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Keep abreast of the most pressing issues at Queen's Park and in the francophone communities across Ontario and Canada.

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Francophone University in Ontario: The Tension Rises

Hostilities break out again in Queen´s Park with the victory of the Progressive Conservative opposition in Whitby-Oshawa and the announcement of an early budget. Climate change is likely to be a central part of the budget and of the ensuing debates in Parliament. The government is making more and more announcements about the environment; these include subsidies for energy-efficient retrofits and for electric vehicle purchases. And advocates for the opening of a Franco-Ontarian university want to have their voices heard now that Parliament has reconvened. They decry the government´s sluggishness in announcing its position on the matter. 2016 is poised to see a change in both strategy and tone on the part of those involved in the issue.



Production year: 2016

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


Titre :
#ONfr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bienvenue à

#ONfr. Les

hostilités ont repris à Queen's

Park entre le gouvernement de

Kathleen Wynne et l'opposition.

Cette rentrée parlementaire

est bien particulière: elle

s'effectue, avec en toile de

fond, la défaite libérale lors

de l'élection partielle

de Whitby-Oshawa.

Est-ce que cette défaite va

changer la dynamique à Queen's

Park?


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT, premier rédacteur, apparaît sur un écran en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

On tente une réponse

avec François Pierre Dufault qui

couvre la politique ontarienne

pour #ONfr. Bonjour,

François Pierre.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Bonjour, Étienne.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Donc, défaite dans

Whitby-Oshawa. Est-ce que le

plan de match de Kathleen

Wynne vient de s'effondrer?


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Non, pour le gouvernement

libéral de Kathleen Wynne, ça ne

changera pas grand-chose au

baseball, comme on dit. Le

gouvernement libéral est encore

à deux ans des prochaines

élections. Et Whitby-Oshawa,

il faut le dire,

c'est un bastion du parti PC.

Donc, oui, c'est un revers pour

Kathleen Wynne, mais elle en a

connu d'autres et ça ne l'a

pas empêchée, entre autres, de

remporter un mandat majoritaire

en 2014. C'est pour les

conservateurs que ça change un

peu la donne. Ça leur donne

davantage de

momentum.


On présente des images montrant le député Lorne Coe et le chef du parti PC de l'Ontario Patrick Brown triomphant suite à la victoire du PC lors de l'élection partielle.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Ils en avaient déjà avec un nouveau

chef, nouvelle énergie. Et

là, on peut se permettre

de critiquer de façon plus

virulente le gouvernement.

D'ailleurs, le nouveau député

Lorne Coe ne s'est pas gêné

dès son élection. On l'écoute.


LORNE COE donne un point de presse suite à sa victoire.


LORNE COE

(Propos traduits de la langue anglaise)

Ce qui est très clair ce soir, c'est que

les résidents de Whitby-Oshawa

demandent un plus haut niveau de

gouvernance que ce que nous avons

vu au cours de la dernière décennie.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Le grand perdant dans cette

élection dans Whitby-Oshawa,

c'est le Nouveau Parti

démocratique. On parle de moins

de 20% des suffrages.


On présente une image montrant Andrea Horwath, chef néo-démocrate de l'Ontario, débattant lors de l'Assemblée législative de l'Ontario.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Ça laisse planer un doute

sur la stratégie du parti,

qui a été de miser presque

exclusivement sur l'enjeu de

la privatisation de Hydro One.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Parlant d'Hydro One, François

Pierre, c'était le clou du

budget 2015. Là, on apprend

qu'on va avoir un budget hâtif

jeudi le 25. Est-ce qu'on peut

s'attendre qu'Hydro One soit

encore le sujet au

coeur de ce budget?


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

C'est pas impossible qu'Hydro

One revienne sur le tapis de

la législature dans la prochaine

session. Par contre, ça risque

pas d'être l'enjeu principal

du prochain budget. Ça risque

plutôt d'être l'enjeu du

changement climatique. On sait

que le gouvernement libéral a

fait beaucoup d'annonces dans ce

sens-là au cours des dernières

semaines. On annonce, par

exemple, de l'argent pour des

rénovations écoénergétiques

ou pour encourager,

par exemple, aussi, l'achat

de véhicules électriques.


