Universe image Parent un jour, parent toujours Universe image Parent un jour, parent toujours

Parent un jour, parent toujours

Tips and tricks that help us reflect on what it takes to raise children, while shedding light on the experience of today's parents. Two likeable families meet for a weekend to join in all sorts of activities that will allow them to share insights on a specific theme linked to raising small children. A specialist joins the group to further the conversation on the subject and to suggest other solutions to daily challenges.

Share

A plugin is needed to display this content

https://get.adobe.com/flashplayer/

Kindergarten Life

Going into kindergarten can be a challenge for some parents. How do we deal with spending our day without our kids and not feel guilty about going back to work?



Production year: 2012

Accessibility
Change the behavior of the player

VIDEO TRANSCRIPT

Intertitre :
Album de familles


La photo d’une famille est présentée.


NARRATEUR

Voici la famille Fortin-Marceau :

maman Audrey,

papa Sébastien, et leur

adorable petit garçon.


SÉBASTIEN MARCEAU

Bien, je vous présente mon

fils, notre fils, Isaac, qui va

avoir un gros 10 mois demain.

Et puis en même temps qu’il va

fêter son 10 mois, il va fêter

son entrée à la garderie.


La photo d’une autre famille est présentée.


NARRATEUR

Voici la famille

Bolduc-Chartier. Maman Nadia,

papa Simon, et leurs deux

princesses.


SIMON CHARTIER

Je vous présente Sarah-Maude

qui est à sa dernière année à

la garderie. T’as quel âge?


SARAH-MAUDE BOLDUC-CHARTIERR

4 ans.


SIMON CHARTIER

Oui, 4 ans. Et Marie-Soleil

qui a débuté l’école cette

année. Et que... Marie-Soleil,

tu as quel âge?


MARIE-SOLEIL BOLDUC-CHARTIER

10 ans.


SIMON CHARTIER

10 ans! Non, elle a 5 ans.


NARRATEUR

Ces parents, qui ne

se sont jamais rencontrés, ont

eu envie de passer du temps

ensemble pour échanger et faire

des activités en lien avec

une période importante du

développement de nos enfants :

la vie en garderie. Puisque

l’entrée en garderie signifie,

pour la plupart d’entre nous,

la première vraie séparation,

il faut apprendre à se détacher

de notre petit, apprivoiser

l’idée qu’un autre adulte

puisse en prendre bien soin.

Mais avec un peu de préparation

et de bons conseils, la vie en

garderie représente une belle

expérience et l’inquiétude se

dissipe au profit de la fierté

de voir son bambin prendre

sa place dans ce monde

qu’il commence à explorer.


Titre :
Parent un jour, parent toujours: La vie en garderie.


AUDREY FORTIN

Je prépare le sac de garderie

pour Isaac. C’est la première

journée, donc, là, je dois en

préparer un peu plus parce

qu’on va laisser des choses

là-bas. Donc, là, je veux

penser à tout. Je veux laisser

des choses pour que s’il

arrive des petits pépins,

bien, qu’elle ait tout.


Plus tard, SÉBASTIEN MARCEAU et AUDREY FORTIN emmène Isaac en traîneau à la garderie.


AUDREY FORTIN

On va aller chercher

les sous pour la garderie.


SÉBASTIEN MARCEAU

Oui.


AUDREY FORTIN

Puis demain matin, tu vas...


SÉBASTIEN MARCEAU

Puis là, il faut payer

la première journée?


AUDREY FORTIN

Oui, on paie d’avance

aux deux semaines.


SÉBASTIEN MARCEAU

D’accord.


AUDREY FORTIN donne une entrevue.


AUDREY FORTIN

Bien, moi, j’ai arrêté de

travailler il y a 20 mois.

J’ai eu un retrait préventif.

Puis ensuite, là, ça fait

10 mois que je suis avec

mon fils à tous les jours.

C’est ça qui est dommage,

c’est qu’on dirait que toujours

le meilleur est à venir : il

grandit, il a de plus en plus

d’aptitudes, il se développe...

Ça fait que je me dis que je

vais rater des beaux moments,

mais tout ce que j’ai pu vivre

avec lui, tu sais, c’est

précieux. Mais ça me fait un

petit pincement parce que je le

sais qu’il y a plein de belles

choses que je vais rater.

J’entrevois ça avec un peu

d’anxiété. C’est une séparation

pour lui, mais beaucoup aussi

pour moi, je pense.


SÉBASTIEN MARCEAU

Moi, passer mes journées sans

lui, je suis habitué. Donc,

disons que la séparation

ce n’est pas quelque chose

qui m’angoisse du tout.

Même que je trouve que c’est une

belle expérience pour lui, il va

rencontrer d’autres enfants,

puis il va pouvoir développer

ses aptitudes sociales.


SOLÈNE BOURQUE, psychoéducatrice, lit une histoire à deux enfants.


