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Les bleus de Ramville

A story focusing on the members of the local semi-professional hockey league team's fan club. Although presenting very different personalities and interests, the four most active members of the club all share one passion - hockey. Particularly the hockey played by their team, the Dufresne Radiators. Owned by Polo Dufresne, an influential but slightly shady businessman, the Radiators' team is one of the most important elements of Ramville's cultural and social life. Especially since the mill, ...

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The Coach

Gordie is now temporary coach for the Radiateurs, and tries to bring back peace within the team. Julie meets a young man, but what follows is unexpected. Nadine changes her mind about Gordie`s status.



Production year: 2010

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


MIKE et MAUREEN sont dans leur salon. MIKE est assis sur un sofa, l'air pensif. MAUREEN l'approche.


MAUREEN

Qu'est-ce qu'il y a, mon gros loup?

Le café est pas assez fort?

Ben, pourtant je ...


MAUREEN prend une gorgée.


MIKE

Non, non, il est ben bon.

Comme je l'aime.


MAUREEN s'assoit aux côtés de MIKE et l'enlace.


MAUREEN

Haye. T'es pas inquiet, toujours?

Ben Gordie, il sait ce qu'il fait.


MIKE

Ah pour ça, Gordie,

j'y fais ben confiance.

Il comprend c'est

quoi être coach, lui.

Non, non, c'est juste que ...

ça me tente pas

d'aller rencontrer McNeil.


MAUREEN

Oui, mais il faut

ben que tu le fasses.

Tu peux pas recommencer à

jouer sans que vous ayez

réglé vos affaires.


MIKE

Non, je le sais que

si on veut gagner,

il faut enterrer

la hache de guerre.

Bon. Moi, je veux bien, mais McNeil,

je sais pas si je peux

lui faire confiance.


MAUREEN

Ben, ça, tu le sauras

pas avant que vous ayez

eu votre réunion avec Gord.


MIKE

De toute façon,

McNeil a pas le choix

que de se tenir tranquille.

Avec la manière

qu'on s'est fait planter

À la dernière game.


MAUREEN

Ah. Haye.

Neuf à deux ... par les

Pencil Pushers en plus.


MIKE

Pis Murray qui s'est

fait mettre à la porte.

Je te jure qu'il reste plus

grand monde dans le vestiaire

qui est prêt à suivre McNeil.


On se retrouve avec POLO qui discute avec GORDIE dans son bureau.


POLO

Ah, j'ai appelé un peu partout, mais

les meilleurs sont déjà

pris pis, ceux qui restent,

c'est un gamble.


GORDIE

Il doit ben y avoir

un coach quelque part.


POLO

Ben, tu veux pas prendre

l'équipe à temps plein, Gordie?

Les gars te respectent.

Ils sont prêts à te suivre.


GORDIE

C'est pas l'envie qui manque, Polo.

Nadine a ben de la misère avec ça.

Pis dans le fond, elle a un peu raison.

J'en ai déjà trop, Polo.

Avec mon commerce, deux

préados à la maison ...


POLO

Maudit Murray.


GORDIE

On n'avait pas le choix, Polo.

Il a des gros problèmes

pis c'était l'équipe

qui payait pour.


POLO

Je le sais, mais

qu'est-ce que tu veux?

C'est un vieux chum.

Le mettre à la porte de même,

ben, ça me fait quelque chose.

Ah, c'est comme t'as dis,

on n'a pas eu le choix.

Il nous a poussés à bout.


GORDIE

Tu lui as-tu parlé depuis?


POLO

Non. J'ai parlé à

sa femme, par exemple.

Il est monté au chalet.


GORDIE

J'espère qu'il

fera pas de folies.


POLO

Pour moi, il est allé en

virer une bonne au lac pis il

reviendra pas avant que toutes

ses bouteilles soient vides.


GORDIE

En tout cas, quand tu le

verras, tu me feras signe.

J'aimerais ça lui parler.


POLO

(Propos en anglais)

Sure.


GORDIE

On va tout arranger ça, Polo.

Han? On a trop une bonne

équipe cette année pour pas

se rendre jusqu'au bout.


POLO

Vous parlez comme un

vrai coach, Gordie.

Si t'as veux

l'équipe, est à toi!

Penses-y.