On présente une image montrant Charles Sousa, ministre des Finances de l'Ontario, en train de débattre en chambre.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Eh bien, le budget va être

l'occasion, maintenant, de

financer tout ça, de chiffrer

toutes ces dépenses-là et,

surtout, de trouver les sources

de financement.


Une carte géographique animée illustrant les principaux partenaires du marché du carbone vient illustrer le propos.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

On sait, par

exemple, que le gouvernement va

aller de l'avant avec un marché

du carbone avec le Québec, le

Manitoba et la Californie à

partir de l'an prochain. Et

encore une fois, le budget doit

nous apporter des

précisions à ce sujet-là.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Mais le dossier de

l'environnement est pas

nécessairement facile à aborder

pour l'opposition. Il y a des

opportunités politiques,

mais aussi des risques, là.


On présente des images montrant Patrick Brown et Andrea Horwath débattant en chambre.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Oui, Étienne. Le principal

défi pour l'opposition, ça va

être de critiquer sur la

forme et non pas sur le fond.

L'opposition est largement

d'accord avec le gouvernement

qu'il faut agir contre le

changement climatique. L'angle

d'attaque pour le parti PC, ça

risque d'être ce système

de plafonnement et d'échange,

le cap and trade, qu'on va

essayer de présenter comme une

taxe supplémentaire sur la

consommation, notamment le

carburant. Pour le Nouveau Parti

démocratique, eh bien, ça va

être un peu plus difficile.

Le parti partage largement la

position du gouvernement quant

aux changements climatiques. Ça

va être dans les détails que

l'opposition va devoir gratter

pour trouver son

angle d'attaque.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

On l'a vu, François Pierre,

dans notre émission la semaine

passée, les langues officielles,

c'est pas une priorité à Ottawa.

Est-ce qu'à Queen's Park, il y a

certains enjeux francophones qui

vont être mis de l'avant?


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Le dossier de l'université

franco-ontarienne, bien sûr, qui

va revenir sur le tapis de

l'Assemblée législative,

peut-être celui de la

désignation de la ville d'Oshawa

en vertu de la loi sur les

services en français. Dans les

deux cas, ce sont des enjeux qui

ont beaucoup fait parler

dernièrement. Reste à voir s'il

va y avoir des engagements

de la province à cet effet.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

François Pierre

Dufault, merci beaucoup.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Merci, Étienne.


Transition


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Les militants en faveur de

l'ouverture d'une université

franco-ontarienne profitent de

cette rentrée parlementaire pour

se faire entendre. Ils n'en

peuvent plus d'attendre

après Kathleen Wynne et son

gouvernement dans ce dossier.

2016 marque une année de

changement de ton et de

stratégie pour eux. Mon collègue

Sébastien Pierroz est allé

à la rencontre d'Alain Dupuis.

C'est le directeur du RÉFO,

le Regroupement des étudiants

franco-ontariens.

Voici son entretien.


SÉBASTIEN PIERROZ, reporter aux affaires francophones, et ALAIN DUPUIS discutent près du canal Rideau.


SÉBASTIEN PIERROZ

Bonjour, Alain. On est non

loin de l'Université d'Ottawa,

justement où il y a beaucoup

de programmes postsecondaires

pour les étudiants francophones.

Pourtant, on parle toujours de

la création d'une université

franco-ontarienne pour

2018. Et aujourd'hui, d'une

manifestation. Quel est

le but qui est recherché?


ALAIN DUPUIS

La manifestation sert vraiment

à souligner la lenteur du

gouvernement dans sa réponse

à la demande de la communauté

franco-ontarienne,

qui a demandé, il y a un

an déjà, la création d'une

université de langue française

indépendante dans la province.


SÉBASTIEN PIERROZ

Est-ce qu'il y a quand même eu

des avancées en un an, non pas

de la part du gouvernement, vous

l'avez rappelé, mais de la

part plutôt de l'opposition?


On présente des images montrant la députée France Gélinas donnant un point de presse.