SOLÈNE BOURQUE

Donc, c’est Olivia

découvre la garderie.


NARRATEUR

Solène Bourque en a

rencontré des parents stressés

lorsque le temps de l’entrée

en garderie est venu.

Psychoéducatrice depuis plus de

20 ans, auteure et professeure

en éducation spécialisée au

niveau collégial, cette maman

de deux bambins a conseillé de

nombreux papas et mamans pour

bien vivre ce passage aussi

important pour l’enfant que

pour nous, les parents.


SOLÈNE BOURQUE, psychoéducatrice et auteure, donne une entrevue.


SOLÈNE BOURQUE

L’entrée à la garderie c’est la

première vraie séparation, c’est

la première fois où l’enfant

sort du cocon familial, où il va

créer des liens avec d’autres

personnes que ses parents.

Donc c’est certain que pour les

parents c’est anxiogène, c’est

comme s’ils confiaient leur plus

cher trésor à quelqu’un d’autre

qu’ils ne connaissent pas

beaucoup non plus. C’est un

nouveau milieu, des nouvelles

personnes avec qui entrer

en contact. Alors oui, c’est

toute une étape dans la vie

des parents et des enfants.


NARRATEUR

Une stratégie très

efficace pour faciliter l’entrée

en garderie est d’opter pour une

intégration graduelle. Ainsi,

notre petit trésor et nous, les

parents, pouvons apprivoiser

avec plus de douceur cette

nouvelle organisation de

la vie familiale.


AUDREY FORTIN consulte son calendrier.


AUDREY FORTIN

(Commentant l’entrée à la garderie de son fils)

Moi, je recommence à travailler

le 7 février, puis lui,

il commence la garderie le

7 janvier. Donc, dans le fond,

ce que j’ai déjà prévu avec

Jessie, mon éducatrice, c’est

trois demi-journées cette

semaine, donc lundi, mercredi

et vendredi. Peut-être deux

matins, un après-midi. Après

ça, la deuxième semaine,

je pensais faire quelques

demi-journées puis peut-être une

journée complète pour commencer.

Puis on va y aller à temps

partiel, mais la dernière

semaine va être complète,

ça, c’est sûr.


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

Certains enfants qui vont à la

garderie à temps partiel, par

exemple un trois jours semaine

les premières fois, ce qu’on va

recommander, comme l’enfant a

vraiment une mémoire à court

terme, c’est plus d’y aller

avec des journées collées. Donc

souvent les parents vont dire :

« Je vais l’envoyer lundi,

mercredi, vendredi, ça va

lui donner une petite pause. »

Mais l’enfant, comme il n’a

pas une mémoire à long terme,

des fois c’est même plus

difficile pour lui.


La famille Bolduc-Chartier se prépare pour la garderie.


NADIA BOLDUC

Tes pantalons sont à la

garderie? Hop, les autres

pantalons. Marie-Soleil, bottes

de pluie...


NADIA BOLDUC donne une entrevue.


NADIA BOLDUC

Elles sont rentrées

toutes les deux à 2 ans.

Sarah-Maude, une semaine avant

d’avoir 2 ans, et Marie-Soleil,

elle avait 2 ans et 2, 3 mois.

C’est pas mal les mêmes

périodes.


SIMON CHARTIER

Sarah-Maude, c’est maman

qui va aller te chercher.


NARRATEUR

La première grande

question à laquelle il faut

répondre est : quel milieu

de vie choisir pour son petit

trésor qui fait son entrée en

garderie? Nadia et Simon ont

essayé les garderies de type

milieu familial et Centre de

la petite enfance.


SIMON CHARTIER est en voiture et s’adresse à SARAH-MAUDE BOLDUC-CHARTIER assise à l’arrière.


SIMON CHARTIER

T’aimes-tu ça la garderie?

Faites-vous des belles

activités?


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

Quant au choix du type de

garderie, le milieu familial

fait en sorte que c’est une

éducatrice qui est souvent

dans sa maison avec des enfants

multiâge, donc des enfants

qui vont aller de tout-petits

jusqu’à 5 ans. Donc ça crée une

dynamique un peu différente.

Ce qui fait en sorte que les

plus grands vont aider les plus

petits. L’éducatrice va aussi

participer à la préparation des

repas. Il y a plusieurs parents

qui vont préférer ça, ils vont

trouver que c’est un petit peu

plus enveloppant pour l’enfant,

surtout les premières années.

D’autres qui vont opter pour

la garderie parce que c’est un

milieu qui est plus structuré,

plus organisé. Les éducatrices

ont des heures de travail,

elles ont une pause, ce qui

fait qu’elles sont peut-être

un petit peu plus en forme,

reposées. Elles ont une charge

de travail moins grande. Donc

chacune a des avantages, ça

dépend vraiment de ce que nous,

on souhaite comme parent.


