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North Bay: It´s Always Sunny...

Francophones all over Canada have high hopes for Justin Trudeau. So far, however, Ottawa Liberals have kept a tight lid on their plans concerning official languages. In Parliament, the issue has been eclipsed by other, more pressing matters such as the economy and the fight against terrorism. Meanwhile, a majority of Ontario towns are seeing their Francophone population decline. The situation in North Bay is quite different, however. Francophonie is going strong, and the Francophone population is stable. That being said, it is still hard to obtain services in French, and the risk of young Francophones being assimilated into English culture is quite real.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


Titre :
#ONfr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bienvenue à #ONFR.

Les francophones de partout

au pays qui vivent en situation

minoritaire attendent beaucoup

de Justin Trudeau. Jusqu'à

maintenant, cependant,

son gouvernement s'est fait

bien silencieux sur toutes

les questions qui touchent

les langues officielles. C'est

un dossier qui est littéralement

éclipsé par les autres grandes

questions de l'actualité.


BENJAMIN VACHET, reporter national, apparaît dans un écran en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

J'en parle avec mon collègue

Benjamin Vachet, à Ottawa.

Bonjour, Benjamin.


BENJAMIN VACHET

Bonjour, Étienne.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Benjamin, les travaux ont

repris à la Chambre des

communes au cours des derniers

jours et on le voit, les langues

officielles sont absentes.

C'est vraiment un dossier

relégué au second rang.


BENJAMIN VACHET

Oui, effectivement. On a

beaucoup parlé d'économie,

de lutte contre le terrorisme,

également du projet Énergie Est.

Et un peu comme pendant

la campagne électorale,

eh bien, les langues officielles

n'ont pas vraiment occupé

le devant de la scène. On a

vu quelques déclarations de

bonnes intentions, notamment

des députés Francis Drouin

ou de Randy Boissonnault,

des députés libéraux.

Mais la seule chose, pour

l'instant, qui a vraiment occupé

le devant de la scène du côté

des langues officielles, c'est

la reprise des travaux du Comité

permanent au Sénat sur les

langues officielles, qui a nommé

sa présidente, Claudette Tardif.

Et également le départ, et ça,

c'est regretté par la communauté

francophone au Canada,

de la sénatrice Maria Chaput.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Pourtant, il y en a des

problèmes dans nos communautés

francophones, notamment

en matière d'immigration.

Il y avait des engagements

qui avaient été pris par Justin

Trudeau et son parti pendant

la campagne fédérale, où est-ce

qu'on en est à ce niveau-là?


BENJAMIN VACHET

Bien, pour l'instant, on a

juste annoncé le retour du

formulaire long du recensement,

ça, c'est fait. Pour le reste,

eh bien, on n'a pas vraiment

beaucoup d'indications

sur les priorités de la ministre

du Patrimoine canadien,

Mélanie Joly. La seule chose

qu'on sait, c'est que le

gouvernement va travailler

sur un nouveau plan pour

les langues officielles

et que les consultations

commenceront dès cet été.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Les langues officielles,

pas une priorité pour le

gouvernement Trudeau. Du côté

de l'opposition, quelle est leur

vision des choses exactement?


BENJAMIN VACHET

Bien, l'opposition voit qu'il

y a quand même une bonne brèche

dans laquelle s'engouffrer.

On l'a vu notamment du côté

du Nouveau Parti démocratique

où François Choquette,

leur porte-parole aux langues

officielles, s'est montré très

actif. Il a relancé l'idée

d'avoir des juges bilingues

à la Cour suprême du Canada,

un dossier qui était cher

à son prédécesseur, Yvon Godin.

On l'a également entendu

apostropher le gouvernement

libéral pour lui demander

de faire plus, de faire mieux,

que le gouvernement précédent,

le gouvernement conservateur.

Du côté du Bloc québécois, Mario

Beaulieu a invectivé la ministre

Joly et lui a demandé de

se prononcer dans le dossier

d'Ottawa, capitale

officiellement bilingue.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Et du côté du gouvernement

sortant, est-ce que les

conservateurs se sont trouvé

une nouvelle passion pour

la défense du fait français?


