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Les bleus de Ramville

A story focusing on the members of the local semi-professional hockey league team's fan club. Although presenting very different personalities and interests, the four most active members of the club all share one passion - hockey. Particularly the hockey played by their team, the Dufresne Radiators. Owned by Polo Dufresne, an influential but slightly shady businessman, the Radiators' team is one of the most important elements of Ramville's cultural and social life. Especially since the mill, ...

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Opening Ceremony

Julie is named president of the fanclub after Gordie leaves. When Polo refuses to give money for the opening ceremonies, she decides the fanclub still needs to organise something.



Production year: 2013

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


Dans la loge du fan-club, CHRISTIAN, JULIE, MAUREEN et GORDIE portent un toast, coupe de champagne à la main.


TOUS

Au fan-club!


GORDIE

En tout cas, ça va me faire

drôle me lever le matin sachant

que je ne suis plus le président

du fan-club, mais surtout que

j'aurais pas à faire tout

le travail qui vient avec...


CHRISTIAN

Comme signer des chèques?

Ça c'est de la grosse ouvrage.


GORDIE

C'est vrai que j'ai pas fait grand-chose

pour le fan-club ces temps-ci...


CHRISTIAN

Ces temps-ci?


GORDIE

OK, OK.

Peut-être qui était

temps que je parte là.


MAUREEN

Dis pas ça, Gord.

T'est un ben bon président.


GORDIE

Merci, mais coach,

copropriétaire de l'équipe...

Je pense que c'est assez.


JULIE

Ouais, mais oublie pas

que t'es membre honoraire,

tu vas toujours avoir

encore ta place ici.


GORDIE

Merci.


JULIE

J'espère juste que je

vais être à la hauteur.

J'ai des gros souliers à remplir.


CHRISTIAN

Dis pas ça Lachance.

Avec tous tes plans...


GORDIE

Des plans?


JULIE

Ben non. C'est juste

des idées que j'ai eues.


MAUREEN

Pis c'est des bonnes

idées à part ça.

Inquiète-toi pas,

tu laisses la présidence

entre de bonnes mains.


GORDIE

Dans ce cas-là,

peut-être un petit toast

a la nouvelle présidente.


MAUREEN

Oui!


GORDIE

À Julie!


TOUS

À Julie!


Dans son bureau, POLO s'entretient avec JULIE et MAUREEN.


POLO

Un orchestre avec un chanteur?

J'ai-tu ben compris?


JULIE

Oui, pour l'hymne national.


MAUREEN

Ça va être assez beau!


JULIE

On vient de gagner la coupe!

Vous allez être d'accord qu'il

faut faire des cérémonies

d'ouverture qui vont

jeter le monde à terre.


POLO

Avec un orchestre

pis un chanteur?


JULIE

Oui!

Je pense que je peux mettre

la main sur un des chanteurs

les plus hot du Nord.


POLO

Ça va coûter cher, ça.


JULIE

C'est les cérémonies d'ouverture!

Il nous faut un hymne

national qui a du bon sens.


MAUREEN

Pis on vous a-tu dit

qu'on va avoir un beau lunch

pis un gros party dans

notre local après la game?


JULIE

Pis une mascotte!

On connaît quelqu'un qui est

capable de nous faire un costume

de radiateur pour pas trop cher.


POLO

Pis qui c'est qui est

censé payer pour tout ça?


MAUREEN

Ben... C'est un peu pour

ça qu'on est ici...


JULIE

Ça va peut-être coûter un

peu plus cher que d'habitude,

mais ça va en valoir la peine.


POLO

Non.


JULIE

Ben quoi, vous pensez pas

que ça va valoir la peine?


POLO

Ça on le saura jamais.

J'ai pas une cenne

à mettre là-dedans.


MAUREEN

Ben voyons donc,

Monsieur Dufresne...


JULIE

Vous pouvez pas faire ça.

Les Radiateurs sont

reconnus pour leurs

cérémonies d'ouverture!


MAUREEN

Qu'est-ce que le monde va dire?


POLO

Ils diront ben ce qu'ils voudront.

Moi, l'opinion du monde, ça

jamais été important pour moi.

Ce qui important pour

moi, c'est l'argent.

Pis cette année, n'ai pas.


JULIE

Même pas pour payer le party...


POLO

Non.


JULIE

Mais c'est une tradition!