SIMON CHARTIER

(Poursuivant l’entrevue)

Puis qu’est-ce qui est un petit

peu malheureux, dans le milieu

familial, c’est lorsqu’ils sont

malades ou eux autres aussi ont

une vie familiale. Fait que

quand leur enfant est malade,

bien nous, on n’a plus de

gardienne.

Tandis que dans les garderies,

on est assuré toujours

de pouvoir apporter notre

enfant tous les jours.


SIMON CHARTIER

(Arrivant à la garderie)

Bonjour Danielle!


DANIELLE

Ça va bien?


SIMON CHARTIER

Bien oui, ça va bien!


DANIELLE

Oui, tu dis bye bye à papa?

Puis passe une belle journée!

(Chantant avec les enfants)

♪ Bonjour les libellules ♪

♪ Bonjour ♪

♪ Bonjour Antoine ♪

♪ Bonjour Rosalie ♪

♪ Bonjour... ♪


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

Non, les enfants ne sont pas

plus mal à la garderie qu’à

la maison. C’est certain

que ça répond à des besoins

différents, c’est un contexte

de groupe. Donc c’est certain

que c’est plus exigeant à

certains niveaux. Bon, l’enfant

qui doit partager l’attention

d’un adulte avec trois, quatre

ou six, huit autres enfants,

dépendant de l’âge où il est.

Le niveau de bruit, bon, faire

une sieste collée sur des petits

matelas à côté d’autres

personnes... Donc oui, il y

a certaines choses qui sont

vraiment différentes et qui

vont être exigeantes pour

l’enfant. Mais ce qu’il va

chercher dans la relation

d’attachement qu’il va

développer avec un autre

adulte, va lui servir toute

la vie. Ce qu’il va développer

dans les relations sociales

avec les autres enfants, ce

sont des choses qui vont lui

servir pour l’entrée scolaire,

pour aussi d’autres défis dans

sa vie.


Plus tard, SÉBASTIEN MARCEAU nourrit Isaac.


SÉBASTIEN MARCEAU

Regarde, t’as des fraises.

As-tu vu, j’ai des fraises?


AUDREY FORTIN

Hum!


SÉBASTIEN MARCEAU

Oui!


AUDREY FORTIN

Hum!


AUDREY FORTIN

(Poursuivant l’entrevue)

Moi, je me sens un peu coupable,

mais j’ai étudié, j’ai un

diplôme, j’ai un travail.

Donc, je me dis : « Il faut que

je continue. » Puis en même

temps, il y a toujours l’aspect

financier. Il faut gagner notre

pain, comme on dit. Donc moi,

je me sens un petit peu

coupable, mais je suis

ambivalente parce que je le sais

que j’ai quand même besoin de

m’accomplir professionnellement.


AUDREY FORTIN

(S’adressant à Isaac)

As-tu assez mangé?


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

Au niveau de comment gérer,

finalement, la culpabilité,

moi, je pense... en tout cas,

la petite phrase qui pourrait

résumer le mieux ça, c’est :

un parent heureux ça fait un

enfant heureux. Donc, si le

parent est bien dans ce qu’il

vit, s’il est bien en s’en

allant au travail parce

qu’il réalise des choses

professionnellement, même s’il

a un petit tiraillement pour

la séparation à la garderie,

c’est des choses qui vont

se tasser assez rapidement.

Des situations d’intégration

difficile pendant plusieurs

semaines, c’est extrêmement

rare. Et le parent en voyant

son enfant vivre une expérience

positive aussi à la garderie,

la culpabilité va s’estomper.


Texte narratif :
1re journée de garderie d’Isaac.


Le réveille-matin sonne.


SÉBASTIEN MARCEAU

(Habillant Isaac)

Oui! Bonjour! Bonjour!

Il a fait une super nuit, un

beau 11 heures de suite, sans

aucun cri, sans aucun réveil.

C’est super! On dirait qu’il

le savait, il s’est préparé.

On a fait des ressources

d’énergie. Hein, coco?


NARRATEUR

Pour faciliter la

première journée à la garderie,

il est conseillé de mettre en

place les nouveaux horaires et

la routine quelque temps avant

le jour J. Lorsqu’on évolue

dans un cadre connu, le niveau

de stress diminue pour notre

enfant et aussi pour nous.


AUDREY FORTIN

(Nourrissant Isaac)

Qu’est-ce que tu vas faire à la

garderie aujourd’hui, tu penses?

Est-ce que tu vas jouer? Hum,

bravo!


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

Pour les journées où l’enfant

va à la garderie, les matinées

se passent des fois de façon

un petit peu plus accélérée :

on se lève plus tôt, on doit se

préparer et tout ça. Donc, comme

l’enfant est sécurisé par la

routine, par les événements

répétitifs, on essaie autant

que possible que les choses

se passent de la même façon.

