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Les bleus de Ramville

A story focusing on the members of the local semi-professional hockey league team's fan club. Although presenting very different personalities and interests, the four most active members of the club all share one passion - hockey. Particularly the hockey played by their team, the Dufresne Radiators. Owned by Polo Dufresne, an influential but slightly shady businessman, the Radiators' team is one of the most important elements of Ramville's cultural and social life. Especially since the mill, ...

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Scheming

The negotiations with the corporation are getting worse, making Gordie think that Polo is scheming. McNeil is causing lots of concern on the ice and off. Julie realizes she`s obsessed with McNeil.



Production year: 2010

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VIDEO TRANSCRIPT

 [Générique d'ouverture]

JULIE et CHRISTIAN sont dans la loge du fan-club. JULIE, visiblement énervée, parle au téléphone.


JULIE

Ben, Monsieur Murray,

McNeil, il n'a pas le

droit de faire ça ...

Ben, vous êtes pas

capable d'arranger ça, vous?

... Je comprends que ça

soit une affaire de joueurs,

mais ça concerne

l'équipe aussi, non? !

OK, OK, c'est pas directement

lié au hockey, pis? !

... Ben là, non ... Ben.


JULIE ferme le téléphone et s'adresse à CHRISTIAN.


JULIE

Eh, maudit Murray!

Pas capable de

contrôler ses joueurs!


CHRISTIAN

Essayes-tu de m'apprendre

quelque chose, là?

Tout le monde sait que Murray,

c'est une pâte molle pis que

c'est McNeil qui mène, man.


JULIE

Haye. Là, je suis mal

prise pour de vrai.

Toute ma série « human

interest » est à l'eau,

pis il y a plus un joueur

qui peut venir à mon émission.


CHRISTIAN

« Human interest ».

Tu veux en avoir

du « human interest »?

M'a t'en donner, moi.

La manière que

c'est parti là là,

la Mills va rouvrir pis

avec ce que le syndicat

va avoir négocié là, on

ne sera pas plus avancés.

Nos salaires vont être coupés,

on n'aura plus de bonus...


JULIE

Heille! Un problème à la fois,

OK, Christian Guérette.


CHRISTIAN

Tant que tu voudras, mais

j'ai pris la peine d'aller

chercher mon diplôme du

secondaire, moi, tu sais.

Mais, je vais-tu avoir

une promotion pour ça, moi?

Non, c'est sûr.


Un homme entre dans la loge.


L'HOMME

Ah, excusez.

C'est-tu ici qu'on vient

pour les billets de faveur?


CHRISTIAN

Oui. C'est pour qui?


L'HOMME

C'est au nom du Club

des jeunes de Verner.


CHRISTIAN fouille dans un classeur rempli d'enveloppes.


CHRISTIAN

Ah oui.


L'HOMME

Chris? Chris Guérette?


CHRISTIAN (Hésitant)

Euh, oui.


BOB

Ah, ben c'est moi, Bob.

Bob Tremblay.

Tu te rappelles de moi?


CHRISTIAN

Euh?


BOB

On était ensemble

chez les Paquette.


CHRISTIAN

Les Paquette.

Ah oui, Bob!


CHRISTIAN affiche soudainement un air très surpris, mais content.


CHRISTIAN

Ben, euh, wow!

Content de te revoir!


BOB

Ah oui, je le savais pas

que t'étais resté dans le coin.


CHRISTIAN

Ouan, ben je

travaillais à la Mills.


BOB

OK.


CHRISTIAN

Avant qu'elle ferme là.

Et pis toi?


BOB

Ah ben moi, ça va ben.

J'habite pas loin de Verner,

je travaille pour la voirie,

pis on n'est pas à la

veille de fermer nous autres.


CHRISTIAN

Ben, Julie, je te présente Bob.

On était dans la même

famille d'accueil ensemble.


BOB

Ouan, chez les Paquette.

Du ben bon monde.


JULIE

Ben, enchantée.


BOB

Heille, il faut que j'y aille.

Mais, il faudrait

qu'on se revoie.


CHRISTIAN

Ben, certain!

Ben, je travaille chez

O'Malley's astheure, à côté.

Tu viendras prendre un café

si ça te tente, cet après-midi.


BOB

Parfait. Je passerai

peut-être plus tard.

Ben Julie, c'était un

plaisir de vous rencontrer.


JULIE

Mais, pareillement.


