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Parent un jour, parent toujours

Tips and tricks that help us reflect on what it takes to raise children, while shedding light on the experience of today's parents. Two likeable families meet for a weekend to join in all sorts of activities that will allow them to share insights on a specific theme linked to raising small children. A specialist joins the group to further the conversation on the subject and to suggest other solutions to daily challenges.

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Me + You + Them = Us

Reconstructed families represent 10% of households in Canada. Those families which, on very short notice, welcome new people into their family structure have many challenges to overcome. Despite difficulties, experts agree that the challenges can absolutely be overcome.


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VIDEO TRANSCRIPT

Intertitre :
Album de familles


La photo d’une famille est présentée.


NARRATEUR

Voici la famille Ducharme-Lévesques.

Papa Hugo, maman Janie

et leurs trois bambins.


HUGO LÉVESQUES

Je vous présente ma

femme, Janie, ainsi que

mon grand garçon Olivier

que j’ai eu d’une relation

précédente et puis nos

petits derniers, Léo qui a

2 ans puis Elliot qui a 3 mois.


La photo d’une autre famille est présentée.


NARRATEUR

Voici la famille Morin-Gosselin. Maman

Karine, papa Denis et leur

marmaille de six enfants.


KARINE MORIN

Je vous présente les enfants

de mon conjoint. Alors il y a

Daphné qui a 9 ans et William

qui a 6 ans. J’ai eu aussi un

enfant d’une union précédente,

il s’appelle Alexis et il a 7

ans, il est absent aujourd’hui.

J’ai aussi eu trois enfants avec

mon conjoint. Il y a Thomas

qui a 4 ans, Loïc qui a 3 ans

et Anaïs qui a 1 1/2 an.


NARRATEUR

Ces parents, qui ne

se connaissent pas, ont accepté

de passer une fin de semaine

complète ensemble pour échanger

sur la réalité des familles

recomposées. Comment réussir à

coordonner les horaires, établir

les règles, être équitable

et que tout ce beau monde

trouve une place qu’il aime

dans une famille recomposée?


Titre :
Parent un jour, parent toujours: Toi et moi + eux = nous.


JANIE DUCHARME est en train d’allaiter à l’extérieur, quand son garçon, LÉO DUCHARME-LÉVESQUES, vient la rejoindre pour attendre OLIVIER.


JANIE DUCHARME

Tu t’en viens-tu?

Oh, t’es grand! T'as-tu

hâte de voir Olivier?


JANIE DUCHARME donne une entrevue.


JANIE DUCHARME

Marianne s’en vient porter

Olivier. Marianne c’est l’ex

à mon mari, qui est la maman

d’Olivier, donc le plus vieux.


OLIVIER

C’est papa!


JANIE DUCHARME

Salut Marianne!


MARIANNE DESPARS

Salut Janie, ça va?


JANIE DUCHARME

(Poursuivant l’entrevue)

Olivier vient deux fins de

semaine sur trois ici. Sinon,

le restant du temps, il est

avec sa maman. Puis c’est

ça, nous on est toujours

ici ensemble, mais on ne

se sent jamais complet

quand il n’est pas là.


MARIANNE DESPARS

Tu comptes-tu à papa

comment ça été ta semaine?


MARIANNE DESPARS donne une entrevue.


MARIANNE DESPARS

Olivier, il a la chance d’avoir

quatre parents très impliqués.

Autant dans sa vie les fins

de semaine, la semaine, il

appelle son père à tous les

soirs ou à-peu-près. Il est

content de parler à Janie,

sa belle-maman. Il est heureux.


HUGO LÉVESQUES donne une entrevue.


HUGO LÉVESQUES

Pour que mon fils soit

bien, il faut que moi puis

sa mère, il y ait une

communion à quelque part.

Même si on est plus couple,

on reste ses parents, puis

ça pour moi c’est primordial.

C’est pas toujours facile,

dans le sens qu’ils ont leurs

valeurs, on a nos valeurs.


HUGO LÉVESQUES

(S’adressant à MARIANNE DESPARS)

Je te tiens au courant

pour dimanche. Heu... je

te le ramène pour l’école.


MARIANNE DESPARS

Super! Bien, bon weekend!


JANIE DUCHARME

(Poursuivant l’entrevue)

Puis on est tous capables de

mettre un peu d’eau dans notre

vin, d’être conciliants. Bon,

parce que ce qu’on veut c’est

la bonne entente, c’est une...

On valorise beaucoup cette

relation-là qui est agréable.


JANIE DUCHARME

(Parlant du dessin d’OLIVIER)

Il est beau. Veux-tu qu’on le

mette sur le frigidaire ou dans

ta chambre? Sur le frigidaire.