POLO

Les traditions là, c'est

rien que bon quand t'es capable

de te les payer pis

cette année, pas capable.

Il y a-tu d'autres

choses que je peux faire

pour vous aujourd'hui?


Plus tard, JULIE et MAUREEN, énervées, marchent dans un corridor de l'aréna.


MAUREEN

Je comprends que

les temps sont durs

pour tout le monde,

mais quand même...


JULIE

Pas une cenne pour le lunch...

Plus cheap que ça là, tu meurs.


MAUREEN

On est aussi bien de

dire bye bye à toutes

nos cérémonies d'ouverture.


En passant par le hall de l'aréna, JULIE et MAUREEN sont interceptées par LE MAIRE DESJARDINS.


LE MAIRE DESJARDINS

Ah, les jolies filles du fan-club!

Laissez-moi vous présenter

un vieil ami de l'université

qui travaille maintenant

au ministère du Tourisme.

Bertrand Langlois,

deux des membres

du fameux fan-club

des Radiateurs :

Maureen Berton...


MAUREEN

Bonjour.


LE MAIRE DESJARDINS

... Et la nouvelle

présidente, Julie Lachance.


BERTRAND

Enchanté.


JULIE

Ça me fait plaisir.


LE MAIRE DESJARDINS

J'essaye de convaincre

Bertrand d'inclure Ramville

et les Radiateurs dans une

des publicités pour la province

à la télévision!


MAUREEN

À la télévision?!


LE MAIRE DESJARDINS

Oui, ça serait bon pour la ville.

On serait vu partout au pays.


BERTRAND

Même aux États Unis!


LE MAIRE DESJARDINS

Justement je disais à

Bertrand à quel point

le fan-club est dynamique.


JULIE

Est-ce que vous êtes amateur

de hockey, Monsieur Langlois?


BERTRAND

Ah oui.


LE MAIRE DESJARDINS

Certain que c'est un amateur!

Il m'a promis d'assister au

match d'ouverture de la saison.

Tu vas voir, le fan-club est reconnu

pour la qualité de ses événements.

Et puisqu'on vient de gagner la coupe,

je suis sûr qu'ils vont

nous en mettre plein la vue!

Pas vrai, les filles?


JULIE

Vous pouvez compter sur

nous, monsieur le maire!


LE MAIRE DESJARDINS

Viens, on va finir

notre visite de l'aréna.


BERTRAND

Monsieur Langlois, au plaisir.

On va vous accueillir

à bras ouverts!


BERTRAND

Merci bien, bonjour.


BERTRAND et LE MAIRE DESJARDINS s'éloignent.


LE MAIRE DESJARDINS

Par ici Bertrand.

Et voici la patinoire.


MAUREEN

Qu'est-ce qu'on fait?

On a pas une maudite cenne!


JULIE

Maureen Berton, je viens

d'être nommée présidente pis

je laisserai pas Polo

Dufresne ruiner mes cérémonies.

Heille, c'est la réputation du

fan-club, c'est ma réputation!

Je sais quoi faire.


Dans la loge du fan-club, CHRISTIAN, JULIE et MAUREEN sont chacun en conversation téléphonique.


CHRISTIAN

La sorte?

Je le sais-tu moi, des tulipes?

N'importe quoi...


JULIE

... Êtes-vous sûrs que vous

voulez pas pratiquer avant?

C'est parce que le

son dans l'aréna là...

OK, c'est vous autres

qui le savez, j'imagine.

Oubliez pas, soyez

pas en retard.

OK c'est beau, bye.


CHRISTIAN et JULIE raccrochent.


JULIE

Bon ben, on a notre orchestre.


CHRISTIAN

Mais pas de chanteur?


JULIE

Non...

Y'a personne dans leur classe

de musique qui voulait faire ça.

Mais, on a un quatuor, on

va être correct avec ça.


MAUREEN raccroche.


MAUREEN

No way qu'on va pouvoir

se payer un traiteur,

même juste pour des sandwichs.


JULIE

Ben OK... Plan B d'abord.

T'as-tu parlé à Mike?


MAUREEN

Il a dit qu'il allait voir

ce qu'il pouvait faire.


JULIE

OK. Pis pour la coupe?


CHRISTIAN pose une petite table devant JULIE.


CHRISTIAN

Pis? C'est-tu correct ça?

On va pouvoir mettre

la coupe là là,

pis tout le monde va la voir.


