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Keep abreast of the most pressing issues at Queen's Park and in the francophone communities across Ontario and Canada.

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Federal Budget : the Clark report

With the imminent release of the federal budget and the Clark report, which will certainly inform Ontario’s budgetary decisions, the #ONfr team zeroes in on the five most significant budgetary challenges for the province’s Francophones.


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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Bienvenue à #ONfr.

La saison des budgets est à nos

portes; un budget fédéral,

le 21 avril, et un budget provincial,

probablement au début mai.

Du côté d'Ottawa, c'est le retour

à l'équilibre budgétaire après

sept ans dans le rouge.

À Queen's Park, c'est un peu

plus compliqué. La province se

trouve toujours dans un gouffre

de plus de 10 milliards de dollars,

le plus profond au pays.

Nous vous proposons cette

semaine un top 5 des principaux

enjeux budgétaires de l'Ontario

français.

Enjeu numéro 5: la santé. La santé

publique monopolise près de la

moitié du budget de l'Ontario.

Mais sabrer dans ce ministère

n'est jamais une chose facile

ni populaire.

Les libéraux de Kathleen Wynne

ont beau dire qu'ils

maintiennent leurs

investissements en santé, mais

chaque semaine, on annonce des

mises à pied d'infirmières dans

les hôpitaux aux quatre coins de

la province.

À quoi doit-on s'attendre de

Queen's Park au niveau de la

santé?

Et pour les francophones,

qu'est-ce que ça voudra dire?

Écoutons à ce sujet le président

de l'Assemblée de la

francophonie de l'Ontario, Denis

Vaillancourt, et le conseiller

municipal à Ottawa, Mathieu

Fleury.


DENIS VAILLANCOURT

Bien évidemment, en santé, on

sait qu'il y a une...

une initiative globale de

transformation des services de santé

et, entre autres, ça veut dire

nécessairement des réductions

à certains endroits. Et là, on va

regarder dans une perspect...

avec des lunettes francophones.

On va regarder est-ce qu'il y a

atteinte aux services en

français déjà en place, et si on

fait des nouvelles transformations,

est-ce qu'on tiendra compte

des services en français?


MATHIEU FLEURY

Comme vous le savez, on est

les créatures des provinces.

Alors il y a beaucoup... il y a

beaucoup de milieux où on reçoit

de l'argent. On peut toujours

en recevoir plus. J'ai qu'à

penser à la santé publique où,

année après année, on est en

discussion avec la province pour

maintenir nos budgets

opérationnels. C'est sûr qu'à ce

niveau-là, on souhaiterait

avoir... on a eu récemment tous

les enjeux au niveau de la

vaccination, l'immunisation.

Alors pour nous, ça démontre

notre... nos limites... nos

limites de capacité à réagir à

certains des besoins au niveau

local.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Quatrième enjeu: l'éducation.

Le gouvernement de l'Ontario

a d'ores et déjà annoncé

un financement stable pour ses

écoles. Le budget des 60 conseils

scolaires de langue anglaise et

des 12 conseils de langue française

est donc gelé à 22,5 milliards

de dollars pour la prochaine année.

Pour les plus petits conseils

scolaires, ou pour ceux qui

connaissent une décroissance,

ce sont peut-être de mauvaises

nouvelles.

Ce gel des dépenses équivaut,

dans les faits, à une réduction

du financement, si on tient

compte de l'inflation.

Et ça pourrait bien entraîner

des fermetures d'écoles.

Pour les Franco-Ontariens,

l'heure est donc à la vigilance.


DENIS VAILLANCOURT

Ça veut dire qu'il y a des

économies à faire. Est-ce que ça

veut dire réduire des services

pour les conseils scolaires?

On ne le sait pas.

Quand on gèle les subventions,

ça veut dire qu'il y a...

qu'on doit composer avec

l'inflation. Quel sera l'effet

de ça pour nos écoles de langue

française?

Est-ce que ça empêche des

ouvertures d'écoles ou des

choses comme ça? On peut pas

le savoir. Les conseils scolaires

vont devoir composer avec ça.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Enjeu numéro 3: l'immigration

francophone. Voilà un dossier

aussi important à Ottawa

qu'à Queen's Park.

C'est que le fédéral est en

train de changer

considérablement les règles de

l'immigration au pays.

Une immigration à vocation,

maintenant, beaucoup plus

économique. Mais les nouveaux

programmes mis en place pèchent,

pour l'instant, par l'absence

d'une lentille francophone.

Du côté de la province, on

cherche à enchâsser dans une

loi une cible de 5% d'immigration

francophone pour assurer

la vitalité de la minorité linguistique

sur le long terme.

Mais cette initiative ne vaudra

pas grand-chose si on ferme des

portes au niveau fédéral.