HUGO LÉVESQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Je pense que la plus grande

difficulté dans une famille

comme la nôtre, c’est l’horaire

peut-être. Donc... parce que,

bon, quand on parle de juste

seulement un enfant, ça va. Là,

on a deux familles maintenant

à part entière. Donc de...


JANIE DUCHARME

(Poursuivant l’entrevue)

Il ne faut pas oublier aussi

que chacun de nos parents sont

divorcés. Là, ça fait plusieurs

familles à accommoder par

exemple lors des fêtes, on

s’arrache Olivier, on veut

tous l’avoir, mais...


HUGO LÉVESQUES

(Poursuivant l’entrevue)

C’est mon premier. L’amour se

multiplie si on peut dire, mais

le premier est quand même là, ça

représente beaucoup dans la vie

d’un parent le premier enfant.

Donc qu’il ne soit pas là

tout le temps, c’est sûr

qu’il y a des petits pincements

au cœur, mais en même

temps c’est pas comme s’il

n’était pas bien là-bas.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES, professeur en service social, fait un casse-tête avec des enfants.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

On va se mettre qu’est-ce

que c’est, sinon c’est

trop difficile, hein?


NARRATEUR

Marie-Christine St-Jacques

est professeure en

service social. Il y a 30 ans,

l’émergence des familles

recomposées l’a intéressée

et ainsi amenée à rédiger sa

thèse de doctorat sur le sujet.

Depuis, elle continue de faire

de la recherche et de se

spécialiser sur ce type de

famille qui représente environ

10 % des foyers canadiens.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

OK. Lui, où est-ce que

tu penses qu’il va? Ah,

ça va pas là ça, hein?


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES donne une entrevue.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

Les familles recomposées ne sont

pas automatiquement synonymes

de problèmes, loin de là.

Toutes les familles vivent

des difficultés. Les familles

recomposées peuvent vivre

des défis qui leur sont

particuliers, mais ce qu’on

se rend compte c’est que

ces défis-là, ils sont

surmontables. Mais, il faut

s’outiller, si on veut,

pour arriver à les surmonter.

Par exemple, les statistiques

vont nous montrer que les

familles recomposées, il est

vrai, se séparent dans des

proportions plus élevées que

les premières unions. Donc...

et le risque de se séparer,

le risque qui est supérieur,

c’est particulièrement dans

les cinq premières années

de la recomposition.


KARINE MORIN est avec deux des enfants du couple dans la maison et, ensemble, ils attendent l’arrivée de DENIS GOSSELIN et des autres enfants.


KARINE MORIN

Tiens.

C’est qui?

Hé, papa!

Viens voir papa, regarde.

Hé, salut!


DAPHNÉ

Salut!


KARINE MORIN

Salut, ça va?


DENIS GOSSELIN

Hello! On est rentrés.


THOMAS

Papa! Papa!


DENIS GOSSELIN

Oui?


KARINE MORIN

Ah! Bravo!


DENIS GOSSELIN

Regarde, une colleuse.


DAPHNÉ

J’étais chez ma mère, puis

là j’arrive chez mon père.


DENIS GOSSELIN

As-tu une nappe

en haut, chérie?


DAPHNÉ

On y va juste à tous les

mercredis puis une fin de

semaine sur deux. On ne

peut pas le voir souvent. Le

reste on est chez notre mère.

T’aimes-tu ça quand

je joue au cheval avec toi?

Je m’ennuie beaucoup.


La famille s’installe à table pour le repas.


NARRATEUR

Tout comme chez

la famille Ducharme-Lévesques,

l’organisation est un défi

dans la famille Morin-Gosselin

encore plus avec six enfants.

D’ailleurs, aucune famille

recomposée n’y échappe. Mais,

au-delà de notre planification

pratico-pratique, le bien-être

de nos tout-petits doit primer.


KARINE MORIN explique la situation familiale.


KARINE MORIN

Sur une semaine, on a quatre

enfants. Le mercredi on a Daphné

et William qui viennent passer

la soirée avec nous. Ensuite de

ça on les a une fin de semaine

sur deux aussi. La fin de

semaine sur deux qu’on n’a pas

Daphné et William, bien il y a

mon grand qui est chez son père

aussi. Donc une fin de semaine

sur deux on a six enfants, une

fin de semaine sur deux on a

trois enfants. Puis sinon en

général, à temps plein, là,

on en a quatre à la maison.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Quand on demande aux enfants

par exemple qui vivent la garde

partagée, là, c’est quoi le

principal inconvénient. C’est

sûr que c’est les valises, puis

c’est vrai que c’est lourd.

