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Centre Jules-Léger: An Uncertain Future

The future of Ontario´s specialized schools is, for the time being, cloudy. Kathleen Wynne´s Liberals are wondering whether it would be easier, and more cost-effective, to offer the same educational services to children who are deaf, are hard of hearing, and have learning difficulties through the provincial public and Catholic school systems. At Ottawa´s Centre Jules-Léger, which includes a school for deaf and hard-of-hearing students, the time to act is now. In other news, immigrants and temporary workers from France are setting up in Ontario in increasingly greater numbers. This is great news, in theory, as incomers from the Hexagon come here in search of new experiences, while the province, on its part, seeks to reach its Francophone immigration quota. But is Ontario really the promised land for the French? Join us as we explore the realities and challenges that they face.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
#ONfr


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT, animateur et premier rédacteur, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Bienvenue à

#ONfr. L'avenir

des écoles spécialisées

de l'Ontario se conjugue pour

l'instant au conditionnel. Le

gouvernement libéral de Kathleen

Wynne se demande s'il ne serait

pas plus simple et plus efficace

d'offrir des services

d'éducation aux enfants sourds,

malentendants ou ayant des

troubles d'apprentissage par

le biais des écoles catholiques

et publiques de la province.

Au Centre Jules-Léger d'Ottawa,

qui comprend une école pour les

enfants sourds et malentendants,

l'heure est à la mobilisation.

Mon collègue Sébastien Pierroz

s'est rendu sur place

pour prendre le pouls

de la situation.


SÉBASTIEN PIERROZ, reporter aux affaires francophones, se trouve devant le centre Jules-Léger.


SÉBASTIEN PIERROZ

L'avenir du Centre Jules-Léger

francophone d'Ottawa reste

toujours incertain. Le ministère

de l'Éducation a récemment lancé

une vaste consultation dans

les centres pour élèves sourds

et malentendants de la province,

incluant donc le Centre

Jules-Léger. Des risques

de chamboulements sont donc

à prévoir dans la gestion

du Centre Jules-Léger, ce qui

inquiète fortement les parents

d'élèves, mais aussi

les représentants du

milieu de la surdité.


On montre des images d'une manifestation. Certaines personnes tiennent des pancartes sur lesquelles on peut lire: «Sauvez nos écoles».


SÉBASTIEN PIERROZ

La semaine dernière, le ton est

monté d'un cran devant Queen's

Park, où quelques centaines

de parents et d'enfants ont

manifesté pour la survie

des écoles spécialisées.

Les résultats de la consultation

gouvernementale ne sont pas

encore connus, mais l'inquiétude

plane toujours pour les quatre

écoles réservées pour des

élèves ayant des troubles

d'apprentissage.

Ces quatre établissements

fournissent des services

pour des élèves sourds et

malentendants.


On montre des images de devantures d'école sur lesquelles on peut lire les noms «Centre Jules-Léger», «Robarts School for the Deaf », «Sir James Withney School for the Deaf » et «Ernest C. Drury School for the Deaf».


SÉBASTIEN PIERROZ

C'est justement

la baisse des inscriptions

de ces services pour sourds

et malentendants qui a encouragé

le gouvernement pour cette

consultation.


On montre des images de la manifestation. On peut lire sur les pancartes les inscriptions: «Ouvrir les inscriptions aux nouveaux élèves sourds et malentendants» «Sourds mais pas muets».


SÉBASTIEN PIERROZ

Du côté du

Centre Jules-Léger, on dénonce

l'injustice du ministère

de l'Éducation. Les parents

accusent le gouvernement d'avoir

entraîné lui-même la baisse

des inscriptions, notamment

en réduisant la distance

kilométrique des élèves

admissibles au centre et en

évaluant plus drastiquement le

degré de surdité. Pour le Centre

Jules-Léger, le défi de

la visibilité est aussi

plus présent que jamais.


GENEVIÈVE DEGUIRE est chargée de dossier à l'Association ontarienne des sourds francophones. Elle s'exprime en langage des signes et un interprète rapporte ses paroles.


GENEVIÈVE DEGUIRE

Les fonctionnaires nous limitent.

Ils peuvent pas vraiment faire

de publicité, promouvoir

le Centre Jules-Léger.


On montre des images du Centre Jules-Léger.


