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Jacky and Jill AKA BOUBA

It is one of every child's fondest wishes: to have a real cuddly baby animal of one's own. This dream comes true for the Indian boy Ram, who lives with his father at the foot of the majestic Rocky Mountains. For one day he finds two little grizzly bear cubs who have lost their mother. Jacky and Jill become the joy of his life - and a source of never-ending adventure!

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Burning Mount Tallac

Burning Mount Tallac.



Production year: 1977

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Générique d'ouverture


Début chanson thème


CHOEURS D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu roules et tu glisses

Sur la blanche blanche neige

Bouba Bouba

Fais bien attention

De ne pas t'éloigner

Du chemin de ta maison ♪


VOIX FÉMININE

♪ Dans la nuit noire et glacée

à côté de ta soeur Frisquette

Tu dors et tu dois rêver

Que tu es le roi de la fête

Amandine ta maman

Tremble de peur elle s'inquiète

Et toi dans ton canoë

Avec moi tu chantes à tue-tête ♪


CHOEUR D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu fais la joie et l'admiration

De ta famille

Bouba Bouba

Mon petit garçon ♪


VOIX FÉMININE

♪ Tu cours et tu vas à travers

Les champs et les bois ♪

L'oncle Émile

Forestier John

Et surtout Daklahoma

Te font des cadeaux princiers

Que tu gardes pour ton papa

Joy t'aime beaucoup tu vois

Elle pleure quand tu n'es pas là

Et Moy le petit Indien... ♪


Fin chanson thème


Titre :
Le feu de forêt


Il fait nuit sur la forêt.


NARRATEUR

Après beaucoup de péripéties

et des rencontres plus dangereuses

les unes que les autres,

Bouba et Frisquette

ont quand même réussi à

retourner dans leur montagne.

Les nuages qui apparaissent

dans le ciel annoncent

déjà la fin de l'automne.


Au matin, près du lac, DAKLAHOMA, MOY et L'ONCLE ÉMILE terminent de construire la cabane.


L'ONCLE ÉMILE

Alors, vous deux, là-haut?

Vous n'allez pas travailler sans

manger. Descendez, c'est prêt.


DAKLAHOMA

Ha ha! L'Oncle Émile a raison.

Je crois qu'on a bien mérité

d'aller manger.


MOY

Tout de suite, papa.


MOY et DAKLAHOMA descendent de la toiture de la cabane pendant que L'ONCLE ÉMILE sert le repas au bord du feu.


L'ONCLE ÉMILE

(En riant)

Ha! Ha! Ha! Tiens, Moy.

C'est pour toi.


MOY

Ah, merci! Merci beaucoup!

Elle sent très bon, ta soupe.


L'ONCLE ÉMILE

(En riant)

Ha! Ha! Ha! C'est pas étonnant.

Tu connais mes talents

de cuisinier.

(En s'adressant à DAKLAHOMA)

C'est pour toi.


DAKLAHOMA

Je te remercie beaucoup, Oncle

Émile. Je regrette de te

faire travailler autant.


L'ONCLE ÉMILE

Pas du tout. Qu'est-ce que tu

me racontes? Tu ne peux pas

savoir comme ça me fait

plaisir de me rendre utile.

Je m'ennuyais tout seul. Hé hé!

Hum. Dépêche-toi de manger

ta soupe. Elle va refroidir.


MOY

Mais non. Elle est bouillante.


L'ONCLE ÉMILE

(En riant)

Hé hé hé!


MOY

Ah, c'est chaud!


DAKLAHOMA

J'espérais terminer le

travail aujourd'hui, mais

malheureusement, ce n'est pas

possible. Il faudra que je

le finisse demain matin.


MOY

On en a déjà fait les trois

quarts. On pourrait dormir

ici cette nuit. Hein,

qu'est-ce que tu en dis?


DAKLAHOMA

Eh bien, oui, si tu veux.

Ce sera notre première

nuit dans la cabane.