BOB repart. CHRISTIAN affiche un air nostalgique.


CHRISTIAN

Wow. Bob Tremblay.

La dernière fois je l'ai

vu là, je devais avoir,

je le sais pas moi,

douze, treize ans.


JULIE

Ben, il a l'air fin, ton ami.


CHRISTIAN

Ah, Bob?

C'est un ben bon gars.


Dans leur cuisine, GORDIE et NADINE font la vaisselle.


NADINE

... t'es pas tanné de te

sentir comme un yo-yo? Han?

J'ai tellement hâte que ça

soit fini cette affaire-là.


GORDIE

Voyons Dine.

C'est pas toi qui disais qu'il

se passe jamais rien à Ramville?

Il a de l'action en masse là.

Un jour la Mills ouvre pas,

l'autre jour après, elle ouvre,

pis le jour d'après

ça, on le sait plus.


NADINE

Pis Polo avec ses games.

Mais, on dirait que c'est

un vautour qui essaye juste

de voir de quel côté

les restants vont tomber.


GORDIE

Ben, ça serait ben la

première fois qu'on voit Polo

se contenter de restants.


NADINE

Je savais qu'il

était maniganceux,

mais, il va trop loin.

Vouloir vendre une compagnie

à Cummings qui vaudra plus rien

si la Mills ouvre pas.

Je pensais que c'était

des amis ces deux-là?


GORDIE

Peut-être, mais selon Polo, en

business, il n’en a pas d'amis.


NADINE

C'est quand est-ce que

tu vas parler à Cummings?


GORDIE

Ouan. Je lui ai

laissé un message là.

On va sûrement se voir bientôt.


NADINE

Il faut que j'y aille.

(Levant le ton)

Les enfants! Si vous

voulez un lift à l'école,

le train il part là là. Lets go!

(S'adresasnt à GORDIE à nouveau)

En tout cas, si tu vois

Polo, tu feras attention

à ce que tu lui dis à

propos de Cummings, OK?

Monte pas sur tes

grands chevaux.


Dans leur cuisine, MAUREEN et MIKE font la vaisselle.


MIKE

Que c'est tu veux

que je te dise,

c'est une affaire d'équipe.

Si le capitaine veut pas

qu'on fasse d'entrevue,

on en fait pas, c'est tout.


MAUREEN

Ouan mais Julie, là-dedans?

Haye, c'est pas fair pour elle.


MIKE

Pas fair, tant que tu voudras,

mais elle a demandé pour.

Ben, moi aussi j'ai de

la misère à l'endurer là,

mais t'insultes pas un gars

orgueilleux comme McNeil

en pleine radio pis

penser que tu vas t'en sauver.


MAUREEN

Pfff, insulté, insulté.

Elle l'a peut-être

pas laissé parler là,

mais elle avait raison.


MIKE

Haye, veux-tu ben me

dire qu'est-ce qu'elle a,

Julie, ces temps-ci, han?

Elle a toujours

fondu devant McNeil pis là,

soudainement, elle est

plus capable de l'endurer.


MAUREEN

Elle a ses raisons.


MIKE

Ses raisons.

C'est quoi ses raisons?


MAUREEN

C'est pas de tes affaires.


MIKE a un petit rire.


MIKE

McNeil lui as-tu

fait quelque chose?


MAUREEN

Non, pas à elle vraiment, là.

Ben, mêle-toi pas de ça.


MIKE

Bon. Ça doit être une affaire

de femmes, ça encore.


MAUREEN (Riant)

Heille toi!


MIKE

Regarde ben là, je suis pas

nécessairement d'accord avec

McNeil, mais il faut que je

sois solidaire avec l'équipe.

Que c'est tu veux que je te dise?

C'est de même que ça marche.


MAUREEN

Ouan. C'est une affaire

d'hommes ça, encore?


MIKE

Oui, c'est une

affaire d'hommes.


MIKE agrippe une fesse à MAUREEN.


MAUREEN (Riant)

Haye!


De retour à l'aréna avec CHRISTIAN et JULIE.


CHRISTIAN

Moi pis Bob, on a passé

À peu près un an ensemble

chez les Paquette.

C'était une des

meilleures places où j'ai été.


JULIE

Ouan. T'en a fait combien

de familles d'accueil?


CHRISTIAN

Quelques-unes, mais

il y en a où je suis resté

juste une couple de mois.


JULIE

Ben, ça pas dû

être facile, han.


