Universe image Ciné TFO Universe image Ciné TFO

Ciné TFO

Watch the best movies on CinéTFO! Enjoy our selection of free movies to discover (again) classics and the best works of contemporary auteur films. For movies airing on TV, take a look at our CinéTFO Passport !

Official sitefor Ciné TFO
Share

A plugin is needed to display this content

https://get.adobe.com/flashplayer/

The Capsule

A selection of works produced by young avant-garde designers who challenge the current boundaries of fashion. Indeed , the selected parts are contrary to a clothing logic and rather define themselves as a wearable sculpture.



Réalisateur: Athina Rachel Tsangari
Acteurs: Ariane Labed, Isolda Dychauk, Clémence Poesy
Production year: 2012

Accessibility
Change the behavior of the player

VIDEO TRANSCRIPT

Il s’agit d’un film expérimental qui explore la célébration du corps féminin à travers des images de rituels et de jeux sexuels étranges, alors que sept femmes se retrouvent dans un manoir du 18e siècle perché sur l’île d’Hydra en Grèce. La trame narrative complexe présente ces sept femmes coiffées et habillées essentiellement de la même manière. Elles portent un vêtement noir et un faux col blanc et elles ont les cheveux ramenés en un chignon. Elles sont ainsi difficiles à identifier. Puisque les dialogues sont rares et les personnages n’étant pas nommés dans le film, ces derniers seront identifiés par le nom des actrices qui les incarnent.


Les vêtements noirs portés par les femmes dans le film sont l’œuvre du designer Marc Jacobs pour Luis Vuitton et la robe blanche portée par ARIANE LABED et dont la fibre semble se mouvoir sous l’œil du spectateur, est l’œuvre de l’artiste Ying Gao.


Titre :
La capsule


Dans un manoir, ARIANE LABED, nue, est couchée sous un tas de chaises empilées. Une des chaises tombe, puis, une autre, puis, une autre. Elle réussit finalement à s’extirper de là. Plus tard, alors qu’elle est habillée, elle monte à l’étage où se trouve une chambre. Derrière une statue qu’elle déplace se cache une jeune fille accroupie, incarnée par ISOLDA DYCHAUK.


ARIANE LABED

(S’adressant à ISOLDA DYCHAUK)

Bienvenue.


Dans une chambre, dont le seul mobilier est un lit et deux chaises, la couverture bleue sur le lit s’agite doucement. Le mouvement s’intensifie et on devine alors la silhouette d’un corps. Une main se pose au sol, puis un pied, et une femme nue finit par se glisser hors du lit et par prendre une position fœtale. Elle est incarnée par l’actrice EVANGELIA RANDOU.


EVANGELIA RANDOU se fait ensuite habiller par une femme dont on ne voit que les mains qui boutonnent lentement une veste noire, recouvrant son nombril qui était alors la seule partie visible de son corps. Les mains attachent ensuite un faux col blanc. Une fois habillée, EVANGELIA RANDOU tire la langue avec effort. Une femme, vêtue d’une camisole blanche et d’une petite culotte blanche, incarnée par AURORA MARION, s’avance alors en marchant sur la langue d’EVANGELINA RANDOU. Au son du bourdonnement d’une mouche, un serpent lui perfore la poitrine et s’enroule sur lui-même avant de retourner dans sa poitrine.


ISOLDA DYCHAUK, habillée exactement de la même manière, faux col, vêtements noirs, se tient debout. Une main se plaque sur son visage et lui en arrache un morceau. À l’intérieur de son visage, on peut voir une femme, assise, incarnée par l’actrice CLÉMENCE POÉSY.


VOIX D’ARIANE LABED

Bienvenue.


ISOLDA DYCHAUK et CLÉMENCE POÉSY sourient alors.


Une main frappe à la porte du manoir. L’action est montrée au ralenti. À l’ouverture de la porte, une femme vêtue d’une robe rouge se couvre le visage avec le survêtement noir qu’elle porte qui rappelle une espèce de toge. Cette femme, qui porte une moustache dessinée au crayon, est incarnée par l’actrice DENIZ GAMZE ERGÜVEN.


