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#ONfr Oct 15: Farmers Worried

Car insurance premiums went down in Ontario, but the reduction is far below the 15% objective Kathleen Wynne`s liberal government had aimed for in 2013. Why? Because the province has an benefit system that leaves the door wide open to lawsuits, and lawsuits are very numerous in the Toronto area, which increases costs of insurance.

Additionally, the policy to regulate agriculture supply could be affected by the Trans-Pacific Partnership, the recent free trade agreement formed by 12 countries, including Canada. The agreement hasn`t yet been ratified by Ottawa, but farmers are already quite concerned.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


Titre :
#ONfr


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT, animateur et premier rédacteur, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Bienvenue à #Onfr.

Avez-vous vu votre prime

d'assurance-automobile baisser

de 15% depuis deux ans?

Non. Vous n'êtes pas seuls.

Les primes d'assurance-auto ont

effectivement baissé en Ontario,

mais de 6% ou 7% en moyenne

seulement. C'est bien en deçà de

l'objectif de 15% que s'était

donné le gouvernement libéral

de Kathleen Wynne en 2013.

Les primes auraient même

recommencé à grimper légèrement,

selon les plus récentes données

de la Commission des services

financiers de l'Ontario.

Pourquoi en est-il ainsi?

Eh bien, parce que l'Ontario

a un système d'indemnisation des

accidentés de la route sans

égard à la responsabilité, ce

qu'on appelle communément le

no fault, mais avec un seuil

qualitatif qui laisse une

porte ouverte aux poursuites.


Plusieurs images de véhicules accidentés sont diffusées et présentées au public de l'émission.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Et ce sont les poursuites,

très répandues dans la région de

Toronto, qui font grimper les

coûts de l'assurance pour

l'ensemble des 9 millions

d'automobilistes ontariens. Or,

le gouvernement a choisi en

2013 de s'attaquer aux abus

systémiques et à la fraude,

pensant ainsi récupérer plus

d'un demi-milliard de

dollars par année.


CHARLES SOUSA s'exprime lors d'un point de presse.


CHARLES SOUSA

(Propos traduits de l'anglais)

Nous sommes d'accord pour réduire

les primes d'assurance pour les

conducteurs de l'Ontario de

15% en moyenne sur deux ans.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(Narrateur)

C'était le ministre des

Finances, Charles Sousa, au

printemps 2014. Et voici le

ministre Sousa à l'automne 2015,

deux mois après avoir

raté sa cible de 15%.


VOIX DE CHARLES SOUSA

(Propos traduits de l'anglais)

Nous avions dit clairement que

nous voulions faire adopter

une loi pour réduire les coûts

de l'assurance-automobile.

Nous avons été retardés à cause

d'autres activités qui ont eu

lieu dans la Législature.

Nous avons maintenant réussi

à faire adopter cette loi.

Ça n'a pas été aussi vite que

prévu. Mais le processus est

en place. Les réductions sont là.

Merci.


Des images de voitures prises durant l'heure de pointe sont montrées en alternance avec les propos de FRANÇOIS PIERRE DUFAULT.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Pour faire baisser les primes,

sans par ailleurs réduire la

protection des assurés, il

faudrait que l'Ontario opte pour

un système de

no fault sans seuil qualitatif, comme

au Québec et au Manitoba.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Mais la meilleure façon de

mettre en place un tel système

serait par le biais d'une régie

publique d'assurance-automobile.

Et ça, Queen's Park n'est pas

prêt à le faire. Les Ontariens

devront donc prendre leur mal en

patience. Ils risquent de

continuer encore longtemps

à payer les primes

d'assurance-automobile les

plus élevées au Canada.


Transition


Diverses images des principaux chefs de partis politiques fédéraux canadiens sont présentées au public de l'émission, de même qu'une photo représentant les différents chefs d'état concernés par le Partenariat transpacifique.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

La campagne électorale

fédérale tire à sa fin et les

négociations à Atlanta sur

le Partenariat transpacifique se

sont invitées dans le débat.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

La politique de gestion de

l'offre en agriculture pourrait

subir les conséquences de cet

accord de libre-échange conclu

entre 12 pays, dont le Canada.