ALAIN DUPUIS

Bien sûr, il y a eu la députée

néo-démocrate France Gélinas,

qui a proposé un projet

de loi privé pour la création

de l'université de l'Ontario

français. Ça a été présenté

au printemps dernier

et débattu en deuxième lecture

cet automne ou l'automne dernier

plutôt. Et maintenant, c'est

à la phase de l'étude en comité.

Donc, maintenant, au courant du

printemps, le projet de loi sera

étudié par les trois partis

politiques pour soit l'amender

ou le gouvernement a encore

le pouvoir, vu qu'il est

majoritaire, de mettre fin

à ce projet de loi là.


SÉBASTIEN PIERROZ

Jusque-là, la voie avait été

plus diplomatique, on parle

aujourd'hui d'une journée

d'action. Quel va être le plan

pour le RÉFO avec les autres

organismes militants

pour les mois à venir?


ALAIN DUPUIS

C'est ça. Bien, on le dit,

c'est une première journée

d'action provinciale pour

la création d'une université.

On voulait souligner

cette marque-là.


On présente des images montrant le point de presse sur le projet d'université franco-ontarienne du 10 février 2015.


ALAIN DUPUIS

Il y a un an, on a déposé une

demande, puis il y a eu vraiment

rien de la part du gouvernement

qui est sorti en réponse, ou

même de la part de la

Première ministre,

démontrant qu'ils allaient agir

par rapport à ce projet-là.


On présente des images montrant des citoyens en train de manifester avec le drapeau franco-ontarien bien en vue.


ALAIN DUPUIS

On l'a vu, il y a une volonté

communautaire, il y a des

partenaires qui se sont

manifestés, on a des profs qui

nous ont dit que dès que ça va

être créé, cette université-là,

ils sont prêts à faire le saut,

puis venir enseigner là.

Il y a assez de gens et assez de

francophones en Ontario pour

créer une nouvelle université,

en commençant à Toronto.

C'est le temps d'agir, puis les

organismes, on va continuer

à solliciter l'appui de la

communauté. Mais là, faut dire,

on a vraiment exploité toutes

les voies diplomatiques

depuis la dernière

année.


On présente une image de Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux services en français de l'Ontario, en train de débattre en chambre.


ALAIN DUPUIS

On a rencontré

Mme Meilleur, M. Moridi,

on a rencontré le bureau

de la Première ministre,

et ça, à quelques reprises.

On a fait deux jours de

sensibilisation auprès des

députés à Queen's Park, on

a rencontré 22 députés. Alors, à

quel point, à quel moment est-ce

que le gouvernement va se rendre

compte que la communauté la

veut, elle se mobilise. Ça fait

pas juste un an qu'on a fait

cette demande-là. Ça fait trois

ans avant ça qu'on a fait des

états généraux et 40 ans que la

communauté franco-ontarienne

demande une université.


SÉBASTIEN PIERROZ

Vous aviez fixé la

date d'échéance en 2018.


ALAIN DUPUIS

Hum-hum.


SÉBASTIEN PIERROZ

Qu'est-ce qui se passe si

en 2018, on n'a pas cette

université franco-ontarienne?


ALAIN DUPUIS

Mais je pense qu'on va

continuer la mobilisation. Ça

fait des années que les plaintes

des étudiants sont les mêmes.

Il y a urgence d'agir,

particulièrement dans le centre

et le sud-ouest de l'Ontario, où

seulement 3 à 7% des programmes

sont offerts en

français présentement.


SÉBASTIEN PIERROZ

Alain Dupuis,

je vous remercie.


ALAIN DUPUIS

Merci.


Transition


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Et pour tout savoir de cette

journée d'action pour la

création d'une université

franco-ontarienne, visitez

notre site Internet.

On vous offre une couverture

complète des événements au

tfo.org/onfr. Vous pouvez

évidemment nous suivre aussi sur

notre compte Twitter.


Texte informatif :
@ONFR_TFO


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Voilà ce qui complète cette

édition de

#ONfr.

Au nom de toute notre équipe,

merci d'avoir été là.

On se retrouve la semaine

prochaine. Au revoir.


Générique de fermeture


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