Quelques instants plus tard, DENIZ GAMZE ERGÜVEN est couchée sur un lit et une main efface sa moustache.


VOIX D’ARIANE LABED

Bienvenue.


DENIZ GAMZE ERGÜVEN se fait habiller de la même manière que les autres. Puis, c’est au tour de CLÉMENCE POÉSY de se faire habiller de la même manière.


Six femmes, habillées de la même manière, CLÉMENCE POÉSY DENIZ GAMZE ERGÜVEN ISOLDA DYCHAUK AURORA MARION EVANGELIA RANDOU et SOFIA DONA, se font dos dans un hall. Elles tournent uniquement la tête sans que leur corps ne se tourne, puis reviennent à la position initiale, avant de recommencer en tirant la langue et en sifflant comme des serpents. Elles se jettent des regards l’une l’autre et tirent la langue.


Plus tard, les six femmes marchent dans la noirceur en tenant chacune une lampe de poche. Malgré cette lumière, on ne distingue à peu près rien de l’environnement, jusqu’à ce qu’elles arrivent devant ARIANE LABED qui porte une robe dont les fibres semblent se mouvoir sous l’œil du spectateur.


Tandis que le soleil se lève très lentement derrière les montagnes, on entend la VOIX D’ARIANE LABED.


VOIX D’ARIANE LABED

(S’adressant aux six femmes habillées de la même manière qui se tiennent côte à côte)

Je suis ici depuis

toujours et pour toujours.

Je vous attends, je vous

accueille, je vous enseigne.

Je suis là, pour vous, pour vous

apprendre...

l’attente, la peur, le plaisir,

la colère, l’ennui, le désir,

le vol.

Le pouvoir. La jalousie.

La dernière chose que vous

apprendrez, c’est le manque.


Deux des femmes ouvrent les volets des fenêtres et les referment aussitôt pendant que les quatre autres femmes courent de gauche à droite et de droite à gauche. En ouvrant et en fermant ainsi les volets, la pièce est tantôt éclairée et tantôt plongée dans la noirceur. Le seul mobilier qui se trouve dans la pièce est une chaise.


Plus tard, dans cette même pièce, ARIANE LABED est assise sur la chaise. Les six autres femmes sont debout devant elle, les unes derrière les autres. ARIANE LABED frappe ses mains entre elles et les dés à coudre qu’elle porte aux doigts s’entrechoquent dans un cliquetis métallique.


Plus tard, ARIANE LABED sort du manoir accompagnée d’une chèvre qu’elle tient en laisse et descend l’escalier de pierre. Puis chacune des femmes l’imite. La dernière femme doit tirer sur sa chèvre qui refuse de suivre.


Au ralenti, les espèces de toges noires, comme celle que portait DENIZ GAMZE ERGÜVEN en arrivant au manoir, volent dans les airs.


Plus tard, au manoir, ARIANE LABED met dans la bouche de deux des femmes allongées quelque chose sans que l’on puisse distinguer ce que c’est.


Plus tard, les sept femmes sont habillées en blanc. Trois femmes sont assises de chaque côté de la pièce, tandis qu’ARIANE LABED se tient au centre, près d’un piano. Elle chantonne une chanson en anglais, la pièce A horse with no name, en se déplaçant légèrement. DENIZ GAMZE ERGÜVEN fait lentement glisser ses pieds au sol et se lève en bondissant, avant de se mettre en mouvement au son de la chanson. Les autres femmes l’imitent, à l’exception d’EVANGELIA RANDOU qui refuse et demeure assise.


Dans une autre scène, ARIANE LABED vêtue du costume noir nourrit une hydre à quatre têtes dessinée, mais dont les têtes sont représentées par les visages de DENIZ GAMZE ERGÜVEN, AURORA MARION, ISOLDA DYCHAUK et EVANGELIA RANDOU.