À toutes les semaines ou aux

15 jours de devoir changer

de lieu ça demande une bonne

capacité d’adaptation. Mais

c’est le prix à payer pour

que les liens puissent être

maintenus. Il y a des enfants

qui ne sont pas nécessairement

très bien là-dedans. Donc,

il faut être capable de trouver

c’est quoi le rythme qui

convient à l’enfant, puis voir

comment on peut faire pour

minimiser, dans le fond, la

lourdeur qui peut être associée,

là, aux valises. Est-ce qu’on

fait le transfert des enfants

la bonne journée? Est-ce que...

Le vendredi, tout le monde est

fatigué. Est-ce que... Bon, il

faut essayer de voir, là, c’est

quand, quel est le meilleur

moment puis comment on peut

faire ça pour que ça se fasse,

dans le fond, que ce soit

le moins lourd possible.


NARRATEUR

Une préoccupation

majeure qui habite tout chef

de famille recomposée est la

bonne entente entre nos enfants

et ceux de notre nouveau

conjoint. Comment faire

pour que nos bambins soient

heureux dans cette nouvelle

cellule familiale?


DAPHNÉ

Vu qu’on est plusieurs enfants,

on couche plusieurs dans une

chambre. Comme ici je suis dans

la chambre de mes petits frères

et ma petite sœur. Puis dans

l’autre chambre à coucher, c’est

mon beau-frère Alexis puis moi.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Pour aider des enfants à

développer leurs relations,

des enfants par exemple de deux

familles différentes, c’est

vraiment qu’il faut que ces

enfants-là aient l’occasion de

faire des choses ensemble. Puis

particulièrement si on a eu

l’occasion de faire ça avant,

de cohabiter. Surtout si les

enfants sont un petit peu plus

vieux, bien ça aide à développer

le lien. Les enfants aussi

ont besoin, dans le fond,

de s’apprivoiser. Puis aussi

l’autre chose, on sait que le

traitement équitable des membres

de la fratrie va aider au

développement des relations.

Donc, si par exemple les

enfants de monsieur ont des

permissions très spéciales que

les enfants de madame n’ont pas,

ça c’est vraiment se donner

du trouble, là, pour développer

des liens. Parce que ça

va nécessairement créer

de la compétition, de

l’incompréhension, des

sentiments d’injustice. Et ça,

bien c’est sûr que c’est pas

nécessairement favorable au

développement des relations.


DAPHNÉ

On aime venir ici parce qu’on

a beaucoup plus de demi-frères

et demi-sœurs aussi, là. Puis

on peut jouer. Puis chez notre

mère on est juste deux à jouer.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Je pense que c’est vraiment

le parent qui doit aussi être

sécurisant, lui rappeler à quel

point il l’aime. Ça peut être

des petites attentions, hein.

C’est que, je ne sais pas, moi,

si chacun a son verre avec son

nom, bien lui aussi a son verre

avec son nom. Des fois c’est

des toutes petites choses de la

vie que l’enfant, il sent que

même quand il n’est pas là,

il est là en quelque sorte.


DENIS GOSSELIN  donne une entrevue.


DENIS GOSSELIN

Une famille recomposée

c’est pas quelque chose

qui est facile. Il faut

gérer les enfants des autres.

Karine, elle a son plus vieux,

il a un père différent. Il

faut gérer aussi, c’est pas

la même mentalité. C’est

pas nous qui l’avons élevé.


KARINE MORIN

(Poursuivant l’entrevue)

Je pense que pour être plus

précise, là, tu sais, il a plus

de difficultés avec le mien,

puis moi je vais avoir plus

de difficultés avec William.

Puis ça fait perpétuellement

des conflits, tout le temps,

tout le temps, tout le temps.

Ça c’est...

S’il n’y avait pas de conflits

comme ça, je pense qu’il n’y

aurait pas de négatif dans

la famille, là. Puis pourtant,

c’est nous les adultes

qu’on devrait gérer ça,

puis on n’est pas capables

émotionnellement de gérer

ça. Fais que ça, là...


KARINE MORIN

(S’adressant aux enfants)

Les enfants! Venez en bas, on

va préparer nos choses, on s’en

va voir la nouvelle famille.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Je pense qu’on s’entend tous

pour dire que le plus grand défi

c’est vraiment l’établissement,

le développement des relations

entre tous les membres de la

famille, particulièrement entre

le beau-parent et les enfants de

son ou sa nouvelle conjointe.

Ça c’est vraiment le principal

défi, c’est ce sur quoi il faut

mettre beaucoup d’énergie.


DENIS GOSSELIN

Assis!