L'ONCLE ÉMILE

Non, Daklahoma. Ce n'est pas

raisonnable. Tu sais très bien

qu'il fait froid ici, la nuit.

Moi, je propose que tu viennes

dormir dans ma cabane. Tu sais,

maintenant, je fais le ménage

tous les jours. C'est aussi

propre que dans un palace.

Quand j'y pense, ça fait longtemps

qu'on a pas dormi sous le même

toit.

(En s'adressant à MOY)

T'as pas l'air de sauter de joie.

Elle te plaît pas mon idée?

Oh, ça y est, j'ai compris!

Tu as peur que je ronfle.

Mais si ça peut te rassurer,

je m'entourerai la

tête dans une couverture.


MOY

Ah, je voudrais bien voir

de quoi tu as l'air. Non,

c'est pas ça, Oncle Émile,

qui m'empêche d'y aller.


L'ONCLE ÉMILE

Et alors, qu'est-ce que c'est?

Dis-le-moi, je t'embêterai plus.


DAKLAHOMA

Quoi, tu ne devines pas?

Moy pense encore à Bouba et à

Frisquette, tout simplement.


L'ONCLE ÉMILE

Je comprends pas très bien.


MOY

Ah! Imagine un peu qu'ils

reviennent par ici et qu'ils

trouvent personne.

Ils repartiraient.


L'ONCLE ÉMILE

Peut-être, mais ça m'étonnerait.

Excuse-moi de te parler

franchement, mais il y a

très peu de chance pour que ces

pauvres bêtes puissent revenir

toutes seules de Sacramento. Et

ce serait mieux pour toi que

tu commences à les oublier.


MOY

Je sais bien que ce sera

très difficile pour eux de

retrouver leur chemin.

Mais je suis sûr qu'ils finiront

par revenir un jour ou l'autre.


MOY regarde la montagne les yeux pleins d'espoir.


Dans la forêt, BOUBA et FRISQUETTE mangent des baies.


BOUBA

On a assez mangé comme ça.


FRISQUETTE

Oui, on va dormir. Faudra

trouver un arbre pour passer la nuit.


BOUBA

Oui, tu as raison.


BOUBA et FRISQUETTE se mettent à la recherche d'un arbre convenable. En arrivant près de la rivière, BOUBA remarque une cabane dans la forêt.


BOUBA

Regarde. On a déjà dormi

dans cette cabane.


FRISQUETTE

Ah, tu crois?


BOUBA

Allons voir.


BOUBA et FRISQUETTE traversent la rivière pour se rendre à la cabane.


BOUBA

Ah! Ouh! Brrr! Cette

eau est glacée!


FRISQUETTE

Tu as raison.

On est déjà venus ici.


BOUBA et FRISQUETTE approchent de la maison.


BOUBA

Oui, c'est chez ce vieux

bonhomme qui rit tout le temps.

(En reniflant la porte.)

Snif! Snif!


BOUBA se dresse sur ses pattes arrière et gratte la porte jusqu'à ce qu'elle s'ouvre.


BOUBA

Ouah! Ah!

Oh!

Il est pas là.


BOUBA monte sur le lit de L'ONCLE ÉMILE.


BOUBA

Allez, monte.


FRISQUETTE

C'est pas dangereux?


BOUBA

Mais non! Viens dormir.

(En se glissant sous les couvertures)

Ha ha!


À la nouvelle cabane de DAKLAHOMA, le repas est terminé.


L'ONCLE ÉMILE

Bon, il est temps que je

rentre chez moi et si je peux te

donner un conseil, c'est de

bien te couvrir cette nuit.

Écoute-moi bien, Moy.

Puisque tu as apprécié ma soupe,

en connaisseur, je t'en ferai

une autre demain soir.


MOY

C'est gentil ça.


DAKLAHOMA

Merci pour le repas,

Oncle Émile. Et à demain.

Repose-toi bien surtout.

Tu dois être fatigué.