Plus tard, les sept femmes déambulent avec les chèvres et s’arrêtent sur le bord de l’eau.


De retour au manoir, CLÉMENCE POÉSY est couchée sur un lit, les pieds et les mains liés par des chaînes. Son nombril est à découvert et deux des femmes le touchent. ARIANE LABED entre dans la pièce et leur offre, comme on offrirait une ostie, des œufs. Elle glisse ensuite un œuf dans le nombril de CLÉMENCE POÉSY. L’œuf est immédiatement aspiré à l'intérieur de son corps.


On revoit d’un autre point de vue la scène au cours de laquelle deux des femmes ouvrent les volets de la fenêtre et les referment, alors que les quatre autres femmes courent dans la pièce. Cette scène est au ralenti.


Les six femmes font ensuite face à ARIANE LABED, une scène brièvement évoquée plus tôt. Tandis qu’ARIANE LABED frappe ses deux mains ensemble, la première femme CLÉMENCE POÉSY, s’agenouille aux pieds d’ARIANE LABED.


CLÉMENCE POÉSY

Je veux mettre des morceaux de

verre dans les souliers d’Isolda.


ARIANE LABED détache la ceinture de CLÉMENCE POÉSY et la lui attache autour des jambes. CLÉMENCE POÉSY s’éloigne difficilement.


ARIANE LABED frappe ses deux mains ensemble et une autre des femmes, EVANGELIA RANDOU, s’avance avant de lui adresser des paroles dans une langue étrangère.


EVANGELIA RANDOU

(Propos traduits d’une langue étrangère)

J’ai volé douze œufs et je les

ai tous mangés.


ARIANE LABED fait un geste de la main et EVANGELIA RANDOU, qui vient de se confesser, fait une espèce de pirouette avant de sortir de la pièce.


ARIANE LABED frappe ses deux mains ensemble et une autre des femmes, SOFIA DONA, s’avance et lui embrasse les genoux avant de lui adresser des paroles dans une langue étrangère.


SOFIA DONA

(Propos traduits d’une langue étrangère)

Je voudrais porter ton collet

doré, juste pour un moment.


ARIANE LABED détache la ceinture de SOFIA DONA, qui vient de se confesser, et la lui attache sur la bouche et les yeux.


ARIANE LABED frappe ses deux mains ensemble et une autre des femmes, ISOLDA DYCHAUK, s’avance et joint les mains avant de lui adresser des paroles dans une langue étrangère.


ISOLDA DYCHAUK

(Propos traduits d’une langue étrangère)

Je veux tous les tuer.

Je veux rester ici seule avec toi.


ARIANE LABED lui remet alors un dé à coudre. Elle le lui glisse sur le bout du doigt avant de l’embrasser sur la bouche et de lui indiquer, d’un geste de tête, de se tenir à côté d’elle.


ARIANE LABED frappe ses deux mains ensemble et une autre des femmes, DENIZ GAMZE ERGÜVEN, s’avance et pose sa tête sur ses cuisses, avant de lui adresser des paroles dans une langue étrangère.


DENIZ GAMZE ERGÜVEN

(Propos traduits d’une langue étrangère)

Hier soir, j’ai vu Sofia qui

essayait de grimper dans

l’arbre pour sauter le mur.


ARIANE LABED semble lui dire quelque chose d’inaudible et DENIZ GAMZE ERGÜVEN, qui vient de se confesser s’éloigne en marchant sur les genoux.


ARIANE LABED frappe ses deux mains ensemble et la dernière des femmes, AURORA MARION, s’avance et pose sa tête sur ses cuisses, avant de lui adresser des paroles en anglais.


AURORA MARION

(Propos traduits de l’anglais)

J’ai attendu que Clémence

soit endormie, et puis

j’ai touché son genou.


ARIANE LABED attrape les cheveux d’AURORA MARION, qui vient de se confesser, prend deux couettes et les lui attache devant le visage. AURORA MARION sort de la pièce.