On se retrouve dans une boutique avec JULIE qui essaie des vêtements avec sa mère. JULIE est dans une cabine.


LA MÈRE DE JULIE

Coudonc, elle est-tu trop petite?

Tu m'as pourtant dit que

t'avais perdu du poids.


JULIE

Non, non, là. Ça s'en vient.

J'ai juste de la

misère avec les agrafes.


LA MÈRE DE JULIE

Bon, ben ça fait trop longtemps

que t'as pas porté une robe, ça.

T'as plus l'habitude.

Sors, je vais t'arranger ça.


JULIE sort vêtue d'une robe noire.


LA MÈRE DE JULIE

Oh, oh, oh, c'est ben beau.

Haye, ça fait longtemps que

je t'ai pas vu belle de même.

Oh, il va te trouver

à son goût, c'est sûr.

Maman, fait pas une

histoire avec ça, là, han.

J'ai accepté d'aller

au mariage avec lui,

mais c'est mon cousin

Stéphane qui se marie.

Pas moi.


LA MÈRE DE JULIE

Je le sais, je le sais, je le sais.

Ben, c'est juste que

c'est pas tous les jours

que t'as une date avec un gars.

D'ailleurs, je me demande encore

comment ça se fait que t'as dit oui.


JULIE

Ben, ça as-tu de l'importance?

Je veux dire, j'ai le

droit de vouloir ouvrir

mes horizons, han.

Il y a plus qu'un

homme sur la Terre.


LA MÈRE DE JULIE

J'espère que tu viens pas

juste de t'en rendre compte?


JULIE

Maman!


LA MÈRE DE JULIE

Oh, je veux juste que

tu sois fine avec pis

que tu penses plus loin

que le bout de ton nez.

Georgette m'a dit que

son gars avait l'air à,

comment je te dirais ça, là.

Il a l'air prêt à se caser.


JULIE

Ah ouin?


LA MÈRE DE JULIE

Écoute, il est

encore au études, là,

mais quand il va sortir,

ingénieur, grosse job.


JULIE

Quels noms tu veux qu'on

donne à tes petits enfants?


LA MÈRE DE JULIE

(Faussement offusquée)

Oh!


Dans le vestiaire des Radiateurs, GORDIE s'entretient avec MIKE et MCNEIL.


GORDIE

Ça fait que on s'entend, les gars?

On est des Radiateurs.

Ça veut encore dire quelque

chose dans cette ville icitte,

surtout par les

temps qui courent.

Comme une maudite belle

gang cette année, han.

Si on veut, pis si on met l'effort,

la coupe est à nous

autres, mais on n'est pas

pour laisser des histoires

personnelles se mettre entre

nous autres pis nos rêves.


MCNEIL

Ouan, t'as raison coach.

Tu sais, dans le fond,

tout ce qui s'est passé,

c'était pas mal niaiseux.


MIKE

En tout cas, ça aurait jamais

dû se retrouver sur la glace.


GORDIE

Écoute les gars, je veux

jamais que vous oubliiez que

vous êtes des

piliers dans l'équipe.

Dave, je le sais que des fois

avoir le C sur ton chandail,

ça peut être dur à

porter, mais c'est pour ça

que les joueurs

t'ont nommé capitaine.

C'est parce que t'es

capable de faire la job.

Pis toi, Mike, Mike, tous

les joueurs dans le vestiaire,

ils savent que t'es prêt à

aller à la guerre pour eux

autres, n'importe quand.

Ça fait que je compte

sur vous deux, là, OK?

Je compte sur vous deux

pour faire oublier la mauvaise

passe qu'on vient de

traverser pis recommencer

à faire ce qu'on fait de

mieux : jouer au hockey.


MCNEIL

(Propos en anglais)

Damn right.


MIKE

T'as ben raison, coach.


GORDIE

(Propos en anglais)

Good.

(Propos en français)

On se revoit à la pratique.


GORDIE sort du vestiaire.


MCNEIL

Ça fait que on se serre la main pis

on met tout ça derrière nous?


MIKE

Juste une affaire, par exemple.

Je te trouve ben willing.

T'as dit oui à tout

ce que Gordie t'as dit,

pis quasiment avec le

sourire, à part de ça.

Pourtant, toi pis Gordie, han.