KARINE MORIN

William? William, reviens

s’il te plaît. William?


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Dans une famille recomposée ce

qui va beaucoup aider c’est de

faire des choses ensemble, mais

des choses agréables ensemble.

Bon, on va en camping, on va

dormir une nuit chez le nouveau

conjoint de maman, chez la

nouvelle conjointe de papa. On

se fait un gros brunch le matin,

on va marcher dans la forêt, on

va jouer au parc. Et puis après

ça, bien tranquillement la

relation va se développer

puis pourra intervenir par la

suite d’autres types de rôles

À part du beau-parent.


DAPHNÉ

Je m’entends bien avec ma

belle-mère à cause qu’elle

m’amène souvent à son écurie.

Elle est très gentille. Puis

elle fait beaucoup d’activités,

elle fait beaucoup de sport.

On va souvent au parc.


La famille Lévesques-Ducharme joue au ballon à l’extérieur.


LÉO

Trois à un.


HUGO LÉVESQUES

À papa!


JANIE DUCHARME

Il y a des amis qui

s’en viennent Olivier. Tu vas-

tu jouer au ballon avec eux?


KARINE MORIN

(Poursuivant l’entrevue)

Bien moi, j’ai envie de

rencontrer une autre famille

recomposée pour voir comment ça

se passe. Est-ce qu’eux autres

aussi rencontrent le même

genre de problème que nous

ou c’est juste nous autres

qui est comme ça?


DENIS GOSSELIN

Voir s’ils

ont d’autres solutions.


HUGO LÉVESQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Je pense que c’est plus

le partage des forces de

chacun. Puis à discuter, on

va probablement se trouver des

trucs en commun, des choses

en commun. Puis il y a peut-

être des grandes différences

qui vont ressortir de ça aussi.


La famille Morin-Gosselin arrive chez la famille Lévesques-Ducharme.


DENIS GOSSELIN

(Arrivant)

C’est parfait, ça.

(Sortant les enfants du véhicule)

Hop! Et de un.


KARINE MORIN

Tu vas les voir.


HUGO LÉVESQUES

On a de la visite.


OLIVIER

Bonjour!


HUGO LÉVESQUES et JANIE DUCHARME

Allo!


HUGO LÉVESQUES

Bonjour! Hugo.


KARINE MORIN

Karine. Enchantée!


JANIE DUCHARME

Bonjour!


DENIS GOSSELIN

Bonjour!


JANIE DUCHARME

Bienvenue chez nous.


DENIS GOSSELIN

Merci.


KARINE MORIN

(Présentant les enfants)

Ça fait qu’on a Daphné,

William, Thomas, Loïc, Anaïs.


JANIE DUCHARME

Bonjour!


JANIE DUCHARME

(S’adressant à KARINE MORIN)

Est-ce que les enfants

t’appellent maman

ou belle-maman? Ils

t’appellent par ton nom?


KARINE MORIN

Ils m’appellent Karine. Ce

qui a été le plus compliqué,

c’est quand que là nous on a

eu des enfants ensemble aussi.

Là, eux autres vieillissaient

puis là ils se disaient :

« Bien là, attends une minute,

là, t’es la maman de qui? Mais

pourquoi lui s’en va chez son

papa, elle puis lui vont chez

leur maman, mais là toi t’es

qui d’abord? » Thomas m’a déjà

demandé : « C’est qui ma maman

À moi? » « Bien, j’ai dit,

c’est moi. » « Bien c’est

qui mon papa? » « Bien c’est

papa. » « Bien, il dit,

pourquoi Daphné et William

eux autres ont une autre

maman? Mais pourquoi

Alexis a un autre papa? »


JANIE DUCHARME

Ouais.


KARINE MORIN

Fait que c’était plus

pour nos enfants ensemble

que ça été plus compliqué.


JANIE DUCHARME

Léo, maintenant il m’appelle

maman Janie parce qu’Olivier

m’appelle Janie, fait que

là... « Maman Janie! »


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Quand on a demandé aux jeunes

de familles recomposées comment

ils appelaient leurs beaux-

parents, l’usage du prénom

est très très très utilisé.

Puis moi, je trouve qu’on voit

de plus en plus les termes,

là, mon beau-père, ma belle-mère.

Chose certaine aussi,

c’est qu’on ne doit pas imposer

à un enfant d’appeler un

beau-parent papa ou maman

comme ça pouvait se faire

dans les années 50 ou dans le

fond les familles recomposées

c’était beaucoup une

substitution, on voulait

ressembler à une famille pas

séparée, pas recomposée. Donc

les beaux-parents prenaient

vraiment des rôles parentaux

puis la terminologie aussi. Puis

ça on sait que maintenant, bien

on ne peut pas imposer ça. Puis

souvent dans la réalité des

enfants leur père puis leur mère

sont par ailleurs présents dans

leur vie. Donc ça ne fait pas

de sens de leur dire d’appeler

le beau-père papa ou...


