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Jacky and Jill AKA BOUBA

It is one of every child's fondest wishes: to have a real cuddly baby animal of one's own. This dream comes true for the Indian boy Ram, who lives with his father at the foot of the majestic Rocky Mountains. For one day he finds two little grizzly bear cubs who have lost their mother. Jacky and Jill become the joy of his life - and a source of never-ending adventure!

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Where are you going, Jacky?

Where are you going, Jacky ?



Production year: 1977

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


Début chanson thème


CHOEURS D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu roules et tu glisses

Sur la blanche blanche neige

Bouba Bouba

Fais bien attention

De ne pas t'éloigner

Du chemin de ta maison ♪


VOIX FÉMININE

♪ Dans la nuit noire et glacée

à côté de ta soeur Frisquette

Tu dors et tu dois rêver

Que tu es le roi de la fête

Amandine ta maman

Tremble de peur elle s'inquiète

Et toi dans ton canoë

Avec moi tu chantes à tue-tête ♪


CHOEUR D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu fais la joie et l'admiration

De ta famille

Bouba Bouba

Mon petit garçon ♪


VOIX FÉMININE

♪ Tu cours et tu vas à travers

Les champs et les bois ♪

L'oncle Émile

Forestier John

Et surtout Daklahoma

Te font des cadeaux princiers

Que tu gardes pour ton papa

Joy t'aime beaucoup tu vois

Elle pleure quand tu n'es pas là

Et Moy le petit Indien... ♪


Fin chanson thème


Titre :
La fuite


Dans la forêt, MOY cherche BOUBA et FRISQUETTE sans les trouver.


MOY

Bouba! Frisquette!

Où êtes-vous?

Frisquette! Bouba!


NARRATEUR

Moy et son père sont partis

à la recherche des deux oursons.

Ils ont parcouru la montagne

dans tous les sens sans jamais

se décourager.

Mais jusqu'à présent, leurs

recherches sont restées vaines.


MOY

Bouba!

Frisquette!


DAKLAHOMA

Il vaut mieux rentrer se

reposer. Ça fait deux jours que

nous marchons sans arrêt dans la

montagne. Tu dois être épuisé.


MOY

Je n'entends plus l'Oncle Émile,

papa. Tu crois qu'il cherche encore?


DAKLAHOMA

Mais oui. Et s'il trouve

des traces de nos petits amis,

il nous enverra un signal.

Tu peux avoir confiance en lui.


MOY s'assoit sur le dos du cheval tandis que DAKLAHOMA marche en tenant la bride.


MOY

Tu peux m'expliquer quelque

chose, papa? Est-ce que tu es

sûr que les oursons vont revenir

ici s'ils se sont sauvés?


DAKLAHOMA

Oui, bien sûr.

Où veux-tu qu'ils aillent?


MOY

On a regardé partout,

dans tous les endroits où ils

pourraient se cacher: dans notre

maison en ruine, dans toute

la montagne. On a même retrouvé

leur ancienne tanière.


DAKLAHOMA

Tu crois qu'ils sont trop bien cachés

et qu'on devrait continuer

à les chercher, c'est ça?


MOY

Non, c'est pas ça, papa,

au contraire. On a très bien

cherché, mais on n'a pas

trouvé de traces qui montrent

qu'ils sont passés par ici.

Alors, finalement, j'ai bien

réfléchi et je me suis dit une

chose: Est-ce que Bouba et

Frisquette se sont vraiment

sauvés de chez les bergers?


DAKLAHOMA

Voyons, Moy, tu as entendu

Paco et Pedro. Tu ne l'as pas inventé.


MOY

Je sais, c'est ce qu'ils m'ont

dit, je m'en souviens. D'après

eux, les oursons se sont

enfuis en coupant leur corde.

Mais moi, tu vois, ça me paraît

pas très vrai. Tu veux pas qu'on

retourne à la cabane de Pedro et

Paco et qu'on leur demande

encore une fois? Moi, je les

connais bien et j'ai jamais

cru à cette histoire.

On va bien voir s'ils mentent.

Toi, t'arriveras à leur faire

dire la vérité, hein, papa?


DAKLAHOMA

Oui, mon fils. Malheureusement,

Pedro et Paco sont au service

de M. Forestier et je ne peux pas

les brusquer.


MOY

Mais... mais...


