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Sudbury : Olivier

An update on the Olivier case in Sudbury, which has been at the centre of all discussions at Queen’s Park since Parliament resumed after winter break. And the challenges of French-language immigration in northern Ontario.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr.

La circonscription de Sudbury

n'aura sans doute jamais autant fait

parler d'elle à Queen's Park.


Diffusion d'images du parlement ontarien


JEFF YUREK

(S'adressant à KATHLEEN WYNNE)

(Propos traduits de l'anglais)

Gerry Lougheed a été enregistré

alors qu'il offrait apparemment

un pot de vin au nom de votre parti.

Madame la première ministre,

comme M. Lougheed fait-il preuve

d'intégrité ou de respect pour

Sudbury?


KATHLEEN WYNNE

(S'adressant à JEFF YUREK)

(Propos traduits de l'anglais)

Le député de l'opposition sait

qu'il y a une enquête en cours.

Il sait également que cette enquête

se déroule à l'extérieur de

l'Assemblée législative.

Nous allons laisser les autorités

faire leur travail et nous allons

continuer de collaborer avec elles.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

S'il existait un Twitter

seulement pour l'Assemblée

législative, on peut imaginer

que les mots-clics "corruption"

et "Sudbury" seraient les plus

populaires tous les matins,

à l'heure de la période de

questions. Et pour cause. Cette

histoire de corruption alléguée,

qu'il est maintenant convenu

d'appeler l'affaire Olivier,

prend toute la place dans les

débats parlementaires, et ce,

depuis déjà quelques semaines.

Si bien que le gouvernement

libéral de Kathleen Wynne

ne sait plus quoi faire

pour changer de sujet.


Entretien avec CHARLES SOUSA, ministre des Finances de l'Ontario


CHARLES SOUSA

(Propos traduits de l'anglais)

Je crois qu'il y a des enjeux

importants dont nous devons

parler mais l'opposition ne le fait pas.

C'est dommage. Mais nous allons

continuer à faire notre travail.

Merci tout le monde.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bon, il faut avouer que c'est un

peu difficile pour l'opposition

de parler d'autres choses que

de l'affaire Olivier quand le

directeur général des élections

et la police provinciale de

l'Ontario donnent tous les deux

à penser qu'il y a eu une

contravention à loi électorale

dans cette histoire. Les fautes

alléguées remontent à décembre

2014, dans la préparation d'une

élection partielle à Sudbury.

Deux organisateurs libéraux,

Gerry Lougheed et Patricia

Sorbara, auraient offert un

emploi ou une nomination à

Andrew Olivier, c'est un ancien

candidat libéral, pour le

convaincre de ne pas se

représenter. On voulait ainsi

laisser toute la place à Glenn

Thibeault, un candidat

plus connu.

M. Thibeault était jusqu'alors

député fédéral de Sudbury, mais

chez les néo-démocrates. La

première ministre Wynne dit

qu'elle a fait son choix de

nommer M. Thibeault candidat,

sans passer par une assemblée

d'investiture, dès la fin

novembre. En tant que chef

de parti, c'était son droit.

Mais alors, pourquoi deux de ses

organisateurs seraient-ils allés

jusqu'à offrir une fiole à M.

Olivier pour l'écarter? Eh bien,

cette question, l'opposition

l'a posée plus d'une centaine

de fois depuis la rentrée

parlementaire sans jamais

obtenir de réponse.


Entretien avec STEVE CLARK, député progressiste-conservateur dans Leeds-Grenville


STEVE CLARK

(Propos traduits de l'anglais)

Mes questions ont trait à l'éthique.

Est-ce que le Parti libéral appuie

ce genre de comportement

et d'utilisation des deniers publics?


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Et comme s'il manquait

d'intrigues à cette histoire,

voilà que Gerry Lougheed et

Patricia Sorbara occupent tous

les deux des postes d'influence

au sein de la province, et ce,

avec la bénédiction du

gouvernement libéral.

M. Lougheed est président de la

commission de police du Grand

Sudbury et Mme Sorbara est chef

de cabinet adjointe de la

première ministre. Pas étonnant,

donc, que l'opposition réclame

leurs têtes avec autant de

véhémence. Ce qui est étonnant

par contre, c'est que

M. Lougheed et Mme Sorbara

demeurent en poste même

s'ils sont visés par des

enquêtes criminelles.


Entretien avec FRANCE GÉLINAS, députée néo-démocrate dans Nickel Belt


FRANCE GÉLINAS

Là où est le problème, c'est

dans le comportement de notre

première ministre, Mme Wynne,

et des gens à qui elle avait demandé,

donc Pat Sorbara, puis M. Gerry

Lougheed Jr, à qui elle avait

demandé de se débarrasser de

M. Olivier. C'est ça qui est

le problème, c'est pas l'élection.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

S'il y a une victime

collatérale dans cette affaire,

ce n'est peut-être pas Andrew

Olivier autant que Glenn

Thibeault lui-même. Son

changement d'allégeance a

certainement choqué bien des

néo-démocrates, mais il n'a rien

fait d'illégal. Au contraire,

il a cherché à valider son

changement de couleur devant

l'électorat et il a gagné son

pari. Une chose que bien des

transfuges ne prennent même pas

la peine de faire. Pourtant,

c'est le nom et le visage de

M. Thibeault qui risquent d'être

associés encore longtemps à

cette affaire de corruption

alléguée à Sudbury.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Plusieurs communautés

francophones de l'Ontario

commencent à miser sur

l'immigration pour assurer

leur survie sur le long terme.

