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Shortage of Francophone Doctors in Ontario?

The project of a Franco-Ontarian university is picking up more steam by the month. In February, Francophone groups protested in front of Queen´s Park to draw attention to their plight. Now, it is a document´s turn to be the talk of the town. The report of the Advisory Committee on French-Language Postsecondary Education for Central and Southwestern Ontario should shed some light on how to improve the delivery of programs in the Toronto area. The Franco-Ontarian Students´ Association believes that the report might hint at the need for a French-language university. In other news, Ontario is supposed to have about 4000 doctors who are able to speak French. So why is it so difficult to find one? #ONfr brings in health experts to try to solve this mystery.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
#Onfr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bienvenue à #ONfr. Avez-vous

de la difficulté à rencontrer un

médecin francophone en Ontario?

Plusieurs citoyens affirment

qu'il y a un manque de services

en français dans le système de

santé. Certains d'entre vous

se plaignent même de devoir

attendre plus longtemps que les

anglophones pour recevoir les

mêmes services de santé en

français. #ONfr a obtenu des

données du gouvernement qui

apportent un éclairage nouveau

sur cette problématique. Selon

ces chiffres, il y a en Ontario,

croyez-le ou non, plus de

4000 médecins en mesure

de s'exprimer en français. Ça,

ça correspond à 14% des médecins

de la province. Ça

veut dire qu'il y a:

En principe, c'est beaucoup

quand on considère qu'en

Ontario, pour toute la

population, le ratio

actuel est de:

Selon ces chiffres, les

francophones devraient donc

avoir un accès facile

à un médecin francophone.

Alors, quel est le problème?

Eh bien, la répartition

géographique de ces médecins

constitue l'une des pistes

d'explication selon le directeur

scientifique de l'Institut de

recherche de l'Hôpital Montfort.


Le directeur scientifique est DENIS PRUD'HOMME. Il est interviewé par le journaliste ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER.


DENIS PRUD'HOMME

Disons qu'il y a peut-être une

trop grande concentration des

médecins avec une capacité

linguistique dans une région,

et on sait que la population

francophone est très distribuée

et se retrouve aussi dans des

régions éloignées. C'est juste

que les médecins sont peut-être

pas à la bonne place où la

demande est la plus pressante.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

C'est pas faux de dire que la

répartition des médecins qui

disent parler français est

bien inégale. Sur les 4000, 1500

d'entre eux se retrouvent

au sein du Réseau local

d'intégration des services de

santé de Champlain, qui couvre

une portion de l'Est ontarien,

une partie d'Ottawa notamment.

Dans cette région, à peu près la

moitié des médecins parlent

français. Dans le Nord-Est, on

est à 24%. Par contre, ailleurs

dans la province, on retrouve

moins de 15% de

médecins francophones.

Par exemple, dans le réseau de

santé Centre-Ouest, qui couvre

le territoire du nord de

Mississauga et Brampton, il y a

seulement 7% des médecins qui

parleraient le français. C'est

très peu, considérant que le

secteur compte une grande

population francophone,

autour de 16 000.

Mais est-ce que ces médecins

parlent suffisamment le

français? Eh bien, le Dr

André Bilodeau, directeur

de l'Institut du savoir de

l'Hôpital Montfort, a des

doutes. Il affirme que ces

données s'appuient sur les

déclarations des médecins

eux-mêmes et non pas sur des

tests de langue. Et ceux qui

sont réellement francophones

sont bien souvent appelés

à servir des anglophones.


Le DR ANDRÉ BILODEAU est interviewé par le journaliste.


DR ANDRÉ BILODEAU

D'abord, il faut comprendre

que c'est 14% des médecins qui

se déclarent être capables de

donner des services en français.

OK? Alors, c'est la mesure de la

capacité et pas une mesure en

absolu. C'est des gens qui

considèrent qu'ils ont une

certaine capacité. La deuxième

chose, pourquoi il y a une

disproportion, c'est si ces

14% là servaient à plein temps

la population francophone, qui

elle est beaucoup moins que 14%,

bien, il y aurait un surplus. Il

faut comprendre qu'une majorité

des médecins font, pour leur

70, 80, 90% de leur temps,

des services à la

population anglophone.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Il y a une autre

problématique. Certains

intervenants de la santé, que ce

soit des médecins ou encore

des infirmières, craignent de

s'afficher en français. Certains

croient que leurs compétences

linguistiques sont pas assez

élevées, alors que d'autres

refusent de parler français

parce qu'ils croient que ça

peut carrément leur nuire.


NICOLE DUBUC-CHARBONNEAU du Consortium national de formation en santé est interviewé par le journaliste.


NICOLE DUBUC-CHARBONNEAU

Dans les milieux de travail,

quand ils s'affichent en

français, des fois, ils ont

l'impression qu'ils vont être

demandés une surcharge

de travail, de faire de la traduction

ou... C'est vraiment ça, de...


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

D'être le francophone

de service un peu.


NICOLE DUBUC-CHARBONNEAU

D'être le francophone de

service, et donc... Plutôt de

desservir leur clientèle qui est

peut-être francophone, certains

anglophones, ils vont aussi

devoir desservir les patients de

quelqu'un d'autre

qui est francophone.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Les intervenants à qui

l'on a parlé proposent plusieurs

solutions pour mieux répondre

aux besoins des francophones.

D'abord, s'il manque de

francophones dans certaines

régions, peut-être serait-il

approprié d'offrir des avantages

sous forme de primes,

par exemple, aux médecins

francophones. Selon nos experts,

le gouvernement doit aussi

s'assurer d'avoir des données

précises sur le nombre réel de

médecins en mesure de s'exprimer

en français, et vérifier

la qualité de leur langue.