DAKLAHOMA

Non. M. Forestier pourrait

prendre ça très mal,

et dans notre situation...


MOY

Pourtant, je suis sûr

que les deux bergers savent

ce qui s'est passé.


DAKLAHOMA

D'accord.


Au ranch, JOY vient voir M. FORESTIER dans son bureau.


JOY

Papa, tu me laisses aller

chercher Bouba et

Frisquette moi aussi?


MONSIEUR FORESTIER

Ah, ce n'est pas la peine,

ma petite fille. Ça ne servirait

à rien. Fais donc confiance

à Daklahoma. Il les retrouvera.


JOY

Mais... si jamais il les

retrouve pas, tu pourras

dire que c'est ta faute!


MONSIEUR FORESTIER

Et pourquoi? Pourquoi

est-ce que ce serait ma faute?


JOY

Parce que tu les as chassés

de chez nous! Tu as obligé

Bouba et Frisquette à aller

habiter chez Pedro et Paco.


MONSIEUR FORESTIER

Qu'est-ce que tu racontes?

Je ne les ai pas obligés.


JOY

Bon, si tu veux, tu l'as pas

dit, mais ce sont tes employés

qui l'ont dit, et c'est exactement

la même chose. Ils ont dit que

Bouba et Frisquette empêchaient

les vaches d'avoir du lait

et on les a obligés à partir.


MONSIEUR FORESTIER

Je ne les ai pas obligés

à partir. Je ne savais

rien de tout ça. Cela dit,

si les oursons se sont enfuis,

je n'en suis pas responsable.

Ce n'est vraiment pas ma faute.


JOY

Si, si, c'est de ta faute!


Hélène entre à ce moment avec le thé.


MONSIEUR FORESTIER

Ah, Hélène.


HÉLÈNE

Oh... Excusez-moi,

M. Forestier.

Buvez pendant que c'est chaud.


MONSIEUR FORESTIER

Merci, Hélène. Emmenez

Joy, s'il vous plaît. Je ne peux

absolument pas travailler

quand elle est là.


HÉLÈNE

Excusez-moi encore, M. Forestier.

Est-ce que je peux vous demander

quelque chose?


MONSIEUR FORESTIER

Quoi donc?


HÉLÈNE

Eh bien, c'est au sujet

de ces pauvres petites bêtes.

Vous n'avez pas le droit

de les abandonner dans la forêt.

Il faut aller les chercher.


JOY

Ah, merci, Hélène!


HÉLÈNE

Votre fille les aime

tellement et elle est

terriblement inquiète depuis

qu'ils ont disparu. Et moi,

je n'arrive plus à dormir,

et pourtant, je n'aime pas

particulièrement les ours.

Mais ceux-ci sont adorables.

Je vous en prie, laissez-nous

partir à leur recherche.


JOY

Hélène, tu es formidable.

Papa, sois gentil, il faut

qu'on aide Daklahoma.


Le chien aboie à l'extérieur.


JOY

Écoutez, je suis sûre que

ce sont eux qui reviennent. Moy!


JOY se précipite à l'extérieur.


JOY

Vous avez retrouvé Bouba

et Frisquette?


MOY

Non. Et pourtant, je t'assure

qu'on a cherché partout.


JOY

Oh... Où est-ce que vous étiez passés?

Vous avez disparu pendant

longtemps. Il faut surtout pas

se décourager. Il faut continuer

À chercher. On finira par

les retrouver. Voyons, ne sois

pas triste, Moy. On va retourner

fouiller partout avec papa.

Il est d'accord. Si on emmène

beaucoup de chiens avec nous,

je suis sûre qu'on finira

par les retrouver. Tu viens?


MOY

On les retrouvera pas.


JOY

Ah...


MOY

Même pas avec les chiens.

Non, on les retrouvera pas

pour la bonne raison

qu'ils ne se sont pas sauvés

dans la forêt. On les a cachés.


DAKLAHOMA

Moy. Tu n'as pas

le droit de dire ça.


JOY

Pourquoi? À chaque fois,

on les a retrouvés

dans la montagne.


DAKLAHOMA

J'ai pas de preuve,

mais j'en suis sûr.


JOY

Mais si les oursons ne sont

pas dans la montagne, où

est-ce qu'ils sont?


DAKLAHOMA

J'en sais rien,

mais je crois...