CHRISTIAN

Bon, c'est sûr qu'au début,

c'était pas mal tough,

mais t'as pas le choix, han?

Tu t'habitues. Tu te fais de la

famille comme tu peux.


JULIE

Ouan, en tout cas, moi je le

sais pas comment t'as fait.

Haye, moi j'ai perdu mon

père quand j'avais seize ans,

pis j'ai pensé revirer folle.


CHRISTIAN

Ouan, pas cool, han?


MCNEIL entre dans l'aréna. Il reste à l'écart du duo.


JULIE

Ah, non. Pas lui.


MCNEIL

Hey chose, comment ça

va ton human interest?


JULIE

Le maudit.


CHRISTIAN

Coudonc, vas-tu finir

par me dire qu'est-ce

qui se passe entre vous deux?


JULIE

Maudit voleur!


CHRISTIAN

Quoi?

Il t'a-tu volé quelque chose?


JULIE

Ah non, pas à moi, là.


CHRISTIAN

Ben c'est quoi

l'affaire d'abord, là?

Personne me dit

jamais rien à moi.


JULIE

OK, OK. Là, je vais te

raconter quelque chose, là,

mais il faut que tu

me promettes de ne pas

en parler à personne.


CHRISTIAN

Tu me fais pas confiance?

Il vas-tu falloir que je

te signe un p'tit papier?


JULIE

Christian Guérette, veux-tu

le savoir, oui ou non? !


CHRISTIAN

(Propos en anglais et en français)

Cool man, là. J'écoute.


Dans son bureau, POLO discute avec JACK et GORDIE.


JACK

Ben là, vous autres là, c'est

toujours ben pas de ma faute

si les gars ont pas la

tête au jouer au hockey.


POLO

Je veux pas savoir

où ils ont la tête.

Je veux qui

scorent, c'est tout.


GORDIE

On produit plus à l'attaque pis

le power play fait pas sa job.


POLO

On peut encore se rendre

aux éliminatoires,

mais si on fait

pas attention là ...


JACK

C'est à cause de la Mills.

Ils vont avoir peur

d'en manger une maudite.

La multinationale en

demande ben trop au syndicat.


GORDIE

Ben là Murray, tu

diras à tes gars de laisser

le syndicat s'occuper de ça.


JACK

Ils ont peur

que les négociations

fouarrent pis que la

Mills va rester fermée.


POLO

C'est pas une raison pour pas

faire leur job sur la glace.

Ben, c'est sûr que la

multinationale va essayer

d'aller chercher

tout ce qu'elle peut.

Elle a le gros bout du bâton.

C'est normal.

On vit encore dans un

pays capitaliste, simonac.

C'est de même que ça marche.

De tout façon, les gars,

ils s'énervent pour rien.

Vous allez voir,

la Mills va rouvrir.

Je suis prêt à mettre

un gros deux là-dessus.


GORDIE

Rien qu'un deux?


POLO

Ben là.


À une table du O'Malley's, CHRISTIAN discute avec BOB.


BOB

... haye, pis ça me rappelle la

fois où le grand Tony t'avait

couru après jusqu'à

la maison pis c'est moi

qui avait été obligé

de l'empêcher d'entrer.


CHRISTIAN (Riant)

Ah oui!

Je m'en rappelle moi aussi.

Pis, pis il m'a plus

jamais achalé après ça.


BOB

Haye, écoute Chris, bon,

je veux pas que tu penses

que je veux profiter de toi

parce qu'on se connaît là,

mais depuis que je suis

rentré au Club des jeunes,

des fois j'ai de la misère

à trouver quelque chose

à faire avec mon jeune.

Vu que t'es dans le

fan-club des Radiateurs ...


CHRISTIAN

Ouan, ouan.


BOB

Ben, penses-tu que tu

pourrais nous rentrer

voir une pratique

ou quelque chose?


CHRISTIAN

Sûr. Il y en a une cet après-midi.

Pis, peut-être je pourrais

même vous faire rencontrer

les joueurs, si vous voulez.


BOB

Vraiment? Haye, ça,

ça serait le fun.

Haye, mon jeune là, c'est

un gros fan des Radiateurs.


CHRISTIAN

Cool.


BOB

Haye, je te dis

qu'il va être content.

Il est fou du hockey.

J'ai hâte que tu le rencontres.

Il me fait penser à nous

autres quand on était jeunes.


