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Keep abreast of the most pressing issues at Queen's Park and in the francophone communities across Ontario and Canada.

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Ontario: Hot Issues

Let`s focus on the reality of Ontarian politics. Stay tuned on Queen`s Park and discover all the economic, linguistic and social issues being debated there. Stay on top of the province`s hot topics.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


Titre :
#ONfr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bienvenue à

#ONfr. Une

édition où on fait le bilan de

2015. Ça a été toute une année

pour la francophonie.

En Ontario, particulièrement,

on a célébré les 400 ans de

la présence francophone. Malgré

ces quatre siècles de français

dans la province, il reste

encore plusieurs défis et

projets dans la mire des

citoyens de langue française.

L'année 2015 aura notamment

été marquée par le retour

en force du projet d'université

franco-ontarienne. Ça fait

beaucoup parler et ça continue

de provoquer des déchirements

dans la communauté.

Mon collègue Sébastien Pierroz

fait le point sur une année

mouvementée dans ce dossier.


SÉBASTIEN PIERROZ, reporter aux affaires francophones, est à l'extérieur du studio, s'adressant au public de l'émission.


SÉBASTIEN PIERROZ

Le projet d'une université

franco-ontarienne a pris

une nouvelle ampleur en 2015.


On présente des images montrant un point de presse sur le projet d'université franco-ontarienne.


SÉBASTIEN PIERROZ

En février dernier,

le Regroupement étudiant

franco-ontarien, l'Assemblée

de la francophonie de l'Ontario

et aussi la Fédération de la

jeunesse franco-ontarienne

demandaient officiellement

au gouvernement libéral

de Kathleen Wynne la création

d'une université par et

pour les francophones.


On présente des images montrant des étudiants en train de suivre un cours dans une salle de classe.


SÉBASTIEN PIERROZ

Selon les trois organismes,

un premier campus doit être

construit à Toronto,

et ce, avant 2018.

Par l'intermédiaire de la

ministre déléguée aux Affaires

francophones, Madeleine

Meilleur, le gouvernement a

toujours repoussé ce projet,

affirmant que ce n'était pas une

priorité immédiate selon lui.

Les raisons invoquées par

le gouvernement sont diverses.

Elles vont de la nécessité

d'équilibrer le budget, et

ce, avant 2018, mais aussi

de concentrer les efforts

sur la création de programmes

en français dans la région

du Centre-Sud-Ouest. Le défi

a été politique, tout au long

de l'année, pour le gouvernement

de Kathleen Wynne, d'autant

que les deux partis d'opposition

à Queen's Park se sont déclarés

favorables au projet

d'université franco-ontarienne.


On présente des images montrant des députés de différents partis politiques ontariens en train de débattre à l'Assemblée législative de l'Ontario.


SÉBASTIEN PIERROZ

Le leader du parti

progressiste-conservateur,

Patrick Brown, a déclaré qu'il

était temps qu'une université

franco-ontarienne se fasse.

Du côté du NPD, la critique

en matière francophone, France

Gélinas, a déposé un projet

de loi privé dans ce sens.

Le projet de loi a d'ailleurs

été adopté en seconde lecture

par la législature ontarienne

en novembre dernier.

Le projet d'une université

franco-ontarienne n'est donc pas

du goût de tout le monde,

à commencer par l'Université

d'Ottawa qui se revendique

elle-même comme une université

bilingue capable de desservir

les besoins de la communauté

franco-ontarienne.


On présente des images montrant une conférence de presse donnée par Allan Rock, recteur de l'Université d'Ottawa. Derrière le podium, on peut voir un panneau avec le logo franco-ontarien.


SÉBASTIEN PIERROZ

En septembre dernier,

l'Université d'Ottawa a

officialisé sa désignation

partielle en vertu

de la loi 8, la loi sur

les services en français.

L'Université d'Ottawa emboîtait

donc le pas à l'autre université

bilingue de l'Ontario,

la Laurentienne, elle-même

désignée partiellement

en juillet 2014. À noter

que le projet d'université

franco-ontarienne sous

le couvert des organismes

ne fait pas que des heureux.

