Universe image ONFR Universe image ONFR

ONFR

Keep abreast of the most pressing issues at Queen's Park and in the francophone communities across Ontario and Canada.

Official sitefor ONFR
Share

A plugin is needed to display this content

https://get.adobe.com/flashplayer/

Queen`s Park: Social Issues

Let`s focus on the reality of Ontarian politics. Stay tuned on Queen`s Park and discover all the economic, linguistic and social issues being debated there. Stay on top of the province`s hot topics.



Production year: 2015

Accessibility
Change the behavior of the player

VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


Titre :
#ONfr


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bienvenue à

#ONfr. L'Ontario

va-t-elle rejoindre le Québec

et le Nouveau-Brunswick comme

membre de l'Organisation

internationale

de la Francophonie?

On se demande la question

évidemment. Et le gouvernement

de Kathleen Wynne a déjà dit

que c'était son intention. Mais

récemment, eh bien, Madeleine

Meilleur, la ministre déléguée

aux Affaires francophones,

a nuancé un peu la position

franco-ontarienne. Elle dit

qu'il faut savoir d'abord

combien ça coûte une adhésion

avant d'aller de l'avant avec

le processus.


BENJAMIN VACHET, reporter national, apparaît sur un écran en studio.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Et pour y voir

plus clair, on va rejoindre

mon collègue Benjamin Vachet

à Ottawa. Bonjour, Benjamin.


BENJAMIN VACHET

Bonjour, Étienne.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Dis-moi un peu, Benjamin,

c'est quoi exactement,

l'Organisation internationale

de la Francophonie, et combien

est-ce que ça peut coûter

pour un État membre ou une

province pour y faire partie?


BENJAMIN VACHET

L'Organisation internationale

de la Francophonie, c'est un

grand rassemblement qui comprend

80 États et gouvernement

membres et observateurs,

et dont l'objectif ultime

est de faire la promotion

du français d'une part,

mais aussi de tisser des liens

entre les pays qui en font

partie.


Des images montrant une conférence de l'Organisation Internationale de la Francophonie viennent illustrer le propos.


BENJAMIN VACHET

Calculer le coût, c'est

un petit peu la difficulté,

parce que les critères de l'OIF

ne sont pas très, très clairs.

Mais on peut se fier au Québec

et au Nouveau-Brunswick, comme

tu l'as dit, deux provinces qui

font partie de l'OIF, pour avoir

une idée de ce que ça pourrait

coûter pour l'Ontario. Il faut

également savoir que l'OIF,

pour le rejoindre, ça prend

des contributions obligatoires

qui sont versées annuellement,

et également des contributions

volontaires versées selon

le choix de chaque État membre.

En l'occurrence, pour le Québec,

la contribution obligatoire

parlée, c'est 1,3 million

de dollars. Et les contributions

volontaires versées par le

gouvernement du Québec sont

de 4,24 millions de dollars.

Du côté du Nouveau-Brunswick,

on verse 135 000$ par année

de cotisation obligatoire

et 265 000$ de contribution

volontaire. Autant dire que

ça a un coût, effectivement,

de faire partie de l'OIF.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Et quels sont les avantages,

justement, de faire partie

de l'Organisation internationale

de la Francophonie?


BENJAMIN VACHET

Je te dirais que les

avantages, ils se situent

à trois niveaux. Tout d'abord,

c'est un avantage symbolique,

et le Québec et le

Nouveau-Brunswick insistent

beaucoup là-dessus. C'est

de montrer son attachement au

français, montrer sa volonté

d'en faire la promotion

à l'international,

de se positionner comme pays

ou comme gouvernement

francophone ou francophile.

Cet avantage-là, il peut

également toucher les minorités.


Des images montrant des citoyens fêtant le Jour des Franco-Ontariens sont montrées, en alternance avec les propos de BENJAMIN VACHET.