Et il faut aussi garder un oeil

sur l'intégration des nouveaux

Canadiens.


DENIS VAILLANCOURT

Je pense que vous avez

entendu, dernièrement, les

présentations de notre

organisme-parapluie national

qui exprimait la déception des

Francophones jusqu'ici par

rapport aux initiatives en

immigration francophone et le

manque d'appui, ou du moins, le

manque de transparence dans les

mécanismes d'appui à

l'immigration francophone.

Et on souhaiterait, dans le

budget... par rapport à

l'immigration au niveau fédéral

qu'on, peut-être, identifie des

initiatives plus clairement qui

vont viser cet objectif de 4% au

niveau fédéral, par rapport à

l'immigration.

Donc ce qu'on voudrait voir dans

le budget, c'est des...

justement, des investissements

pour appuyer les groupes et les

communautés qui jouent le rôle

d'accueil et d'intégration des

immigrants et immigrantes.

Alors on va voir si, avec le

projet de loi, il serait normal

de peut-être voir des

initiatives, dans le budget, qui

reflètent ces priorités-là et

l'engagement de la province vers

5% d'immigration francophone.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

En deuxième position: la

privatisation d'Hydro One.

Nous en avons abondamment parlé

à l'émission.

Et pour cause: ça pourrait être,

et de loin, la mesure la plus

importante dans le prochain

budget de l'Ontario.

La privatisation partielle de la

société de transmission et de

distribution d'électricité Hydro

One permettrait aux libéraux de

Kathleen Wynne de dégager d'un

seul coup 15 milliards de

dollars pour financer des

projets de routes et de

transports en commun.

Mais avec un déficit toujours

supérieur à 10 milliards de

dollars et à moins de trois ans

de la cible du déficit zéro,

l'opposition à Queen's Park dit

craindre de plus en plus une

vente de feu.

Et une hausse des tarifs.

Bon, ce n'est pas la première

fois que l'Ontario lorgne la

privatisation d'une partie de

son réseau d'électricité.

Mais il faut admettre que jamais

la table n'aura été aussi bien

mise.

Peut-être qu'une petite bière,

achetée à l'épicerie, permettra

de mieux faire passer le

morceau.

Enjeu numéro 1: l'infrastructure.

Routes, aqueducs, logements,

centres communautaires.

Ce n'est rien d'étonnant, rien

de nouveau, rien de sexy.

Mais d'année en année, le fossé

se creuse, l'infrastructure

vieillit et l'argent n'est pas

nécessairement au rendez-vous

pour la retaper.

À Ottawa, on devrait amorcer

la deuxième année d'un plan

de 53 milliards de dollars

sur dix ans.

À Queen's Park, ce sera l'an 1

d'un plan de 130 milliards de

dollars sur dix ans, un plan qui

doit s'appuyer, entre autres,

sur la privatisation d'Hydro One

dont on vient de parler.

Est-ce que ce sera suffisant?

Les attentes, en tout cas,

demeurent très grandes et les

besoins sont manifestes.

Écoutons à ce sujet le

conseiller municipal Mathieu

Fleury.


MATHIEU FLEURY

Au niveau de l'infrastructure,

on sait que lors des

célébrations du 100e

anniversaire de notre pays, il y

a eu un grand... beaucoup

d'investissements, au niveau des

arénas, au niveau des piscines,

au niveau de l'infrastructure

plutôt communautaire/sportive.

Cette infrastructure-là,

maintenant, a plus de 50 ans ou

va avoir tout près de 50 ans

dans les années à venir.

Elle est vieillissante, elle a besoin

d'un réinvestissement, alors on

souhaite voir un programme

d'infrastructures, oui pour les

routes, oui pour le renouvellement

de nos égouts et nos aqueducs,

mais aussi pour de l'infrastructure

communautaire, comme nos arénas,

nos piscines et nos centres

comme tels.

Évidemment, un peu comme ce

qu'on demande à la province au

niveau du transport en commun,

nous appuyer dans la phase 2 du

train léger. C'est fort important.

Puis avoir une politique nationale

pour le logement abordable.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Voilà pour les cinq principaux

enjeux budgétaires de l'Ontario

français.

Quelle sera la réponse d'Ottawa?

De Queen's Park?

On le saura dans quelques

semaines.


Transition


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Il y a des enjeux, budgétaires

ou autres, que vous aimeriez

qu'on aborde à l'émission?

Faites-nous signe sur Twitter.

Et n'oubliez pas de consulter

tous les jours notre site

d'information au tfo.org/onfr.

Voilà ce qui conclut cette

émission de #ONfr.

On se retrouve jeudi prochain,

20h50. Au revoir.


Générique de fermeture

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