CHRISTIAN

Il est-tu orphelin?


BOB

Il a une histoire ben

compliquée pis il a juste

besoin de quelqu'un à

côté de lui pour lui dire

que tout va être correct.


CHRISTIAN

Pis c'est toi qui fais ça?


BOB

Ouan.


CHRISTIAN

Ça aurait été le fun,

han, d'avoir quelqu'un

comme ça quand on était

jeunes nous autres aussi.


BOB

C'est pour ça que je le fais.


Dans son bureau, GORDIE reçoit MONSIEUR CUMMINGS.


GORDIE

Rick, merci d'être venu.


MONSIEUR CUMMINGS

Tu voulais me voir?

Est-ce qu'il y a quelque

chose qui va pas?


GORDIE

Ben, oui pis non.

C'est à propos de tes trucks.

Écoute, dans mon bureau

pis on va n'en jaser, OK.


Chez O'Malley's, JULIE discute avec MAUREEN derrière le bar.


JULIE

Ah, ah, je suis assez

découragée, Mau.

J'ai mon émission à soir,

pis j'ai toujours pas d'invité.

Maudite affaire!


MAUREEN

Pauvre pitoune.

Ben tu sais, je comprends

pourquoi t'as fait ça à McNeil,

mais t'aurais pu te retenir.


JULIE

Ben, je pouvais pas.

J'ai été provoquée.


MAUREEN

Écoute Ju, je sais que

ça t'a fait ben de la peine

de voir c'était qui

le vrai McNeil, mais,

mais c'est à moi qu'il a

volé la puck, han, pas à toi.


JULIE

Ouan, ben, en dedans là, c'est

comme si il me l'avait volée.


MAUREEN

Je te juge pas, mais

la haine, c'est la même

chose que l'amour, mais c'est

comme son contraire, genre.

Il faut pas se laisser obséder par ça.


JULIE

Si tu dis que suis encore

obsédée par Dave McNeil là,

ben tu te trompes.


MAUREEN

Ben, peut-être, mais là là,

il faut que tu

fasses quelque chose.

Même Mike a remarqué

que vous étiez en chicane

pis il m'a demandé que

c'est qui se passait.


JULIE

Tu lui a rien dit toujours?


MAUREEN

Ben non, voyons.

Ben, il faut jamais qui

sache rien de tout ça.

Ça va juste faire du trouble

partout dans l'équipe.


JULIE

En fait, ça ferait peut-être

pas de tort qu'on aille

un peu de trouble

dans cette équipe-là.

Hmm? Ils ont besoin

d'être brassés un peu.


On se retrouve à la patinoire avec POLO et GORDIE qui regardent la pratique des Radiateurs.


JACK

Là, on va travailler sur

le power play, les gars,

pis je veux voir un changement.

Je suis écoeurer de voir ça.

Vous avez l'air d'une

gang de peewee, simonac!

Envoye, lets go!


POLO

Ah, simonac!

Il y a pas de chimie.

La puck circule pas.


GORDIE

Je suis pas sûr que

c'est une bonne idée

de mettre Racette à la pointe.


POLO

Racette?

Pour moi Racette, c'est pas

lui notre gros problème...


GORDIE

McNeil?


POLO acquiesce.


GORDIE

Ah, Murray aurait dû le sortir

du power play voilà longtemps.


POLO

Ouan, ben là, ça va faire.

Haye! Murray!

Maurray, viens icitte!


JACK

Qu'est-ce qu'il y a?


POLO

McNeil, qu'est-ce qui fait

encore sur le power play?

On n'avait pas parlé de ça?


JACK

Je sais ben, mais

c'est le capitaine.

Tu lui enlèves pas du

temps de glace juste de même.


GORDIE

T'es le coach, Murray?

T'es là pour coacher?


JACK

(S'adressant aux joueurs)

(Propos en anglais et en français)

Pick it up! Envoye, patinez!


GORDIE

T'es pas là pour prendre des

décisions populaires Murray,

t'es là pour faire gagner l'équipe!


JACK

Penses-tu que j'ai pas essayé?

J'y ai dit à McNeil,

mais il veut rien savoir.


POLO

Maudite tête de cochon.


JACK

Il dit que ça va

finir par débloquer.


POLO

Gordie? Tu pourrais

pas lui parler, toi?


GORDIE

(S'adressant à JACK)

Ça t'enlèverait cette

épine-là du pied?