L'accord n'a pas encore été

ratifié par Ottawa, mais

il inquiète déjà certains

agriculteurs. C'est notamment le

cas dans la circonscription de

Glengarry-Prescott-Russell, dans

l'Est ontarien, comme l'a

constaté mon collègue,

Benjamin Vachet.


BENJAMIN VACHET, reporter national, est dans les champs d'une ferme laitière.


BENJAMIN VACHET

En Ontario comme dans le reste

du Canada, la conclusion du

Partenariat transpacifique

fait réagir.

Plusieurs secteurs de

l'industrie canadienne

pourraient bénéficier de

l'ouverture annoncée vers de

nouveaux marchés extérieurs,

comme notamment le sirop

d'érable, le boeuf Angus de

l'Ouest ou encore le

pétrole brut. Mais dans

la circonscription de

Glengarry-Prescott et Russell,

les producteurs laitiers

souhaiteraient prolonger et

protéger le système de gestion

de l'offre dans son intégralité.

Il faut dire que les producteurs

laitiers sont particulièrement

concernés par ce système mis en

place dans les années 70 et qui

sort un petit peu fragilisé des

négociations qui ont

eu lieu à Atlanta.


Diverses images de production d'oeufs dans un poulailler sont présentées en alternance avec les propos de BENJAMIN VACHET.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Le système de gestion de

l'offre a été mis en place pour

stabiliser les prix du secteur

agricole, assurer les revenus

des producteurs et éviter

le gaspillage. Il concerne

particulièrement les producteurs

de lait, d'oeufs et de volaille.


Différentes images de produits laitiers disponibles en épiceries viennent illustrer le propos.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Le gouvernement impose ainsi des

quotas de production

aux agriculteurs.

En échange, Ottawa maintient un

accès limité des producteurs

étrangers au marché canadien.


Des images aériennes d'une ferme laitière viennent éclairer le discours de BENJAMIN VACHET.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Même si on n'en connaît pas

encore tous les détails,

le Partenariat transpacifique se

traduira par un plus grand

accès au Canada pour les pays

signataires, de quoi inquiéter

de nombreux producteurs

laitiers. On écoute Philippe

Etter, de la ferme

Mont-Vully, à Sarsfield.


Entretien avec PHILIPPE ETTER, producteur laitier de l'est ontarien.


PHILIPPE ETTER

Bien sûr, nous, nous ne sommes

absolument pas contre un traité

de libre-échange. On comprend

très bien que le gouvernement,

c'est 40% du marché mondial

économique.

Donc, c'est très important que

le Canada soit présent. Reste

que nous avons certaines

réserves parce que nous avons

perdu une part de marché.


Des images montrant PHILIPPE ETTER travaillant sur la ferme viennent illustrer le propos.


PHILIPPE ETTER (Narrateur)

C'est inévitable que le prix du lait,

notre prix du lait va baisser,

parce que lorsqu'on perd des

parts de marché, bien moi, c'est

de la production ici que je

ne pourrai pas produire.


PHILIPPE ETTER

Faut bien s'entendre que les

États-Unis, l'Australie, la

Nouvelle-Zélande, ce sont de

gros producteurs exportateurs de

produits laitiers.


Des images montrant PHILIPPE ETTER au contact de ses vaches laitières viennent documenter son discours.


PHILIPPE ETTER (Narrateur)

Et puis,

c'est bien sûr qu'en théorie,

eux aussi, il y a une

réciprocité qu'ils devront

ouvrir leurs frontières, mais en

réalité, eux, ce qu'ils vont

exporter, c'est vraiment des

produits un peu de basse

classe ou un excédent.


Des images montrant des gens en train de faire des achats dans un supermarché viennent s'ajouter au discours de BENJAMIN VACHET.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Plusieurs économistes considèrent que

le système de gestion de l'offre

pénalise les consommateurs qui,

au final, paient plus cher pour

leur épicerie. Selon eux,

la brèche ouverte par le

Partenariat transpacifique

pourrait être une bonne

opportunité pour les producteurs

comme pour les consommateurs.