Les deux familles s’installent ensuite pour faire du bricolage.


KARINE MORIN

Fait que là les amis, on va

dessiner sur notre feuille c’est

qui notre famille. Tu peux

te dessiner toi, ton frère,

ta sœur, ton papa, ta maman.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Ce qu’on voit en général quand

on demande aux jeunes : « Qui

compose ta famille? », quand ils

vivent en famille recomposée, en

général beaucoup d’enfants vont

nommer tous les membres de leur

réseau. Ils vont nommer leur

père, leur mère, leurs frères,

leurs sœurs, leurs demi-frères,

leurs demi-sœurs.


OLIVIER

(Montrant son dessin et l’expliquant)

Ça c’est mon papa, ma maman,

mon petit frère Elliot. Ça c’est

mon beau-père Guillaume, ça

c’est moi, mon petit frère Léo,

ma petite sœur et ma maman.


WILLIAM

(Montrant son dessin et l’expliquant à KARINE MORIN)

Ça c’est moi, ça c’est ma

sœur, ça c’est papa, ça

c’est Karine, ça c’est Alexis.


KARINE MORIN

Est-ce qu’on est collés

ensemble, hein? Par qui

on est collés ensemble?


WILLIAM

Toi... toi puis papa.


KARINE MORIN

Moi puis papa. C’est-tu pour

ça que t’as dessiné qu’on

se tenait par la main, hum?

(Poursuivant l’entrevue)

Bien je trouve ça spécial de

voir qu’il a vraiment compris

que c’était deux familles

différentes puis ils nous a

vraiment réunis. C’est papa et

Karine qui ont fait en sorte

que la famille soit réunie.

Je trouve ça vraiment spécial.


NARRATEUR

Les papas profitent

de la fin de semaine

pour prendre du temps seuls

avec leurs enfants issus d’une

première union. Ces moments

sont généralement appréciés

des petits et très importants

pour leur sentiment de sécurité

au sein de la famille.


Les papas et les enfants marchent en forêt.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Les enfants, ils sont préoccupés

de quelle place j’ai dans

cette famille-là? Est-ce que

j’ai ma place? Si mon père se

remet en couple avec une femme

qui a des enfants puis que

moi je le vois moins souvent,

est-ce qu’il m’aime encore?

Est-ce qu’il les aime plus

que moi? Puis c’est sûr que

d’avoir des petits moments

où on est seul à seul,

particulièrement je dirais

dans les premiers temps

d’une recomposition,

ça peut être rassurant.

Est-ce que quand on va chercher,

par exemple, son fils à la gare

d’autobus, bien c’est-tu une

bonne chose que les demi-frères

soient là? Ou... puis qu’il va

être super content de les voir

ou non? On est comme trop au

début d’une relation puis là

l’enfant a besoin de son petit

20 minutes dans l’auto seul

avec son père. Donc, je pense

que c’est d’être à l’écoute

de ça, essayer des choses,

discuter, en parler, puis on

va trouver la bonne solution.

Mais il faut la chercher.


DENIS GOSSELIN et HUGO LÉVESQUES discutent.


HUGO LÉVESQUES

Olivier, dans le fond, il voit

ses frères et sœurs avec leur

papa et leur maman respectif

À temps plein. Puis lui se

retrouve un peu... En fait,

moi ma crainte c’était qu’il se

retrouve entre deux familles,

qu’il ne trouve pas sa place,

tu sais.


DENIS GOSSELIN

Oui, oui.


HUGO LÉVESQUES

Puis même si je me dis que dans

le fond il bénéficie de l’amour

de quatre adultes plutôt que

de seulement que deux. Il y

a toujours ce sentiment de

culpabilité qui est là, qui fait

en sorte que quand il est avec

moi, comme là les jeudis, mais

c’est lui puis moi tout seul.

Fais que c’est sûr que mon

sentiment de culpabilité

est comme comblé un peu

dans cette soirée-là.

T'as-tu ça avec tes enfants?


DENIS GOSSELIN

Oui, c’est sûr. Ils vivent plus

souvent avec leur mère puis son

conjoint. Fait que c’est sûr

qu’eux autres ils vivent plus

de choses avec. Comme je ne

les vois pas souvent, c’est

sûr qu’ils vont accomplir les

grosses activités avec leur mère

puis son conjoint. Mais oui,

ça échappe, c’est dur sur

un cœur, même si j’ai eu

d’autres enfants, c’est... non,

ça reste que c’est dur, oui.


