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What Does the Future Hold for Mulcair?

Canada´s New Democratic Party is getting set to meet in Edmonton, where some 1500 members will debrief its electoral campaign and disastrous performance on October 19, 2015. This meeting promises to be decisive for the future of Thomas Mulcair´s career. Will party members vote for a change in leadership while their party is undergoing a rehaul? No one knows for sure. In another vein, Franco-Ontarians living with HIV/AIDS still have to fight to obtain services in their language. And while they wait for more resources to become available, community organizations are taking matters into their own hands. With the launch of a new website raising awareness about the illness, and the Centre francophone de Toronto setting up an interdisciplinary action team, these organizations say that such small actions can make a big difference in the fight against HIV/AIDS.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
#ONfr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bienvenue à #ONfr.

Le Nouveau Parti démocratique va

faire le bilan de la dernière

élection lors de son congrès

au cours des prochains

jours à Edmonton.

1500 militants seront rassemblés

pour tirer les conclusions

qui s'imposent de la défaite

électorale de l'automne dernier.

J'en parle avec mon collègue

Benjamin Vachet à Ottawa.


BENJAMIN VACHET, apparaît sur vidéo sur un écran en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bonjour, Benjamin.


BENJAMIN VACHET

Bonjour, Étienne.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Benjamin, lors de ce congrès

il sera aussi question de

l'avenir du chef du NPD, Thomas

Mulcair. Est-ce qu'il est en

danger pendant le congrès?

BENJAMIN VACHET

À priori non, mais ça reste

une possibilité. Si tu veux,

le caucus appuie M. Mulcair.

La présidente du NPD,

Rebecca Blaikie, a fixé à 70%

le vote de confiance pour qu'il

soit maintenu. On pourrait dire

que toutes les conditions

sont réunies pour qu'il soit

maintenu, mais certains lui

reprochent encore, eh bien,

d'avoir perdu beaucoup

de députés. On n'a plus

que 44 députés néo-démocrates

contre 103 en 2011.

La réponse sera entre les mains

des militants. On écoute la

politologue Geneviève Tellier.


GENEVIÈVE TELLIER, professeure de sciences politiques à Ottawa, accorde une entrevue hors du studio.


GENEVIÈVE TELLIER

Mais ça va voir comment

les délégués eux-mêmes voient

la situation et s'ils sont prêts

à lui accorder la confiance.

Et ça, c'est beaucoup plus

difficile à aller tâter sur le

terrain. Et il se pourrait qu'il

y ait assez d'insatisfaits qui,

chacun de leur côté, décident

finalement, bon, bien non,

ils veulent pas lui redonner

une autre chance et voter contre

lui. Ce qui pourrait amener

collectivement un pourcentage

qui serait pas suffisant pour

qu'il se maintienne en poste.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Et quels pourraient être

les prétendants à la

succession de M. Mulcair?


BENJAMIN VACHET

Bien, écoute, Étienne,

il n'y en a pas tant que ça

et c'est peut-être sa chance.

On a parlé de Nathan Cullen, qui

s'était présenté à la chefferie

en 2012. Également de Niki

Ashton ou de l'étoile montante,

Megan Leslie. Également Élaine

Michaud, une ancienne

députée québécoise.

Beaucoup de noms, mais

finalement, est-ce que les

militants vont vouloir changer

de chef alors qu'ils sont

en train de reconstruire

leur parti? Il y a un risque,

selon Geneviève Tellier.


De retour à l'entrevue avec GENEVIÈVE TELLIER.


GENEVIÈVE TELLIER

Peut-être que la stratégie,

c'est de dire: "Bien, gardons

le chef qu'on a en ce moment,

essayons de reconstruire sur des

bases un peu plus solides pour

les prochaines années, pour la

prochaine élection." Et on verra

peut-être dans deux, trois ans

la question de la

direction va se reposer.

C'est possible. C'est possible

qu'on essaie d'acheter du temps,

justement, pour donner un peu

de souffle au parti pour revoir

un peu ce qu'il va faire

pour les prochaines années.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Et Benjamin, comment les

néo-démocrates peuvent-ils

se repositionner pour l'avenir?