Entretien téléphonique avec SYLVAIN CHARLEBOIS, économiste agricole de l'Université de Guelph.


VOIX DE SYLVAIN CHARLEBOIS

Le legs de la gestion

de l'offre est quand même

intéressant. Par contre, vous

savez, on a perdu plus de 100

000 fermes laitières au Canada

depuis 1970, d'une part.


Des images montrant les diverses étapes de transformation du lait en usine sont présentées au public de l'émission Les images débutent en usine, jusque dans un supermarché.


VOIX DE SYLVAIN CHARLEBOIS

Dans un deuxième temps,

bon, on parle d'à peu près

environ 11 000 à 12 000 fermes

laitières. Le groupe est de

moins en moins grand. Si on

regarde le coût de production

des fermes laitières, en fait,

après la Suisse, c'est au

Canada où on retrouve le plus

haut coût de production par

100 kilogrammes de lait.

Donc, au niveau de notre

compétitivité, on n'est

pas au rendez-vous du tout

comparativement aux Américains.

Et puis, c'est l'héritage de la

gestion de l'offre. Pour ce qui

est des prix, c'est toujours

difficile de se prononcer à

l'avance, hein, parce qu'il y

a toutes sortes de choses

qui peuvent perturber de

fonctionnement de notre

distribution alimentaire,

de la ferme à la table.

Donc, c'est pas clair que les

consommateurs vont avoir accès

à des produits moins chers.

Mais évidemment, lorsqu'on

augmente le niveau de

compétitivité, si on amène plus

de compétition sur le marché,

bien, on augmente les chances

de voir une diminution de prix.

Mais il y a rien de garanti.


Des images de vaches laitières sont montrées en alternance avec les propos de BENJAMIN VACHET.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Pour éviter des répercussions trop

négatives sur les producteurs touchés,

le gouvernement canadien a promis

de nouveaux programmes de

compensation à long terme, une

proposition qui ne

convainc pas M. Durand.


Entretien avec SIMON DURAND, directeur général de l'Union des cultivateurs franco-ontariens.


SIMON DURAND

Le système de gestion de

l'offre ne reçoit pas de

subventions. Donc, pour la

première fois depuis presque une

quarantaine d'années,

le consommateur,

ou le contribuable canadien,

de par l'intervention du

gouvernement, va devoir investir

et dépenser des fonds publics

pour altérer le système. Nous,

de notre côté, on aurait préféré

une protection intégrale du

système et ne pas toucher de

compensations pour ajuster.


Des images de pancartes électorales viennent illustrer le propos.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Alors que l'économie semble être la

priorité des partis, le système

de gestion de l'offre, lui

aussi, s'est invité

dans le débat.


BENJAMIN VACHET

Dans Glengarry-Prescott-Russell

comme dans plusieurs

circonscriptions rurales de

l'Ontario, le Partenariat

transpacifique pourrait avoir un

impact jusque dans les urnes.


Transition


Différentes images de campagne électorale montrant les principaux chefs de partis politiques fédéraux canadiens sont présentées au public de l'émission.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Cette campagne fédérale la plus

longue de l'ère moderne au

Canada connaîtra son dénouement

le lundi 19 octobre. Verra-t-on

les conservateurs reconduits

pour un quatrième mandat?

Assisterons-nous à un retour au

pouvoir des libéraux? Et quelle

sera la part du NPD dans ce

scrutin qui s'annonce

très serré?


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Eh bien, nous aurons les

réponses à ces questions sur

notre site d'information

au tfo.org/onfr, alors que notre

équipe sera à Ottawa pour

analyser les résultats

électoraux et ce qu'ils

représenteront pour les

minorités francophones au pays.

Vous pourrez également suivre la

soirée électorale avec nous sur

Twitter. Voilà ce qui conclut

cette émission de

#ONfr.

On se retrouve jeudi

prochain. Au revoir.


Générique de fermeture


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