DAKLAHOMA

Moy, s'il te plaît, tu viens

de le dire, tu n'as pas

de preuve, alors n'insiste pas.


JOY

Pourquoi tu dis ça, Daklahoma?

Qu'est-ce qui se passe?

Je t'en prie, Moy, dis-le-moi.

MOY

Moi, je le crois pas. Je crois

pas que les oursons se sont

enfuis. Non, je le crois pas.

C'est pas vrai! C'est pas vrai!


JOY

Mais je comprends rien.

Attends, qu'est-ce que

tu veux dire? Moy!


MOY part en courant.


Dans la cabane de bergers PEDRO et PACO discutent.


PACO

Quoi? Qu'est-ce que

tu racontes? Avec ces oursons,

on n'aura même pas de quoi

s'acheter une bouteille.


PEDRO

Tais-toi un peu,

je réfléchis, moi.


PACO

C'est injuste. On a fait tout

le travail, on s'est occupé

des oursons et de ces chiens

dangereux, et Bonamy

qui n'a rien fait,

il a empoché l'argent.


PEDRO

Tu as vu comme il nous a humiliés?

Il a mis une poignée de dollars

dans sa poche et il est

parti sans dire un mot.


PACO

Entre nous, il y avait que 15$.

Mais c'est pas la question.

Là-dessus, on avait droit

à notre part. Et il fallait

qu'il nous la donne.


PEDRO

Et comment! Et il devait

nous la donner avec

les intérêts en plus.

C'est un voleur. Finalement,

c'est un escroc et je veux pas

travailler avec quelqu'un qui

se moque de moi. Non, non, je

regrette, je ne veux plus voir

ce Bonamy. Hum! Si jamais

je le trouve devant moi,

j'en ferai de la chair à pâté!


PACO

T'as raison. Et moi, je lui

arracherai les deux oreilles.


PEDRO

Quand je pense que Bonamy

se prétendait notre ami!


PACO

C'est une véritable canaille.


PEDRO

Oh, attends un peu

qu'il remette les pieds ici!

Il va voir de quel bois

je me chauffe, cette crapule!


PACO

Oh tiens, il n'osera jamais revenir.

Il sait qu'on le massacrera!


PEDRO

Il pourra pas dire un mot.

Il aura tout de suite

mon poing dans la figure!


PACO

Oui! On lui fera dévaler

la montagne à coups de pieds!


On frappe à la porte.


PEDRO

Hein? Qu'est-ce que c'est?


PACO

(En se cachant sous la table)

C'est lui!


Dehors MONSIEUR FORESTIER frappe à la porte.


PEDRO

Tu crois que c'est Bonamy?


PACO

Eh bien... demande

qui est là, toi.


En s'approchant de la porte, les deux bergers se disputent.


PEDRO

Et pourquoi je demanderais, moi?


PACO

Euh, bien, parce que

c'est toi qui veux savoir.


MONSIEUR FORESTIER

Ouvrez, je suis

Monsieur Forestier.


PEDRO ET PACO

Hein? Ah?

Monsieur Forestier?

Ah! Eh bien, va ouvrir.


PACO

T'es devant la porte.


PEDRO

Mais pousse-toi de là.


MONSIEUR FORESTIER

Qu'est-ce qui se passe?


MONSIEUR FORESTIER décide d'ouvrir lui-même au moment où PEDRO et PACO ouvrent aussi. Les deux bergers trébuchent et s'effondrent sur le sol.


PEDRO ET PACO

Aïe, aïe, aïe! Oh!


PEDRO

Excusez-nous, Monsieur Forestier,

mais on vous attendait pas.


MONSIEUR FORESTIER

Hum, ça ne fait rien.

Entrons. J'ai quelque chose

À vous demander.


PEDRO

Hé, je comprends pas.

On a terminé tout le travail.

C'est pas vrai, Paco?


PACO

Si, c'est vrai.

Je vois vraiment pas

ce qu'on aurait pu oublier.


MONSIEUR FORESTIER

Il ne s'agit pas de votre

travail. Je suis venu pour vous

parler des oursons dont vous

vous êtes occupés si gentiment.


PEDRO ET PACO

Les oursons?


Oui, on m'a raconté qu'il y

a trois jours, ils s'étaient

échappés en coupant leur corde

avec leurs dents.