Finalement, on propose de

contrer l'insécurité

linguistique de certains

intervenants de la santé

en bâtissant leur fierté pour la

langue française et

l'Ontario français.


Transition.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Le gouvernement de l'Ontario va

rendre public très prochainement

un rapport d'experts sur

l'éducation postsecondaire

dans le Centre-Sud-Ouest de la

province. Évidemment, c'est un

rapport qui est attendu de pied ferme

par les militants en faveur de

la création d'une université

franco-ontarienne. J'en parle

avec mon collègue Sébastien

Pierroz à Ottawa.


L'image de SÉBASTIEN PIERROZ apparaît sur un écran en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bonjour, Sébastien.


SÉBASTIEN PIERROZ

Bonjour, Étienne.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Sébastien, qu'est-ce qu'on va

retrouver exactement dans

ce rapport d'experts sur

l'éducation postsecondaire

en français?


SÉBASTIEN PIERROZ

Bien, ce rapport, il va

servir à donner des pistes pour

bonifier l'offre de programmes

postsecondaires dans le

Centre-Sud-Ouest de l'Ontario,

c'est-à-dire la région de

Toronto. On se souvient qu'en

2013, le gouvernement de

l'Ontario avait injecté la somme

de 16,5 millions de dollars pour

la création de programmes

postsecondaires dans

le Centre-Sud-Ouest,

c'est-à-dire la région de

Toronto. Et on sait notamment

que le Collège Glendon a profité

de ces programmes. Ce qui nous

amène à dire que le Regroupement

étudiant franco-ontarien,

c'est-à-dire le RÉFO, attend

ce rapport, on va dire, avec

impatience parce que ce rapport

va déterminer s'il y a besoin

ou non d'une université

franco-ontarienne. Et on sait

aussi que le RÉFO va sûrement

prendre son temps pour analyser

le rapport et, après,

faire ses commentaires.


On présente une intervention de GENEVIÈVE BORRIS, la coprésidente du RÉFO.


GENEVIÈVE BORRIS

Bien, les attentes du RÉFO

sont claires. Premièrement, une

transparence du gouvernement. On

veut que le rapport soit public.

On souhaite y voir entre autres,

du comité... le comité qui s'est

consulté pendant deux ans,

on souhaite y voir des

recommandations claires quant à

l'amélioration et l'augmentation

des offres de programmes

en français dans le

Centre-Sud-Ouest.


De retour en studio.



ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Évidemment, le 18 février, il y

a eu une grande manifestation

pour justement exiger du

gouvernement cette université

franco-ontarienne. Est-ce qu'on

a vu un changement de ton

de la part des élus depuis

cette manifestation?


SÉBASTIEN PIERROZ

À priori non. Le gouvernement

ontarien reste toujours sourd

aux demandes du RÉFO, mais aussi

des deux autres associations qui

sont partisanes dans

le projet d'une université

franco-ontarienne, à savoir

l'Assemblée de la francophonie

de l'Ontario, et aussi la

Fédération étudiante

franco-ontarienne.

Le gouvernement, donc, est

toujours sourd, on l'a dit, mais

les deux partis d'opposition

à Queen's Park, à savoir le Parti

progressiste-conservateur et les

néo-démocrates, appuient le

projet, et on sait que le RÉFO

se targue d'avoir environ

une vingtaine de soutiens

d'organismes franco-ontariens

pour la création d'une

université franco-ontarienne.


On présente des images de Patrick Brown, le chef du Parti PC de l'Ontario, d'Andréa Horwath, la chef du NPD de l'Ontario.


Texte informatif :
Représentants de la FESFO, RÉFO et l'AFO demandent à la province la création d'une université francophone le 10 février 2015.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Évidemment, plusieurs de ces

organismes demandent que cette

université franco-ontarienne

soit basée à Toronto. Mais il

y a des critiques, des doutes de

la part de certains. Quelles

sont ces critiques et quelles

sont les autres

options sur la table?


SÉBASTIEN PIERROZ

Les critiques, Étienne, c'est

essentiellement que Toronto,

où les francophones représentent

que 1,3% de la proportion

dans la ville, ne sont pas assez

nombreux pour accueillir

l'université franco-ontarienne,

et que, par ailleurs, il

vaudrait mieux mettre

l'université peut-être

dans la région d'Ottawa.

D'autres encore disent que

l'Université de Hearst,

dans le Nord de l'Ontario,

représente déjà l'université des

Franco-Ontariens. Et on écoute

justement à ce sujet la

coprésidente du RÉFO,

Geneviève Borris.


De retour au témoignage de GENEVIÈVE BORRIS.


GENEVIÈVE BORRIS

Toronto reste le lieu

privilégié. Le Centre-Sud-Ouest,

c'est là où il y a la plus

grande demande d'accès à des

programmes en français. C'est

aussi là où 50% des étudiants

vont quitter le secondaire et ne

poursuivront pas leurs

études en français.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Sébastien Pierroz

à Ottawa, merci beaucoup.


SÉBASTIEN PIERROZ

Merci, Étienne.


Transition.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Voilà ce qui conclut cette

édition de #ONfr. Pour tout

savoir de l'actualité de la

francophonie ontarienne et

canadienne, visitez notre

site Internet au...

Et vous pouvez toujours

nous suivre en tout temps,

évidemment, sur notre compte

Twitter.


L'adresse twitter suivante apparaît: @ONFR_TFO et l'adresse électronique suivante apparaît: TFO.ORG/ONFR


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Au nom de toute notre

équipe, merci d'avoir été là.

On se retrouve la semaine

prochaine. Au revoir.


Générique de fermeture



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