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Mental Health: Insufficient Care for Francophones

There is a shortage of French-language mental health support resources in many regions of Ontario, and Francophones often have to wait longer than Anglophones to receive the same services. #ONfr knocked on a few Toronto organizations´ doors to see what kind of service we would get if we were in need of care. Despite strong demand, services are few, and those in extistence are under threat. In other news, Ontario´s beer market is undergoing a major shift. Driven by the province´s microbreweries, the reform has been brewing over the past few months. Microbreweries were promised more shelf space in stores, but is this really the case? The #ONfr team is on the issue.



Production year: 2016

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
#ONFr


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER, animateur et reporter, est en studio, s'adressant au public de l'émission.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Bienvenue à #ONfr.

C'est connu, il manque de ressources

d'aide en français en matière

de santé mentale dans plusieurs

régions de l'Ontario. Certains

francophones doivent attendre

plus longtemps que des

anglophones pour recevoir

les mêmes services.

#ONfr est allé frapper à la

porte de quelques organisations

torontoises pour voir comment

on serait reçu si on était

en détresse. Et vous verrez

que malgré la forte demande,

les rares services existants

sont parfois menacés.


On présente le reportage d'ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER qui entre dans les bureaux du Centre francophone.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Les francophones qui souffrent

d'un trouble de santé mentale

peinent bien souvent à recevoir

des services dans leur langue

dans la plupart des hôpitaux

et cliniques du Grand Toronto.

Après avoir erré d'un

établissement à l'autre,

plusieurs aboutissent au Centre

francophone. Ici, ils reçoivent

habituellement une assistance

dans des délais raisonnables,

affirme Ali Liénaux, directeur

adjoint de l'organisme.


Un extrait de l'entrevue avec ALI LIÉNAUX, directeur adjoint, Centre francophone de Toronto, est présenté.


ALI LIÉNAUX

On a des interventions en

milieu scolaire, par exemple,

où là on est dans le milieu

scolaire, on intervient

immédiatement. Là, il y a

pas de temps d'attente.

Pour les adultes qui viennent

chercher des services de santé

mentale, certains d'entre eux

parfois doivent attendre.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

On parle de quelle attente?


ALI LIÉNAUX

Le plus long qu'on puisse

attendre, ça pourrait être un

an, mais tout le monde n'a pas

un an d'attente derrière eux.


Plusieurs images de personnes seules : une femme, un enfant... défilent pour illustrer le propos.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Si une personne est en

situation d'urgence, elle sera

aidée rapidement, assure-t-il.

Mais tous n'ont pas cette chance

lorsqu'ils visitent d'autres

institutions. Une mère

francophone vivant à Toronto

s'est confiée à #Onfr.


Une voix féminine reprend les paroles d'une mère francophone de Toronto.


MÈRE FRANCOPHONE DE TORONTO

« Mon fils menaçait de se

suicider. Pour avoir de l'aide

en français, le médecin que l'on

a rencontré nous a dit qu'on devait

aller à une heure trente de chez nous,

à Markham et attendre plusieurs mois.

J'ai abdiqué et décidé d'aller dans

le système anglais, au privé. »


On retourne aux bureaux du Centre francophone, où ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER s'entretient avec ALI LIÉNAUX.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Ali Liénaux affirme que certains

spécialistes ne connaissent

pas toujours les ressources

disponibles en français.

Il est néanmoins capital

que les francophones aillent

chercher de l'aide dans

leur langue, insiste-t-il.


ALI LIÉNAUX

C'est excessivement important

parce que la gestion du risque

pour la santé, que ce soit

la santé mentale ou la santé

physique, ça se dit parfois

à demi-mot, ça se dit parfois

avec des silences, et donc

l'interprétation d'une langue,

c'est fondamental.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER poursuit son reportage à l'extérieur de l'édifice du Centre de toxicomanie et de santé mentale CAMH.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Les personnes qui ont les

problèmes psychologiques les

plus prononcés vont bien souvent

être envoyées ici, à CAMH,

le plus grand établissement

en santé mentale et en

toxicomanie au Canada.

Et si ce sont des francophones

en crise, c'est Natalie Cox

qui va les accueillir.


On rencontre NATALIE COX à son bureau au CAMH.


NATHALIE COX

Je reçois des appels à tous les jours.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

La Franco-Ontarienne est

travailleuse sociale. Elle aide

les francophones à naviguer

le système et à trouver

les intervenants qui peuvent

les aider.