JACK

C'est pas toi qui disais

que j'étais là pour coacher?


POLO

Gordie va lui parler.

Il va savoir quoi

lui dire, lui.

Toi, organise-toi

pour gagner des games.


GORDIE

Tu m'enverras McNeil

après la pratique.


JACK retourne vers le centre de la glace.


JACK

Haye, les passes dans

les patins, ça va faire!


Plus loin autour de la patinoire, CHRISTIAN, BOB et le jeune de BOB regardent la pratique.


BOB

C'était le fun, han?

Tiens, va t'acheter une

liqueur dans la machine.

Haye, merci ben, Chris.

Je te dis que le jeune

est pas prêt d'oublier ça.


CHRISTIAN

En tout cas, t'as de

l'air à avoir le tour

avec les enfants, toi.


BOB

Peut-être là, mais je

vais te dire ça prend

un p'tit peu de pratique là.

Tu sais des gars

comme nous autres,

qui viennent d'où on

vient, c'est pas comme

si on avait un modèle

qu'on pouvait juste suivre.


CHRISTIAN

Oui, ça doit pas

être évident, han.


BOB

Mais on a une chose qui nous

aide beaucoup par exemple,

c'est que nous autres, ces

jeunes là, on les comprend.


On se retrouve avec JULIE qui entre dans la station de radio.


LE TECHNICIEN

Qu'est-ce que tu fais ici?

Ton émission n'est

pas avant ce soir.


JULIE

Mais, je le sais.

Mais là, je suis

dans le gros trouble.

J'ai été obligée de

scraper ma série people.

Pis, euh ben, j'ai

pensé à quelque chose.


LE TECHNICIEN

Ça va-tu me demander

plus d'ouvrage?


JULIE

Peut-être un peu, oui.

Ben, j'ai pensé qu'on

pourrait peut-être faire

une ligne ouverte, han.

Pis le thème là, ça serait :

Pensez-vous qu'il serait temps

qu'on remplace le

capitaine des Radiateurs?


LE TECHNICIEN

Je te dis que quand tu décides

de passer quelqu'un au bat,

toi, tu niaises pas.


JULIE

Ben, non, ben, la question

est tout à fait légitime, là.

Haye! T'as-tu vu son différentiel?

Une chance qu'on a Blondin

parce que c'est pas le

capitaine qui va nous

faire gagner des games, han.

Écoute, je demande

juste d'organiser

les lignes pour que tu

puisses filtrer les appels.


LE TECHNICIEN

Un instant. Premièrement, tu veux

pas faire ça, Julie.

Empire pas les affaires, là.

Laisse dormir ça un peu.


JULIE

Oui mais, je te jure là,

c'est pas personnel pantoute.

C'est pas comme si j'étais

obsédée ou quelque chose là.


LE TECHNICIEN

Deuxièmement, on a

déjà essayé de faire ça,

des lignes ouvertes,

pis ça marche pas.

Il y a jamais

personne qui appelle.


JULIE

Oui mais, on pourrait

peut-être se réessayer?


LE TECHNICIEN

Tu vas passer deux heures

en ondes à parler toute seule.


JULIE

Je te dis que t'es

casseux de party, toi.


LE TECHNICIEN

Il y a toujours la madame

de la concession à l'aréna.

Tu pourrais lui demander de

venir parler de ses hot-dogs

pour une couple d'heures là,

je suis sûr qu'elle aimerait ça.


JULIE (Sarcastique)

Ha, ha. Ouan,

merci pour ton aide.


LE TECHNICIEN

N'importe quand.


À l'aréna, MCNEIL rejoint GORDIE dans un bureau.


MCNEIL

Gord, tu voulais me voir?


GORDIE

Oui, assois-toi.


MCNEIL

Non, c'est correct.

Je vas rester debout.


GORDIE

Comme tu veux.

Écoute Dave, j'ai pas le goût

de tourner autour du pot.

Avec la production que t'as,

tu mérites pas une

place sur le power play.


MCNEIL

Ah oui?

C'est qui qui t'a dit ça?


GORDIE

J'ai pas été obligé de

l'entendre de personne.

J'ai vu les dernières games.

C'est assez évident.


MCNEIL

OK. Parles-en à Murray.

C'est lui le coach.


GORDIE

J'en ai déjà parlé à Murray.

C'est pour ça que je suis ici.