L'ONCLE ÉMILE

Fatigué? Et pour qui me

prends-tu? Pour un vieux

bonhomme gâteux. Allez, à

demain, tous les deux.

(En riant)

Hé hé hé!

Fatigué! Je t'en collerai,

moi, des fatigués.

(En chantant)

♪ Oh my darling ♪

♪ Oh my darling ♪

♪ Oh my darling Clementine ♪


L'ONCLE ÉMILE arrive à sa cabane.


L'ONCLE ÉMILE

(En entrant chez lui.)

Hé!

Je crois que Daklahoma a raison.

Je suis plus si jeune et je me

fatigue. Tiens, c'est curieux.

J'étais persuadé d'avoir fermé

la porte en sortant ce matin.

C'est le vent qui a dû l'ouvrir.

(En grimpant sur un hamac)

Hi hi hi! Oui.

Ah! Han!

Han! Ah ah!

Pauvre Moy! Il ne peut pas

s'empêcher de penser à Bouba et

à Frisquette. Ils doivent

être bien loin d'ici maintenant.

Ah!

Hum! Je me demande si

on les reverra un jour,

ces pauvres petits oursons.

J'en connais un qui va

passer une bonne nuit. Ah!


À la nouvelle cabane, MOY et DAKLAHOMA sont étendus sur le sol pour dormir.


MOY

Où sont-ils? J'ai si peur.


L'ONCLE ÉMILE dort en ronflant.


BOUBA et FRISQUETTE sont toujours cachés sous les couvertures et entendent les ronflements de l'ONCLE ÉMILE.


L'ONCLE ÉMILE

(En sursautant)

Hein? Qu'est-ce que c'est?

Qu'est-ce qu'il y a? Oh! C'est

vraiment bizarre. J'ai cru

entendre un bruit. Pourtant, je

suis tout seul. C'est peut-être

bien moi qui me suis mis à ronfler.

Ah, c'est vraiment pénible

de ronfler toutes les

nuits comme ça. Entre nous, je

comprends très bien Moy, hi,

quand il ne veut pas dormir dans

ma cabane.

(En riant)

Ha! Ha! Ha! Ah!


L'ONCLE ÉMILE se rendort et aussitôt les ronflements recommencent.


FRISQUETTE sort la tête de sous les couvertures.


FRISQUETTE

Hein?


BOUBA

Qu'est-ce qui a?


FRISQUETTE

Ah, j'en sais rien.

Tu entends ce bruit?


BOUBA

Oh, c'est rien. Rendors-toi.


Au matin, BOUBA et FRISQUETTE sortent rapidement de la cabane avant le réveil de L'ONCLE ÉMILE, en laissant des traces dans le lit défait.


L'ONCLE ÉMILE

(En bâillant)

Ah! Ah, c'est déjà l'heure

de se lever.

Ha ha! Oui, ah!

J'ai passé une bien mauvaise

nuit avec tous ces ronflements.

C'est la première fois

que ça me gène.

(En voyant les traces dans le lit)

Ah? Hein?

(En tombant du hamac)

Oh! Mais... Aïe! Ouille!

Oh! Ah! Bien, ça alors! Ah!

Oh! Oh! Je ne rêve pas.

On a dormi ici! Oh! Ah!

Ah! On dirait bien... Hum!


L'ONCLE ÉMILE arrive en courant à la cabane de DAKLAHOMAMOY fait du feu.


L'ONCLE ÉMILE

Moy! Moy!

Écoute-moi, Moy. Ah! C'est

extraordinaire! Écoute ça!


MOY

Qu'est-ce qu'il y a, Oncle Émile?

Pourquoi tu as couru?


L'ONCLE ÉMILE

Cette nuit, pendant que je

dormais, il y a deux petits

oursons qui sont

entrés dans ma cabane.


MOY

Tu es sûr que c'était

deux petits oursons?


L'ONCLE ÉMILE

Sûr et certain. Je vois

pas qui ça pourrait être.