NATHALIE COX

Peu importe si la personne

sait pas quel service dont

j'ai besoin, est-ce que ça va

être CAMH ou ailleurs,

moi, je peux juste répondre

aux questions générales et,

comme vous dites, aider les gens

à naviguer le système de santé

mentale, qui est tellement

gros et complexe.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

CAMH est très satisfait

des performances de ce nouveau

programme. Mais sa survie est

pourtant incertaine.


On présente ERIC HOSKINS ministre de la Santé et des soins de longue durée.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Dans quelques semaines,

il pourrait disparaître

si le ministère de la Santé

et des Soins de longue durée n'a

pas renouvelé son financement,

selon l'établissement de santé.

Natalie Cox affirme que

son travail est pourtant

bien différent de celui

qui peut être effectué

par un traducteur.


De retour dans l'établissement du CAMH, NATALIE COX témoigne.


NATHALIE COX

Avant ce poste-ci, il y avait

probablement un vide.

Il y avait toujours le service

d'interprétation, mais encore

une fois, c'est peut-être

un peu différent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER se rend rencontrer GILLES MACHILDON près d'un parc.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Gilles Machildon est

directeur général de Reflet

Salvéo. Son organisation fait

des recommandations au réseau

de la santé pour améliorer

l'offre de services

en santé en français.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

En tant que francophone à

Toronto, la métropole du Canada,

un pays bilingue, est-ce que

je devrais m'attendre à pouvoir

être servi en français?


GILLES MACHILDON, Directeur général de Reflet Salvéo, répond aux questions d'ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER.



GILLES MACHILDON

Bien, je pense que je

t'encouragerais à demander

des services en français.

Évidemment, ce sera pas toujours

possible ou disponible, ou

immédiat, mais je t'encourage

fortement à demander

les services.


Des images défilent pour illustrer le propos.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Reflet Salvéo a lancé

récemment une campagne pour

démystifier la santé mentale.

Gilles Machildon affirme que

bien des francophones attendent

trop longtemps avant d'aller

chercher de l'aide. Et

lorsqu'ils le font finalement,

ils sont souvent dans un état

psychologique pire que leurs

semblables anglophones.

Ali Liénaux rappelle pour

sa part que la communauté

franco-torontoise est en pleine

croissance et que d'autres

besoins ne sont pas comblés,

notamment chez les enfants.


On retourne au témoignage de ALI LIÉNAUX.


ALI LIÉNAUX

Je pense par exemple aux

résidentiels. On a des enfants

qui sont en traitement

dans les centres de jour,

des centres fermés pour lesquels

il y a malheureusement pas

de services en français.


On présente une groupe de discussion auquel plusieurs aînés participent.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER (Narrateur)

Et il ne faut pas non plus

oublier les aînés. Selon lui,

l'aide psychologique offerte

aux francophones en fin de vie

est aussi insuffisante.


De retour dans les studios de #ONFr, ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER présente un autre reportage.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

(S'adressant au public de l'émission)

Le marché de la bière est

en pleine transformation en Ontario.

Les microbrasseries de

la province sont au coeur de la

réforme qui s'opère déjà depuis

quelques mois. On leur a promis

un meilleur accès aux tablettes

des magasins.

Mais est-ce vraiment le cas?

État des choses avec

François Pierre Dufault

et Benjamin Vachet.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT, premier rédacteur, présente son reportage devant une terrasse.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

L'été est à nos portes

et pour la première fois,

les Ontariens peuvent acheter

leur bière dans un supermarché

au lieu de faire la file

au Beer Store avant de partir

en camping ou au chalet.


KATLEEN WYNNE fait une conférence dans un Liquor Store.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Ça fait six mois que le

gouvernement libéral de Kathleen

Wynne a apporté la plus

importante réforme au marché

de la bière depuis la fin de

la prohibition, en 1927.


On retourne à FRANÇOIS PIERRE DUFAULT devant la terrasse.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Cette réforme avait aussi pour but

de donner un coup de pouce aux

microbrasseries ontariennes, qui

sont de plus en plus nombreuses

et de plus en plus populaires

auprès des consommateurs.

Et il semble en effet que cette

réforme ait porté ses fruits.


CHARLES SOUSA, ministre des Finances de l'Ontario, commente la réforme.


CHARLES SOUSA

(Propos traduits de l'anglais)

Les brasseurs artisanaux sont

très enthousiastes.

Ils ont l'occasion d'augmenter

leur distribution de 20%

dans les supermarchés et

au Beer Store.


STEVE BEAUCHESNE cofondateur et chef de la direction, Brasserie Beau's All natural témoigne dans une brasserie.