JULIE

Mais oui, mais on va-tu

pouvoir mettre les fleurs

ou quelque chose?

Il me semble que

c'est un peu tout nu.


CHRISTIAN

Ben j'ai demandé au fleuriste

pour un don pis ben, non.


MAUREEN

T'sé Ju, je veux pas me plaindre,

mais même si on réussit à

faire quelque chose de pas pire

dans le local, on a quasiment

rien pour les spectateurs.


JULIE

Je le sais, mais

inquiétez-vous pas là.

J'ai plus qu'un

tour dans mon sac.


Dans le hall de l'aréna, MAUREEN distribue des calendriers aux gens.


MAUREEN

Bonjour. Tenez, c'est gratuit!

Gracieuseté du fan-club!

Tiens, il y en a assez

pour tout le monde.

Voilà, calendrier.


UN HOMME

2011?


MAUREEN

On sait que c'est

un vieux calendrier,

mais il reste encore

quelques bons mois dessus.


L'HOMME redonne le calendrier à MAUREEN et part.


MAUREEN

Bon, calendrier, voilà.

C'est gratuit. Pis en plus,

on a plein de surprise

pour vous autres à soir han.


Dans un corridor de l'aréna, JULIE s'entretient avec CHRISTIAN, dans un habit de mascotte de castor. JULIE tient la tête.


JULIE

Heille, t'as pas raison

d'être nerveux là,

il y a personne qui

va te reconnaître.


CHRISTIAN

Ça paraît que c'est pas toi qui

est dans le costume, Lachance!


JULIE

Je l'aurais fait mais le

costume me faisait pas, han.

Pis y faut que je sois dans

le local pendant la partie.


CHRISTIAN

Mais c'est un castor...

Ça a pas rapport

pantoute avec l'équipe.


JULIE

C'est pas grave ça.

Ce qui est important c'est que

tu sois cute, pis drôle...

Ben cute, drôle pis sympathique.

Il faut que tu sois sympathique.


CHRISTIAN

Ouan, ouan, j'avais compris.


JULIE

Ben là... Il faut que tu sois

enthousiaste aussi.


CHRISTIAN

Ben oui!

C'est juste que je pensais

que ça me tenterait,

mais là je suis comme

plus trop certain...


JULIE

Ça s'appelle le trac.

C'est normal. Écoute...


JULIE prend la casquette de CHRISTIAN et lui tend la tête de la mascotte qu'il revêt.


JULIE

Ce qui est important là,

c'est que t'ailles du fun

avec le monde.


CHRISTIAN hoche la tête.


JULIE

Une dernière affaire : fais

attention avec le costume,

y'est juste emprunté.

On est prêts.


Dans le vestiaire, MCNEIL, habillé en civil, le bras bandé, tape dans la main des joueurs et les encourage. Il s'arrête près de MIKE.


MCNEIL

Bonne chance Mike

pis oublie pas,

le C sur ton chandail là...

C'est juste temporaire.

Tu m'as pas encore remplacé.


MIKE

Heille Dave...


MIKE tire MCNEIL vers lui pour lui chuchoter dans l'oreille.


MIKE

Je travaille là-dessus.


GORDIE

OK les gars, première

game de l'année!

Je m'éterniserai pas là.

Vous savez que les Drillers

nous ont jamais fait de cadeaux

pis c'est pas à soir

qu'ils vont commencer.

Fait que vous savez ce

que vous avez à faire.


LES JOUEURS

Oui!


GORDIE

Je pense qu'à ce temps-ci,

tout le monde a réalisé ce

que ça voulait dire de porter

un chandail des Radiateurs?


TOUS

Oui!


GORDIE

Ça veut dire le

coeur à l'ouvrage,

l'engagement pis

surtout la fierté!

Ça fait que let's go boys,

on a une game à gagner!


Les joueurs quittent le vestiaire en s'encourageant. Un peu plus tard, les joueurs des deux équipes sont de chaque côté d'un tapis rouge sur la patinoire. Des musiciens jouent de la trompette et du saxophone. LE MAIRE DESJARDINS s'avance pour s'adresser à la foule.


LE MAIRE DESJARDINS

Merci, merci, merci.

Chers citoyennes et citoyens

de Ramville, chers invités,

bonsoir et bienvenue.


La foule applaudit. CHRISTIAN la mascotte arrive sur le tapis rouge et trébuche en mettant un pied sur la glace. Cela attire l'attention de la foule qui le hue. CHRISTIAN se met à danser exagérément sur le tapis rouge.