MCNEIL

Murray fait faire ses jobs sales

par quelqu'un d'autre astheure?


GORDIE

Faut ben qui a

quelqu'un qui les fasse.


MCNEIL

Pis, t'es qui toi pour

me sortir du power play?


GORDIE

Moi? Moi, je suis le gars

que t'as avantage à écouter

si tu ne veux pas te retrouver

sur le dernier trio, OK.


MCNEIL

En quel honneur?


GORDIE

Écoute Dave, rends-toi

pas la vie difficile, han.

Toi tu le sais, moi je le sais.

T'es pas à ton

meilleur ces jours-ci.

Écoute, je dis pas

que ça reviendra pas,

mais entre temps, il

faut que tu laisses ta place

à quelqu'un d'autre.


MCNEIL

Alors, c'est comme ça que le

management a décidé de traiter

la vedette de son équipe?

En coupant son temps de glace?

C'est cheap ça.


GORDIE

Écoute ben, mon gars.

Premièrement, t'es

en train de parler à un des

propriétaires de l'équipe.

Deuxièmement, tu vas jouer

où on va te dire de jouer.

Compris? ! Merci.

Moi j'ai fini là.

Va te changer.


Très énervé, MCNEIL quitte le bureau.


Dans un corridor de l'aréna, POLO parle au téléphone.


POLO

Cummings? Dufresnes.

Haye, c'est quoi cette histoire-là?

Mon avocat vient de m'appeler

pour me dire que t'as pas passé

À son bureau pour

signer les papiers?

... Haye, je pensais

qu'on avait un deal?

T'as pas déjà acheté

des trucks de chez Gordie?

... Je le sais que les

négociations entre le syndicat

pis la multinationale

vont pas très bien,

mais ça veut rien dire, ça.

Han? ... En tout ca, si la Mills

ouvre avant que tu signes,

peut-être que je

voudrais pas te vendre.

... Ah, non. C'est

pas une menace, han.

Je te rien que te dire les

affaires comme je les vois.

... Ok, c'est ça.

Ouan, j'attends ton appel.


POLO raccroche et frappe le mur.


POLO

Maudit saint simonac!


Dans le vestiaire de l'aréna, MIKE signe un fanion au jeune de BOB.


MIKE

Quin, mon p'tit gars.

Mike Animal Racette.


BOB

Monsieur Racette, c'est

la police de l'équipe.


MIKE

Ah, ça c'est vrai, mais

j'ai pas de gun, par exemple.

Juste mes bras pis

mes épaules, han.


MCNEIL, visiblement fâché, entre dans le vestiaire.


MCNEIL

Dehors vous autres.

C'est réservé aux joueurs icitte!


MIKE

Relaxe, Dave.


CHRISTIAN

Ouan, on est juste en train

de faire signer des autographes, OK?


MCNEIL

Haye bonhomme, le fan-club

là, j'en ai plein mon casque

de toi pis ta gang!


CHRISTIAN

Ben, tu sauras que si

c'était pas de ma gang,

il y aurait pas mal moins

de monde dans les estrades.


MIKE

OK, OK, OK. Calmez-vous.

Il a un kid ici.


MCNEIL

(Propos en français et en anglais)

Qu'est-ce que je

vous ai dit? Get out!

Des p'tits baveux

comme toi, j'en veux pas

dans mon vestiaire!


CHRISTIAN

Tu peux ben parler,

maudit voleur!


MCNEIL

Pas encore cette maudite

histoire de puck là!

J'imagine que c'est

la p'tite grosse là,

qui s'est fait aller la

grande gueule encore?


CHRISTIAN

Haye, attention à comment

tu parles de Lachance, toi.


MIKE (S'interposant)

OK, OK, OK.

Haye, ça te

tenterait pas d'amener

tes invités ailleurs, han?

Viens-t-en, viens-t-en.


CHRISTIAN

OK, mais tu sauras

que c'est lui qui a volé

la puck de ta blonde.


MIKE

Quoi?


CHRISTIAN

Demandes-y pour voir.


MIKE

Viens-t-en. Viens-t-en.

Viens-t-en. Viens-t-en.


MIKE guide CHRISTIAN, BOB et le jeune hors du vestiaire, puis ferme la porte.


MIKE

Hey Dave, il faudrait

qu'on se parle, han.


De retour avec GODRIE. POLO vient le rejoindre.


POLO

Gordie!


GORDIE

Polo.