Est-ce que c'est vrai?


PEDRO

Oui, absolument. Ces animaux

sont tout petits, mais ils ont

une mâchoire d'une force et

des dents comme des rasoirs.


PACO

Oh oui, ça c'est vrai.

Ils sont capables de

couper n'importe quoi.


MONSIEUR FORESTIER

Je vous mets en garde.

J'espère que vous ne me

racontez pas d'histoires.


PEDRO ET PACO

Non!


MONSIEUR FORESTIER

Bon, alors dans ce cas,

voulez-vous me montrer la

corde qu'ils ont coupée?


PEDRO

Mais on peut pas.

Bien si, c'est toi qui...

Paco, tu te souviens pas

où tu l'as mise, là?


PACO

Quoi? C'est moi qui l'ai

maintenant? Pas du tout,

c'est toi! Tu l'as mise de côté,

justement, pour aller

protester chez le marchand

parce qu'elle était pas solide!


MONSIEUR FORESTIER

Ça suffit comme

ça tous les deux!


PEDRO ET PACO

Ahhh!


Les deux bergers tombent assis sur le sol de la cabane. MONSIEUR FORESTIER avance sur eux. [MONSIEUR FORESTIER

Pour qui est-ce que vous me

prenez, espèces d'abrutis?

Vous avez cru que vous étiez

capables de me rouler? Dites-moi

la vérité. Ce ne sont pas

eux qui ont coupé leur corde,

n'est-ce pas?


PEDRO ET PACO

Ah! Ah! Non! Ah!


MONSIEUR FORESTIER

Vous allez avouer.


PEDRO et PACO se prosternent devant MONSIEUR FORESTIER.


PEDRO

On vous demande pardon,

Monsieur Forestier. C'est Bonamy

qui nous a obligés à dire ça.


PACO

C'est vrai, Monsieur

Forestier, on vous le jure.

Bonamy nous avait promis

de l'argent si on l'aidait

à vendre les oursons.


MONSIEUR FORESTIER

Qu'est-ce que vous dites?

Bonamy? Ah oui, il vous fallait

un associé. Vous n'étiez pas

capables de monter cette affaire

tous seuls. Continuez. À qui

Bonamy a-t-il vendu les oursons?


PEDRO

On sait qui c'est, Monsieur

Forestier, mais on peut pas

vous donner de nom. On a vu

arriver deux hommes avec Bonamy

et ils ont parlé de cirque

et c'est le plus vieux

qui a emporté les oursons.


PACO

Oui, oui, et malheureusement,

on sait pas où est passé Bonamy.

Il a disparu sans nous donner

l'argent qu'il nous avait promis.

C'est une canaille.


PEDRO

Oui, à qui le dis-tu. Ah, je

lui ferai plus jamais confiance.


PACO

Attendez, il y a autre chose.

Il est tellement méchant.

C'est lui qui a mis le feu

à votre maison.


MONSIEUR FORESTIER

Qu'est-ce que tu dis? C'est

lui qui a provoqué l'incendie?


PACO

Oui, oui, pour se venger

de Daklahoma. Il pensait

que vous alliez le chasser

immédiatement après.


PEDRO

Et comme il nous avait menacés

de nous battre si on disait

la vérité, eh bien, on a été obligés

d'obéir, mais à contrecoeur,

ça, je vous le jure.


MONSIEUR FORESTIER

Maintenant, je comprends tout.

Hum! Écoutez-moi bien,

vous deux.


PEDRO ET PACO

Oui, monsieur.


MONSIEUR FORESTIER

Si vous entendez parler de

Bonamy, je vous conseille de

venir m'avertir tout de suite.


PEDRO ET PACO

Oui, bien sûr, monsieur.


PEDRO et PACO se ruent dehors pour voir MONSIEUR FORESTIER s'éloigner.


PEDRO

Au revoir, Monsieur Forestier.


PACO

Au revoir, Monsieur Forestier.

Bon retour.


PEDRO

Ne glissez surtout pas hein.


Les deux oursons dorment dans une cage dans l'enceinte du cirque.


Dans la forêt, l'ONCLE ÉMILE dort près d'un feu éteint. Le matin se lève.


L'ONCLE ÉMILE

(En se réveillant)

Gnian! Han!

Gnian! Ha...