LE MAIRE DESJARDINS

Il me fait plaisir d'être ici

parmi vous pour la première

partie de la nouvelle

saison des Radiateurs!


LE MAIRE DESJARDINS se retourne vers CHRISTIAN la mascotte.


LE MAIRE DESJARDINS

Ça a l'air que j'ai un petit

ami sur la glace avec moi.

Malgré les défis

qui nous attendent,

nous pouvons être sûr d'une

chose, c'est qu'à Ramville,

on aime le hockey!

Depuis toujours, l'équipe

de hockey nous a fait vibrer

par ses performances...


LE MAIRE DESJARDINS est déconcentré par CHRISTIAN derrière lui.


LE MAIRE DESJARDINS

Bon ben, comme je disais,

place au hockey!

Mais avant, je vous demanderais

de vous lever pour l'hymne

national qui sera interprété

par les jeunes étudiants

de l'école secondaire de Ramville.

à vous messieurs, dames.


Les jeunes musiciens jouent faussement l'air de l’Ô Canada. LE MAIRE DESJARDINS, embarrassé, se place en retrait du micro et chante. Le malaise est palpable dans l'assistance. On se retrouve plus tard durant la partie de hockey. Les Drillers comptent deux buts contre les Radiateurs. Dans la loge du fan-club, LE MAIRE DESJARDINS, BERTRAND, JULIE, MAUREEN et MCNEIL sont découragés.


JULIE

Un petit peu de vin,

Monsieur Langlois?


BERTRAND

Merci, mais ça va.


JULIE

Et puis vous, Monsieur le Maire?

Un petit peu de vin?


LE MAIRE DESJARDINS

Non merci, j'en ai eu assez.

Comme je te disais Bertrand, on

a ben de la misère ces temps-ci.

On fait ce qu'on peut avec ce qu'on a.


MCNEIL

(Se servant un sandwiche)

Ouin, je te dis qu'on a

plus les lunchs qu'on avait.

Peut-être que vous auriez dû

vous contenter de rien faire.

Qu'est-ce que t'en dis?


MAUREEN

Commence pas à soir, toi.

C'est assez dur de même.


MCNEIL

Ah tiens...

Mike a fait sa salade

au tortellini? Original.

Digne d'un capitaine.


MAUREEN

Elle est très bonne, tu sauras!

Tu devrais peut être y goûter

à place d'écoeurer le monde.

Écoute, quand on a le

C sur notre chandail,

ça veut dire qu'on est capitaine.

Pis un capitaine, ça fait

pas de bouffe à personne.

OK?


MCNEIL s'éloigne


MAUREEN

(Chuchotant)

Enfant de chienne...

(S'adressant à JULIE)

Il faut faire quelque chose.

On se penserait dans

un salon funéraire.


JULIE

Mais oui, mais si nos

gars en scoraient un,

peut être que ça ferait

lever le monde un peu.


MAUREEN

Ils ont même pas

touché à nos sandwichs.

Pis la salade à Mike, on

dirait que le monde savent

même pas ce que c'est.

Il va être assez déçu.


JULIE

Espérons que Christian

va être capable de mettre

du pep dans la place.


Dans les estrades, CHRISTIAN la mascotte s'empare d'une perruque colorée à une spectatrice. Énervée, la spectatrice pourchasse CHRISTIAN. Sur la patinoire, MIKE reçoit une punition.


Dans la loge du fan-club, JULIE approche WAYNE et AMÉLIE.


JULIE

Pis, les enfants? On s'amuse?


WAYNE

Est ben plate, la mascotte.

Elle va-tu rester là tout le temps?


CHRISTIAN la mascotte fait des simagrées derrière le banc des Radiateurs qui en sont agacés. La période se termine et le cadran affiche 3 à 0 pour l'équipe adverse. Les Radiateurs sortent de la patinoire et CHRISTIAN la mascotte tente de faire des accolades aux joueurs.


LE JOUEUR MATTE

(Rudoyant CHRISTIAN)

Heille la bibitte,

ça va faire...


JULIE

(Arrivant à la course)

Heille, y'a un être

humain là-dedans!


LE JOUEUR GIROUX

Lâche-moi donc...


MIKE

Laissez faire les gars!

Gardez ça pour la game!