BENJAMIN VACHET

Bien, écoute, la défaite du 19

octobre, c'est celle du parti,

c'est celle de M. Mulcair, c'est

aussi, surtout, celle d'un choix

de se recentrer. Aujourd'hui,

on parle de revenir à gauche

de l'échiquier politique.

Le problème, c'est que c'est

un créneau qui est occupé par

le Parti libéral. On écoute

Geneviève Tellier sur cette question.


De retour à l'entrevue avec GENEVIÈVE TELLIER.


GENEVIÈVE TELLIER

Souvent, on dit: "On se fait

élire par des idées de gauche,

mais on gouverne comme un parti

de droite." En ce moment,

le Parti libéral ne gouverne pas

comme un parti de droite.

Ça va vraiment embêter le parti

néo-démocrate, parce que comment

se repositionner lorsqu'on a

un autre parti qui vient jouer

dans ses propres plates-bandes?

Comment se renouveler?

Et ça va peut-être être ça,

le grand défi de Thomas Mulcair,

c'est est-ce qu'il peut

amener le renouvellement.


De retour en studio.


BENJAMIN VACHET

Quand il s'est fait élire

en 2012, Thomas Mulcair avait

dit qu'il voulait sortir

des créneaux traditionnels.

Le NPD saura-t-il le recentrer

à gauche, le repositionner

à gauche? On en saura plus

dans quelques semaines.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Benjamin Vachet

À Ottawa, merci beaucoup.


BENJAMIN VACHET

Merci, Étienne.


Transition.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Ils sont francophones

en situation minoritaire et

ils sont atteints par l'une

des maladies les plus tristement

célèbres et dévastatrices

de la planète.

Des milliers de Franco-Ontariens

atteints par le VIH-Sida doivent

encore aujourd'hui se battre

pour obtenir des services

d'aide en français.

Afin de mieux comprendre leur

réalité, j'ai été au premier

colloque francophone en Ontario

consacré aux nouveaux outils

de lutte contre le VIH.

Voici mon reportage.


JEAN-ROCK BOUTIN, le cofondateur de francoqueer, accorde une entrevue à ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER.


JEAN-ROCK BOUTIN

Les groupes de soutien,

les groupes de support,

tout est en anglais.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

Le Franco-Torontois Jean-Rock

Boutin vit avec le VIH depuis

trois décennies. Les années ont

passé, mais il constate qu'il

est encore difficile d'obtenir

des services d'aide en français

dans le Grand Toronto.


JEAN-ROCK BOUTIN

Il existe deux ou trois

cliniques de VIH à Toronto.

Aucune de ces

cliniques spécialisées

n'a de médecin spécialisé

qui parle français.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

Il a participé, comme des

dizaines d'autres, au premier

colloque francophone

sur le VIH à Toronto.


On montre des images de JEAN-ROCK BOUTIN écoutant des conférences lors du colloque.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

Une occasion d'échanger avec

d'autres personnes touchées,

mais aussi d'en savoir plus

sur les avancées dans le

traitement de la maladie.

Carlos Idibouo, aussi atteint

par le VIH, est intervenant

à l'organisme Action positive.

Il constate également des

lacunes importantes dans

les services en français.


CARLOS IDIBOUO, coordonnateur des programmes à «Action positive», accorde une entrevue.


CARLOS IDIBOUO

Mais c'est pas toujours

évident et ça ne l'est

presque pas, d'ailleurs,

d'avoir un médecin spécialisé

en VIH qui parle français

à Toronto et même en Ontario.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

Selon les dernières données

disponibles, des milliers de

Franco-Ontariens sont pourtant

atteints par le VIH-Sida.


RÉJEAN THOMAS, le directeur de la clinique médicale l'Actuel, accorde une entrevue.


RÉJEAN THOMAS

Tu paies le prix d'être

francophone, de vivre

au Canada, dans un pays

supposément bilingue.


On montre des images de RÉJEAN THOMAS donnant des conférences.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

Le Dr Réjean Thomas est une

sommité en matière de lutte

au VIH. Il constate au Canada

un manque de sensibilité face

aux francophones, même lors

de grands rassemblements

de spécialistes canadiens.