Hum! Hum! Eh, hé! Où est-ce

qu'ils ont bien pu passer,

ces deux oursons de malheur?

(En appelant vers un chariot)

Hé ho! Monsieur, ho!

Mais qu'est-ce qui lui arrive?

Il est sourd ou quoi? Il fait

semblant de pas m'entendre.

Oh, j'aime pas ça, moi.

(En courant vers le chariot)

Hé! Monsieur, attendez!

Attendez-moi!



L'ONCLE ÉMILE est monté sur le chariot avec un homme de la ville.


L'HOMME DE LA VILLE

Alors, ils se sont enfuis,

ces deux oursons?


L'ONCLE ÉMILE

Eh oui, malheureusement.

Ce sont deux charmants petits

oursons qu'on avait adoptés.

En fait, c'est un enfant

que je connais bien qui

les avait adoptés. Vous ne les

auriez pas vus, par hasard?



L'HOMME DE LA VILLE

Non, non, je n'ai rien vu.

J'ai seulement entendu parler

d'un spectacle dans un cirque

où un ours se battait contre

un taureau.

J'ai même pris un prospectus.


L'ONCLE ÉMILE

(En riant)

Ha, ha, ha! Ah, c'est

un attrape-nigaud. Ils font

le plein dans toutes les villes

À grand renfort de roulements

de tambour. Ils annoncent

un taureau sauvage qui va

affronter un ours gigantesque,

et en réalité, c'est plutôt une

vachette contre un ourson. Ha!

Une vachette, un ourson... Vous

l'avez gardé, ce prospectus?



L'HOMME DE LA VILLE

Oui, oui-oui. Attendez,

je me souviens de la...

Non, c'est plutôt là.

(En fouillant dans ses poches)

Oui, ça y est, le voilà. Tenez.

Hein?!


En lisant le prospectus, L'ONCLE ÉMILE reste sans voix.


Au ranch, tout est très calme jusqu'à l'arrivée de l'ONCLE ÉMILE qui court en criant.


L'ONCLE ÉMILE

Daklahoma! Daklahoma!

Vite, viens voir.

Je crois que j'ai trouvé

où est le pauvre Bouba!


DAKLAHOMA

Et pourquoi tu dis "je crois"?

Tu l'a vu ou alors quelqu'un

t'a dit où il se trouvait?


L'ONCLE ÉMILE

Tiens, regarde ce prospectus.

J'ai fait le chemin avec

un voyageur qui venait de

Sacramento et les organisateurs

du spectacle parlaient d'un ours

qui venait de la Sierra Nevada.


DAKLAHOMA

(En voyant le dessin)

Mais ça ne ressemble pas du

tout à Bouba. Cet ours

est beaucoup trop grand.


L'ONCLE ÉMILE

Mais tu sais très bien que les

ours ne sont jamais aussi

grands qu'ils le disent.

Tu te souviens, dans ce bar de

Sacramento, ce vieil homme qui

voulait acheter Bouba? Eh bien,

je suis sûr que c'est lui.


DAKLAHOMA

Je veux bien te croire,

mais tu n'as pas de preuve.

Ce n'est peut-être pas lui.


MONSIEUR FORESTIER arrive près des deux hommes.


MONSIEUR FORESTIER

Daklahoma, pars tout de suite

pour Sacramento. L'homme qui a

acheté les oursons venait

de Sacramento. Pedro et Paco

m'ont avoué ce qui s'est passé.


DAKLAHOMA

Pedro et Paco?


MONSIEUR FORESTIER

Oui, oui. Ne perds pas de

temps. Pars avec l'Oncle Émile.

Vas-y avant qu'il ne soit

trop tard. Il y a de fortes

chances pour que ce soit lui.

Si ce sont bien nos oursons et

qu'il refuse de nous les rendre,

reviens me prévenir.

J'irai tout de suite.


L'ONCLE ÉMILE

Oh, vous faites pas de soucis,

puisque je vais avec lui.

Celui-là, il aura affaire

à moi, hein!


L'ONCLE ÉMILE et DAKLAHOMA roulent en chariot sur la route de Sacramento. MOY fait aussi partie du voyage.


L'ONCLE ÉMILE

(En pointant la ville au loin)

Regardez! Regardez, c'est

Sacramento. On est arrivés.

Ha ha ha. Plus vite, plus vite!