(S'adressant sèchement à JULIE)

Qui c'est qui a eu l'idée

d'envoyer cette boule de poil là

nous écoeurer?


De retour dans la loge du fan-club.


LE MAIRE DESJARDINS

T'es sûr que tu veux pas rester?

C'est juste trois à zéro.

T'sé les Radiateurs

sont vraiment capables

de revenir dans la partie...


BERTRAND

Merci, Jean-Guy, mais j'ai un

peu de route à faire, pis...


LE MAIRE DESJARDINS

Je comprends, je comprends ça.

Mais on s'appelle, han? Promis?


BERTRAND

Promis.


LE MAIRE DESJARDINS

Merci, bonne route.


JULIE entre dans la loge du fan-club.


LE MAIRE DESJARDINS

Mademoiselle Lachance...

Vous saurez que j'ai été humilié.

J'ai eu honte devant un ami

qui aurait pu faire de très

bonnes choses pour notre ville.


La partie de hockey se termine 5 à 1 pour l'équipe adverse. Les spectateurs huent et lancent des articles divers sur la patinoire. On se retrouve dans le vestiaire. Les joueurs sont débités.


MIKE

Heille coach, c'était

quoi ces affaires-là?


GORDIE

Tu l'as vu comme moi Mike.

Personne a suivi le plan de match.

Tout le monde courait partout

comme des poules pas de tête.


MIKE

C'est pas ça que je veux dire.

C'est la mascotte, la

p'tite bande de trompettes.

Ça faisait dur en chien.

On a fait rire de nous

autres, pas à peu près.


GORDIE

Si tu veux te plaindre Mike,

tu iras parler à ta blonde, OK?


MIKE

OK coach.


GORDIE

Il y a-tu quelqu'un qui

a changé le plan de match

pis qui m'a pas averti?

(Criant)

Au hockey, tu gagnes

pis tu perds en équipe!

La seule chose que moi j'ai vue

c'est une gang de joueurs qui

essayaient de tout faire tout seuls!

Dites-moi pas que vous vous

êtes laissés déconcentrer

par une maudite mascotte!


Dans la loge du fan-club, JULIE regarde la table de hors-d'œuvre que personne n'a touchés. Elle empoigne la table et la renverse.


On se retrouve le lendemain chez MAUREEN et MIKE. MIKE dort sur le divan et MAUREEN l'approche.


MAUREEN

Mike... Mike...

Veux-tu un café?

J'ai fait du café.

Veux-tu que j'aille te

chercher des aspirines?


MIKE

Non, non, c'est correct...


MAUREEN

(Tendant un café à MIKE)

Tiens.


MIKE

Merci. Je m'excuse pour hier soir.


MAUREEN

C'est correct.


MIKE

Je t'ai fait de la peine.


MAUREEN

Oui, c'est vrai, mais...

t'avais raison d'être choqué.


MIKE

J'aurais pas dû m'en

prendre à toi comme ça.

C'est pas correct.


MAUREEN

Je te comprends.

T'étais en maudit contre

le fan-club pis le fan-club,

c'est moi itou.


On cogne à la porte.


MIKE

Ah, c'est qui ça?


JULIE

As-tu vu le journal?

Ça pas de bon sens.


On se retrouve dans les estrades avec GORDIE et POLO. GORDIE regarde le journal sur lequel on peut lire: « Ils ont perdu la rondelle! Les radiateurs perdent 5-1 lors du pire lancement de saison dans l'histoire de l'équipe. J'ai passé à deux poils de castrer le castor. »


POLO

On est la risée de la ligue!

Maudit fan-club...

Il aurait dû rien faire!


GORDIE

Ils parlent même

pas de la game...


POLO

Ils parlent juste de la manière

qu'on avait l'air d'une gang

de pas de classe avec

notre mascotte manquée

pis nos vieux calendriers!


GORDIE

Pis ils disent la même affaire

dans les journaux de Sudbury

pis de North Bay?


POLO

Ils se demandent tous ce qui est arrivé

a l'organisation des Radiateurs!

C'est pas de notre

faute, c'est pas nous autres

qui l'a organisée, cette

maudite soirée-là!


GORDIE

Le fan-club a fait ce qu'il a

pu avec les moyens qu'il avait.


POLO

Ils en avaient pas de moyens,

ça fait qu'ils auraient du rien faire!


GORDIE

Qu'est-ce que tu veux qu'ils fassent?

