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Shortage of Francophone Teachers

Since teacher training in Ontario was bumped up to two years, many possible candidates have put off pursuing a teaching education, says the Association des enseignants franco-ontariens (AEFO). In other words, there are fewer Francophones with teaching degrees, and supply is lagging behind demand. These circumstances compound two causes of a more structural nature: the fierce competition posed by Francophone immersion schools and the funding cuts for teaching faculties, which the AEFO has decried. And in a multicultural context, can minority Francophones really hold their own? The issue was the object of discussion at a forum on cultural diversity held at Toronto´s Glendon College, which focused particularly on the differences in how immigrants are received in Quebec and in Ontario.



Production year: 2016

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
#ONfr


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT, animateur et premier rédacteur, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Bienvenue à

#ONfr. Ils sont

nombreux, enseignants de toutes

parts, à vouloir décrocher

un emploi. Leurs recherches

sont souvent synonymes du

parcours du combattant.

Mais la situation serait bien

différente pour la communauté

francophone de l'Ontario,

si l'on en croit un cri

d'alarme lancé par l'AEFO,

l'Association des enseignants

franco-ontariens. Un cri

d'alarme qui a motivé une

rencontre à ce sujet avec

la ministre de l'Éducation,

Liz Sandals. J'en parle avec

mon collègue Sébastien Pierroz

à Ottawa.


SÉBASTIEN PIERROZ, reporter aux affaires francophones, apparaît sur écran en studio.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Salut, Sébastien.


SÉBASTIEN PIERROZ

Salut, François Pierre.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Sébastien, on parle beaucoup

de l'enjeu du recrutement.

Pourquoi cette problématique

s'est manifestée à ce moment-ci?


SÉBASTIEN PIERROZ

Bien, cette problématique

se manifeste à ce moment-ci,

François Pierre, tout simplement

parce que selon l'AEFO, les

premières répercussions de

cette formation initiale qui est

passée, en deux ans, à la

rentrée 2015 se font

sentir dès aujourd'hui.

En effet, et en d'autres mots,

il y a désormais, selon l'AEFO,

moins de diplômés, d'où une

faible offre des enseignants

par rapport à la demande des

enseignants. Et même que l'AEFO

avance un chiffre pour illustrer

cela. Il y avait, selon elle,

16 000 candidats pour devenir

enseignant, toutes facultés

confondues, en 2007 contre

seulement 4000 en 2016.

Et il faut ajouter que selon

l'AEFO, il y a deux obstacles

en plus de cette situation.

Tout simplement, c'est qu'il y a

une forte concurrence, selon

elle, des écoles d'immersion

francophone, mais aussi une

faiblesse du financement

offert aux facultés d'éducation.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Et comment ça se traduit,

sur le terrain, dans les

salles de classe?


SÉBASTIEN PIERROZ

Bien, dans les salles de

classe, c'est difficile, d'après

l'AEFO, tout simplement parce

qu'il y a un vivier de 2000

professeurs francophones

suppléants qui est en place dans

la province. Mais ce vivier est

en train de se vider, du fait

tout simplement que les

professeurs suppléants servent

à remplacer les professeurs qui

sont absents.


On montre des images d'enseignants en classe.


SÉBASTIEN PIERROZ

Donc, l'objectif

en ce moment, c'est d'aller

regarder du côté du Québec,

mais aussi du côté du

Nouveau-Brunswick pour

éventuellement recruter des

nouveaux suppléants. Mais il

faut savoir que la situation est

différente dans les salles

de classe de l'Ontario. Par

exemple, dans le nord de la

province, qui est une région

qui est marquée, on le sait, par

un dépeuplement, le problème se

pose beaucoup. L'enjeu est aussi

important, François Pierre,

du côté du Centre-Sud-Ouest,

où on sait qu'il y a une forte

expansion des conseils scolaires

francophones, et justement,

le problème est là aussi très

présent. En revanche, dans la

région de l'est de la province,

l'enjeu est différent tout

simplement parce que la base de

professeurs suppléants est assez

forte. On peut expliquer cela en

raison de l'Université d'Ottawa

qui fournit un grand nombre de

professeurs, mais aussi tout

simplement du fait que la région

est, marquée on le sait par

Ottawa et l'Est ontarien,

est composée d'une forte

proportion de francophones.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Bon, l'AEFO tire la sonnette

d'alarme, mais qu'en est-il

du côté des conseils scolaires

et du ministère?