Donc, que bon, on se lève,

on déjeune, tout ça. On peut

commencer à parler à l’enfant

de la garderie ces matins-là,

de lui dire : « On s’en va à

la garderie. On s’en va voir

ton éducatrice aujourd’hui,

tes amis. » Donc l’enfant,

même s’il est tout-petit, même

s’il a 1 an, 1 1/2 an, il

est capable de comprendre ces

mots-là qui vont en venir à

devenir significatifs pour lui.

Il va se retrouver à la garderie

après, puis là, il va y avoir

comme une continuité dans :

« Ah, maman me l’avait dit

tantôt, c’est là qu’on s’en

venait. » Pour la préparation

à la garderie, ce que je dis

souvent aux parents : « C’est

la pire chose, dans le fond,

c’est d’arriver le matin

même avec des questions pour

l’éducatrice. » Donc, oui, la

préparation doit se faire avant.

Bon, premièrement, il faut aller

faire une visite des lieux,

à quoi ça ressemble, à quoi

ressemble le local où mon enfant

va être, se faire présenter

l’éducatrice. Moi, je propose

une visite, ça peut être une

visite juste les parents

dans un premier temps, puis

y retourner après ça avec

l’enfant. C’est sûr que

l’enfant a une mémoire à court

terme. Donc, on ne va pas

visiter la garderie trois

semaines à l’avance, ne pas y

retourner du tout et tout ça.

Donc, toutes les questions qu’on

peut avoir au niveau de l’entrée

à la garderie : à quoi ressemble

votre routine? Quel genre de

repas vous servez? Comment se

font les siestes, dans quel

contexte? Mon enfant prend une

suce, est-ce qu’il va pouvoir

la prendre ici en tout temps?

Est-ce qu’il peut dormir avec sa

doudou? Donc toutes les petites

questions qui nous préoccupent

pour savoir si notre enfant

va être bien, si ses besoins

affectifs vont être répondus, si

les éducatrices, justement, vont

être capables de décoder tous

les petits signes verbaux et

non verbaux qu’ils vont nous

donner, devraient être posées

avant l’entrée à la garderie.

Donc, on devrait être rassuré.

Le matin même, on devrait

arriver avec une attitude

confiante en se disant :

« Tout va bien se passer. »

Souvent, même, on va se rendre

compte que c’était moins

difficile si c’était le papa qui

venait reconduire l’enfant à la

garderie que la maman parce que

justement la maman était plus

souvent portée à dire : « Bon,

je peux-tu quitter? Ça va-tu?

C’est-tu correct? » Alors que

le papa était plus confiant

dans son attitude. « Ça va

bien se passer. Tu vas passer

une belle journée. » Même si

c’était un tout-petit, il était

plus rationnel dans ce sens-là.

Et ce qui faisait que l’enfant

le vivait probablement mieux

parce qu’il ne sentait pas

nécessairement l’émotion

plus négative.


AUDREY FORTIN arrive à la garderie en milieu familial avec Isaac. Ils sont accueillis par JESSIE, l’éducatrice.


JESSIE

Salut!


AUDREY FORTIN

Bonjour! Bon matin!


JESSIE

Bon matin! Ça va?


AUDREY FORTIN

Oui. On est en forme,

on a bien dormi.


JESSIE

Oui, bon...


AUDREY FORTIN

Je vais te le laisser

une seconde.


JESSIE

Oui.


AUDREY FORTIN

Merci!


JESSIE

Puis la maman, comment elle va?


AUDREY FORTIN

Elle va bien.


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

Pour que ça se passe bien à

la garderie, bon, c’est sûr

que l’enfant d’avoir ses objets

transitionnels à lui, sa doudou

pour son dodo, un petit toutou

significatif, ça peut être

intéressant. Il y a aussi des

petits trucs, entre autres,

quand il y a une intégration à

la garderie, de monter un petit

album. Donc un album avec une

photo de papa, une photo de

maman, une photo petit frère,

petite sœur, grand frère,

grande sœur, le petit chien, la

maison, tout ça. Donc l’enfant,

dans la journée, s’il vit des

moments d’ennui ou que c’est

plus difficile, bien, il a

son petit album à lui.


Isaac pleure, tandis que sa maman quitte.


JESSIE

Viens-t’en, on va aller

dire bye bye à maman.


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

La première journée de

garderie, on donne notre bisou,

on fait bye bye, on passe une

bonne journée, puis on quitte.

On ne reste pas là très

longtemps. Puis si on a des

questions ou des choses qui

nous restent, on s’organise que

ce soit par téléphone ou qu’on

le fasse à la fin de la journée.

C’est déjà moins pire qu’en

début de journée où là, l’enfant

va voir que le temps s’étire

avant que maman quitte puis

que ça risque d’être encore

plus difficile. Ce qui est

important, dans le fond, c’est

de ne pas rester avec lui.