MCNEIL

Regarde ben Mike, ce que

je pense de Gord comme gars,

ça a pas d'importance.

Il peut être le pire

imbécile sur la planète,

mais si il nous fait gagner,

moi je suis prêt à le suivre.


MIKE

Ça fait que, tu

lui fais confiance?


MCNEIL

Pas toi? Il sait ce qu'il fait pis

les gars sont prêts à le backer.

Qu'est-ce que t'as

besoin de plus, Mike?


MIKE

Rien. T'as ben raison.

Ça fait que, on oublie

ça pis on se remet

à gagner des games de hockey?

Hmm?


MIKE et MCNEIL se serrent la main.


MCNEIL

C'est tout ce qui compte.


MIKE

(Propos en anglais)

Good.


Dans la loge du fan-club, JULIE, MAUREEN et CHRISTIAN font du rangement.


CHRISTIAN

Ça fait que t'as une date, là.

Une vraie, avec un

vrai gars pis tout, là?


MAUREEN

Ben, c'est pas une date, là.

Elle accompagne un gars

au mariage de son cousin.


JULIE

Ça pourrait être une date

s'il y avait des suites

ou quelque chose.


CHRISTIAN

Des suites?

C'est qui ce gars-là là?

Tu veux-tu commencer

à sortir avec, là?

C'est tu ça l'affaire?


JULIE

Haye, c'est compliqué.

Je veux dire, il est pas en ville,

il est à Ottawa, à l'Université.


MAUREEN

Ah, pis? Ottawa, c'est

pas si loin que ça, han.

Si le gars en vaut la peine ...


CHRISTIAN

Pas loin tant que tu voudras, man.

Sortir avec un gars de là-bas, là,

ça peut finir pas te

coûter pas mal cher de gaz.

Il est mieux d'en

valoir la peine.


JULIE

Je le sais pas encore.

Je l'ai pas encore rencontré.

C'est le fils d'une amie de ma mère.


CHRISTIAN

Tu t'en vas à un

mariage avec un gars

que t'as jamais rencontré?

Ben, on va se voir avant, là.

Je m'en va prendre un

café avec cet après-midi.


MAUREEN

Han? Ah, viens le

prendre au restaurant, Ju!


JULIE

Non.


MAUREEN

Oui, oui. Viens le

prendre au restaurant,

je veux le rencontrer, moi.


JULIE

Mau...


CHRISTIAN

Tu peux la truster, man.

Si le gars a de l'allure,

là, elle va être fine avec,

pis si c'est un loser, elle

va s'en débarrasser pour toi.


JULIE

OK, bon. Je veux que ça

devienne une grosse affaire, là.

Je m'en vas juste rencontrer

un gars pour un café, hmm.


CHRISTIAN

Pis, pour un mariage.


MAUREEN fredonne La Marche nuptiale.


Sur la patinoire, GORDIE parle aux joueurs agenouillés.


GORDIE

OK les gars, tout

le monde joue bien.

Je suis ben content,

ben satisfait, mais il y a encore

une couple de lacunes,

surtout sur le power play.

Les deux contre

un, guys, c'est pas...


GORDIE aperçoit BERTRAND, son ami journaliste, près de la patinoire.


GORDIE

Les gars. Une couple de drills,

les deux contre un, les gars.

Vous êtes prêts?

Je vous reviens. Lets go!


GORDIE rejoint BERTRAND.


BERTRAND

Ça te va bien.


GORDIE

Quoi?


BERTRAND

Le sifflet pis tout.

On dirait que t'as

été coach toute ta vie.


GORDIE

Disons que l'équipe avait juste

besoin d'un petit coup de main.


BERTRAND

C'est pas ça que j'ai entendu.

Apparemment vous

avez clairé Murray

pis c'est toi qui le remplaces.


GORDIE

Temporairement.


BERTRAND

Pourquoi temporairement?

D'après ce qu'on dit, tu

serais parfait pour la job.


GORDIE

C'est une longue histoire.

Disons que j'aimerais ben ça,

mais ma femme voit

pas ça de la même façon.


BERTRAND

Ah...


GORDIE

Quand est-ce que

t'es arrivé en ville?


BERTRAND

Tantôt. Je repars à soir.


GORDIE

(Vers la patinoire)

Lets go, les gars!