C'est une tradition Polo.

Si on aurait rien fait, on

aurait eu l'air encore plus fou.


POLO

Plus fou que ça?

Je pense pas, moi.


De retour dans le salon de MAUREEN.


JULIE

On a vraiment gaffé...

Tout le monde est en

maudit contre nous autres.


MAUREEN

Ouan...

Mike est entré tard hier soir.

Il avait pris un

coup avec l'équipe.

Y'était pas content.

On s'est chicané.

Y'a couché sur le sofa.


JULIE

Dis-moi pas des affaires de même.

S'il fallait qu'à cause de cette

histoire-là, toi pis Mike...


MAUREEN

Ben non, voyons.


JULIE

C'est tout de ma faute.

Je suis encore allée trop loin.


MAUREEN

Heille, on était là,

nous autres itou là.

Tu nous as pas tordu le bras.

On était d'accord avec

toi, Christian pis moi.


JULIE

Ben oui.

N'empêche que...


MAUREEN

On n’avait pas le choix.

Une tradition, c'est une tradition.


JULIE

Qu'est-ce qu'on fait astheure?


MAUREEN

Ben...

On pourrait peut-être s'excuser?


JULIE

S'excuser han?

Ouin, c'est une bonne idée ça.


On se retrouve plus tard à la station de radio avec JULIE, MAUREEN et CHRISTIAN.


JULIE

Bonjour chers auditeurs.

Aujourd'hui, j'ai une

émission un peu spéciale.

J'imagine que la plupart d'entre

vous ont été témoins du match

d'ouverture des Radiateurs et on

est tous d'accord pour dire que

c'était pas la soirée la plus

réussie de l'histoire du club.

Je suis en compagnie de

l'exécutif du fan-club.

Maureen Berton...

Bonjour Maureen.


MAUREEN

Bonjour.


JULIE

Et Christian Guérette.

Bonjour Christian.


CHRISTIAN

Salut.


JULIE

En tant que présidente

du fan-club,

je tiens à m'excuser auprès

de la ville et auprès de

l'organisation des Radiateurs.


MAUREEN

(Lisant sur une feuille)

Croyez-nous, on a fait notre

possible, mais parfois,

les choses ne vont pas comme

on pense qu'elles vont aller.

C'est pourquoi, monsieur

le maire, on est vraiment

désolés de vous avoir

placé dans une situation

difficile et pour ça, on s'excuse.


CHRISTIAN

(Lisant à contrecœur)

Et il ne faut pas

oublier les spectateurs.

On sait que certains ont été...

Incommodés?


JULIE fait signe de continuer.


CHRISTIAN

Par la présence d'une

mascotte et croyez-nous,

on est pas à veille

de la revoir.

(Décrochant de la lecture)

Quoi que moi, personnellement,

j'aurais été prêt à lui donner

une deuxième chance, non?

(Lisant à nouveau)

Alors, pour tous

ceux qui n'ont pas aimé

la mascotte on s'excuse.

(Décrochant du texte)

Parce qu'après tout, c'est

les spectateurs qui payent

leur billet, pas vrai?

Bon ben, ils ont droit

d'avoir un bon show.

Mais comment est-ce que vous

voulez que le fan-club fasse

un bon show s’il peut pas

avoir une part de l'argent

de ces billets-là?


JULIE

Merci Christian...


CHRISTIAN

Minute, j'ai pas fini.

On le sait, on a manqué notre coup.

Mais on n’avait pas une cenne!

Comment est-ce que vous voulez

qu'on organise des cérémonies

qui ont de l'allure si il y a

personne qui veut payer pour?


JULIE

OK, Christian, je pense pas que

nos auditeurs sont intéressés...


CHRISTIAN

Ben, ils devraient l'être!

Il est temps que quelqu'un leur

dise les vraies affaires, OK?

C'est au propriétaire

de l'équipe de payer ces

affaires-là, pas au fan-club!


JULIE fait signe au TECHNICIEN de couper.


LE TECHNICIEN

(Propos en anglais)

No way.

(Propos en français)

Pour une fois qu'on a un

peu d'action à la radio...


CHRISTIAN

Y'a une responsabilité.

C'est son équipe après tout!


MAUREEN

Là, Christian, t'exagères

peut-être un peu, non?


CHRISTIAN

Non, j'exagère pas.

Tu le sais comme

moi, Maureen Berton.