POLO

Je viens de parler à Cummings.

C'était quoi l'idée

là d'y dire d'attendre

pour acheter tes trucks?

Tu veux pas faire

d'argent ou quoi?


GORDIE

C'est quoi le problème, Polo?


MIKE

Le problème, c'est que là,

Cummings a décidé d'attendre

pour signer notre deal, aussi.


GORDIE

Pis?


POLO

Que tu veuilles pas vendre des trucks,

ça c'est de tes affaires, mais

quand ça m'affecte par exemple,

c'est autre chose.


GORDIE

Qu'il achète mes trucks tout

de suite ou plus tard, Polo là,

veux-tu ben me dire

comment ça t'affecte, ça?


POLO

Ça m'affecte parce que là,

il a décidé d'attendre,

pis que c'est toi qui

lui a mis ça dans la tête.

Pis que, s'il attend trop,

il va être trop tard.


GORDIE

Ça va être trop

tard pour quoi, Polo?

Trop tard pour s'apercevoir

que la Mills ouvrira jamais,

qu'il s'est fait fourrer?


POLO

C'est tu ça que tu lui as dit?


GORDIE

C'est tu ça que

j'aurais dû lui dire?!


POLO

Là, là, Gord, fais

attention comment tu parles.

J'ai mis ben du temps à

organiser ce deal-là.


GORDIE

J'ai dit à Cummings d'attendre

parce que j'aurai peut-être

un meilleur deal pour lui.

Je suis en train de parler

à un gars de North Bay

qui a des trucks qui

feraient mieux son affaire.

J'essaye d'organiser

quelque chose.

Si Cummidngs aime mieux

jouer ça safe avec toi,

j'ai rien à voir là-dedans.


De retour avec CHRISTIAN et BOB qui entrent chez O'Malley's.


CHRISTIAN

Haye man, je m'excuse

encore pour tantôt, han.

Je voulais vraiment pas

que ça se passe de même.


BOB

Non, non, mais c'est

pas de ta faute là.

Haye, je savais pas que

McNeil était sauvage de même.


CHRISTIAN

Ah ben, tu sais,

je veux pas entrer

dans les détails là, mais ...


BOB

Non, non, mais regarde, t'as

pas besoin de rien m'expliquer.

De toute façon, m'a te

dire un p'tit secret.

Moi le hockey là, je

suis pas fou de ça, han.

Je suis ça de loin juste

parce que ça fait plaisir

à mon jeune.


CHRISTIAN et BOB s'assoient à une table.


CHRISTIAN

Ah?


BOB

Mais, tu m'as

impressionné tantôt.

Tu lui a parlé dans

la face à McNeil.

Quand on était jeunes,

t'aurais jamais fait ça.


CHRISTIAN

Ah ben tu sais, à

un moment donné,

j'imagine que j'ai appris à pas

me laisser piler sur les pieds.

Pis là, ben, il s'en

est pris à Lachance.

C'est mon amie, elle.


BOB

C'est-tu ta blonde?


CHRISTIAN

Non, non, non, non, non, non.

Non. C'est ma meilleure amie.

En fait, c'est pas mal

ma seule amie, là, mais ...


BOB

Comment ça?

Voyons donc. Un bon gars comme

toi, je peux pas m'imaginer

que ça pas plein d'amis partout.


CHRISTIAN

Ouan ben, non.

Ça adonne pas, I guess.


BOB

En tout cas, à

partir d'aujourd'hui,

tu peux dire que t'en a deux.


CHRISTIAN sourit. MAUREEN arrive à la table.


MAUREEN

Christian?

(S'adressant à BOB)

Euh 'scuse.

(S'adressant à CHRISTIAN)

Mike, il vient de m'appeler

pis que c'est qui vient

de se passer à l'aréna?


CHRISTIAN

Ah ça, ben, justement, Maureen,

je voulais t'en parler euh ...


On se retrouve avec NADINE et GORDIE dans leur cuisine.


NADINE

... pis Polo t'as cru?


GORDIE

Il avait pas le choix,

mais connaissant Polo,

il doit avoir des gros doutes.


NADINE

T'as bien fait d'avertir Cummings.


GORDIE

Ouan. C'est vrai que ça m'a fait

perdre un gros contrat, mais ...

Anyways, Cummings pis moi

on s'est entendu pour staller

Polo jusqu'à tant qu'on

aille au fond de l'histoire.