BERTRAND

Ouan. Je te dis que ton

Blondin est hot.

Je regardais ses stats pis,

il est au top de la Ligue.

Ça m'étonnerait qu'il

moisisse ici ben longtemps.


GORDIE

Coudonc, Bertrand, es-tu

venu ici faire un article

sur les Radiateurs

ou sur la Mills?


BERTRAND

Inquiète-toi pas.

Je suis venu pour la Mills.

Je rencontre le gars

du syndicat tantôt.


GORDIE

On est toujours bons pour

aller luncher à la maison?


BERTRAND

Sûr. Je vous mettrai au

courant du dossier.

En tout cas, si vous avez des

problèmes dans le vestiaire,

ça paraît pas trop.


GORDIE retourne auprès des joueurs.


GORDIE

OK, lets go les gars!

On commence du début!


Dans la loge du fan-club, CHRISTIAN et MAUREEN discutent.


CHRISTIAN

Ah, je suis tanné, man

J'ai un ben mauvais feeling.


MAUREEN

Ben, là. Ça fait rien

qu'une couple de jours

que t'as fait tes entrevues.

Donne-leur une chance.


CHRISTIAN

Pour moi ils me

prendront pas, c'est tout.


MAUREEN

Arrête donc de te

descendre de même.

Han? Je suis sûr qu'ils

vont te prendre.

Après tout, ils

doivent avoir besoin

de toutes sortes de monde.


CHRISTIAN

C'est-tu supposé

être un compliment ça?


MCNEIL entre dans la pièce.


CHRISTIAN

Ah, qu'est-ce qu'il

fait icitte, lui?


MCNEIL

Haye, Mau, on peut-tu

se parler deux secondes?


MAUREEN

Umm, ouan.


MCNEIL

Tout seul, je veux dire.


CHRISTIAN

OK, OK. J'ai compris, man.

Pas besoin de me faire un dessin.


CHRISTIAN s'éloigne.


MAUREEN

Qu'est-ce que c'est tu veux?


MCNEIL

J'imagine que t'as remarqué

que les affaires ont été

un peu dures pour

l'équipe récemment.


MAUREEN

Oui.


MCNEIL

Anyways, je voulais juste te

dire que j'ai fait la paix avec

Mike à matin pis, j'aimerais

ça faire la paix avec toi aussi.


MAUREEN

Ah.


MCNEIL

Je suis venu m'excuser, OK.

J'ai fait des affaires

pis j'ai dit des affaires

à ben du monde

que j'aurais pas dû.


MAUREEN

Oui.


MCNEIL

Ça fait que, j'essaye d'arranger

les affaires comme je peux.

Tu sais la puck que

je t'ai pris, là? Veux-tu la ravoir?


MCNEIL tend la rondelle à MAUREEN.


MAUREEN

Euh, ben, écoute Dave,

t'es ben fin pis,

je suis contente que toi pis

Mike, vous avez fait la paix.


MCNEIL

Si on veux gagner, il faut

se tenir ensemble, han.


MAUREEN

J'espère que t'as pensé à

t'excuser à Julie aussi?


MCNEIL

Julie? Pourquoi je ferais ça?

J'ai pas à m'excuser, c'est

elle pis son show à la radio.


MAUREEN

OK, OK, on reviendra

pas là-dessus, là.

Tout ce que je te dis,

c'est que si tu veux vraiment

rétablir les ponts,

ben, tu devrais le faire

avec elle aussi.


MCNEIL

Je comprends.

Je vas voir ce que

je peux faire, OK.


MAUREEN

Pis, pour la puck, ben, garde là.

C'est ton hat trick après tout.


MCNEIL

T'es sûre?


MAUREEN

Oui.


MCNEIL

Merci. Ça fait que, on est good?

C'est bon entre nous autres, là?


MAUREEN

C'est bon.


MCNEIL

(Propos en anglais et en français)

Cool.

Ok, ben, euh, that's it then.


Dans leur cuisine, GORDIE et NADINE s'entretiennent avec BERTRAND.


NADINE

Ben là, ça a pas de bon sens.

C'est ça que la les acheteurs

seraient en train de faire?


BERTRAND

C'est une tactique, ça, qui

est vieille comme le monde.