STEVE BEAUCHESNE

(Propos traduits de l'anglais)

C'est un excellent départ.

La bière est maintenant

disponible dans les

supermarchés de l'Ontario,

mais seulement 60 magasins

pour l'instant.

Le plan complet est

de la rendre disponible

dans 450 magasins.

C'est à ce moment-là,

à mon avis, que nous

verrons des changements

tangibles.


On se promène dans les rayons d'un Beer Store.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

La réforme du ministre Charles

Sousa doit permettre aux

brasseurs artisanaux, comme

Beau's All Natural à Vankleek

Hill, dans l'Est ontarien,

d'occuper plus de place sur les

tablettes du Beer Store. Mais

les choses changent lentement,

selon Steve Beauchesne.


STEVE BEAUCHESNE cofondateur et chef de la direction, Brasserie Beau's All natural témoigne dans une brasserie.


STEVE BEAUCHESNE

(Propos traduits de l'anglais)

(Les changements effectués nous permettent essentiellement de faire partie du conseil d'administration. Mais nous avons une voix très minoritaire au sein du nouveau conseil d'administration du Beer Store. Les changements risquent de s'effectuer lentement et seront probablement difficiles à obtenir. [On retourne au ministre des Finances, CHARLES SOUSA qui poursuit son commentaire.)


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Le ministre des Finances,

lui, mise sur l'engouement

des consommateurs pour continuer

à transformer le marché.


CHARLES SOUSA

(Propos traduits de l'anglais)

Au final, les consommateurs

dictent l'offre du marché.

S'il y a un plus grand

engouement pour les

bières artisanales,

ce sera aux détaillants de décider.

Nous voulons simplement créer

une plus grande disponibilité

pour la bière.]


On retourne à FRANÇOIS PIERRE DUFAULT devant une terrasse.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Lorsque l'Ontario a ouvert

les portes des supermarchés à la

bière, plusieurs observateurs du

marché des boissons alcoolisées

ont prédit la fin du Beer Store

à plus ou moins long terme.


Plusieurs bannières de Beer Store défilent.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Le ministre Charles Sousa se dit

pour sa part convaincu que

l'ancien monopole peut survivre

dans un monde un peu plus

compétitif et qu'il prend

les moyens pour s'adapter.


Le ministre des Finances poursuit son commentaire.


CHARLES SOUSA

(Propos traduits de l'anglais)

N'oublions pas que le Beer Store

offre un réseau de distribution

à faible coût et un programme

de recyclage. Il permet de

maintenir le prix de la bière

et de la bière artisanale en Ontario

plus bas qu'ailleurs au Canada.


Pendant qu'on présente des images de l'intérieur d'un pub, puis des différentes bannières évoquées, FRANÇOIS PIERRE DUFAULT poursuit son reportage.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT (Narrateur)

Le marché de la bière en Ontario

est unique au monde, avec

la LCBO publique, les Beer Store

privés et maintenant les

supermarchés. Malgré la réforme

qui s'est brassée au cours de la

dernière année, il garde encore

des traces de ses origines

post-prohibitionnistes. Steve

Beauchesne, de la brasserie

Beau's, ne croit pas qu'il

faille pour autant tout changer

du système actuel. Il n'en

faudrait pas beaucoup plus,

selon lui, pour que tous les

brasseurs, petits et grands,

y trouvent leur compte.


STEVE BEAUCHESNE cofondateur et chef de la direction, Brasserie Beau's All natural témoigne dans une brasserie.


STEVE BEAUCHESNE

(Propos traduits de l'anglais)

Le marché de la bière en Ontario

a des particularités qu'il vaudrait

vraiment la peine de conserver.


De retour devant la terrasse, FRANÇOIS PIERRE DUFAULT conclut son reportage.


FRANÇOIS PIERRE DUFAULT

Le ministre Charles Sousa

ne ferme pas la porte à d'autres

changements pour aider les

microbrasseries de l'Ontario,

mais pour l'instant, le

gouvernement libéral à

Queen's Park se concentre

sur une autre réforme importante:

la vente de vin dans les supermarchés,

qui devrait débuter à l'automne.


On retourne au studio de #ONFr avec ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER.


ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER

Voilà, c'était #ONfr. Je vous invite

à visiter notre site

Web au tfo.org/onfr et à nous

suivre sur Facebook et Twitter.

Au nom de toute notre équipe,

merci d'avoir été là.

On se retrouve la semaine

prochaine. Au revoir.


Générique de fermeture


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