HUGO LÉVESQUES

Souvent, j’ai pris en

considération que probablement

que mon garçon allait peut-

être confier des affaires

à Guillaume qu’il ne me

dirait pas à moi, tu sais.


DENIS GOSSELIN

Oui.


HUGO LÉVESQUES

Puis honnêtement des fois ça

me... Comme, par exemple, il a

fait du vélo sur deux roues,

moi je l’ai entrainé deux fins

de semaine, là, tu sais, puis

ça ne marchait pas son affaire.


DENIS GOSSELIN

Il est vraiment

parti avec Guillaume.


HUGO LÉVESQUES

Avec Guillaume. J’ai vu un

vidéo que Guillaume a pris où

est-ce que finalement c’est...

les images de mon gars qui

part tout seul en vélo, c’est

Guillaume qui les a prises.


DENIS GOSSELIN

Oui, c’est beaucoup...


HUGO LÉVESQUES

J’étais content

de voir les images...


DENIS GOSSELIN

Mais c’est dur

sur un cœur de papa.


HUGO LÉVESQUES

Ouais.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

On a pas été élevé dans

l’idée que nos enfants auraient

deux-trois figures paternelles

puis deux figures maternelles.

Mais ça c’est une grosse force

chez les parents de familles

séparées et recomposées, d’être

capable de dire : « Bien, mon

enfant vit dans deux familles

puis qu’il est bien dans

ces deux familles-là. Qu’il

peut circuler, dans le fond,

harmonieusement puis qu’il n’y a

pas de problème. » Sinon, pour

l’enfant ça ne fait pas de sens.


Pendant ce temps, KARINE MORIN et JANIE DUCHARME discutent à la maison.


JANIE DUCHARME

Toi, tu vis ça comment être

une belle-mère? Tu sens-tu

que c’est la même chose

qu’être une mère ou...?


KARINE MORIN

Bien, au début je pensais qu’il

fallait que je sois leur mère.

Tu sais, au début j’essayais

de tout faire pour que ce

soit pareil comme chez

leur mère, que ce soit...


JANIE DUCHARME

C’est impossible.


KARINE MORIN

Non, vraiment pas. Puis

on dirait que je voulais

qu’ils m’aiment comme si

j’étais leur mère aussi.


JANIE DUCHARME

Moi, je trouve que c’est

un des plus grands défis

de notre situation, c’est

la discipline. On ne sait...

Tu sais, c’est où est-ce

que... C’est quoi le bon...


KARINE MORIN

Elle est où la limite?


JANIE DUCHARME

Oui, le bon dosage pour ne

pas être trop... comparé à tes

enfants, ou pas assez... Puis en

même temps, tu sais, tu veux le

ménager parce qu’il n’est pas

toujours là. Mais en même temps

des fois il faut intervenir

un peu plus aussi parce que

justement il a besoin de se

faire rafraîchir la mémoire

sur certains règlements,

ça fait une semaine qu’il

n’est pas là ou deux.


KARINE MORIN

Mais c’est vrai le point que

t’apportes de dire que des fois

j’ai l’impression que je me

répète plus avec eux autres.

Puis là, un moment donné je

me dis : « Coudon, je suis-tu

tout le temps sur leur dos,

tu sais? » Puis dans le fond,

bien c’est juste qu’eux autres

ont besoin du même temps pour

s’adapter, mais c’est sur une

plus longue période. Fait que

ça devient des frustrations

inutiles, je trouve.


Plus tard, KARINE MORIN lit une histoire aux enfants.


KARINE MORIN

(Lisant l’histoire)

Binou s’installe dans la

tente pendant que Toupie

court éteindre la lumière...


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Une chose que tu ne pourras pas

changer, c’est que cet enfant-là

a une mère, puis moi peut-être

je suis la belle-mère. Donc

c’est quoi ma place? Qu’est-ce

que je peux lui apporter?

Puis c’est correct que

ma place soit différente.


KARINE MORIN

(Poursuivant la lecture)

... il allume

la lampe de son casque.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Il y a bien des choses qu’on

ne sait pas encore dans les

familles recomposées. On sait

que les enfants ont besoin

de vivre avec des beaux-

parents et des parents

qui sont bienveillants.


KARINE MORIN

(Poursuivant la lecture)

... vient Binou, on va

aller chercher une veilleuse.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Dans nos façons d’être

avec les enfants, il faut

s’en préoccuper. Les enfants

souffrent de l’indifférence et

du rejet. Donc, ça il faut...

pour moi c’est comme une ligne

qu’on ne peut pas dépasser. Puis

si on sent qu’on est pas capable

de donner autre chose que

de l’indifférence ou du rejet,

bien à mon avis on aurait

intérêt à ne pas cohabiter

ensemble parce que ça

vraiment ça nuit aux enfants.