Tu laisses croire que

t'es intéressé à acheter

une compagnie pour faire

baisser le prix de celle

que tu veux vraiment avoir.


GORDIE

Ça fait que la

multinationale aurait jamais

eu l'intention d'acheter la Mills?


BERTRAND

D'après ce qu'on aurait

appris, ils auraient l'oeil

sur une usine en

Amérique du Sud.

En tout cas, c'est

ce qui transparaît.

Il nous reste juste quelques

affaires à vérifier avant

de tout pouvoir confirmer.


GORDIE

Maudits écoeurants.


NADINE

Là, il y a rien

qu'on peut faire?


BERTRAND

Il faut seulement attendre

qu'on ait fini notre enquête,

pis ça devrait pas tarder.


NADINE

J'en reviens pas.

Tu sais là, Gordon,

quand je te disais là,

qu'il y a plus

d'avenir à Ramville.


GORDIE

Haye Bertrand, si tu pouvais,

irais-tu fouiller un peu

du côté de Polo Dufresne?

J'ai l'impression qu'il

a toujours su plus que,

que tout le monde.

Je le sais pas, mais je

pense que ça vaudrait le coût.


BERTRAND

Dufresne, han?

Sûr.


Le cellulaire de GORDIE sonne.


GORDIE

Excuse moi.

En parlant du diable.


GORDIE répond.


GORDIE

Polo?

... Oui, OK.

Oui, c'est ça. J'arrive.

Bye.

Je dois aller à l'aréna.


NADINE

Ça va? Oui, oui. C'est ...

Il faut que parle à Murray.

Ça peut pas vraiment attendre.


BERTRAND

En tout cas Gordie,

je t'en dois une.

C'est un maudit bon scoop

que tu nous as refilé.

Pis en plus, je suis

revenu dans les bonnes grâces

de mon journal.


GORDIE

Pas de problèmes.

Tu passeras par le

bureau avant de repartir.


BERTRAND

Sans faute.


GORDIE

Il faut que j'y aille.

Je serai pas long.


GORDIE embrasse NADINE.


NADINE

OK. Bye.


GORDIE

Salut.


BERTRAND

Bye.


NADINE

(S'adressant à BERTRAND)

Café?


Dans une salle de bain public, MAUREEN maquille JULIE.


MAUREEN

Bon.


JULIE

Ah, merci Mau de me donner

un coup de main avec ça.

Haye, ça fait tellement

longtemps que j'ai pas fait ça.


MAUREEN

Je comprends.


MAUREEN tend un brillant à lèvre à JULIE.


MAUREEN

Ah, regarde.

Ça, c'est plus ta couleur.


JULIE

Ouin, c'est vrai

que c'est beau.


MAUREEN

Ah, tu devineras jamais qu'est-ce

qu'il m'est arrivé tantôt.


JULIE

Quoi?


MAUREEN

McNeil est venu me voir.


JULIE

McNeil?

Mais, qu'est-ce qu'il voulait?


MAUREEN

Il voulait s'excuser.


JULIE

Han?


MAUREEN

Il a rencontré Mike à matin

pis ils ont fait la paix.

Pis pour quelque raison,

ben, j'ai l'impression

qu'il s'est senti obligé

de s'excuser à moi aussi.


JULIE

Ouan, mais, après

tout ce qu'il a fait,

là, c'est bien la

moindre des choses, han.


MAUREEN

Je savais pas comment réagir.

Je me demandais s'il était

sincère ou s'il était pas

en train de jouer

une autre de ses games.


JULIE

Ouan, ben qu'il vienne

pas s'essayer avec moi.


MAUREEN

Ouan mais, s'il était

vraiment sincère? Hmm?

S'il veut vraiment faire

la paix avec tout le monde?


JULIE

McNeil pis les excuses, là ...


MAUREEN

Quand même, tu sais jamais.

Dave il peut être correct, tu sais.


JULIE

Ouan, mois aussi je pensais ça,

pis regarde où ça m'a menée.


MAUREEN regarde JULIE intensément.


MAUREEN

Haye, t'es hot.


JULIE (Riant)

J'ai une date!


Dans sa cuisine, NADINE discute avec BERTRAND.


BERTRAND

Dis donc Nadine, je peux-tu

te poser une question peut-être

un peu indiscrète?


