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Railway Safety: Ontario Is Concerned

Canada´s Francophone and Acadian communities have high expectations as we approach the release of the Trudeau government´s first budget. These minorities are hoping for an indexation of their organizations´ funding, which has been frozen for the past ten years. They´re also hoping that 2016 will bring the release of unused funds from the Roadmap for Canada´s Official Languages and that the government will send a clear signal to French-language communities. In other news, a year after a crude oil train derailed near Gogama, Northwestern Ontario, rail transportation continues to worry the province´s inhabitants. More than ever, elected officials and experts urge tougher regulation for the rail transportation of dangerous materials. They see the situation as a race against the clock, as a catastrophic derailment such as the one in Lac-Mégantic in 2013 is a genuine threat.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
#ONfr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bienvenue à #ONfr.

C'est l'heure du premier grand

test pour le gouvernement de

Justin Trudeau. Le ministre

des Finances, Bill Morneau,

va déposer son budget au cours

des prochains jours.

Pendant la campagne électorale,

les libéraux ont fait plusieurs

promesses. Il faut maintenant

voir quelles mesures auront

survécu. J'en parle avec

mon collègue Benjamin Vachet

à Ottawa.


BENJAMIN VACHET apparaît sur écran vidéo.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bonjour, Benjamin.


BENJAMIN VACHET

Bonjour, Étienne.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Évidemment, il y a de grandes

attentes dans les communautés

francophones minoritaires.

Parle-nous un peu de

ces attentes, justement.


BENJAMIN VACHET

Trois attentes principales.

L'indexation du financement

des organismes dès 2017-2018.

On demande également en 2016 que

soient débloqués les fonds qui

sont inutilisés de la feuille

de route pour les langues

officielles. On parle notamment

de 4 millions en développement

social, et également de

fonds en immigration.

Et puis, également, on attend

un signal fort du gouvernement

libéral pour l'appui et la

promotion de la francophonie

et de la dualité linguistique.

La FCFA a eu l'occasion de

présenter toutes ces doléances

lors des consultations

prébudgétaires. Et du côté

du Parti conservateur,

de l'opposition officielle donc,

Bernard Généreux rappelle que

beaucoup ont été promis pour

les communautés francophones en

situation minoritaire et qu'il

est temps de passer à l'action.


BERNARD GÉNÉREUX, le porte-parle conservateur en matière de langues officielles accorde une entrevue.


BERNARD GÉNÉREUX

Les libéraux ont promis

beaucoup de choses, à beaucoup

de monde. Donc, inévitablement,

les langues officielles

faisaient partie des promesses.

J'espère qu'ils respecteront

minimalement les promesses

qu'ils ont faites. Nous avions

gelé les budgets pendant

plusieurs années pour l'atteinte

budgétaire. Donc, tout le monde

avait fait un effort; on avait

demandé un effort. Maintenant,

l'effort qu'on a demandé à

tout le monde pendant toutes

ces années permet maintenant

aux libéraux de pouvoir un peu

"redissiper" ou de distribuer de

l'argent. Donc, sûrement que les

langues officielles, ou en fait

les communautés en situation

minoritaire auront minimalement

une augmentation par rapport au

pourcentage du coût de la vie.

Je pense que ce serait le

minimum. Mais les libéraux

se sont engagés pour plus

que ça, alors on va voir.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Et Benjamin, rappelle-nous

un peu quelles étaient

les promesses des libéraux

pendant la campagne.


BENJAMIN VACHET

Trois grandes promesses,

et surtout trois financements

possibles qu'on pourrait voir

dans ce budget. Déjà, pour

CBC/Radio-Canada, c'était une

promesse de campagne.


Texte informatif :
Fonds pour rétablir CBC/Radio-Canada, 150 millions $.


BENJAMIN VACHET

Également pour le retour du programme

de contestation judiciaire.

Et aussi pour la mise en

place d'un programme en ligne

d'apprentissage et du maintien

du français et de l'anglais

langue seconde.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Quelles sont les chances

que les demandes de la

FCFA soient entendues?


BENJAMIN VACHET

On l'espère du côté de

la FCFA. Mais il faut quand même

reconnaître que, on l'a dit à

plusieurs reprises, les langues

officielles, c'est pas vraiment

le sujet de l'heure de ce

gouvernement. Mélanie Joly n'a

toujours pas rencontré la FCFA,

elle qui est responsable du

dossier des langues officielles.

Et ça ne manque pas d'inquiéter

le député néo-démocrate

François Choquette.


FRANÇOIS CHOQUETTE, le porte-parole néo-démocrate en matière de langues officielles, accorde une entrevue.


FRANÇOIS CHOQUETTE

Alors, on a donné une chance

aux libéraux. On leur a donné le

temps de se préparer. Là, il est

temps d'agir. Il est temps

que la ministre rencontre

les groupes principaux

comme la FCFA et le Quebec

Groups Network également. Il est

vraiment urgent que ce soit

fait. Et je pense que ça devrait

être sa priorité pour

les prochains jours.


De retour en studio.


BENJAMIN VACHET

Toujours est-il que toutes

les réponses en matière

d'investissement, eh bien,

nous les aurons le 22 mars.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Benjamin Vachet

à Ottawa, merci beaucoup.


BENJAMIN VACHET

Merci, Étienne.


Transition.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

La sécurité ferroviaire est

l'une des grandes préoccupations

des citoyens du nord

de l'Ontario. Un an après

le déraillement de Gogama,

des élus et des experts exigent

des balises plus sévères

pour encadrer le transport

de matières dangereuses

sur les rails.