Plus tard, ARIANE LABED et ISOLDA DYCHAUK marchent accompagnées d’une chèvre chacune.


Dans le hall, la tête d’ISOLDA DYCHAUK est sur le corps d’un chat dessiné.


On revoit ensuite les femmes, habillées de blanc, qui dansent et chantonnent la chanson A horse with no name. Elles se tiraillent un peu et dès qu’ARIANE LABED fait claquer sa main sur le piano, ISOLDA DYCHAUK se lève et va s’agenouiller à côté d’elle. Les autres femmes s’arrêtent de danser, avant de recommencer quelques instants après.


Dehors, les espèces de toges vues plus tôt volettent au vent.


ISOLDA DYCHAUK, portant uniquement une petite culotte blanche, se tient debout, les bras de chaque côté du corps. Deux chèvres noires, dessinées, lui sautent dessus et lui ouvrent la cage thoracique. Ses entrailles, dessinées, s’extirpent de son corps.


DENIZ GAMZE ERGÜVEN, habillée en noir, regarde par la fenêtre et joue avec une mèche de ses cheveux. Elle remarque alors que l’une d’elles est blanche. Elle est dans la chambre dans laquelle la couverture sur le lit s’est agitée plus tôt. Elle entend un craquement et se recroqueville dans le coin de la pièce.


VOIX D’ARIANE LABED

Il faut que je t’avoue que

le cycle de votre vie expire

très bientôt.

Vous ne savez pas ce que

vous êtes.

Je te l’avoue maintenant...

(S’adressant à ISOLDA DYCHAUK qui se tient debout, vêtue de noir.)

Vous êtes des femmes.

Je suis votre origine, vous

êtes mes répliques.

Moi aussi, comme... vous, comme

toi, j’ai été une femme.

Ce cycle infini doit s’arrêter.

Je te demande de me délivrer de

ma destinée.


Une porte s’ouvre et ARIANE LABED entre dans la pièce où, plus tôt, elle avait mis dans la bouche de deux femmes quelque chose.


La tête d’AURORA MARION repose sur le lit. Elle n’a pas de corps. Deux bras, qui sortent directement du mur, lui font des tresses. AURORA MARION verse une larme.


Deux femmes ouvrent les volets des fenêtres en criant de manière inaudible, pendant que les quatre autres femmes tombent au sol.


ISOLDA DYCHAUK, portant le costume noir, verse une larme de sang. Bientôt son visage est couvert de sang.


ARIANE LABED entre dans une pièce où ISOLDA DYCHAUK est en train de s’habiller. Elle vient d’enfiler la robe blanche dont les fibres semblent se mouvoir sous le regard des spectateurs. ARIANE LABED lui met dans la bouche quelque chose avant de la gifler au visage.


ARIANE LABED

Aujourd’hui, c’est ton quatrième

et dernier jour. Ton cycle de

vie expire ce soir.

Je t’ai choisie, tu es la plus

forte entre toutes.

Je te supplie... de devenir,

toi, immortelle, et de prendre

ma place.

Voici ton test ultime.

(ARIANE LABED lui mord le cou et ISOLDA DYCHAUK tombe sur le lit et halète.)


ARIANE LABED

T’as de la chance, petite pute.


ARIANE LABED est ensuite assise dans une pièce, près de la fenêtre. Elle porte la robe blanche dont les fibres semblent se mouvoir sous l’œil du spectateur. Elle regarde au loin dehors. Une chèvre est à côté d’elle.


On revoit ensuite le tas de chaises, le lit dont la couverture bleue s’agite, des chaussures noires et des faux cols.


ARIANE LABED ouvre la porte du manoir et se tient dans l’embrasure.


ARIANE LABED

Bienvenue.


Episodes

Choose a filtering option by age, fiction or season

  • Category Age
  • Category Cinéma
  • Category Fiction

Résultats filtrés par