NADINE

Ah. Tu peux toujours essayer.


BERTRAND

Tantôt là, quand t'as

dit à Gordie que tu pensais

qu'il y avait plus d'avenir

à Ramville, étais-tu sérieuse?


NADINE

Ben oui. Regarde où est-ce

qu'on est rendus, là,

où est-ce que la ville est rendue.


BERTRAND

Mais quand même, là, mis à part

ce qui se passe avec la Mills,

c'est agréable ici, non?


NADINE

Oui, mais il me semble qu'il y

a d'autres choses dans la vie.

Regarde Gordon.

Il a tellement de potentiel, là.

Mais, d'ailleurs, c'est

pour ça que je t'avais demandé

de lui donner un coup de main

pour qu'il se trouve une job

dans le hockey professionnel.


BERTRAND

Oui, je m'en rappelle,

pis j'y ai repensé.

Pis, je me suis demandé,

qu'est-ce qui

faudrait que Gordie fasse?

Ben, il faudrait qu'il

soit impliqué directement

dans le hockey, qu'il se

trouve une fonction officielle

avec un club.

Comme ça, il serait

dans la machine,

pis il se retrouverait

sur le radar de quelqu'un.


NADINE

Un fonction officielle.

Mais il est déjà

copropriétaire des Radiateurs.


BERTRAND

Oui, mais là, je parle de up front,

là, quelque chose de visible.


NADINE

Ah. Comme coach, tu veux dire?


BERTRAND

Genre.

Regarde, mettons que les

Radiateurs gagnaient la coupe,

pis c'était clair que

c'est à cause de lui, ben,

ces affaires-là, ça se sait.

Pis, du moment que t'es

remarqué par un scout,

après ça, tout est possible.


NADINE

Ouan, intéressant.


On se retrouve avec JACK qui emballe ses effets personnels dans son bureau de l'aréna. GORDIE arrive dans le cadre de porte.


GORDIE

Salut Jack.

Comment ça va?


JACK

Comment c'est que

tu veux que ça aille?


GORDIE

Regarde bien, Jack,

je sais que tout ça,

c'est ben difficile

à prendre, là,

mais j'espère que tu

comprends, c'est pas personnel.


JACK

Ouan, je le sais.

Vous avez une équipe de hockey

à runner pis quand ça va mal,

ben, c'est toujours le coach

qui est le premier à partir.


GORDIE

Ouan.

Tu nous a pas laissé

ben ben le choix.


JACK

Sais-tu combien d'années que

j'ai donné à cette équipe-là?


GORDIE

Ouan, je le sais.


JACK (Furieux)

Non, tu le sais pas!

Les nuits passées à pas dormir

parce que mes trios marchaient

pas, jamais capable d'avoir

les joueurs que je voulais.

J'y ai laissé un

bout de ma santé

pis quasiment mon mariage!

Ça fait que quand tu

dis que tu le sais ...


GORDIE

OK.

Mais tu l'as dit toi-même,

on a une équipe à runner, là,

pis t'avais perdu ton vestiaire.


JACK

Maudit McNeil!

... pis son égo.


GORDIE

C'est vrai, mais tu sais

comme moi que c'est son égo

qui le drive.

Sans ça, il serait pas aussi bon.


JACK

Fais attention de pas

trop mettre Blondin

sur un piédestal.

Fais comme si McNeil était

encore la vedette de l'équipe,

pis tu vas être correct.


GORDIE

Merci pour le conseil.


JACK

Ouan, pis assure-toi

que Racette est toujours

ben tight avec lui.

McNeil a toujours eu besoin

de protection sur la glace.


GORDIE

Je note ça.


JACK

Pis une autre affaire :

en désavantage numérique,

assure-toi que le p'tit

Houle se mette pas à courir

après la puck, il faut

toujours jouer l'homme.


GORDIE

Ok. Il y as-tu autre chose?


Chez O'Malley's, JULIE discute avec CHRISTIAN qui travaille.


CHRISTIAN

Ça fait que comment

est-ce que vous allez faire

pour vous reconnaître, là?

Avez-vous un code secret,

là, ou quelque chose?


JULIE

Ben non, niaiseux.

J'ai vu sa photo sur Facebook.


CHRISTIAN

Pis?


JULIE

Pis quoi?