RÉJEAN THOMAS

Moi, parfois, je pète

une coche dans les meetings.

Ça fait 20 ans que je viens ici,

c'est toujours moi qui parle

en anglais. Vous êtes pas

capable de parler français.

Et parfois, dans des comités

aviseurs avec, je sais pas, des

pharmaceutiques. Ils auraient le

moyen de payer des traductions.

C'est jamais offert.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

Pour lui, c'est une évidence:

on ne peut pas traiter quelqu'un

pour le VIH dans sa langue

seconde. Les spécialistes de la

santé doivent aider le patient

dans sa langue maternelle.


RÉJEAN THOMAS

Imaginez voir un psychologue.

Si c'est pas dans votre

langue... À moins d'être

bilingue parfait, on s'entend.

Mais si vous êtes pas bilingue

parfait. Même si vous parlez

bien. Moi, personnellement,

j'irais voir un psychologue

qui parle ma langue.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

Des avancées exceptionnelles

ont été réalisées pour permettre

de freiner la transmission

de la maladie.

Le Truvada, surnommé PrEP,

est un médicament puissant

qui protège contre le VIH-Sida

confirment plusieurs études.

La PrEP est maintenant plus que

jamais utilisée au Québec auprès

de clientèles à risque. Mais

en Ontario, le portrait est

complètement différent. Elle est

peu accessible. Bien souvent,

elle n'est pas remboursée et

chez les francophones, on ne

la connaît à peu près pas.

Ce médicament pourrait pourtant

empêcher des francophones

à risque d'être infectés.

Il pourrait sauver des vies.

Mais il faut pour cela

des médecins capables

d'encadrer son utilisation.


On montre des images d'affiches de la clinique l'Actuel annonçant des cliniques de PrEP.


De retour à l'entrevue avec CARLOS IDIBOUO.


CARLOS IDIBOUO

Mais après se pose le problème

d'où les référer. On va les

référer auprès de médecins

ou dans les institutions médicales

où il n'y a que du personnel qui

parle anglais. Alors que déjà,

pour les anglophones mêmes

qui ont tous les services,

PrEP est encore compliqué.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

L'Ontario est en retard,

tranche le Dr Réjean Thomas.

Selon lui, il est impératif

de faciliter l'accès

À ce médicament pour

les francophones.


RÉJEAN THOMAS

Le PrEP, c'est une

question de droits humains.


On montre des images de l'équipe d'Action positive au colloque.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

Un premier organisme

francophone qui se spécialise

dans la lutte au VIH est

dorénavant reconnu en vertu

de la Loi sur les

services en français.

La désignation d'Action

positive, basée à Toronto,

pourrait faire une différence

selon la ministre déléguée

aux Affaires francophones.


On montre une image qui semble être tirée d'un site web et sur laquelle on peut lire: «En plein centre de Toronto Action positive soutien les francophones qui vivent avec le VIH/sida, qui en sont affectés, ou à risque de le contracter.»


MADELEINE MEILLEUR, la ministre déléguée aux affaires francophones de l'Ontario, accorde une entrevue.


MADELEINE MEILLEUR

Devant les réseaux de santé,

devant le ministère,

on est désignés sous la Loi

des services en français,

on a besoin de plus de services,

on a besoin de plus d'argent.

Alors, je pense que la

désignation enclenche

tous ces effets positifs

là de la désignation.


[ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER:] [Narrateur:]

En attendant que les

ressources soient davantage

disponibles, les organismes

communautaires se mobilisent.

Un nouveau site Web pour

sensibiliser au VIH a été lancé,

alors que le Centre francophone

de Toronto est en train

de mettre en place une équipe

d'action interdisciplinaire.

Des petits gestes qui, selon

ces organismes, pourraient

avoir un grand impact dans

la lutte au VIH-Sida.


On montre des images du site web d'Action positive et l'équipe recevant une distinction et se faisant applaudir sur scène.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

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ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Voilà ce qui complète

cette édition d'#ONfr.

Au nom de toute l'équipe, merci

d'avoir été là. On se retrouve

la semaine prochaine. Au revoir.


Générique de fermeture


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