Tu sais, on va le reconduire,

puis de rester là, parce que là,

l’enfant va comprendre le

lendemain que maman peut

rester encore.


AUDREY FORTIN

(Sortant de la garderie)

Bon, bien, je suis contente.

L’accueil s’est bien passé,

Isaac a eu une bonne réaction.

Il a été diverti par les jouets,

par les enfants. Il y a eu

des petits pleurs au départ,

mais en somme, je suis bien

contente. Jessie a l’air à

l’aise tout de suite déjà,

donc... Pour moi, je pars

l’esprit tranquille.


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

Les enfants qui font vraiment

des crises monumentales à la

garderie, qui vont arriver un

matin en disant : « Non, non,

non, ça ne va vraiment plus. »,

ça peut être vraiment une

réaction qui est ponctuelle,

c’est-à-dire que ça va être

un matin comme ça, que bon,

l’enfant des fois va couver

juste justement un petit rhume,

une petite fièvre ou quelque

chose comme ça, qui va faire que

sa tolérance ne sera vraiment

pas au maximum cette journée-là.

Mais quand ça se passe sur une

ou deux journées, des fois on

n’a pas le choix, là, le travail

nous attend, on doit laisser

l’enfant à la garderie. La

garderie nous rappelle au bout

d’une heure, bon, il ne s’est

pas calmé, il pleure encore.

On s’organise, on envoie une

voisine ou grand-maman aller

chercher l’enfant à la garderie

pour cette journée-là parce

qu’on ne peut pas s’absenter du

travail. Mais si ça se maintient

sur plusieurs jours, je pense

qu’il faut vraiment essayer

de faire une rencontre avec

l’éducatrice de la garderie,

voir qu’est-ce qui peut

se passer. Donc, essayer

d’identifier c’est quoi le

problème, puis essayer d’aller

travailler ça à la source.

Donc, de partir de l’insécurité

de l’enfant. Des fois, ça peut

être quelque chose de vraiment

banal.


NADIA BOLDUC vient chercher sa fille à la garderie.


NADIA BOLDUC

Salut!

Bonjour! Allo!


DANIELLE

Sarah-Maude, maman est

arrivée, ma grande!


NADIA BOLDUC

Passé une belle journée?

As-tu passé une belle journée?

Elle a-tu bien dormi?


SARAH-MAUDE BOLDUC-CHARTIER

Oui, bien bien dormi.

Tu t’es endormi vite.


NADIA BOLDUC

Bonne fin de semaine!

Bye bye les amis!


C’est au tour d’AUDREY FORTIN d’aller chercher son enfant.


JESSIE

Salut!


AUDREY FORTIN

Hello!


JESSIE

Ça va?


AUDREY FORTIN

Oui, toi?


JESSIE

Oui, super!


AUDREY FORTIN

Ça s’est bien passé?


JESSIE

Super bien!

Il n’a pas du tout pleuré,

il a fait une belle sieste.

Je l’ai couché, je ne l’ai pas

entendu, pas de chigne, rien.

Puis il a bien joué avec ses

amis. Il a fait ça à merveille.


AUDREY FORTIN

Un grand garçon! Bravo!

(Commentant par la suite)

Cette première demi-journée

s’est bien passée. Isaac a bien

fait ça, il a réussi à dormir.

Donc je retourne au travail dans

trois, quatre semaines, j’ai le

temps encore de l’acclimater,

de m’accoutumer moi aussi.

Ça fait que je pense que mon

retour au travail va se passer

à merveille.


Plus tard, la famille Bolduc-Chartier est à table pour le repas.


NADIA BOLDUC

T’as pleuré parce que

tu t’ennuyais de maman?


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

L’enfant qui est à la garderie

et qui pleure en arrivant

là-bas, mais il peut aussi

avoir un impact sur sa vie à la

maison. Donc l’enfant peut être

un petit peu plus irritable,

par exemple. Heu... bon, être

en garderie c’est partager

l’attention de l’adulte, c’est

être dans un milieu où le

niveau de décibels, de bruits,

est beaucoup plus grand qu’à la

maison. La présence des autres

est toujours là. Donc ça exige

beaucoup quand même, c’est

une grosse journée être à

la garderie. Et l’enfant, ça

va faire en sorte qu’il peut

arriver à la maison plus

fatigué, plus irritable.

Il peut avoir aussi des

difficultés d’endormissement le

soir ou peut-être même commencer

des rêves, des cauchemars. Ça

peut arriver aussi que l’enfant

se lève le matin, n’est pas

d’appétit pour manger, il est

comme pris émotivement. Donc,

il faut être sensible à ces

petits signes-là que l’enfant

va démontrer, essayer de le

rassurer.


Le lendemain, la famille Bolduc-Chartier se rend chez la famille Fortin-Marceau.


NADIA BOLDUC

Bonjour!