CHRISTIAN

Ben, pis? Il est-tu

beau? Il est-tu laid?

Il as--tu des yeux croches?

Est-ce qu'il lui

manque des dents?


JULIE

Arrête donc de m'énerver, là!


CHRISTIAN

Ah, c'est lui!


JULIE se retourne et voit un homme âgé.


JULIE

Christian Guérette!

Pourquoi j'ai pas le droit de sortir

avec un gars pour un café,

comme tout le monde, là?


CHRISTIAN

Ah, c'est lui.


JULIE

Haye, qu'est-ce que

je viens de dire?


CHRISTIAN

Non, non, mais là

là, c'est lui, là.

C'est sûr.


Un homme arrive derrière JULIE avec un bouquet de fleurs.


JULIE

Bon, ça suffit là, Christian.


MARIO

Julie?


JULIE

Mario!


CHRISTIAN

Bon, qu'est-ce que je disais?


JULIE

Ah, wow! Merci!

Ben, viens t'asseoir, han.


CHRISTIAN

Bon ben, je vais

y aller moi, han.

Je vais vous

envoyer la serveuse.


MARIO

Je suis vraiment

content de te rencontrer.

Je t'ai reconnue tout de suite.

J'ai vu ta photo sur Internet.


JULIE

Ah, le site du fan-club,

j'imagine. Haye, t'aurais pas

dû regarder ça, là,

je pense qu'il y en

a pas une de bonne.


MARIO

Ben, t'es trop dure

avec toi, je trouve.

Est-ce que je peux

t'offrir quelque chose?


MAUREEN arrive derrière MARIO.


MAUREEN

Un café peut-être, ou quelque

chose d'un peu plus fort?


JULIE

Euh, bon. Mario, je te présente

mon amie Maureen.

Elle travaille ici

pis comme tu vois,

elle est vite sur le piton, han.


MARIO

Je vais prendre un

café, s'il te plaît.


JULIE

Euh, moi aussi.


JULIE lance un regard entendu vers MAUREEN.


À l'aréna, JACK porte sa boîte jusque vers la sortie de l'aréna. Il est accompagné de POLO.


JACK

Je suis à bout, Polo.

Le stress, tu sais.


POLO

Ouais.

Le stress, c'est murder.


JACK

En tout cas, on a eu

des bonnes années.


POLO

Ben, parle pas comme ça,

comme si on allait

jamais plus se revoir.

Va prendre un break, là.

Quand ça va aller mieux,

on va se reparler.


JACK

En tout cas, je

pense que être coach,

je suis mieux de mettre

ça en arrière de moi.


POLO

Pense pas à ça tout de suite.

Va te reposer, Jack.

Pis, si on fait les playoffs,

c'est pas dit que Gordie,

il voudra pas que tu

reviennes pour lui donner

un coup de main, là, han.


JACK

Merci pour tout.


De retour chez O'Malley's.


JULIE

Ben, Ottawa, je suis quand même

allée là assez souvent, ben,

pour voir des games, surtout.

C'est une belle ville.

J'ai beaucoup aimé ça.


MARIO

C'est le fun, mais

je sors pas beaucoup.

J'ai tellement de cours,

pis avec mes travaux en plus.


JULIE

Ben peut être que la prochaine

fois que je descends à Ottawa,

on pourrait aller voir une

game des Sénateurs ensemble?


MARIO

Bonne idée.


MCNEIL s'approche de la table.


MCNEIL

Salut Julie. Ça va?


MARIO

Dave McNeil! Le

capitaine des Radiateurs!

Haye, j'habite à

Ottawa, mais tu sais,

je suis un gars

de Ramville, han.

Qui s'est qui connaît pas

le capitaine des Radiateurs.

Dave McNeil, puis-je vous

inviter à notre table?


MARIO serre la main de MCNEIL.


MCNEIL

Ben, oui. Pourquoi pas?

Ça te dérange pas Julie?

Non?


MCNEIL salue MAUREEN au loin et s'assoit.


MARIO

Comme ça, vous vous

connaissez bien vous deux?


MCNEIL

Moi pis Julie? Ah oui.

On peut dire que, on a

vécu des affaires ensemble,

surtout récemment.


JULIE

On peut dire ça, oui.