C'est la faute à Polo Dufresne

toute cette affaire-là.

Il est assez cheap!

Il a fait comme d'habitude,

il a pas voulu nous donner

de l'argent en sachant

très bien qu'on était

pour le faire pareil...

Ben on l'a fait.

Pis t'as vu ce que ça

a donné, Polo Dufresne?

La prochaine fois, tu cracheras!


On se retrouve plus tard dans le bureau du MAIRE DESJARDINSPOLO et LE MAIRE DESJARDINS, énervés, s'entretiennent avec JULIE.


POLO

Donne-moi une bonne raison

pour quoi que je devrais pas

mettre le cadenas dans

la porte de votre local.


JULIE

C'est parce qu'il est pas à

vous le local M. Dufresne...


POLO

Écoeure-moi pas

avec des détails.


JULIE

Il appartient à la ville.

Pas vrai Monsieur le Maire?


LE MAIRE DESJARDINS

Vous saurez Mademoiselle

Lachance que moi aussi

je me demande pourquoi je

devrais pas mettre la clé

dans la porte de votre local.


JULIE

Vous pourriez le faire,

mais qu'est-ce que vous

feriez sans fan-club?


POLO

Vous êtes pas si

importants que ça.


JULIE

Qui c'est qui se

désâmerait chaque soir

pour remplir l'aréna?


POLO

Tu sauras que tu nous as

fait honte! À toute la gang!


LE MAIRE DESJARDINS

En plus la ville a raté une occasion

en or de se faire connaître.

Je suis pas à la veille de

retourner demander quoi que

ce soit au ministère du Tourisme, moi.

Mon ami Bertrand a pris la peine

de me rappeler pour me dire

d'oublier mon idée de publicité.


JULIE

Mais c'est pas juste de

la faute au fan-club.

Si Monsieur Dufresne avait

pris ses responsabilités

de propriétaire...


POLO

Je suis-tu obligé de rester

ici pis écouter ça?!


LE MAIRE DESJARDINS

Calme-toi Polo, OK?

Vous avez toujours

pas répondu à notre

question Mademoiselle Lachance.

Donnez-nous une bonne

raison pourquoi on ne devrait

pas fermer votre fan-club.


Dans la loge du fan-club, CHRISTIAN rejoint MAUREEN.


CHRISTIAN

Salut. Heille, tu sais-tu ce

qui m'est arrivé en m'en venant?

Il y a plein de monde qui

m'ont félicité pour ce

que j'ai dit a la radio.


MAUREEN

Pourquoi?

Pour avoir mis le

trouble partout?


CHRISTIAN

Non, au contraire.

Le monde était

d'accord avec moi.

J'ai dit tout haut ce

que tout le monde pensait.

Finalement, je devrais

peut-être me lancer dans la radio.


MAUREEN

La radio poubelle, oui.


CHRISTIAN

Arrête.

J'ai dit les vraies

affaires, c'est tout.


MAUREEN

Mais, on n’était pas là pour ça!

On était là pour s'excuser.

Pas pour brasser de la marde.

Le maire a appelé Julie.

Il voulait la voir.


CHRISTIAN

Le maire?

J'ai tu dit quelque

chose contre le maire, moi?


MAUREEN

Je pense pas que c'est toujours

à propos de toi, Christian.


JULIE entre dans la pièce.


MAUREEN

Heille. Ça va-tu?

Es-tu correct?


JULIE

Non. J'arrive de chez le maire.

Ils veulent mettre la clef

dans la porte de notre local.


CHRISTIAN

Han?


JULIE

Ils veulent fermer le fan-club.


CHRISTIAN

Ben voyons, y'a pas le

droit de faire ça, lui?


JULIE

Oui, y'a le droit.

Mais je l'ai convaincu

de pas le faire.

Je lui ai dit que tout était

de ma faute pis je lui ai

offert de démissionner de

mon poste de présidente.

Y'ont accepté.


CHRISTIAN

Quoi?


JULIE

Je démissionne.

Je vais écrire ma lettre

officielle demain matin,

mais ça s'applique maintenant.


MAUREEN

Ju! Tu peux pas faire ça...


JULIE

Polo Dufresne était tellement

fâché contre moi là,

je pourrai jamais travailler

pour les Radiateurs.


JULIE quitte la pièce. MAUREEN et CHRISTIAN sont débités.


Générique de fermeture


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