À l'Université de Hearst,

le recteur Pierre Ouellet n'a

cessé de clamer tout au long

de l'année que son université

représentait déjà l'université

franco-ontarienne.


Transition


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Tout au long de 2015, la

privatisation du fournisseur

d'électricité Hydro One a été

au coeur des débats à Queen's

Park. Les partis d'opposition

ont attaqué le gouvernement

presque chaque jour sur cet

enjeu. Mon collègue François

Pierre Dufault a suivi le

dossier tous les jours au cours

de la dernière année. Il nous

rapporte que cette véritable

saga a fait bien des étincelles.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT, premier rédacteur, prend place à l'extérieur du studio, près d'un pylône électrique.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

(S'adressant au public de l'émission)

Il y a un an, ce n'était

même pas sur le radar. Puis,

une rumeur, un peu tirée

par les cheveux au début,

il faut le dire,

à l'effet que le gouvernement de

l'Ontario songeait à privatiser

sa société de distribution et

de transmission d'électricité,

Hydro One. C'est

aujourd'hui chose faite.


On présente des images montrant Charles Sousa, ministre des Finances de l'Ontario, livrant une allocution à l'Assemblée législative de l'Ontario.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Avec l'adoption du budget 2015

de l'Ontario, la table est mise

pour la privatisation jusqu'à

60% de l'ancienne société

provinciale d'électricité

d'ici trois à quatre ans.


Un schéma numérique animé illustrant les pourcentages de participation des secteurs publics et privés dans Hydro One vient appuyer le propos.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

C'est de loin le changement

le plus important à l'appareil

gouvernemental ontarien depuis

la fin des années 1990. Ce seuil

que Mike Harris lui-même

n'a pas osé franchir.

Les libéraux de Kathleen Wynne

ont jugé cette manoeuvre

nécessaire pour réinvestir

jusqu'à quatre milliards de

dollars dans les routes et

les transports en commun

de la province.

La vente d'une première tranche

de 16% de Hydro One aurait

d'ailleurs déjà rapporté

près de deux milliards de

dollars au gouvernement.


CHARLES SOUSA fait une allocution devant des députés lors de l'Assemblée législative de l'Ontario.


CHARLES SOUSA

(Propos traduits de la langue anglaise)

Nous élargissons l'actionnariat d'Hydro

One avec un premier appel public.


On présente des images montrant des gens en train de manifester devant le siège de l'Assemblée législative de l'Ontario, à Queen's Park.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

L'opposition à Queen's Park

accuse presque quotidiennement

le gouvernement de vendre un

fleuron de la province au plus

offrant, et pour financer

seulement une infime partie

de son plan d'infrastructure

de 130 milliards de dollars

sur dix ans.

Conservateurs et néo-démocrates

s'inquiètent aussi de l'absence

d'une surveillance indépendante,

maintenant que Hydro One a été

cédé au secteur privé. Mais

l'opposition ne se limite pas

seulement aux banquettes du côté

gauche de la législature.

Quelque 165 municipalités

ontariennes ont elles aussi

demandé au gouvernement

de faire marche arrière,

craignant de voir leurs tarifs

d'électricité grimper

encore davantage.

Le nouveau directeur de la

responsabilité financière de

l'Ontario, Steven Leclerc, juge

pour sa part que la province

se retrouvera dans une pire

position après la privatisation

de Hydro One, parce que le

gouvernement devra partager

plus de la moitié des revenus

de l'entreprise avec

le secteur privé.


On présente des images montrant différents chantiers de construction en activité sur diverses infrastructures routières.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Et il y a aussi une crainte

persistante à Queen's Park

que le gouvernement finisse par

utiliser les profits de la vente

de l'Hydro pour abattre son

déficit de sept à huit milliards

de dollars et non pour

financer l'infrastructure.

Une crainte que les libéraux ont

d'ailleurs attisée lors d'une

récente mise à jour économique,

lorsqu'ils ont justement pris

en compte une partie des profits

de la vente d'Hydro One

dans le calcul des revenus

généraux de la province.