NADINE

J'ai parlé avec un des gars

du syndicat aujourd'hui.


GORDIE

Pis?


NADINE

Il est venu ramasser

son fils à l'école.

Les affaires s'améliorent pas.

Le syndicat a fait

une concession pis

la multinationale a dit

que c'était pas assez.

C'est comme s'il y a rien qu'on

peut faire pour les satisfaire.


GORDIE

Ça, Dine, c'est peut-être

parce qu'ils veulent

pas être satisfaits.

Il y a négocier dur,

pis il y a négocier pour

pas que ça aboutisse.


NADINE

Mais là, qu'est-ce

que ça leur donne?


GORDIE

Fouille moi, Dine, mais

... je pense il est temps

qu'on fasse de quoi.


NADINE

Comme appeler les journaux?

(Tendant le téléphone à GORDIE)

T'en connais-tu, un

journaliste, toi?


GORDIE

J'en connais un.


De retour chez O'Malley's où MAUREEN discute avec MIKE, CHRISTIAN et JULIE.


MAUREEN

... quand Christian m'a dit

ce qui s'était passé dans le

vestiaire, ben, j'avais peur que

tu t'ailles battu avec McNeil.


MIKE

Non, non, on s'est pas battu.

Mais, j'y ai parlé

dans face, par exemple.

J'y ai laissé savoir que

j'étais pas content, c'est tout.

Mais là là...


JULIE

(S'adressant à CHRISTIAN)

Qu'est-ce que t'avais d'affaires

À lui parler de ça, toi, han?

C'était supposé

rester entre nous deux.


CHRISTIAN

Ben!


MAUREEN

Je pourrais te dire

la même chose, Ju.

C'était supposé de rester

entre nous deux, ça.


MIKE

Mais là là...


CHRISTIAN

Pis euh, moi aussi j'avais

le droit de le savoir.

Ça concerne le fan-club.


MAUREEN

Mais, comment ça, le fan-club?

C'était ma puck à moi.


JULIE

Haye, c'est moi qui l'a

pogné à la volée, ça fait que ...


MIKE

OK, OK, calmez-vous.

Ce que je veux savoir,

mon p'tit loup,

c'est pourquoi tu

m'as pas dit ça avant.


MAUREEN

Ben, j'avais peur que tu

te fâches pis que ça fasse

de la chicane dans l'équipe.

Ben, pour en faire de la chicane,

ça en fait de la chicane.

Mêlez-vous plus de ça.

C'est une affaire d'équipe astheure

pis on va régler ça en équipe.


JULIE

Mais, allez-vous pouvoir

régler ça avant mon émission?


MIKE

Je vais voir ce que je peux faire.


JULIE

C'est tout de ma faute.

Je suis allée trop loin.

Il faut ben que je me

rende à l'évidence, han.

Je suis obsédée.

Je suis obsédée

par Dave McNeil.


CHRISTIAN

Viens pas me dire

que tu viens juste

de t'apercevoir de ça, Lachance?


MAUREEN

Haye, laisse-la donc faire, toi.

Tu vois pas que ça lui

fait du bien d'admettre ça?


JULIE

Il a raison, Maureen.

J'ai toujours été obsédée.


CHRISTIAN

Bon. Qu'est-ce que je disais?


De retour avec NADINE et GORDIE. GORDIE parle au téléphone.


GORDIE

Bertrand Pelletier,

s'il vous plaît.

Oui, c'est ça, merci.

Bertrand?

Gordie Turcotte.

Ça va?

(Riant)

Oui. Non, non, je vous

appelle pas pour vous dire

que je vais relancer

ma carrière, là.

J'ai peut-être une

petite histoire

qui pourrait t'intéresser.


On se retrouve au studio de radio avec JULIE et MIKE.


JULIE

Bonjour et bienvenue à

notre émission d'aujourd'hui

où on continue à rencontrer nos

joueurs préférés des Radiateurs.

Et cette semaine, c'est au

tour de Mike Animal Racette.

Salut Mike.


MIKE

Salut Julie.


JULIE

Haye Mike, dis-moi, comment

t'as obtenu ton sobriquet?


MIKE

Sobriquet?


JULIE

Ben euh, Animal.

Ça vient d'où, ça?


MIKE

Ah ah, ça.

Umm, c'est une longue histoire.


JULIE

Ah oui? Ah ben, c'est correct

han, on a le temps.


Générique de fermeture

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