SÉBASTIEN PIERROZ

Ils ne sont aujourd'hui plus

que 11 élèves inscrits à titre de

résidents à l'école de surdité

du Centre Jules-Léger. Il y a

quelques années, le chiffre

grimpait à une trentaine. Le feu

vert donné tout récemment

par le gouvernement pour les

inscriptions dans les écoles

spécialisées pour l'année

scolaire 2016-2017 n'a pas

convaincu les parents du Centre

Jules-Léger. La ministre de

l'Éducation reste toujours

floue sur ses intentions.


LIZ SANDALS, la ministre de l'éducation de l'Ontario accorde une entrevue.


LIZ SANDALS

(Propos traduits de l'anglais)

Ce que nous cherchons vraiment,

c'est une façon d'offrir

des programmes hautement efficaces

à un plus grand nombre d'élèves

ayant des troubles graves d'apprentissage.


SÉBASTIEN PIERROZ

Les parents du Centre

Jules-Léger tentent toujours

de s'organiser et dénoncent

l'absence de réponse du

gouvernement à leur égard. C'est

désormais avec les conseils

scolaires francophones

qu'ils tentent de discuter

de l'avenir de leurs enfants.



CARINE J. LAFRANCE est directrice générale du regroupement des parents et amis des enfants sourds et malentendants franco-ontariens. Elle s'exprime en français et un interprète traduit ses propos en langage des signes.


CARINE J. LAFRANCE

Donc, si ma fille était

dans une classe régulière où

l'enseignant parle en français

en avant, ma fille n'entend

absolument rien. Et puis, des

interprètes LSQ français, il y

en a pas assez dans la province

pour accompagner les enfants.


SÉBASTIEN PIERROZ

Pour les parents, la solution pour

clarifier l'avenir du Centre

Jules-Léger doit passer par une

gestion totalement indépendante

du ministère de l'Éducation.

Aujourd'hui, le centre relève

toujours de la Division de

l'apprentissage du curriculum,

une division de langue anglaise.

L'annexion du centre à l'un

des conseils scolaires,

comme l'a préconisé

le commissaire aux services en

français François Boileau, n'est

cependant pas souhaitée par les

parents.


On montre des images de FRANÇOIS BOILEAU, le commissaire aux services en français de l'Ontario.


SÉBASTIEN PIERROZ

L'idée visée est plutôt

la gestion par et pour

les francophones du centre, en

se référant au fameux article 23

de la Charte canadienne

des droits et libertés.


JEAN-GUY PERRON, représentant des parents d'élèves du centre Jules-Léger, accorde une entrevue. Il s'exprime en français et un interprète traduit ses propos en langage des signes.


JEAN-GUY PERRON

Le travail et les

déterminations finales

doivent être faits et prises

par la minorité francophone, les

parents et les autres acteurs

francophones dans le domaine

de l'éducation, donc

les conseils scolaires.


SÉBASTIEN PIERROZ

La solution d'un Centre

Jules-Léger géré par et pour

les francophones reste donc

privilégiée par les parents

d'élèves, mais aussi par des

personnes impliquées dans le

milieu de la surdité. Mais rien

n'indique que cette idée sera

partagée par le ministère

de l'Éducation.


De retour en studio.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Les Français sont de plus

en plus nombreux à s'établir

ou à travailler pendant

un moment en Ontario.

Mais la province est-elle

vraiment cette terre d'accueil

dont ces nouveaux arrivants

de l'Hexagone ont rêvé? Tour

d'horizon de leur réalité

et de leurs difficultés

avec Étienne Fortin-Gauthier.


CYRIL MIGNOTET, originaire de Paris, accorde une entrevue.


CYRIL MIGNOTET

On m'a vendu des chalets

avec des arbres et des lacs,

une économie florissante.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Le fameux rêve canadien.

Cyril Mignotet est l'un de ces

Français à avoir été séduit par

les récits extraordinaires qu'on

lui a faits du Canada. Une terre

d'opportunités comme on

en trouve peu, lui a-t-on dit.

Camille Buzer a aussi choisi

l'Ontario, caressant l'espoir

de pouvoir y faire sa place

plus facilement qu'en France.


CAMILLE BUZER, originaire de Nantes, accorde une entrevue.



CAMILLE BUZER

À vrai dire, la France, c'est

très difficile de trouver un bon

travail quand on est jeune.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Ils sont tous deux à l'image

de plusieurs autres Français

qui choisissent l'Ontario comme

terre d'accueil. Depuis l'an

2000, le nombre de Français

enregistrés auprès des autorités

consulaires françaises a doublé.

Seulement dans le Grand Toronto,

on estime qu'il y aurait

aujourd'hui 20 000

ressortissants français.