BENJAMIN VACHET

Alors, peut-être pas

nécessairement une nouvelle

passion, mais en tout cas

un nouveau porte-parole en

la personne du député québécois

Bernard Généreux, qui a siégé

sur le Comité aux langues

officielles de 2009 à 2011.

Celui-ci ne se dit pas très

familier avec les dossiers,

mais il promet s'y intéresser

énormément et surtout, il a

promis de surveiller le Parti

libéral du Canada pour voir

s'il respecterait ses promesses.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

On va donc s'assurer

qu'ils font bien leurs

devoirs, tous ces élus.

Merci beaucoup, Benjamin.


BENJAMIN VACHET

Merci, Étienne.


Transition


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Dans la majorité des villes

ontariennes, la population

francophone diminue d'année

en année. Mais la situation est

complètement différente

à North Bay.

Là-bas, la francophonie se porte

assez bien et la population

francophone demeure stable.

Il demeure qu'il y a quand même

des défis, notamment en matière

d'accès aux services en

français. Et il y a toujours

le risque d'assimilation

chez les jeunes francophones.

Mon collègue Sébastien Pierroz

est allé prendre le pouls

de cette communauté francophone

aux accents nordiques.


SÉBASTIEN PIERROZ, reporter aux affaires francophones, est à l'entrée de la ville de North Bay, s'adressant au public de l'émission.


SÉBASTIEN PIERROZ

À une heure et demie

de Sudbury et à plus

de trois heures d'Ottawa,

la veille de North Bay est

souvent considérée comme

la porte d'entrée du

nord de l'Ontario.

Comme dans beaucoup

de communautés du nord de

l'Ontario, les francophones

y occupent une place importante,

mais doivent aussi faire

face à un sentiment d'isolement.

Pour les 8000 francophones

de North Bay, la préservation

de leur langue demeure

un défi permanent.


Entrevue avec MICHEL PAGÉ, président du Centre culturel Les Compagnons des francs loisirs.


MICHEL PAGÉ

Je pense qu'il y a eu des

grandes guerres, il y a eu des

luttes. Je me souviens, dans

les jours où la municipalité

de Sault-Sainte-Marie s'était

déclarée unilingue anglophone.

C'était un temps où il y avait

des tensions linguistiques

assez importantes.


Entrevue avec CASSIDY VILLENEUVE, élève-conseillère et résidente de North Bay.


CASSIDY VILLENEUVE

Si je veux me faire servir

en français, c'est vraiment

pas évident à North Bay.

Même à des endroits où,

en principe, il devrait y avoir

des services francophones.

C'est vraiment partout dans la

communauté, donc que ce soit

que je vais au magasin, que ce

soit un service du gouvernement.


On présente une série d'images montrant différentes enseignes de magasins dans les rues de North Bay.


SÉBASTIEN PIERROZ (Narrateur)

Si aujourd'hui les francophones

sont plus reconnus à North Bay,

la présence de panneaux en

français se fait toujours rare

dans les rues. Et il demeure

bien souvent tout un défi

d'obtenir un service en français

de la part de la municipalité.


On présente une série d'images montrant différentes écoles francophones de North Bay.


SÉBASTIEN PIERROZ (Narrateur)

Pourtant, les six écoles

francophones de la ville

continuent de se remplir.

North Bay est même le siège

de 2 des 12 conseils scolaires

francophones de la province,

à savoir le Conseil scolaire

public du Nord-Est de l'Ontario

et le Conseil scolaire

catholique Franco-Nord.

Mais une fois les diplômes

décrochés, les jeunes

poursuivent bien souvent

leurs études en anglais,

principalement à l'université

de Nipissing, située sur

le territoire de North Bay.


CASSIDY VILLENEUVE

Premièrement en français,

il faut déménager soit à

Sudbury, qui est à environ deux

heures d'ici, ou à Ottawa.

Donc, je pense qu'entre décider

de poursuivre ses études

en français et déménager,

les gens vont souvent décider

de rester ici en ville.