MOY

Ah oui? Frisquette et Bouba?


Dans la cabane de l'ONCLE ÉMILE, MOY et DAKLAHOMA viennent voir les traces des oursons.


DAKLAHOMA

Oui, ce sont bien des

empreintes de pattes d'ourson.


MOY

Et tu penses que ces traces

pourraient être celles de

Bouba et Frisquette.


DAKLAHOMA

Oui parce qu'il ne doit pas y

avoir beaucoup d'oursons dans la

montagne qui ont l'habitude de

dormir dans un lit. Je suis

persuadé que c'est bien

Bouba et Frisquette.


L'ONCLE ÉMILE

Oui, je ne me suis pas trompé.

C'est bien nos amis

qui ont dormi ici.


MOY

Oui, mais ce qui m'étonne,

c'est que toute la nuit, t'as pas vu

qu'ils étaient près de toi.


L'ONCLE ÉMILE

Pourtant, c'est pas difficile

à comprendre. J'ai pas fait

attention parce que j'étais trop

fatigué. Sauf que ces deux

petits diables ronflaient beaucoup.


MOY

Ah? Ils ronflaient?


L'ONCLE ÉMILE

Oh que oui! Je pense même

que de temps en temps, ils

ronflaient plus fort que moi.


MOY

C'est rare chez eux. Les

pauvres! Ça veut dire qu'ils

devaient être très fatigués.

Voilà leurs traces!


Les oursons ont laissé des traces sur un sentier de forêt.


MOY

Elles vont tout droit

dans cette direction.


L'ONCLE ÉMILE

Ça faisait longtemps que je ne

l'avais pas vu aussi joyeux.


DAKLAHOMA

Oui. Ha!


L'ONCLE ÉMILE

(En riant)

Hé hé! Ah!


Les traces mènent à la rivière.


MOY

(Déçu)

Oh!

Qu'est-ce qu'il y a, Moy?


MOY

Il y a plus de traces

de l'autre côté.


DAKLAHOMA

Oui. Ils ont dû descendre le

courant avant de traverser.


Plus tard, DAKLAHOMA et MOY ont repris le travail sur la toiture de la cabane.


DAKLAHOMA

Donne-m'en une autre.


MOY

Tout de suite. Là voilà.


DAKLAHOMA

Merci. Écoute-moi. Dès que

la cabane sera terminée,

on ira les chercher.


MOY

Ça, c'est une bonne idée.

Tu vas voir, on va la terminer

en vitesse cette cabane.

J'ai toujours su que quand

elle serait terminée, ils viendraient

l'habiter.


DAKLAHOMA

Je l'espère.


MOY monte sur la tranche de la toiture.


MOY

Bouba! Frisquette! La cabane

est bientôt finie! Venez!

Bouba! Frisquette!


Plus loin dans la forêt, BOUBA et FRISQUETTE cherchent toujours.


BOUBA

J'espère qu'on va trouver une

bonne tanière pour y habiter.


FRISQUETTE

Par ici?


BOUBA

Mais oui! C'est très bien par ici.

Regarde, il y a une

caverne là-bas. On y va!


BOUBA et FRISQUETTE courent vers la caverne.


BOUBA

(En reniflant l'entrée)

Snif! Snif! Je me demande

s'il y a quelqu'un.


En s'avançant dans la caverne, BOUBA et se fait attaquer par un blaireau. Le blaireau montre les crocs et BOUBA fait de même.


FRISQUETTE

Reviens. Il est trop fort!


BOUBA n'écoute pas et saute sur le blaireau pour engager une bataille.


BOUBA se bat bien avec le blaireau en grognant et le projette au loin. Puis BOUBA se dresse sur ses pattes arrière en levant grognant pour effrayer le blaireau, si bien que le blaireau prend la fuite.


FRISQUETTE

T'as pas mal?


BOUBA

Mais non! Qu'est-ce que tu crois?