SIMON CHARTIER

Bonjour!


SÉBASTIEN MARCEAU

Alors, bienvenue chez nous!


AUDREY FORTIN

Bonjour! Bonjour!


NADIA BOLDUC

Allo!


AUDREY FORTIN

Moi, c’est Audrey.


NADIA BOLDUC

C’est Nadia.


SÉBASTIEN MARCEAU

Sébastien.


SIMON CHARTIER

Moi, c’est Simon.

(Parlant à Isaac)

C’est Nadia.


NADIA BOLDUC

Enchanté! Isaac.


SIMON CHARTIER

Bonjour Isaac!


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

Pour les âges d’entrée à

la garderie, c’est difficile

d’établir un âge où c’est plus

facile parce que ça dépend

beaucoup des personnalités des

enfants. Il y a des enfants qui

sont plus extravertis, plus

introvertis, qui vont aller

plus facilement vers d’autres

enfants, d’autres adultes.

Par contre, on peut cibler une

petite parenthèse d’âge où,

souvent, ça va représenter un

défi plus grand. La période

entre 8 et 12 mois est souvent

une période où l’enfant n’a

pas encore tout à fait acquis

la permanence de l’objet.

Donc, une notion qu’on nomme

en psychologie comme ça pour

traduire que l’enfant n’a pas

compris que quand le parent ou

un autre adulte disparaît de

son champ de vision, il existe

encore.


AUDREY FORTIN joue à un jeu avec les enfants qui consiste à cacher une balle sous un gobelet et à déplacer les gobelets. L’enfant doit alors trouver sous quel gobelet se cache la balle.


AUDREY FORTIN

Hop! Hop! Tu l’as déjà trouvé.

Oui! Bravo! T’as trouvé

la balle.


AUDREY FORTIN

(Poursuivant l’entrevue)

La permanence de

l’objet, moi, j’ai beaucoup

travaillé avec des couvertures

à la maison, caché des objets

sous la couverture. Puis on

faisait des jeux de coucou

derrière les murs aussi.

Donc, c’est comme ça qu’on

l’a travaillé pas mal. Puis

en garderie, quand il a fait

son entrée, c’était pas mal

acquis. Mais de savoir qu’on

allait revenir, ça, par exemple,

je ne suis pas sûre qu’il le

comprenait. Mais après quelques

semaines de fréquentations,

là, il l’a compris facilement.


NARRATEUR

Nos deux familles

profitent de la fin de semaine

pour faire une activité qui

plaît aux enfants et passer

de bons moments avec eux.

L’entrée en garderie signifie

inévitablement passer moins

de temps avec son petit trésor.


Les deux familles se rendent à l’aquarium avec les enfants.


AUDREY FORTIN

(S’adressant à NADIA BOLDUC)

Moi, c’est ça que je me

demandais, des fois on se dit :

« Là, je ne le vois plus de

la semaine. Puis là, la fin de

semaine, tu sais, j’ai le goût

de me... Ah, il faudrait que je

fasse des activités avec lui. »

Je ne sais pas si toi, t’as

vécu ça aussi de... Pas une

culpabilité, mais ça fait

comme : je veux maximiser

mon temps avec mon garçon.


NADIA BOLDUC

Oui, mais ce que je... Un

moment donné je me suis rendu

compte, c’est que des fois

j’allais la chercher... les

chercher un petit peu plus de

bonne heure. Puis à chaque fois

que j’y allais plus de bonne

heure, elles me disaient tout

le temps : « Ah, maman, t’es

venue trop tôt, j’ai pas le

temps de finir mon activité. »

Alors je me suis vite rendu

compte qu’elles étaient

heureuses, elles aimaient ça.

Puis rendu à la maison, bien,

elles comprennent si des fois on

a des choses, des trucs à faire,

c’est beau. Mais, tu sais,

j’essaie de maximiser mon temps

quand elles sont couchées ou

quand justement elles sont à

la garderie. Moi, je travaille

à la maison, hein, ça fait

que c’est plus facile aussi.

Mais quand je suis avec elles,

bien, j’essaie de maximiser

autant que possible. Puis

souvent, bien, je pense que

c’est nous autres qui nous

sentons un petit peu plus

coupables, mais eux, dans le

fond, si on leur dit : « C’est

comme ça. » C’est comme ça,

là. Tu sais, ils sont heureux.


AUDREY FORTIN

Puis la fin de semaine, est-ce

que vous essayez de faire des

activités un peu plus ou...


NADIA BOLDUC

Oui, la fin de semaine on fait

beaucoup d’activités, mais là,

c’est sûr qu’elles sont plus

vieilles. Ça fait qu’on fait du

ski l’hiver, elles font de la

natation, du patin de vitesse.