SÉBASTIEN PIERROZ

Bon, les sons sont assez

divergents du côté des conseils

scolaires. Par exemple,

du côté de l'Association

franco-ontarienne des conseils

scolaires catholiques, on reste

aligné sur la position de

l'AEFO, à savoir que cette

mesure de deux ans est quand

même une menace pour le

recrutement. Ce n'est pas le cas

du côté de l'Association des

conseils scolaires des écoles

publiques de l'Ontario qui,

elle, est favorable à cette

mesure, et selon elle,

on est dans une période de

transition, à savoir que le jeu

de l'offre et de la demande

des enseignants va publiquement

s'équilibrer. Enfin, du côté

du ministère de l'Éducation,

on a eu de la chance d'avoir

une réaction du bureau de la

ministre Liz Sandals, qui nous

a dit travailler en étroite

collaboration avec les

conseils scolaires.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Un dossier à suivre.

Merci beaucoup, Sébastien.


SÉBASTIEN PIERROZ

Je t'en prie, François Pierre.


Transition.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Un grand forum sur la

diversité culturelle s'est

déroulé récemment au Collège

universitaire Glendon à Toronto.

Il a été question, notamment,

des différences entre les façons

d'accueillir les immigrants

en Ontario et au Québec. Dans un

contexte de multiculturalisme,

les francophones en situation

minoritaire peuvent-ils

réellement tirer leur épingle

du jeu? Mon collège Étienne

Fortin-Gauthier a posé des

questions à des chercheurs et

des intervenants en immigration

à ce sujet. Voici son reportage.


FRANCIS GARON de l'École des affaires publiques et internationales du Collège universitaire Glendon répond aux questions du journaliste.


FRANCIS GARON

"La" grande distinction,

pour moi, entre le Québec

et l'Ontario, c'est, au

Québec, l'accent mis

sur la francisation.


On montre des images d'une manifestation aux couleurs du drapeau du Québec. On peut lire sur les pancartes des inscriptions réclamant l'affichage en français.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

La langue d'expression est

un vecteur d'intégration

central au Québec, souligne

le chercheur Francis Garon,

qui a pris part au grand forum

sur la diversité culturelle.

En Ontario, c'est une

tout autre affaire.


FRANCIS GARON

L'anglais est la langue

dominante d'une part, et d'autre

part, et ça, c'est peut-être un

effet du multiculturalisme,

mais l'idée qu'il n’y a pas...

de volonté très forte

gouvernementale ou voire

publique en général d'obliger

les immigrants à suivre des

cours d'anglais par exemple.


On montre des images d'immigrants en classes d’accueil.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Le Québec injecte la moitié

des sommes que les 12 autres

provinces et territoires se

partagent.


Texte informatif :
Intégration linguistique Québec:140 millions $/an Reste du pays: 300 millions $/an


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les immigrants

du Québec bénéficient aussi

d'avantages financiers pour

apprendre la langue de la

majorité, précise Stephan

Reichold, qui représente

les organismes au service

des immigrants.


STEPHAN REICHOLD, de la table des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes, répond aux questions du journaliste. Ses interventions sont présentées en alternance avec la narration du journaliste.


STEPHAN REICHOLD

La grande différence par

rapport au reste du Québec,

c'est qu'un immigrant qui veut

suivre un cours de français va

toucher une allocation

pendant neuf mois,

qui est l'équivalent de l'aide

sociale universelle. S'il suit

des cours à temps plein, alors

dans le reste du Canada, il n’y a

pas d'allocation. Je veux dire,

il faut que tu te débrouilles.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Il faut dire que le Québec a

un pouvoir spécial en matière

d'immigration. Une autonomie

obtenue en vertu d'un accord

inédit avec le fédéral.