FRISQUETTE

Ah!


BOUBA

Et maintenant, la caverne

est à nous. Ha! Viens.


BOUBA et FRISQUETTE prennent possession de la caverne.


NARRATEUR

Bouba avait gagné. Il avait

chassé le blaireau qui habitait

la caverne pour prendre sa

place. En se défendant contre

les chiens de chasse que

Bonamy avait dressés contre lui,

il avait appris à se battre.

Et maintenant, il était capable

de se faire respecter par

les autres animaux.


Le lendemain, FRISQUETTE et BOUBA se réveillent dans leur caverne. Soudain des bruits de pas les inquiètent.


FRISQUETTE

(Effrayée)

Ah!


BOUBA

Chut!

Oh!


FRISQUETTE

(En voyant des bottes à l'entrée de la caverne)

Oh!

Aaah!


BONAMY

Je sais qu'il y a un blaireau

qui vit là-dedans.


BOUBA et FRISQUETTE restent bien au fond de la caverne pendant que BONAMY entasse des feuilles mortes à l'entrée de la caverne.


BOUBA

Qu'est-ce qu'il peut faire?


FRISQUETTE

(Effrayée)

Aaah!


BONAMY allume le tas de feuilles mortes en le poussant dans l'entrée de la caverne.


BONAMY

Il faudra bien qu'il sorte

s'il ne peut pas mourir asphyxié.


À l'intérieur, très vite, BOUBA et FRISQUETTE sont incommodés par la fumée.


BOUBA

(En reniflant)

Ah! Snif! Snif! Ah! Atchoum!


FRISQUETTE

(En toussant)

Kof! Kof!


BOUBA et FRISQUETTE courent dans la caverne en cherchant une autre sortie.


BONAMY

Ça ne va pas être long. Je

vais l'attendre de l'autre côté.

Viens. Je t'attends.

Viens.

(En riant)

Ha! Ha! Ha!


BONAMY attend à la sortie en tenant son fusil. BOUBA et FRISQUETTE sortent le bout du nez et voient BONAMY qui les attend et retournent aussitôt à l'intérieur.


BONAMY

Ça alors! Je n'y comprends rien.

Ce blaireau devrait être

sorti depuis longtemps. Est-ce

qu'il n'y aurait pas une autre sortie?


BONAMY rebrousse chemin pour trouver une autre sortie. BOUBA et FRISQUETTE se précipitent dehors aussitôt que BONAMY a le dos tourné.


BONAMY

Ah oui, c'est sûrement ça.

(En voyant les oursons courir)

Mais... ce sont ces petits

monstres! Cette fois-ci,

ils ne m'échapperont pas.


BONAMY poursuit BOUBA et FRISQUETTE dans la forêt pendant que le feu se propage au feuilles mortes dans la forêt, puis à du bois mort.


BOUBA et FRISQUETTE se sont dissimulés derrière un gros rocher.


BONAMY

C'est impossible! Où est-ce

qu'ils se sont cachés? Ces

maudites bêtes ne doivent

pas être bien loin.

S'ils sont par ici, ils finiront

bien par sortir de leur

cachette. Je n'ai qu'à attendre

tranquillement sur ce rocher.


BONAMY s'assoit sur le rocher voisin de la cachette de BOUBA et FRISQUETTE.


Le feu prend de l'ampleur dans la forêt.


BONAMY commence à montrer des signes de fatigue.


BONAMY

(En bâillant)

Ah! J'ai pas assez dormi

cette nuit.


BOUBA

Attention! On va

bientôt y aller!

Viens, sans faire de bruit.


BONAMY tombe de fatigue. BOUBA et POUPETTE se risquent à sortir de leur cachette.


BONAMY

(En remarquant les oursons)

Ouh! Oh!

Alors, on croyait rouler

ce vieux Bonamy?


BOUBA grogne en montrant les crocs au moment où BONAMY remarque le feu qui gagne les grands arbres.


BONAMY

Ah?