Ça fait qu’on a toujours des

activités de prévues. Je pense

que, tu sais, les enfants,

c’est de voir puis ce n’est

pas de se sentir coupable parce

que ça... on leur transmet

ça, hein. Plus on va dire :

« Ah, j’aurais dû faire plus. »

Bien, tu sais, ils vont nous

en demander plus. Mais s’ils

sont habitués comme ça, puis

je pense que quand que...

En tout cas, moi, je me suis

rendu compte que des fois

je me sentais coupable, mais

finalement je me disais :

« Peut-être que justement

j’en fais trop. » Ça fait

que ce n’est pas mieux non

plus, ils deviennent fatigués.

Puis tu vas voir quand il va

être plus vieux, il va même

te le dire, tu sais.


AUDREY FORTIN

OK.


NADIA BOLDUC

« Là, maman, papa, on

peut-tu rester à la maison?

On peut-tu... On peut-tu être

tranquille? »


SOLÈNE BOURQUE

(Poursuivant l’entrevue)

Quand l’enfant entre à la

garderie, c’est certain qu’à ce

moment-là le temps qu’on passe

avec l’enfant, il est moins

grand dans une journée. Donc

oui, c’est certain que les

moments qu’on va passer avec les

enfants vont être probablement

plus intenses. On va peut-être

avoir le besoin justement de

coller notre enfant contre

nous, de lui flatter les

cheveux et tout ça, de lire

une histoire collée contre lui.

Et ça va probablement aussi

répondre aux besoins affectifs

de l’enfant. Ce que je

suggérerais aux parents c’est

quand on arrive de la garderie,

souvent c’est l’heure du

souper, là, c’est l’espèce de

course folle, on fait le repas.

Là, l’enfant des fois va vivre

de l’insécurité, va tendre les

bras vers maman en pleurant,

surtout si c’est un tout-petit.

Puis il va juste avoir envie de

se faire prendre. Des fois,

on est mieux de dire : OK, je

prends 10 minutes en arrivant à

la maison, je m’assois avec mon

enfant, je le prends sur moi,

on regarde une petite histoire

ensemble ou on joue aux blocs.

Je prends vraiment un petit

temps juste juste juste avec

lui, question que moi, je l’ai

pas vu de la journée, ça me

permet de le voir. Lui, ça lui

permet de reconnecter avec moi.


NARRATEUR

Les tout-petits

au lit après une journée

bien remplie, les parents se

retrouvent pour un souper entre

adultes afin de poursuivre

l’échange sur l’entrée en

garderie en compagnie de

Solène Bourque.


SIMON CHARTIER

Ça nous fait grandement

plaisir, Nadia et moi, de

vous accueillir pour partager

nos expériences de parents.

Alors, bon appétit!


ENSEMBLE

Bon appétit! Merci!


AUDREY FORTIN

Moi, je me suis dit : « Je suis

sûre que je vais ressentir une

jalousie envers mon éducatrice

parce qu’elle va vivre des

moments que moi, je ne vivrai

pas. »


NADIA BOLDUC

Oui.


AUDREY FORTIN

Elle est super fine, il n’y a

rien de méchant, mais tu sais,

je me dis : « Ayoye, je vais

manquer des bouts. » Puis ça,

c’est la coupure à faire de

dire : « Bien, là, il faut que

je retourne travailler. » Moi,

je travaille, puis c’est mon

choix. Ça fait que j’envoie mon

enfant à la garderie. Puis de

vivre la jalousie par rapport

à... « Ah, il a fait ça

aujourd’hui, c’est nouveau. »


SOLÈNE BOURQUE

Manquer des petites premières.

Bien, c’est ça, je pense qu’il

y a une partie de lâcher-prise

qu’il faut faire dans cette

partie-là. Autant l’enfant a

des choses à travailler pour

l’entrée à la garderie, c’est

un défi aussi pour les parents.

Tu sais, cette coupure-là se

fait des deux côtés. Puis pour

le parent justement de dire :

« Oups, là, je calcule ça, je

manque 40 ou 35 ou bon, le

nombre d’heures par semaine. »

C’est certain que cette

partie-là, ça prend un petit

lâcher-prise. Puis en même

temps, bien, on apprend aussi à

être fier des bons coups qu’on

se fait dire par l’éducatrice.

Puis là, on se dit : « Ah, wow,

c’est le fun! Ça s’est passé

ici. » Puis le milieu devient

aussi son petit milieu de vie à

lui. Ça fait que c’est certain

qu’il va vivre des belles

choses là qu’il va revivre

à la maison avec vous autres

après, oui.


SIMON CHARTIER

Si, à l’occasion, je peux aller

chercher mon enfant plus de

bonne heure parce que je finis

plus tôt, est-ce que ça, ça

peut avoir des effets positifs

ou négatifs, dans le fond?


