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Patrick Brown: On a Mission to Woo Francophones

Patrick Brown has been the leader of Ontario´s Progressive Conservative Party for a year now, dedicating his time to rebuilding the Official Opposition at Queen´s Park and trying to position the party for the next election, two years from now. Brown has also reached out to several demographics, such as Francophones, that were previously neglected by his party. Let´s look back on this pivotal year for the party at Queen´s Park. Meanwhile in federal politics, Justin Trudeau´s government is determined to legalize recreational marijuana in Canada. A legalization bill is to be introduced in spring 2017. This decision should generate significant economic benefits, but it also raises several questions about public safety.



Production year: 2016

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
#ONfr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bienvenue à #ONfr.

Ça fait un an que Patrick Brown

est chef du Parti

progressiste-conservateur

de l'Ontario.

Au cours de la dernière

année, il a tenté de rebâtir

l'opposition officielle à

Queen's Park et de positionner

le parti au bon endroit

pour être fin prêt pour les

prochaines élections

générales dans deux ans.

Patrick Brown a aussi tendu

la main à plusieurs groupes

de la société à qui le Parti PC

avait auparavant tourné le dos.

Bilan d'une année charnière

pour les bleus à Queen's Park

avec François Pierre Dufault.


On montre des images de PATRICK BROWN en campagne électorale et à l'Assemblée législative.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Il y a un an, Patrick Brown

remportait la chefferie du Parti

progressiste-conservateur

de l'Ontario, défiant

tous les pronostics et

l'establishment de la formation.

Ce candidat improbable,

ancien député fédéral de Barrie,

avait bâti sa campagne

sur l'ouverture

aux minorités tous azimuts.

Mais on ne savait pas exactement

dans quelle direction M. Brown

voulait mener l'opposition

officielle à Queen's Park.

Politicien de droite à Ottawa,

il effectue rapidement un virage

au centre à son arrivée

à Toronto. Le parti

qui promettait, il y a deux ans,

d'abolir 100 000 emplois dans la

fonction publique ontarienne se

porte aujourd'hui à la défense

d'infirmières mises à pied dans

les hôpitaux et de parents

décontenancés par les

changements dans le traitement

des enfants autistes.


PATRICK BROWN accorde une entrevue au journaliste.


PATRICK BROWN

Ça, c'est

notre nouveau Parti PC.

Et le parti est plus grand,

c'est plus inclusif,

c'est plus moderne.

Et dans les deux prochaines

années, je vais prendre

la même approche.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Gila Martow est en mission.

Depuis un an, l'élue de

Thornhill, près de Toronto,

et porte-parole du Parti PC en

matière d'affaires francophones

multiplie les contacts avec la

communauté de langue française.

Elle fait aussi la promotion

du fait français auprès de la

majorité anglophone et des

autres communautés linguistiques

dans la province.


GILA MARTOW

J'ai visité Brampton, ça fait

juste quelques semaines, et des

parents punjabis m'ont demandé

pourquoi ils ne peuvent pas

trouver de place dans des écoles

françaises d'immersion

pour leurs enfants.

Ils veulent que leurs enfants

apprennent le français.

Ça, c'est bien intéressant.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Patrick Brown a récemment

ouvert la porte de son caucus à

une quarantaine de décideurs de

la francophonie ontarienne.

C'était l'occasion pour lui de

prendre le pouls d'un électorat

qu'il courtise ouvertement

et aussi d'évacuer un peu plus

les mauvais souvenirs qu'ont

laissés ses prédécesseurs,

Mike Harris et Tim Hudak.



De retour à l'entrevue qu'accorde PATRICK BROWN...


PATRICK BROWN

Je suis le sous-chef qui pose

les questions ici, à Queen's

Park, sur l'importance d'avoir

une université francophone. Je

suis la personne qui "parlait"

l'été dernier avec l'éducation à

Hamilton et Niagara en français.

Je suis le même chef

qui "parlait" de l'importance,

l'automne dernier, avec la santé

en Penetanguishene en français.

C'est maintenant à la communauté

francophone à prendre

ce chemin avec moi.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Patrick Brown veut tourner la

page sur la crise de l'Hôpital

Montfort et du règlement 17. Il

dit ouvrir toute grande la porte

aux francophones. Il aimerait

même voir plusieurs d'entre eux

porter les couleurs de son

parti aux élections de 2018.

Le président de l'Assemblée

de la francophonie de l'Ontario,

Denis Vaillancourt,

voit d'un bon oeil la démarche

du chef de l'opposition auprès

de l'électorat francophone. Il

espère que l'opération charme va

se poursuivre et se transformer

en engagement sur le long terme

pour la communauté

de langue française.


DENIS VAILLANCOURT accorde à son tour une entrevue au journaliste.


DENIS VAILLANCOURT

Tu peux pas courtiser une

communauté pour aller de

l'électorat pour une période de

six mois et après ça, oublier.

C'est un projet de longue

haleine, alors ce que je sens

du nouveau chef et de ce que

j'ai vu aujourd'hui, une volonté

peut-être d'investir dans la...

dans le... dans le "courtisage"

des Franco-Ontariens, et que

ça pourrait donner fruit, ça.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Mais le temps n'est pas

toujours au beau fixe

dans le caucus du Parti

progressiste-conservateur.

Derrière des portes closes,

certains députés sont en

désaccord avec les dictats du

chef, notamment sur la question

de la lutte aux changements

climatiques. Et il y a

Jack MacLaren, ce député de

l'Est ontarien dont les propos

sexistes ont récemment mis

le Parti PC dans l'embarras.