Bon sang! La forêt a pris feu!

Ah! Ah! Au secours!


Des animaux surgissent de la forêt pour fuir l'incendie.


FRISQUETTE

Où est-ce qu'ils courent

tous comme ça?


BOUBA

J'en sais rien. Suivons-les.


MOY et DAKLAHOMA achèvent de couvrir la toiture de bardeaux.


MOY

(En apercevant la fumée)

Oh! Regarde là-bas.


DAKLAHOMA

La forêt brûle!


MOY

Les animaux vont mourir.


Le feu de forêt s'intensifie. BONAMY courent en fuyant le flammes.


BONAMY

Ah! Ah! Oh! Oh!

Aaah!


Partout dans la forêt les animaux fuient aussi.


NARRATEUR

Le petit feu allumé par

Bonamy s'était transformé

en un gigantesque brasier.

L'incendie allait

durer deux jours entiers.

Heureusement, une forte pluie

se mit à tomber et éteignit

les flammes.

Mais la moitié de la forêt

de Tallac avait été réduite

en cendres.


BONAMY rampe à tâtons dans le nuage de cendre et de fumée.


BONAMY

Oh! Il y a quelqu'un par ici?


BOUBA et FRISQUETTE se blottit l'un contre l'autre sur une vieille souche au milieu d'un ruisseau. BOUBA pousse un grognement pour éloigner BONAMY.


BONAMY

Au secours! à l'aide! Ne me

laissez pas mourir.

Sauvez-moi, je vous en supplie.


FRISQUETTE

Qui c'est?


BOUBA

Je sais pas. Avec cette fumée,

je sens rien.


BONAMY

Aidez-moi, par pitié. Je

me suis perdu. Au secours!


BOUBA grogne pour tenir l'humain à distance.


Pendant ce temps, MOY, DAKLAHOMA et L'ONCLE ÉMILE marchent dans la forêt détruite par les flammes.


L'ONCLE ÉMILE

Regardez ces arbres.

Quel désastre! Hum!


MOY

Je me demande ce que sont

devenus Bouba et Frisquette.


L'ONCLE ÉMILE

Ne t'inquiète pas pour eux.

Les animaux ont peur du feu et

ils s'enfuient dès qu'ils

voient des flammes.


DAKLAHOMA, MOY et l'ONCLE ÉMILE arrivent près du ruisseau dans la forêt.


MOY

Regardez toutes ces

traces par terre.


DAKLAHOMA

Les animaux ont un instinct

remarquable. Ils ont fui en

direction des points d'eau.


MOY

Oui, ça se voit.

Oh! Regardez par là.


BONAMY gît sur la vieille souche, au milieu du ruisseau.


L'ONCLE ÉMILE

On dirait Bonamy.

Qu'est-ce qu'il fait là?

Oh, c'est bien lui ou plutôt,

ce qu'il en reste. Ha ha!

Croyez-moi, il y en a pas

beaucoup qui le pleureront.

Tout le monde le détestait

pour sa méchanceté. Hum.


BONAMY

(Se réveillant)

Ah!


L'ONCLE ÉMILE

Je rêve! Il est vivant!


DAKLAHOMA

Moy, aide-moi à le ramener.


MOY

Hum, hum.


Une fois ramené sur la rive, BONAMY peine à se relever.


L'ONCLE ÉMILE

(En s'adressant à BONAMY)

Bon, maintenant avoue que c'est toi

qui as allumé cet incendie.


BONAMY

Mais non, pas du tout. C'est

pas moi. J'y ai juste allumé un

petit feu pour débusquer un

blaireau de son terrier.


L'ONCLE ÉMILE

Tu n'es qu'un menteur! Tu as

volontairement mis le feu à la

forêt comme tu as mis le feu à

la cabane de Monsieur Forestier.


BONAMY

C'est des mensonges!

C'est pas moi!


