les gens au travail,

nos voisins. Mais là, notre

cercle d'amis a pris beaucoup

plus d'importance. Alors ça,

c'est intéressant. Donc, les

réseaux ont changé un petit peu.


GISÈLE QUENNEVILLE

Et comment les gens réagissent

quand on vous demande ce que

vous faites dans la vie et que

vous dites que vous êtes à la

retraite?


PATRICK GAUVIN

C'est ça. On fait attention,

hein, comment on le dit.

Parce que les gens comprennent

pas. Alors souvent, on va dire

semi-retraités. Juste pour

pouvoir leur expliquer qu'on

gère quand même des propriétés.

Alors, on a une responsabilité

là. Mais on leur explique.

Oui, notre temps,

c'est à nous puis c'est nous

qui décidons quoi faire avec

notre temps. C'est super. Puis

on leur explique qu'eux peuvent

réaliser ça aussi.


CAROLE DROUIN

Quand on a commencé,

moi, je me souviens, mon père,

au début, il me disait:

"Tu t'ennuies pas?"

Non. Parce qu'on attendait

ce moment-là pour faire

autre chose. Puis c'est

comme n'importe qui qui va

aller à la retraite, ça prend

des projets quand tu pars à la

retraite. Parce que si tu fais

rien, tu t'ennuies. Mais on

avait tellement de projets qui

nous attendaient. Alors c'est

ce qui occupe notre temps

maintenant.


GISÈLE QUENNEVILLE

Et pas de regrets?


CAROLE DROUIN

Non.


PATRICK GAUVIN

Non. Pas du tout.


GISÈLE QUENNEVILLE

Carole, Daniel,

merci beaucoup.


CAROLE DROUIN ET DANIEL LAVIGNE

Merci.


Générique de fermeture

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