MCNEIL

Ouan, il s'est passé

ben des affaires, mais ...

Mais, on est cool ensemble là.

Han?


MCNEIL passe son bras derrière le dos de JULIE qui affiche un malaise.


JULIE

Euh, oui.


On se retrouve plus tard, chez JULIE qui discute avec sa mère.


LA MÈRE DE JULIE

Ben, que c'est qui s'est passé?

Georgette m'a appelé pour me

dire que Mario s'était trouvé

quelqu'un d'autre

pour aller au mariage.

Il a dit que vous vous étiez

rencontrés pis qu'à un moment

donné il y a un autre gars

qui s'est joint à vous autres.

Pis à partir de ce

moment-là, tout a changé.

Il a dit que c'était tellement

évident que t'étais en amour

avec l'autre gars

qu'à un moment donné,

il s'est senti de trop pis il est parti.

Mais, que c'est que je suis

sensé dire à Georgette, moi là?

C'est-tu vrai que t'es en

amour avec un autre gars?

T'es en amour par-dessus

la tête avec un homme

pis tu l'as même

pas dit à ta mère!


JULIE

Maman, arrête de soupirer, OK.


On se retrouve dans le stationnement du commerce de GORDIE qui discute avec BERTRAND.


GORDIE

Ben, bonne route, pis merci.


BERTRAND

C'est beau.

Ah, pis pour ce qui est de

l'affaire de Polo Dufresne,

j'en ai parlé avec un de

nos gars au journal tantôt,

son nom apparaît ici et là.

On va fouiller ça.


GORDIE

Parfait. Merci encore. On

apprécie ce que tu fais.

Tu comprends pour

nous autres, la Mills...


BERTRAND

Remercie-moi pas.

Je te l'ai dit.

C'est moi qui t'en dois une.

En passant, tu devrais

parler à Nadine.

Tu lui parleras de

votre avenir à Ramville.


GORDIE

Comment ça?


BERTRAND

Fais juste lui parler, OK?

Salut.


GORDIE

(Intrigué)

Salut.


On se retrouve chez MAUREEN qui parle au téléphone.


MAUREEN

Ben là, Ju.

Ben, calme-toi.

C'est pas la fin du monde, là.

... Ah.

Oui.

Pauvre pitoune.

Veux-tu que j'aille chez vous?

... OK, oui.

J'arrive.

... Bye.


MIKE

(Entrant dans la pièce)

En tout cas mon p'tit

loup, je pensais à ça là,

je pense qu'on peut

recommencer a être optimiste.

Avec Gordie comme coach pis

McNeil qui a l'air à vouloir

que les affaires marchent ...


MAUREEN

Maudit McNeil à marde.


MIKE

Que c'est qu'il y a, là?

Où c'est que tu t'en vas?


MAUREEN

Il veut peut-être que

les affaires marchent,

mais il s'y prend mal

en maudit, par exemple.


MIKE

Han?


MAUREEN

Ben, laisse faire.

C'est Ju, pis ...

c'est compliqué.

Attends-moi pas

pour souper, OK.


MAUREEN part.


MIKE

Han? Ben, en tout cas, j'allais

essayer une nouvelle recette

de tortellinis aux épinards,

moi là là, mais, en tout cas.


On se retrouve chez GORDIE et NADINE.


NADINE

Pis, t'as-tu eu la chance de

parler avec Murray finalement?


GORDIE

Oui, je pense que les affaires

vont finir par se tasser.

Il m'a avoué qu'il était

ben excité que c'était moi

qui le remplace, temporairement.


NADINE

Temporairement.

Tu sais, Gordon, j'y

ai pensé, pis je serais

peut-être prête à reconsidérer.


GORDIE

Reconsidérer quoi?


NADINE

Ben, le fait que tu

sois le coach, temporaire.


GORDIE

Sérieuse?


NADINE

Ben, si jamais Polo

voulait que tu fasses la job,

à temps plein, ben,

tu serais peut-être

pas une mauvaise idée.


GORDIE

Je sais pas qu'est-ce qui

t'a fait changer d'idée,

mais je te promets que si

jamais ça revient sur le tapis,

je vais le considérer

très très sérieusement.


NADINE

Tu lui as déjà parlé, han?


GORDIE

Oui.


Générique de fermeture

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