NARRATEUR

Pendant que

les enfants se préparent à

aller au lit, les parents en

profitent pour discuter autour

d’un bon repas. Marie-Christine

Saint-Jacques s’est jointe

à eux pour les éclairer et

leur donner des trucs concrets.


KARINE MORIN

Un des gros problèmes

qu’on a chez nous, c’est que

l’autre parent n’est pas...


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

Coopératif?


KARINE MORIN

Coopératif, là, tu sais,

c’est un peu comme ça avec

nos ex, c’est complètement

chaotique, là. Fait que...

ça fait des années, fait

qu’on s’est comme dit...


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

Ça ne changera pas.


KARINE MORIN

... ça va rester de même. C’est

ça, ça ne changera pas.


DENIS GOSSELIN

On le met de côté, sauf que

ça resterait... Quand on a

affaire aux ex, bien ça revient

tout le temps sur la table.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

Bien en fait, si la relation

est difficile avec les ex-

conjoints, il y a des choses

qu’on peut contrôler dans la

vie puis il y a des choses

qu’on ne peut pas contrôler.

Fait que dans le fond vous

pouvez contrôler la façon

dont vous essayez d’être

en relation avec ces personnes-

là, ça, vous avez du pouvoir

là-dessus. Le pouvoir d’être

comme pacifique, c’est-à-dire

de tout faire pour que les

choses s’améliorent. Puis,

comment je peux protéger les

enfants dans ça? C’est sûr

que d’essayer de voir... des

fois, il y a des gens qui vont

retourner en médiation même

plusieurs années après la

séparation. Il y a des parents

aussi qu’un moment prennent

conscience de qu’est-ce que

ça fait vivre à leurs enfants

le fait d’être élevés dans

le conflit. Parce que ça

c’est vraiment un des éléments

les plus difficiles chez les

familles séparées recomposées.

Des parents qui ne se parlent

pas, déjà c’est pas super,

mais si en plus ils se parlent,

mais en plus c’est dans le

conflit, là c’est sûr que

c’est vraiment pas des bonnes

conditions pour les enfants.


HUGO LÉVESQUES

Une chose qui a bien

fonctionné de notre côté,

c’est la communication, mais

par rapport à l’enfant, des

besoins de l’enfant. Donc

quand ça allait plus ou moins

bien, au lieu de se relancer

la balle : « Fais donc ça,

fais pas ça. » On disait :

« Regarde, Olivier je

l’ai senti plus difficile,

nous autres on a fait ça.

Je voudrais voir, tu sais,

si on peut continuer ça de

ton côté. » Puis Marianne,

elle fait la même chose de

son bord, tu sais. « Fais

que je te fais confiance,

c’est à toi de continuer

le travail. »


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

L’idée est vraiment très bonne

de partir toujours de l’enfant.

« Je sens... tatata, qu’Olivier

va comme ça. » Puis si des

fois c’est trop difficile, des

fois avec des ex c’est trop

difficile, au lieu de se parler,

on peut s’écrire, par exemple,

maintenant par courriel.


JANIE DUCHARME

Je me demande si vous avez

des conseils comment gérer les

interventions. Par exemple, s’il

ne serait pas d’accord avec une

intervention de ma part auprès

de son fils ou... Tu sais,

une situation semblable,

comment gérer ces

situations-là en couple?


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

Bien, je pense que d’abord au

début de la recomposition c’est

important... ça aide souvent que

la discipline reste le ressort

du parent parce que c’est lui

qui connaît l’enfant, l’enfant

est habitué à ce parent-là. Puis

au départ, le beau-parent ce

n’est pas une autorité légitime.

Ça fait que dans le fond

le beau-parent son travail

au début de la relation, de

la recomposition, c’est de

développer son lien puis restons

donc dans les sphères agréables.

Fais que je pense que c’est un

peu de s’en parler dans le fond.

Vous vous entendez sur quoi?

Quel rôle aussi je veux que

l’autre joue dans la vie de

mes enfants? Moi, je veux-tu ce

rôle-là? Et c’est d’en discuter.

Puis on voit que les familles

recomposées qui durent, ce n’est

pas des familles qui n’ont

vécu aucune difficulté, c’est

des familles qui, face aux

difficultés, ont cherché

des moyens pour résoudre

les difficultés.


Le lendemain, les deux familles se rendent au centre d’amusement.