PATRICK BROWN

Dans chaque parti, il y a des

personnes qui font des erreurs,

et c'est important, quand c'est

passé, de faire les excuses.

Mais quand les personnes

ont regardé l'approche de notre

parti avec moi comme chef, c'est

une approche très différente.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Jusqu'ici, Patrick Brown

semble bien tirer son épingle du

jeu, mais le plus dur reste à

faire: convaincre d'ici deux ans

des millions d'Ontariens

qu'il est le meilleur choix pour

gouverner leur province.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Sur la scène politique

fédérale, le gouvernement de

Justin Trudeau est bien décidé à

aller de l'avant avec le projet

de légalisation du cannabis

à des fins récréatives.

Un projet de loi pourrait même

être déposé dès le printemps

2017. Selon plusieurs

observateurs, les retombées

économiques à prévoir

sont énormes. Mais il y a aussi

des questions qui se posent

en matière de sécurité publique.

À ce sujet, le reportage

de Benjamin Vachet.


BENJAMIN VACHET, reporter national, se trouve devant le Parlement.


BENJAMIN VACHET

Protéger les enfants et nuire

aux criminels, voici les deux

arguments qui sont avancés par

Justin Trudeau pour légaliser le

cannabis. En devenant le premier

pays du G7 à faire ce choix,

le Canada emboîterait le pas

à plusieurs États américains.

En 2014, le Colorado a ouvert

la voie à l'Oregon, Washington

et l'Alaska. Au Colorado,

la légalisation du cannabis

a permis de générer, en 2014,

45 millions de taxes et de créer

15 000 emplois. Selon une étude

de la Banque CIBC, Ottawa

pourrait espérer des retombées

de 3 à 10 milliards de dollars

par année. Selon le spécialiste

en politique sur les drogues

illicites, Eugene Oscapella,

les retombées sont directes,

mais également indirectes de la

légalisation du cannabis.


EUGENE OSCAPELLA, professeur de criminologie à l'Université d'Ottawa, accorde une entrevue au journaliste.


EUGENE OSCAPELLA

Les effets positifs sur les

revenus pour le gouvernement,

la baisse du coût pour

les consommateurs,

la baisse de profits pour le

crime organisé, ça,

c'est un grand bénéfice.

Les effets indirects, ça serait

la capacité de garder son emploi

parce qu'on n'aura pas à

avoir un dossier criminel, de

traverser les frontières. Ça va

réduire les coûts de gestion

du système de justice,

les prisons, les procureurs,

des choses comme ça.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Mais pour lui, la question

de légaliser le cannabis est

avant tout une question de santé

publique. Cela permettrait de

rendre l'usage plus sécuritaire.

Selon Statistiques Canada, en

2013, 11% des Canadiens de plus

de 15 ans avaient avoué avoir

consommé du cannabis dans

l'année.


On montre des images de plants de cannabis et de gens qui en fument.


BENJAMIN VACHET (Narrateur)

Mais les inquiétudes

demeurent. Hausse de la

consommation, notamment chez les

jeunes, des troubles de santé

mentale, mais également des

risques associés à la conduite

sous facultés affaiblies.

L'organisme MADD, les Mères

contre l'alcool au volant, fait

de la sensibilisation auprès des

plus jeunes pour éviter qu'ils

ne prennent la route après avoir

trop bu. Ces dernières années,

MADD a également intégré

la question du cannabis

dans ses présentations.


On montre des images d'un barrage routier policier.


GAÉTAN GENDRON de l'organisme MADD Ottawa, accorde une entrevue au journaliste.


GAÉTAN GENDRON

Le problème va être, en effet,

plus élevé avec la marijuana

parce que la conception est

que c'est pas un problème.

Ça n'affecte pas les facultés

parce que si vous demandez à

n'importe quel adolescent qui va

vouloir vous confier son

opinion, il va vous dire: "Je

conduis mieux quand j'ai fumé."

Même avec l'alcool. Mais

maintenant, il y a eu tellement

de sensibilisation à propos de

l'alcool que les gens commencent

à le croire sans avoir besoin de

conduire en état d'ébriété pour

aller prouver qu'ils sont

pas capables, tu sais.


BENJAMIN VACHET

Le gouvernement de Justin

Trudeau a encore plusieurs mois

pour travailler sur son projet

de loi. Il lui faudra régler

une équation difficile:

distribution, normes

de publicité, âge d'accès,

également politique de

sensibilisation et contrôle font

partie des questions posées.

Il lui faudra également

s'entendre avec les provinces.

Au Colorado, la légalisation du

cannabis n'a pas, selon les

autorités, entraîné de

hausse significative

de la consommation.

Mais dans un dossier aussi

sensible, le gouvernement de

Justin Trudeau doit, selon

les spécialistes, adopter une

attitude mesurée et réfléchie.


De retour en studio.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Voilà ce qui conclut

cette édition de #ONfr.

Pour tout savoir de

l'actualité de la francophonie

ontarienne et canadienne,

visitez notre site

Internet au tfo.org/onfr.

Je vous invite aussi à commenter

l'ensemble de nos sujets sur

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l'actualité en direct en

nous ajoutant sur Twitter.


L'adresse twitter suivante apparaît «@ONFR_TFO» et l'adresse électronique suivante apparaît «TFO.ORG/ONFR».


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Au nom de toute notre équipe,

merci d'avoir été là.

On se retrouve la semaine

prochaine. Au revoir.


Générique de fermeture



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