L'ONCLE ÉMILE

Le seul menteur ici, c'est

toi. Pedro et Paco ont avoué

que c'était toi qui avais mis le

feu à la cabane.

Daklahoma, remets-le dans la

rivière immédiatement.


DAKLAHOMA s'avance de quelques pas.


BONAMY

Ah non, pitié, pas ça. Je sais

pas nager. Aie pitié de moi.

Ne me jette surtout pas à l'eau.

Fais pas ça. Je serais mort s'il

y avait pas eu ce tronc d'arbre.


L'ONCLE ÉMILE

Je n'aurais pas pleuré sur ton

sort. Tu l'aurais bien mérité,

espèce de crapule! à mon avis,

Monsieur Forestier va te livrer

au shérif et tu seras mis en

prison pour quelques années.


BONAMY

Ah non! Non, pas la prison,

Oncle Émile. Laissez-moi partir.

Je demande pardon à tout le

monde pour tout le mal que j'ai fait.


L'ONCLE ÉMILE

Tu te repens sincèrement de

tous les mauvais coups que

tu as faits dans la région?


BONAMY

Je m'en repens sincèrement,

oui. Daklahoma, Moy,

pardonnez-moi.


MOY

C'est pas à nous qu'il faut

demander pardon, Monsieur

Bonamy. Vous ne nous avez rien

fait. C'est aux animaux

de cette forêt qu'il faut

demander pardon.


BONAMY

Comment? Je comprends pas.


DAKLAHOMA

Moy a parfaitement raison.

Pour les animaux de la forêt

de Tallac, ce qui vient de

se passer est une terrible

catastrophe. Sans parler de ceux

qui sont morts dans le feu qui a

ravagé la région. Il y a ceux

qui restent et qui ne savent pas

comment ils pourront vivre dans

ces ruines. Ils seront obligés

de partir pour ne pas mourir

de faim. Il va falloir beaucoup

d'années avant que la végétation

repousse et offre à nouveau

un abri à tous ces animaux.

Quand on se prétend un chasseur,

on se conduit en homme responsable,

pas en assassin. L'emploi du

feu pour un chasseur est une

lâcheté. Un animal tue pour

manger, mais il ne tue pas inutilement.


DAKLAHOMA

Oui, vous avez tous raison.

Je vous demande pardon.


L'ONCLE ÉMILE

Bon, puisque tu parais

regretter sincèrement le mal que

tu as fait. On va être indulgent

avec toi. Pars immédiatement de

ces montagnes et n'y remets

plus jamais les pieds.

Allez, va-t'en.


BONAMY

(En prenant la fuite)

Oui. Oui, oui. Je m'en

vais. Je m'en vais! Oh! Oh!


MOY, DAKLAHOMA et l'ONCLE ÉMILE cherchent du regard, montés sur un cap rocheux.


NARRATEUR

Bouba et Frisquette sont

toujours introuvables. Où

peuvent-ils bien être partis

après l'incendie de la forêt?

Le pauvre Moy sait qu'ils ne

sont pas bien loin de lui,

mais il sait aussi que l'hiver

approche et que les oursons

auront du mal à survivre seuls.

(Générique de fermeture)


Début chanson thème


CHOEURS D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu roules et tu glisses

Sur la blanche blanche neige

Bouba Bouba

Fais bien attention

De ne pas t'éloigner

Du chemin de ta maison ♪


VOIX FÉMININE

♪ Dans la nuit noire et glacée

à côté de ta soeur Frisquette

Tu dors et tu dois rêver

Que tu es le roi de la fête

Amandine ta maman

Tremble de peur elle s'inquiète

Et toi dans ton canoë

Avec moi tu chantes à tue-tête ♪


CHOEUR D'ENFANTS

♪ Bouba Bouba

Mon petit ourson

Tu fais la joie et l'admiration

De ta famille

Bouba Bouba

Mon petit garçon ♪


VOIX FÉMININE

♪ Tu cours et tu vas à travers

Les champs et les bois ♪


Fin chanson thème




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