Transition


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Les sondages ne l'annonçaient

pas comme le favori, mais comme

on le sait, c'est finalement

Justin Trudeau qui est sorti

grand vainqueur des élections

fédérales du 19 octobre.

Le fils de Pierre-Elliott

Trudeau a mis fin à plus de neuf

ans de gouvernement conservateur

au Canada. Les francophones

du pays attendent beaucoup

de Justin Trudeau. Retour sur

l'élection et projections vers

l'avenir avec Benjamin Vachet.


BENJAMIN VACHET, reporter national, est devant la Colline du Parlement, s'adressant au public de l'émission.


BENJAMIN VACHET

Malgré une campagne longue,

78 jours, parfois insipide,

les Canadiens ont fait

le choix de la nouveauté

et ont montré un certain

enthousiasme à l'élection

de Justin Trudeau.


On présente un schéma montrant le résultat des sièges électoraux gagnés par les cinq principaux partis politiques de l'Ontario lors de l'élection fédérale d'octobre 2015.


BENJAMIN VACHET

Il obtient, avec son parti

libéral, 184 sièges sur 338

disponibles à la Chambre

des communes.


On présente une série d'images montrant Stephen Harper en action, alors qu'il était Premier ministre du Canada.


BENJAMIN VACHET

On peut dire

que l'usure du pouvoir a joué

contre Stephen Harper et ses

troupes. Ils se retrouvent

relégués au rang d'opposition

officielle. Ils obtiennent

99 élus.


On présente des images montrant Thomas Mulcair en campagne électorale.


BENJAMIN VACHET

Le nouveau parti

démocratique est, lui, devenu

la seconde opposition officielle

avec uniquement 44 sièges.

Thomas Mulcair n'aura donc pas

réussi à incarner le changement,

lui qui en avait fait son

principal thème de campagne.

Mais lui et Stephen Harper

continueront à siéger

à la Chambre des communes.


Une série d'images montrant Justin Trudeau donnant différents points de presse lors de la récente campagne électorale vient appuyer le propos.


BENJAMIN VACHET

Trudeau a donc réussi son pari.

À 43 ans, il a réussi à relancer

un parti moribond marqué par

le scandale des commandites.

Tout au long de la campagne,

il a martelé son message, celui

de servir la classe moyenne,

un concept flou, mais qui

s'est avéré assez efficace.


On présente des images montrant Justin Trudeau marchant vers son assermentation, entouré par une bonne foule.


BENJAMIN VACHET

Sa volonté de changement s'est

tout de suite remarquée,

notamment lors de son

assermentation, puisqu'il est

arrivé à pied à la résidence

du gouverneur général. Une

assermentation qui était ouverte

au public. Il a également montré

plus d'ouverture aux médias

et instauré au sein

de son cabinet une parité

avec 15 hommes et 15 femmes.

Même son discours du trône s'est

avéré marqué par le sceau du

changement, en étant plus court.

Du côté de ses promesses

électorales, Justin Trudeau

a voulu rapidement montrer

qu'il entendait respecter

sa plate-forme.


Un tableau numérique illustrant les principales promesses faites par Justin Trudeau vient appuyer le propos.


BENJAMIN VACHET

Il annonçait

des baisses d'impôts pour la

classe moyenne, également le

rétablissement du formulaire

long du recensement, une enquête

publique sur la disparition

des femmes autochtones et

également la réforme du Sénat.

Restera à savoir en 2016

s'il est capable de tenir

ses engagements.


Transition


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

L'année 2015 aura aussi été

très marquante pour

#ONfr.

Vous êtes de plus en plus

nombreux à visiter notre site

Internet et à regarder

nos capsules vidéos.

Vous partagez et commentez aussi

nos articles en très grand

nombre. On tient à vous

remercier. Et en 2016, on

continuera d'être là pour vous

informer sur Twitter

et au tfo.org/onfr.

Voilà ce qui complète notre

bilan de 2015. Au nom de

toute notre équipe, merci

d'avoir été là. Au revoir.


Générique de fermeture


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