SÉBASTIEN PIERROZ (Narrateur)

Outre l'accès aux services, la

vitalité de la francophonie

demeure aussi un défi permanent,

surtout depuis la fermeture

de l'ACFO locale, en 2006.


On présente une série d'images montrant l'aspect francophone de North Bay. Dans les images, on voit l'enseigne bilingue d'un hôpital, et une casquette avec la mention brodée «Ma langue ma culture j'y tiens!».


SÉBASTIEN PIERROZ (Narrateur)

C'est désormais le centre

culturel Les Compagnons des

francs loisirs qui fait figure

d'organisme principal pour les

Franco-Ontariens de la ville,

avec la mission de fédérer

plus que de revendiquer.


MICHEL PAGÉ

Le centre culturel Les

Compagnons a été bâti sur

les rassemblements.


On présente une série d'images montrant des citoyens participant à diverses activités tenues dans le Centre culturel.


MICHEL PAGÉ

On tente de

créer des occasions où les gens

peuvent être ensemble,

vivre ensemble, échanger,

que ce soit artistique, culturel

ou simplement de vivre des

loisirs ensemble, le fait de

se retrouver entre francophones,

ça nous donne confiance

en qui on est.


On présente des images montrant des citoyens participant à une assemblée tenue au Centre de santé communautaire du Grand Sudbury.


SÉBASTIEN PIERROZ (Narrateur)

L'avenir n'est pas forcément si sombre

pour la minorité francophone.

Depuis 20 ans, la proportion

de francophones à North Bay se

maintient continuellement à 15%,

un fait rare dans les villes

de l'Ontario où généralement

les francophones tendent

à diminuer en valeur relative.


MICHEL PAGÉ

Je crois qu'il y a une

fidélité à notre communauté. On

voit les mêmes visages. On voit

des générations qui se répètent.


On présente des images montrant la base des Forces canadiennes de North Bay.


SÉBASTIEN PIERROZ (Narrateur)

Anthony Rota, député fédéral de

l'endroit, voit une autre raison

principale à la conservation des

francophones. La base des forces

canadiennes North Bay,

hôte de la 22e escadre,

représenterait un atout

pour l'immigration francophone.


Entrevue téléphonique avec ANTHONY ROTA, député fédéral, Nipissing- Témiskaming. Des images montrant des militaires habitant la base sont montrées en parallèle avec l'entrevue.


VOIX D'ANTHONY ROTA

Nous avons beaucoup de personnes

qui viennent ici de bases

militaires, la plupart

viennent de bases au Québec.

Et ils amènent avec eux

la langue française

et la culture française,

qui est très importante.


On présente des images montrant diverses communautés culturelles fréquentant les rues de North Bay.


SÉBASTIEN PIERROZ (Narrateur)

L'immigration peut représenter

un moteur important pour

la vitalité de la communauté

francophone, mais celle-ci

reste tributaire d'une économie

locale au ralenti.

Dernièrement, l'hôpital de North

Bay a annoncé une centaine

de mises à pied. Par ailleurs,

de nombreux conflits de travail

ont eu lieu à l'université

de Nipissing et au service

de transport Ontario Northland.


MICHEL PAGÉ

On commence

à voir un peu d'immigration

qui se passe dans la région,

des familles qui viennent

nous visiter. Je pense pas qu'on

est rendus là où on doit l'être.


SÉBASTIEN PIERROZ

Les francophones de North Bay

conservent donc leur poids

démographique et sont

maintenant davantage reconnus.

Rien n'indique cependant

que cette stabilité va durer.


Transition


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Voilà ce qui complète cette

édition de

#ONfr. Pour toute

l'actualité de la francophonie

ontarienne et canadienne,

visitez notre site

Internet au tfo.org/onfr.

Notre équipe est aussi mobilisée

pour vous informer en temps réel

sur notre compte Twitter,

alors suivez-nous.

Voilà, au nom de toute notre

équipe, merci d'avoir été là,

on se retrouve jeudi prochain.

Au revoir.


Générique de fermeture


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