SOLÈNE BOURQUE

C’est sûr que l’enfant est très

sécurisé par la routine. Donc,

arriver toujours à peu près à

la même heure à la garderie

puis finir sa journée à peu

près à la même heure ça va

faire en sorte qu’il va être un

petit peu plus balisé dans le

temps. Tu sais, un enfant, par

exemple, qui arrive une fois

à la garderie à 8 h, alors que

là, ils sont en activité libre,

puis qu’il arrive une autre

fois à 9 h 30 alors qu’ils

s’apprêtent à prendre la

collation, puis qu’il arrive

une autre fois à 11 h alors

qu’ils s’apprêtent presque

à dîner, ça va faire en sorte

que ça devient plus difficile.

La fin de la journée, je dirais

que c’est un petit peu moins

pire parce qu’à partir du moment

où il se lève de la sieste,

c’est autour de 3 h, le reste de

la journée est habituellement un

peu moins structuré. Souvent,

ça va être des jeux libres,

des activités dans la cour,

tout ça. Je pense qu’en fin

de journée ç’a un peu moins

d’impacts qu’en début de

journée. Ça fait qu’aller les

chercher à l’occasion un peu

plus tôt, moi, je pense que

c’est juste le fun pour

l’enfant de dire : « Ah,

j’ai un petit spécial,

j’arrive plus tôt. »


NADIA BOLDUC

Mais si on résume,

est-ce qu’il y a une

règle d’or à retenir?


SOLÈNE BOURQUE

Bien, en fait, je pense que

c’est toujours de s’assurer

finalement que le parent et

l’éducateur ou l’éducatrice

soient des alliés. Dans le

fond, on est tous... deux

personnes qui voient au

bien-être puis à l’éducation

de l’enfant. Le parent reste

toujours le premier éducateur,

le premier responsable de

l’éducation de l’enfant, mais

l’éducatrice est une alliée

là-dedans. Ça fait que la

communication reste toujours

présente. Qu’il se passe des

choses particulières à la

garderie, le parent trouve ça

important d’en être informé.

Puis, à ce moment-là, s’il

se passe des événements plus

particuliers à la maison,

déménagement, séparation, tout

ça, ça peut aussi affecter

l’enfant à la garderie. C’est

important d’être des alliés

pour l’enfant, de se dire

qu’on est tous les deux là

pour l’enfant finalement,

puis que ça se passe bien.


AUDREY FORTIN

Merci beaucoup!


Le lendemain, les deux familles font du bricolage.


SIMON CHARTIER

Est-ce que vous voulez

dessiner des choses que

vous faites à la garderie?


NARRATEUR

En se retrouvant

de nouveau en famille pour

une deuxième journée afin

de continuer d’échanger,

les parents en arrivent à la

conclusion que finalement, la

garderie peut être une source

d’expériences enrichissantes

pour nos petits, en plus de

favoriser leur autonomie et

leur aptitude de socialisation.

Bref, une aventure qui fait

grandir les enfants et les

parents.


AUDREY FORTIN

(Commentant par la suite)

Bien moi, je retiens dans mon

expérience que je m’en suis

fait beaucoup. On aurait pu

peut-être me dire : « Fais-toi

s’en pas Audrey, ça va bien

aller. » Parce que l’intégration

s’est bien passée, la coupure

s’est bien passée. Donc, si on

avait pu me réconforter un peu

avant l’entrée à la garderie,

j’aurais bien aimé.


SÉBASTIEN MARCEAU

(Commentant par la suite)

Ce que j’ai retenu c’est

que les enfants souvent se

réconfortent dans la routine et

puis que c’est important d’être

constant puis d’être sûr de soi

pour que le bébé soit confiant

lui-même.


NADIA BOLDUC

(Commentant par la suite)

Je pense que c’est de faire

confiance aux éducatrices

et au milieu. Puis de poser

des questions, puis de faire

une équipe avec l’éducatrice,

c’est le mieux qu’on peut faire

pour les enfants.


SIMON CHARTIER

(Commentant par la suite)

Alors... bien, on souhaite

bonne chance aux parents qui

apportent leur enfant pour la

première fois à la garderie.

Puis... faites-vous confiance

et faites confiance aux gens

autour.


Les deux familles se saluent et se quittent ensuite.


SÉBASTIEN MARCEAU

Bisou! Bisou! Oui!


NADIA BOLDUC

Bon, bien, bye bye!


AUDREY FORTIN

Bon retour!


SIMON CHARTIER

Merci!


NADIA BOLDUC

Bye bye!


NARRATEUR

Vous êtes à

la recherche d’un bon outil

d’apprentissage simple d’accès

pour apprendre à vos enfants les

mesures de sécurité les plus

courantes, rendez-vous sur le

site de Parent un jour, parent

toujours à l’adresse :

tfo.org/parent. Nous vous

invitons aussi à télécharger

l’application mobile.


Générique de fermeture

Episodes

Choose a filtering option by age, fiction or season

  • Category Season

Résultats filtrés par