Les citadins s'attroupent près de l'emplacement du cirque ou CARTER annonce le spectacle.


CARTER

Un dollar, un seul petit

dollar et vous pourrez

assister au spectacle

le plus extraordinaire

de tous les temps.

Venez voir l'ours de

la Sierra Nevada, l'ours le plus

redoutable de tout le continent.


Les gens s'attroupent autour d'une arène. Au centre un tonneau fermé est attaché à un poteau.


DAKLAHOMA secoue les chevaux pour arriver à temps au cirque.


DAKLAHOMA

Ya! Ya!


L'ONCLE ÉMILE

Allez! Allez! Allez! Vas-y!


Autour de l'arène, les spectateurs sont impatients.


LES SPECTATEURS

Allez! Allez!

Montre-nous l'ours!

On en a assez! Commencez!

Alors, vous allez

le sortir de son tonneau?

Alors, qu'est-ce qu'on attend?

Ça va pas durer des heures, là?

Ah... Ah, quand même! Allez!


CARTER est debout sur une grande caisse près de l'arène.


CARTER

Mesdames et messieurs,

le moment est arrivé

de vous montrer notre spectacle.

Le combat impitoyable

entre les deux animaux

les plus féroces de notre pays.


Un taureau adulte entre dans l'arène et avance vers le tonneau.


LES SPECTATEURS

Allez, fonce sur le tonneau,

et que ça saute!

Et alors, qu'est-ce que

t'attends, le déluge?


DAKLAHOMA arrive près de l'arène avec sa carriole.


L'ONCLE ÉMILE

(En descendant du chariot.)

Vite, venez. Bouba est

en danger. Pardon, poussez-vous!

(En s'approchant de l'arène)

Bouba, nous sommes là! Bouba!


MOY

Oh!


L'ONCLE ÉMILE

Oh, le pauvre, il doit être

prisonnier dans ce tonneau.

Non, mais attendez une seconde.

Dans ce tonneau, il n'y

a que nos deux petits oursons.


LES SPECTATEURS

Oh, mais pousse-toi de là!

On voit plus rien.


L'ONCLE ÉMILE

Ah, lâchez-moi!


MOY

Oh! Tu es là, Bouba?

Tu es là? Frisquette!

(En tendant les bras vers le baril.)

Bouba!

Bouba!


BOUBA et FRISQUETTE qui sont dans leur cage entendent les cris de MOY, pendant que le taureau se rue sur le baril et le fracasse en mille miettes pour libérer un ours adulte rugissant.


MOY

Oh, c'est pas Bouba...


LES SPECTATEURS

Oh! Ah!

Ah, c'est dangereux! Oh! Ah!


Le combat est commencé entre les deux animaux, mais L'ONCLE ÉMILE et MOY se retirent pour chercher ailleurs.


L'ONCLE ÉMILE

On a bien fait de pas

aller ouvrir le tonneau.


Dans l'enceinte du cirque, un homme apporte à manger aux oursons toujours prisonniers dans leur cage.


LE SOIGNEUR

Allons, allons, mes

petits amis. Vous énervez pas.

Voilà votre déjeuner,

pas d'impatience. Ça vient.


Aussitôt que l'homme ouvre la porte de la cage, les oursons se jettent à l'extérieur et s'enfuient.


LE SOIGNEUR

Oh! Aoh! Attrapez-les!


Les oursons courent entre les jambes des spectateurs.


UN SPECTATEUR

Où allez-vous comme ça?


LE SOIGNEUR

Eh bien, attrapez-les!


BOUBA et FRISQUETTE entrent dans l'arène en cherchant une issue. BOUBA voit le gros ours et reconnaît sa mère.


BOUBA

Maman!


FRISQUETTE

Non, c'est pas maman!


BOUBA

(En courant dans l'arène)

Han han... Han han... Ah!


Le taureau voit les oursons et les charge aussitôt.


LES SPECTATEURS

Ha ha ha! Il les a

tous aux trousses!

Votre taureau, il fait

pas la différence!

Il préfère les petits,

c'est plus facile.


CARTER

C'est pas possible. Je peux

pas laisser ces deux oursons

démolir mon spectacle.

J'ai pas envie d'être ruiné.

Eh, toi, là-bas!

Apporte-moi un fusil, et vite!