BENJAMIN VACHET

Donc, par exemple, pour

l'Ontario, la minorité

franco-ontarienne, parce que

ça envoie le message, et ça

rappelle surtout aux minorités

franco-ontariennes qui sont

peut-être des fois, se sentent

avec un certain isolement

linguistique, que le français,

c'est une langue qui est parlée

sur les cinq continents,

et c'est d'ailleurs ce que

soulignait le professeur

Christophe Traisnel

de l'Université de Moncton.

Celui-ci insistait également sur

un avantage qui est économique.

Le Nouveau-Brunswick et le

Québec ont rejoint l'OIF pas que

pour des raisons symboliques,

mais aussi parce que ça ouvre

une possibilité de discuter avec

des États et ça ouvre également

des marchés à conquérir,

des marchés émergents,

et ça peut donc représenter

des retombées financières.

Enfin, l'autre avantage

de faire partie de l'OIF, c'est

une visibilité internationale.

Et il est vrai, effectivement,

que pour le Québec, comme

pour le Nouveau-Brunswick,

comme pour l'Ontario,

ça permet de se faire voir.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Parce que justement,

on le dit, l'Ontario français

est pas très connu en dehors

des frontières de la province.

Il y a donc un avantage

de notoriété, n'est-ce pas?


BENJAMIN VACHET

Tout à fait, parce

qu'effectivement, l'Ontario

français, c'est déjà pas

nécessairement toujours connu

au Canada, mais ça l'est encore

moins à l'extérieur. Et ça

pourrait permettre justement

de montrer la francophonie

ontarienne à travers le monde,

et pourquoi pas, peut-être

même d'avoir des retombées,

quand on sait par exemple

que l'Ontario veut aller

chercher 5% d'immigration

francophone par année.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Merci beaucoup, Benjamin.


BENJAMIN VACHET

Merci, Étienne.


Transition


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Les plaques d'immigration

en français de l'Ontario ont été

lancées en grande pompe en 2009.

Mais sept ans plus tard, force

est de constater qu'elles ont

obtenu un succès plutôt mitigé.

Des données exclusives obtenues

par #ONfr révèlent qu'il y a

seulement une moyenne de

2500 plaques commandées chaque

année par les quelque 600 000

Franco-Ontariens qui ont un

véhicule. Ça fait un grand total

de 18080 plaques sur nos routes

depuis le début de l'expérience.

Depuis 2009, il est aussi

possible d'avoir une plaque avec

le drapeau franco-ontarien et

le slogan français.


Une image montrant une plaque d'immatriculation ontarienne est montrée dans un écran, avec le slogan «Tant à découvrir» inscrit en français.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Ce qui était pas possible auparavant.

Le slogan était seulement offert

en anglais, malgré la présence

du drapeau franco-ontarien. Mais

ces plaques en français avec

le drapeau n'ont jamais vraiment

levé. On en trouve seulement

600 sur nos routes. Et les

chiffres sont d'ailleurs assez

éloquents à ce sujet. Regardez

notre tableau.

2009-2010: début

de l'expérience, il y en a

141 qui ont été commandées.

Ensuite, on a connu un creux

assez historique dans cette

initiative avec 64 en 2011-2012.

Et on se retrouve maintenant

avec des chiffres

assez similaires.

Pourquoi est-ce que ces plaques

en français, dont celle

avec le drapeau, sont aussi

peu populaires? On a posé

la question à François Boileau.

C'est le commissaire

aux services en français

de l'Ontario. Il croit que

la majorité des francophones

ne savent tout simplement pas

que des plaques en français

sont disponibles en Ontario.


Entretien avec FRANÇOIS BOILEAU, commissaire aux services en français de l'Ontario


FRANÇOIS BOILEAU

Souvent, je donne des

conférences, des allocutions,

puis souvent c'est à des leaders

de la communauté francophone.

À la fin de la conférence, je

demande toujours quels sont ceux

qui sont propriétaires d'une

voiture en Ontario. La plupart

lèvent la main, surtout dans

le nord ou peu importe. Et donc,

je demande: "Gardez la main

si vous avez une plaque

de licence en français."