C'est particulièrement vrai dans

le nord de la province. Mais

comment fait-on pour attirer

de nouveaux arrivants dans

des régions où même les jeunes

de l'endroit n'ont pas envie de

faire leur nid? Eh bien, c'est

la question que se sont posée

plusieurs intervenants du Nord

ontarien lors d'un forum sur

l'immigration qui a eu lieu

à Thunder Bay, les 5 et 6 mars.

J'en parle avec mon collègue,

le journaliste aux affaires

francophones de #ONfr,

Sébastien Pierroz, qui a suivi

attentivement le dossier.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant à SÉBASTIEN PIERROZ)

Salut, Sébastien.


SÉBASTIEN PIERROZ

Salut, François Pierre.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Alors, quel constat est-ce

qu'on dégage de ce forum

à Thunder Bay?


SÉBASTIEN PIERROZ

Bien, un constat, c'est

plutôt... ça se résume à des

chiffres. Alors, selon les

observations, il y aurait

41 000 emplois à pourvoir

dans le nord de l'Ontario,

51 000 si le climat économique

serait positif. Alors, il y a

quand même un paradoxe

vu qu'on parlait, en 2011, d'une

augmentation des francophones

en Ontario de 4,9% par rapport

au dernier recensement de 2006.

Mais les chiffres dans le nord

contredisent un peu cela. Par

exemple, dans le Grand Sudbury,

la population aurait chuté de

3%, passant de 30% à 27% en dix

ans. Le constat est le même

un peu à Timmins, où là,

la population a chuté de 4%,

passant cette fois-ci de 41%

à 27%, donc c'est un portrait

un peu sombre de l'immigration

dans le nord de l'Ontario.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Est-ce qu'il y a des pistes

de solutions qui ont été

explorées d'ores et déjà?


SÉBASTIEN PIERROZ

Oui, bien, il y a plusieurs

pistes et la première, c'est

la communication. On parle de

partenariat privilégié avec les

associations locales pour que,

justement, on puisse aiguiller

mieux les nouveaux arrivants.

Alors, ça pourrait passer par

des foires d'emploi, ça pourrait

passer aussi par une meilleure

présence sur Internet. Aussi,

ce qui a été souligné, c'est

de renforcer les services

d'établissement. On sait que

ces services sont gérés par

Citoyenneté et immigration

Canada, et on voudrait justement

les rendre plus accessibles aux

nouveaux arrivants. On sait

qu'ils n'ont pas le réflexe, tout

le temps, d'y aller. Alors, c'est

vrai surtout dans les villes

comme Thunder Bay, où là le

problème se pose parce que ces

services sont unilingues

anglophones. Et on aimerait un

partenariat avec l'association

francophone du nord-ouest de

l'Ontario justement pour que

s'y installent des locaux,

dans cet organisme.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Eh bien, justement, le fédéral

est en train de resserrer ses

règles d'immigration et, en

même temps, la province tente

d'obtenir un pourcentage de

5% d'immigration francophone.

Comment ces changements-là sont-

ils accueillis dans le nord?


SÉBASTIEN PIERROZ

Bien, ils sont accueillis de

façon assez mitigée parce que,

finalement, on se dit: Est-ce

que la province en fait assez

pour l'immigration francophone?

On sait qu'actuellement, à

Queen's Park, il y a la loi 49

qui est débattue et celle-ci

permettrait, éventuellement dans

le long terme, d'avoir une cible

de 5% d'immigrants francophones

dans tout l'Ontario. Oui,

répondent les associations

locales, c'est une bonne

idée, mais est-ce qu'il y a

vraiment une lentille pour les

francophones du nord? Ça, c'est

une solution qui n'a pas été

vraiment débattue à Queen's

Park. Et, aussi, on s'interroge

vraiment sur la volonté du

gouvernement fédéral. On sait

qu'il y a un programme Entrée

express qui est valable depuis

le 1er janvier justement pour

faciliter les demandes de

résidence permanente hors

Québec. Mais là encore, la

lentille francophone n'est pas

en place et on n'a rien dit au

sujet du nord de l'Ontario.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Est-ce qu'il y a des

mécanismes de suivi qui

ont été mis en place par

le nord de l'Ontario?


SÉBASTIEN PIERROZ

Bien, les mécanismes de suivi

risquent de prendre des années.

On se dit qu'on va revenir

l'année prochaine pour voir si

les solutions ont été mises en

place, mais on sait que ça peut

prendre du temps. On voit, par

exemple, les États généraux de

la francophonie, qui ont eu lieu

à Sudbury en 2008 et à Ottawa en

2012, n'ont pas encore vraiment

accouché de solutions concrètes.

Et, puis, il y a toujours la

question: Est-ce qu'avec

un quota, dans ce cas-là

5% d'immigration francophone,

on peut assurer la survie de

la francophonie en Ontario?

Beaucoup de chercheurs nous

disent que non, et c'était le

cas, par exemple, de François

Charbonneau de l'Université

d'Ottawa qui, lui, met en avant

le fait que les immigrants

francophones, parfois ne

transmettent pas la langue

et parfois, ne sont tout

simplement pas investis

par le fait francophone.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Alors, voilà un dossier

à suivre. Merci beaucoup,

Sébastien. Toujours un plaisir.


SÉBASTIEN PIERROZ

Merci, François Pierre.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Pour garder le fil de cette actualité

dont on parle peut-être trop

ou peut-être pas assez à Queen's Park,

suivez-nous sur Twitter.

Et rendez-vous tous les jours

sur notre site d'information

au tfo.org/onfr.

Voilà ce qui conclut cette émission

de #ONfr. On se retrouve

jeudi prochain, 20h50.

Au revoir.


Générique de fermeture

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