DAKLAHOMA qui est resté dans le chariot entend Carter.


DAKLAHOMA

Des oursons!

Mais c'est Bouba et Frisquette!

Oncle Émile, ils sont là!


L'ONCLE ÉMILE

Mais je viens de voir

un ours gigantesque! Oh, j'ai

des visions. Laissez-moi passer.


CARTER du haut de son promontoire tient un fusil.


CARTER

La comédie a assez duré.

Adieu, mes petits amis.


DAKLAHOMA accourt vers le promontoire et arrive juste à temps pour faire dévier le tir.


DAKLAHOMA

Attendez! Ne tirez pas!


DAKLAHOMA pousse CARTER en bas de l'estrade.


CARTER

(En tombant)

Han! Ah! Ah...


Les oursons profitent de la diversion pour sortir de l'arène. DAKLAHOMA qui a saisi le fusil le fracasse sur le bord de l'estrade.


CARTER

(En s'adressant aux cow-boys)

Il ne faut pas qu'ils s'échappent!

Rattrapez-les!


DAKLAHOMA

Moy! Bouba et Frisquette sont

partis par là! Viens vite!


DAKLAHOMA retourne au chariot et MOY le rejoint.


MOY

Hé! Attends-moi, papa!


L'ONCLE ÉMILE

Hé, où allez-vous?

(Seul au milieu du chemin)

Mais attendez-moi! Daklahoma,

ne me laisse pas tout seul.


Un cow-boy chevauche au galop en faisant tournoyer son lasso derrière les oursons.


LE COW-BOY

Ya! Ya!


Du premier coup, le lasso se noue autour du cou de FRISQUETTE.


BOUBA

(En encourageant FRISQUETTE)

Continue, on arrive

À la rivière! Tire!


FRISQUETTE

Je peux pas, Bouba!


BOUBA

Je vais t'aider!


BOUBA donne un coup et le cow-boy tombe au bas de son cheval en lâchant son lasso.


LE COW-BOY

Ah... Ouah...


BOUBA et FRISQUETTE se jettent à la rivière.


BOUBA

Essaie de nager.


FRISQUETTE

Je suis fatiguée.


LE COW-BOY

Ah, dommage pour eux. Ils

savent pas qu'il y a des chutes

dans cette partie de la rivière.

Ils arriveront jamais

à atteindre l'autre rive.


Le COW-BOY regarde les oursons se débattre dans l'eau quand le chariot arrive a toute vitesse et le fait tomber à l'eau à son tour.


LE COW-BOY

Ah...


MOY

Bouba! Frisquette!

Revenez! Revenez! Le courant

est trop fort pour vous.


Les oursons nagent difficilement quand un billot passe près d'eux.


MOY

Bouba, accroche-toi!

Bouba! Essaie de

rejoindre la rive!


BOUBA et FRISQUETTE sont montés sur le billot. BOUBA voit MOY sur la route près de la rivière.


MOY

Bouba! Frisquette!


Soudain le cheval s'arrête. La route ne va pas plus loin.


MOY, impuissant, voit ses amis oursons s'éloigner avec le courant qui les mène droit vers les rapides.


MOY

(Malheureux)

Oh...


BOUBA crie sur le billot.


MOY

Reviens, Bouba! Frisquette!

Bouba!


NARRATEUR

Bouba et Frisquette,

accrochés au tronc d'arbre,

s'éloignent de Moy

et de Daklahoma sans espoir

de retour. Le courant de

la rivière est bien trop fort

pour les deux petits oursons.

(Générique de fermeture)


Début chanson thème


CHOEURS D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu roules et tu glisses

Sur la blanche blanche neige

Bouba Bouba

Fais bien attention

De ne pas t'éloigner

Du chemin de ta maison ♪


VOIX FÉMININE

♪ Dans la nuit noire et glacée

à côté de ta soeur Frisquette

Tu dors et tu dois rêver

Que tu es le roi de la fête

Amandine ta maman

Tremble de peur elle s'inquiète

Et toi dans ton canoë

Avec moi tu chantes à tue-tête ♪


CHOEUR D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu fais la joie et l'admiration

De ta famille

Bouba Bouba

Mon petit garçon ♪


VOIX FÉMININE

♪ Tu cours et tu vas à travers

Les champs et les bois ♪


Fin chanson thème




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