Texte informatif :
18 000 Français dans le grand Toronto (installés ou en court séjour).


MARC TROUYET, le consul général de France à Toronto, accorde une entrevue dans son bureau.


MARC TROUYET

Nous, on voit pas du tout

ça comme étant une perte

de cerveaux puisque les échanges

dans une économie ouverte

mondiale, ils se font

dans les deux sens.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Le consul de France à

Toronto constate qu'un nombre

grandissant de Français boudent

Montréal pour venir en Ontario.


MARC TROUYET

Et on le voit à la fois en

flux directs, c'est-à-dire des

Français jeunes ou moins jeunes,

entreprises ou particuliers,

qui vont directement

de Paris à Toronto.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Autrefois, on ne savait pas

en France qu'on parlait

français en dehors du Québec.

Mais c'est en train de changer,

selon le consul.


MARC TROUYET

Les Français commencent

à découvrir qu'en Ontario aussi

on parle français et que, donc,

on peut à la fois être dans

un pays totalement anglophone,

avoir des opportunités très

anglophones et en même temps

pouvoir vivre et circuler,

travailler et s'amuser

dans sa langue.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

L'Ontario a bien besoin de

ces nouveaux citoyens de langue

française. Depuis des années,

la province peine à atteindre

sa cible de 5% d'immigrants

francophones. En 2014, pour la

première fois en deux décennies,

les Français d'origine ont

été les plus nombreux

à obtenir leur résidence

permanente en Ontario.


Texte informatif :
Ontario, admissions de résidents permanents francophones. 1-France 2-Congo 3-Haïti 4-Cameroun 5-Côte d'Ivoire 6-Burindi 7-Maroc 8-Djibouti 9-Belgique


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Plusieurs mesures sont

en place pour attirer plus

particulièrement les jeunes

travailleurs français, notamment

le Programme "Voyage"-Travail.

Mais le fameux PVT est

une denrée rare. Ceux qui

l'obtiennent ne l'ont pas facile

pour autant. Sur les forums

Internet dédiés aux PVTistes,

ils sont nombreux à

partager leurs déceptions.


On montre des images de forums internet sur lesquels on peut lire: «Bilan et désillusions...» «grosse déception, je rentre» «Bilan de 3 ans au Canada: il y en marre!» «Je suis déçu».


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Les Français qui viennent

en Ontario sont bien souvent

attirés par le rêve canadien.

Mais une fois ici, ils doivent

parfois faire face à des défis

en matière d'emplois

et composer avec des

différences culturelles.


LISA MARIE BAUDRY est directrice du Centre francophone de Toronto.


LISA MARIE BAUDRY

Comme partout ailleurs,

il y a des règles, il y a des

obstacles, il y a des choses

qu'il faut apprendre.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les différences culturelles

sont nombreuses, selon

la directrice du Centre

francophone. Les Français

doivent s'adapter

à la réalité canadienne.


LISA MARIE BAUDRY

Le marché du travail est

différent, mais la façon

d'obtenir des emplois l'est

également. En France, il y a des

filières, et quand on commence

dans une filière, on la suit

tout le long. Ici, il y a

beaucoup plus de transferts d'un

secteur d'activité à un autre.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Si certains Français doivent

pendant un temps faire

de petits boulots...

... ou des restaurants, la

plupart atteignent à un moment

ou l'autre leurs objectifs de

carrière. Cyril, lui, a eu de la

chance. Il a rapidement trouvé

un boulot en informatique,

et avant la fin de son PVT, il

est devenu résident permanent.


CYRIL MIGNOTET

Soyez quand même prêts à des

sacrifices parce que... malgré

cette image très positive,

ça va quand même être dur.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Le retour du programme

Avantage significatif

francophone devrait permettre

à encore davantage d'immigrants

de langue française de tenter

l'expérience canadienne dans

des communautés minoritaires.


De retour en studio.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Voilà ce qui conclut cette

émission de #ONfr. Pour tout

connaître de l'actualité

de la francophonie ontarienne

et canadienne, rendez-vous sur

notre site Internet.


L'adresse twitter suivante apparaît: «@ONFR_TFO» et l'adresse électronique suivante apparaît: «TFO.ORG/ONFR».


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Vous pouvez aussi nous suivre en

tout temps sur Twitter. Au nom

de toute l'équipe, merci d'avoir

été là. On se retrouve la

semaine prochaine. Au revoir.


Générique de fermeture



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