Pour eux, c'est une véritable

course contre la montre, car

ils craignent une autre tragédie

ferroviaire. À ce sujet,

voici les explications

de François Pierre Dufault.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Le transport ferroviaire

continue à susciter

des inquiétudes en Ontario,

un an après le déraillement

d'un train de pétrole brut

près de Gogama, dans

le nord-est de la province.

Si l'incident n'a pas fait de

blessés, il a tout de même causé

des torts à l'environnement,

et il laisse cette petite

communauté, et bien d'autres

aussi dans le nord de la

province, dans la hantise d'un

déraillement de l'ampleur de

celui de Lac-Mégantic au Québec,

qui a fait 47 morts et rasé

une partie de la ville en 2013.


FRANCE GÉLINAS, députée néo-démocrate de Nickel Belt est interviewée.


FRANCE GÉLINAS

Les gens ont peur. Il y a

un niveau de stress à propos

des trains comme on a jamais vu.


Défilent des images d'archives de la tragédie ferroviaire évoquée.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Dans la nuit du 7 mars 2015,

un convoi ferroviaire long de

près de 2 kilomètres et pesant

14 000 tonnes a déraillé près de

Gogama, à environ 200 kilomètres

au nord de Sudbury. L'incident

est survenu alors que le train

traversait le pont de fer sur la

rivière Makami. Deux wagons se

sont retrouvés complètement

submergés dans la rivière.

Plusieurs autres ont été

éventrés et ont pris feu. Il a

fallu trois jours pour éteindre

complètement le brasier.


FRANCE GÉLINAS

Tu peux pas aller proche de

la rivière Makami en ce moment.

Aussitôt que tu y vas, tu vas

voir de l'huile qui flotte.

Tu sais, les gens ont beau dire

que: "Oh, ça a été nettoyé."

Puis oui, ils ont fait beaucoup

d'ouvrage de nettoyage. Mais il

en reste, de l'huile dans l'eau.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

La voie ferrée

du Nord ontarien a longtemps

servi à transporter du grain et

du bois. C'est aujourd'hui une

véritable autoroute du pétrole,

et une autoroute qui traverse

de nombreuses communautés.


PIERRE FILION, un professeur à l'université de Waterloo, témoigne via sa webcam.


PIERRE FILION

Un des grands problèmes, c'est

d'ailleurs le problème auquel

on a fait face à Lac-Mégantic,

c'est que ces chemins de fer là

passent dans le centre des

petites villes, en partie parce

que les petites villes ont été

construites, se sont développées

autour de la voie ferrée. Parce

qu'elles se sont développées

autour des industries qui se

situaient le long des voies

ferrées. Puis aussi, au début

de leur existence, il y avait

une station de train et les gens

se servaient du train pour

se rendre à ces destinations-là.

Alors ça aussi, c'est un facteur

très important sur

le plan sécuritaire.


Défilent des images de gares dans de petites villes, de trains, puis des images de la tragédie à Lac-Mégantic.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Pendant que les

Canadiens débattent d'un grand

oléoduc, le pétrole, lui,

continue à voyager en grande

quantité par train, de l'ouest

du pays jusqu'aux ports de

l'Atlantique. La tragédie

de Lac-Mégantic a mené à

un resserrement des normes

de sécurité, notamment à

ce qui a trait à l'étanchéité

des wagons-citernes. Mais,

est-ce suffisant?


DAVID JEANES, l'ancien président de Transport Action Canada, accorde une entrevue.


DAVID JEANES

On a le système de

surveillance. C'est géré

par Transports Canada.

Et on a introduit des nouveaux

règlements pour améliorer

la situation.

Par exemple, après l'accident

à Lac-Mégantic, on a changé

beaucoup le règlement

pour la construction des

wagons-citernes, les règlements

de freinage, d'opération

des trains. Toujours au moins

deux personnes dans la cabine

qui contrôlent le train.

Avec ces changements, on a

amélioré la situation. Mais

il y a toujours la possibilité

d'un autre accident.


De retour à PIERRE FILION via sa webcam.


PIERRE FILION

D'ailleurs, l'incident de

Gogama l'a bien démontré. C'est

que les wagons qui ont déraillé,

qui ont pris feu, qui ont été

éventrés, c'était des wagons de

nouvelle série. Alors, c'était

des wagons qui étaient adaptés

aux nouvelles normes de

sécurité. Alors, malgré la

présence de ces nouvelles normes

de sécurité là, on a eu les

dommages qu'on a vus. Alors,

effectivement, il est très

important de maintenir

le réseau ferroviaire comme tel.

Mais il y a aussi la question...

Les wagons, c'est important.

L'entraînement des ingénieurs

est important aussi, parce

qu'ils doivent respecter

les vitesses. Il y a aussi la

question des freins, la question

des roues. Alors ça, c'est tout

des éléments qui peuvent causer

un déraillement ou un accident

ferroviaire à un moment donné.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Le Bureau de la sécurité des

transports du Canada a conclu

que des défaillances dans

l'infrastructure de la voie

ferrée pourraient avoir joué

un rôle dans le déraillement du

7 mars 2015, et dans deux autres

déraillements aussi dans

cette région. Le BST a demandé

à Transports Canada d'évaluer

davantage les risques de cette

voie ferrée et de recommander au

besoin des mesures de contrôle

additionnelles. Mais c'est bien

peu pour apaiser les craintes

des gens de Gogama

et du Nord ontarien.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Voilà ce qui complète cette

édition de #ONfr. Vous pouvez

consulter l'ensemble de nos

contenus écrits et vidéos

et les partager en visitant

notre site Internet au

tfo.org/onfr. Et pour toute

l'actualité en direct,

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ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Au nom de toute notre équipe,

merci d'avoir été là.

On se retrouve la semaine

prochaine. Au revoir.


Générique de fermeture


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