Et là, il y a beaucoup de mains

qui se baissent. Les gens

ne savent pas qu'ils peuvent

demander une plaque sans frais

additionnels, une plaque

de licence en français.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

À l'époque, le gouvernement

affirmait que les nouvelles

plaques avec le drapeau

franco-ontarien allaient

permettre à la population

d'exprimer leur fierté.

Le député du NPD Gilles Bisson

croit que le gouvernement

n'a tout simplement pas pris

ses responsabilités et doit être

tenu responsable du succès

mitigé de cette initiative.


Entretien avec GILLES BISSON, député néo-démocrate, Timmins-Baie-James


GILLES BISSON

Il y a pas eu assez

de promotion. Moi, chez nous,

j'ai rien vu dans les

manchettes, j'ai rien vu dans

les publicités des journaux.

On a-tu vu ça? Ces journaux,

la radio... Non, on a rien vu

de la licence pour donner

l'information aux francophones

pour être capable de choisir

d'aller dans cette direction.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Le ministre des Services

gouvernementaux et des Services

aux consommateurs, David

Orazietti, a défendu le plan

du gouvernement dans ce dossier.

Au micro d'#ONfr, il a affirmé

qu'il était d'abord important

d'offrir les plaques

en français, quitte à revoir

ensuite la stratégie marketing.


Entretien avec DAVID ORAZIETTI, ministre des services gouvernementaux et aux consommateurs de l'Ontario


DAVID ORAZIETTI

(Propos traduits de l'anglais)

C'est un service que nous offrons.

Nous sommes fiers de l'offrir.

Nous croyons que c'est une excellente

option pour les Franco-Ontariens qui

veulent montrer leur drapeau ou une

inscription en français. Je vais

certainement me pencher sur

l'aspect de la promotion.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Faire la promotion de ces

plaques franco-ontariennes, oui,

mais le commissaire des services

en français de l'Ontario croit

que ces plaques doivent aussi

être disponibles en tout

temps dans les bureaux

du gouvernement et pas

seulement sur demande.


FRANÇOIS BOILEAU

Est-ce qu'on peut en faire

plus, faire plus de promotion?

S'assurer aussi que nos bureaux

de ServiceOntario conservent

des plaques en français.

Parce que souvent, les plaintes

qu'on reçoit, c'est qu'on a

demandé une plaque en français,

mais il y en avait pas, donc

il fallait attendre qu'ils en

fassent venir d'ailleurs. Et là,

ça prend deux semaines, et moi

j'ai besoin d'une voiture pour

les deux prochaines semaines.

Je viens d'en acheter une,

peu importe. Alors, ça, c'est

un enjeu. Et là, ça devient

une plainte chez nous, pour

nous assurer que les bureaux

de ServiceOntario où on reçoit

des plaques d'immatriculation

soient bien garnis.


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Il faut dire en terminant que

ce sont pas toutes les plaques

d'immatriculation qui peuvent

être commandées en français.


Une image montrant une plaque d'immatriculation est affichée sur un écran, avec le logo de l'équipe de hockey des Sénateurs d'Ottawa, et la devise «Yours to discover».


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Par exemple, si vous voulez une

plaque avec le logo des scouts

ou encore des Sénateurs

d'Ottawa, c'est possible,

mais il faudra accepter que

la devise de l'Ontario soit

uniquement en anglais.

Sur la soixantaine de modèles

de plaques d'immatriculation

actuellement offertes

en Ontario, il y en a seulement

deux en français.


Transition


ETIENNE FORTIN-GAUTHIER

Voilà ce qui complète cette

édition d'#ONfr. Pour toute

l'actualité de la francophonie

ontarienne et canadienne,

je vous invite à visiter

notre site Web au tfo.org/onfr.

Notre équipe est aussi mobilisée

pour vous informer en temps réel

sur notre compte Twitter.

Au nom de toute notre équipe,

merci d'avoir été là.

On se retrouve jeudi

prochain. Au revoir.


Générique d'ouverture


Episodes

Choose a filtering option by age, fiction or season

  • Category Season
  • Category Report

Résultats filtrés par