KARINE MORIN

On va s’amuser les amis!


JANIE DUCHARME

Bien aujourd’hui on est venus à

la Jungle Aventure avec tous les

enfants, l’autre famille aussi.

Puis bon, les enfants s’amusent.


HUGO LÉVESQUES

Alors ça, c’est 2 $.


KARINE MORIN

On a bien du plaisir, puis là

les enfants ça court partout,

ça crie, ils ont bien du fun.

Il peut y avoir de la jalousie

un petit peu des fois, là,

tu sais. On sent qu’il y a des

déceptions. Tu sais, des fois

on va faire des activités dans

notre quotidien, puis Daphné

et William ne sont pas là, ils

sont chez leur maman. Bien, ils

n’ont pas pu avoir accès à ces

activités-là. Ils sont déçus eux

autres aussi, ils voudraient

faire partie de notre quotidien

peut-être un peu plus.


JANIE DUCHARME

Le lien d’attachement

avec l’enfant puis avec mes

enfants biologiques ou Olivier,

c’est sûr qu’il est différent.

On ne se le cachera pas, l’amour

n’est pas le même, mais il est

tout aussi fort. Sauf qu’il

est très différent. Puis autant

du côté d’Olivier envers moi,

il ne m’aime pas comme sa mère,

il m’aime comme sa belle-mère,

comme un parent, comme une

adulte importante dans sa

vie, mais pas comme sa maman.


JANIE DUCHARME

(S’adressant à OLIVIER à la fin de leur course d’auto)

Bravo! Félicitations!


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Tu ne peux pas t’imposer de

ressentir des élans très très

positifs nécessairement pour les

enfants de l’autre. Ça se peut

que tu les aimes. C’est sûr que

tu dois les respecter. C’est

sûr que les enfants doivent

respecter le beau-parent.

Mais l’amour, ça se... ce n’est

pas quelque chose qui peut

se forcer. Moi, je connais des

beaux-parents qui ont développé

une relation, un attachement

parental, quasi parental pour

les enfants de leur conjoint.

Mais est-ce que c’est ça pour

tout le monde? Non. Puis est-ce

que c’est un problème? Non,

je ne pense pas que c’est un

problème. Mais ça peut devenir

un problème par exemple de se

mettre beaucoup de pression à se

dire : « Je suis donc dénaturé

ou je ne suis pas normal de

ne pas ressentir cet élan que

nécessairement je ressentirais

peut-être si c’était mes propres

enfants. » Je pense que c’est...

il faut laisser ça aller

puis les sentiments qui

auront à naître vont naître.


KARINE MORIN

(Commentant par la suite)

Ce que j’ai le plus retenu

de notre expérience, c’est la

rencontre avec l’autre famille.

Je pense qu’on s’est fait un

nouveau couple d’amis. Puis de

voir l’entente aussi qu’il y a,

que c’est possible d’avoir une

famille reconstituée aujourd’hui

avec une bonne entente avec son

ex dans le fond, là. Tu sais,

de voir à quel point eux autres

leur organisation, puis comment

ça va, c’est vraiment...


DENIS GOSSELIN

C’est épatant, c’est inspirant.


HUGO LÉVESQUES

(Commentant par la suite)

Les conseils de l’experte, bien

sûr c’était axé dans un cadre

de familles reconstituées,

mais tout ce qu’elle a dit ça

s’applique dans les familles qui

sont traditionnelles. La grande

différence qu’il y a entre une

famille reconstituée puis une

famille traditionnelle, c’est

qu’il y a plus d’adultes

impliqués, puis donc plus

d’horaires qui peuvent venir en

conflit. Mais au bout du compte,

il y a des enfants, il y a des

parents, puis il y a de l’amour.


MARIE-CHRISTINE ST-JACQUES

(Poursuivant l’entrevue)

Ce n’est pas un problème être

une famille recomposée, c’est

un phénomène. Il faut vraiment

se dégager des films qui

nous montrent toujours une

belle-mère pas fine puis il

y a des enfants qui ne veulent

pas la recomposition. Non, les

enfants aussi sont contents que

leurs parents soient heureux et

tout ça. Donc je pense qu’on

peut être très très heureux

dans une famille recomposée.

Donc, bien moi je leur

souhaite beaucoup de bonheur.


Les deux familles se saluent et se quittent ensuite.


NARRATEUR

Vous souhaitez

communiquer avec d’autres

parents pour poser vos questions

ou partager vos petits trucs et

astuces personnels? Rien de plus

simple, sur le site de Parent un

jour parent toujours dans la

section Rencontre de parents

à l’adresse : TFO.org/parent.


Générique de fermeture

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