Texte informatif :
Accord Canada/Québec -Le Québec assure l'entièreté des services d’accueil et d'intégration linguistique -Le Canada se retire complètement des services offerts par le Québec -Compensation financière -Canada conserve question de citoyenneté et multiculturalisme


STEPHAN REICHOLD

C'est le gouvernement du

Québec qui a la maîtrise

d’œuvre de tout ce qui touche

l'accueil, l'intégration,

la sélection.

Alors que l'Ontario n’a aucun

pouvoir en immigration.

C'est le gouvernement fédéral

qui décide pour l'Ontario

et qui gère les programmes.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les deux provinces se

distinguent à d'autres niveaux,

notamment dans le nombre

d'immigrants qu'ils

accueillent.


Texte informatif :
Immigrants reçus en 2014 Québec 50275 Ontario 89 338


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Il y en a d'année

en année à peu près deux fois

plus en Ontario qu'au Québec.


STEPHAN REICHOLD

Il y a une tendance, aussi,

une croyance que s'il y a trop

d'immigrants, ça pourrait être

une menace pour la langue.

Donc, il y a toujours

ça en arrière-plan.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Mais face à des vagues

d'immigration soutenues, quelle

place ont les francophones en

situation minoritaire? Certains

craignent de voir le poids

démographique des communautés

de langue française diminuer

face à l'augmentation

d'immigrants qui s'expriment

principalement en anglais.


On montre des images des personnes de minorités culturelles dans leur quotidien.


VALÉRIE LAPOINTE-GAGNON, chercheure à l'Université de l'Alberta, s'adresse au journaliste. Ses interventions sont présentées en alternance avec la narration du journaliste.


VALÉRIE LAPOINTE-GAGNON

On va toujours avoir, dans

le Canada francophone, des

critiques du multiculturalisme

parce qu'il met

les francophones,

qui se voient comme un des

peuples fondateurs... Là, je

reprends un terme un peu ancien,

mais qui, pour certains, est

toujours d'actualité. Donc,

et qui se sentent mis au même

niveau que les autres groupes.

Donc, leur particularisme,

qu'ils voulaient tant voir

reconnaître, est aplani.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Mais la chercheure souligne

qu'une immigration respectueuse

du poids des francophones

au pays peut aussi permettre

de gonfler la population

de langue française.


VALÉRIE LAPOINTE-GAGNON

L'idée, c'est de pas attirer

tous les immigrants francophones

au Québec, mais qu'on puisse

en avoir dans les communautés,

dans l'Ouest par

exemple ou en Ontario.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Danielle Juteau étudie depuis

des décennies la réalité des

minorités francophones. Elle

rappelle qu'au Canada, les

citoyens de langue française

ne sont pas un groupe parmi

tant d'autres. La Constitution

canadienne et la Loi sur les

langues officielles donnent au

français un statut particulier.


DANIELLE JUTEAU est sociologue et auteure s'adresse au journaliste.


DANIELLE JUTEAU

Bien, tant que le français est

une langue officielle du Canada,

c'est évident que les parlants

français vont avoir droit

à certains équipements,

certains types d'aide, de

subventions, etc., auxquels

n'ont pas droit des communautés

immigrantes, qui pourraient pas

demander autant d'aide pour

avoir des écoles dans leur

langue, leurs postes

de télévision, etc.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Elle souligne que dans

un contexte de diversité

culturelle, il est d'autant

plus essentiel pour les

francophones de se rassembler

autour d'un objectif commun.


DANIELLE JUTEAU

Et je pense qu'il faut

vraiment mettre l'accent sur les

collectivités qui travaillent à

s'organiser, à se renforcer. Il

y avait un écrivain français qui

disait: "Ce qui compte pour moi,

c'est le désir de vivre."


De retour en studio.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Voilà ce qui conclut cette

émission de #ONfr. Pour tout

connaître de l'actualité

de la francophonie

ontarienne et canadienne,

rendez-vous sur notre site

d'information. Vous pouvez

aussi nous suivre en tout temps

sur notre compte Twitter.


L'adresse twitter suivante apparaît «@ONFR_TFO» et l'adresse électronique suivante apparaît «TFO.ORG/ONFR».


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Au nom de toute l'équipe, merci

d'avoir été là. On se retrouve

la semaine prochaine. Au revoir.


Générique de fermeture


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