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Raphaël, citoyen du monde

Dans cette série, Raphaël Grenier-Benoît, 17 ans, va à la rencontre de jeunes qui ont décidé d'agir et faire une différence dans le monde. Du nord de l'Ontario au Pérou, en passant par le Burkina Faso, la Floride et Montréal, Raphaël expérimente aux côtés de ces jeunes, diverses formes d'engagement social. Il découvre au passage de nouvelles cultures et des réalités Ces rencontres l'amènent à se questionner, à partager son regard et ses réflexions face aux enjeux mis en cause.

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Chantiers-jeunesse - Sainte-Thérese

Raphael meets a group of young volunteers from all over the world to work in a Ste-Therese park, 50 km north of Montreal. The green space is set on the site of an old mine called Charron`s Pit.



Production year: 2013

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VIDEO TRANSCRIPT

RAPHAËL

Aujourd'hui, je suis à

Ste-Thérèse. Il est très tôt,

il pleut un peu. Pourtant, ils

annonçaient beau. J'espère que

ça va se replacer. Je m'en vais

rencontrer des jeunes qui

viennent d'un peu partout

dans le monde, pour faire

du bénévolat ici. Puis ce que

je trouve quand même curieux,

c'est que Ste-Thérèse, c'est une

banlieue aisée. On ne s'attend

pas à ce qu'il y ait des gens

qui viennent de partout pour

donner de leur temps ici.

Normalement, quand on pense à

faire du bénévolat à l'étranger,

on pense souvent à des pays en

voie de développement ou à des

bidonvilles. J'ai vraiment hâte

d'entendre ce qu'ils ont à dire,

puis je m'en vais les rencontrer

tout de suite.

(Début générique d'ouverture)

[Début information à l'écran]

Je sais que le monde peut changer Je ne suis pas le seul Raphaël, citoyen du monde Ste-Thérèse, Québec, Canada

[Fin information à l'écran]

Fin générique d'ouverture

RAPHAËL (Narrateur)

Ces temps-ci, à Montréal, il

fait vraiment très chaud. C'est

donc le moment parfait pour

aller passer du temps dans un

jardin en dehors de la ville.

Les quelques nuages ne me font

pas peur. Ste-Thérèse, c'est une

banlieue comme tant d'autres en

Amérique du Nord. Un endroit

qui semble calme, confortable.

Bref, une banlieue.

(RAPHAËL marche dans la rue avec un groupe de jeunes.)

RAPHAËL

Alors aujourd'hui, je suis avec

la gang des gens des Chantiers

Jeunesse. Donc, vraiment, c'est

un groupe qui vient d'un peu

partout. On a quelques

francophones, mais je pense

que la langue de travail,

c'est l'anglais.

(s'adressant à une jeune fille)

Donc, toi,

comment tu t'appelles?


LÉA

Léa.

RAPHAËL

Léa, et tu viens d'où?


[LÉA:]Je viens de France,

dans le Sud, à Toulouse.

RAPHAËL

OK.

(s'adressant à un jeune homme)

Et toi?


JEUNE HOMME

Moi, je viens de France

également, de Bretagne.

RAPHAËL

Mais sinon, à part le

français, l'anglais, l'espagnol,

est-ce qu'il y a des gens qui

parlent... Tu sais, je pense

qu'il y a des gens qui viennent

de Corée. Est-ce que c'est

possible?

(Un garçon et fille font signe que oui. Quelqu'un leur demande en anglais d'où ils viennent.)

RAPHAËL

Vous venez de Séoul?

Sinon, est-ce qu'il y a

des gens d'Allemagne,

peut-être? D'Allemagne!


JEUNE FILLE

C'est moi.

RAPHAËL

Est-ce que c'est ton 1er camp

où t'es monitrice ici ou t'en as

fait d'autres avant?


JEUNE FILLE

J'ai fait d'autres avant.

J'étais en France.

RAPHAËL

OK.


JEUNE FILLE

Un court travail dans un

cimetière. Et j'étais en

Islande, pour faire une

exhibition avec des

photographies. C'est ça.

RAPHAËL

OK! Wow!


JEUNE FILLE

Mais c'est la 1re fois

que je suis la coanimatrice.

(RAPHAËL s'adresse à un autre jeune fille.)

RAPHAËL

(propos traduits de l'anglais)

D'où viens-tu?


JEUNE FILLE 2

(propos traduits de l'anglais)

De Ukraine.

RAPHAËL

(propos traduits de l'anglais)

Je connais seulement une phrase

en russe. Et c'est

«Mon cœur

ne bat que pour toi.»

Devrais-je la dire?


JEUNE FILLE 2

(propos traduits de l'anglais)

Tu devrais essayer.

(RAPHAËL dit sa phrase en russe.)


JEUNE FILLE 2

(propos traduits de l'anglais)

C'est très joli.

RAPHAËL

(propos traduits de l'anglais)

Merci.


JEUNE FILLE 2

(propos traduits de l'anglais)

Mais ne la dit pas à tout le monde.

RAPHAËL

(propos traduits de l'anglais)

Non, il ne vaut mieux pas.

RAPHAËL

(s'adressant à plusieurs jeunes qui marchent avec lui)

Comment c'est, l'ambiance

dans le groupe? Personne ne se

connaissait. Est-ce qu'il y a

des amis qui sont venus

ensemble ou...?


JEUNE HOMME

Personne ne se connaît, non.

RAPHAËL

Est-ce que vous avez tous

choisi Ste-Thérèse ou ça vous a

été un peu imposé quand vous

avez demandé de faire...?


LÉA

Bien, c'est des stages qui

sont proposés. On n'a pas

à choisir la ville. C'est

un package.On prend cette

activité, on a tout déjà prêt:

le lieu, l'activité.

RAPHAËL

OK. Donc, c'est vous

qui choisissez.


LÉA

Hmm-hmm.

RAPHAËL

Est-ce que c'est votre 1er

camp ici ou vraiment, vous en

avez fait d'autres auparavant?


JEUNE HOMME

J'en ai fait deux autres

auparavant. Enfin, sur

la même base d'échange entre

associations, enfin, aux

différents pays. La 1re année,

j'ai travaillé dans un festival

en Italie.

RAPHAËL

OK.


JEUNE HOMME

Et la 2e année, l'été dernier

en fait, j'ai travaillé en

Arménie, où on s'occupait

d'enfants handicapés. On faisait

également du jardinage, tout ça.

RAPHAËL (Narrateur)

Après notre petite marche

dans la banlieue, on arrive

au Jardin des Sources, où je

vais discuter avec Lauriane.

RAPHAËL

Peux-tu nous parler du parc,

géographiquement, où c'est

situé, puis c'est quoi

l'histoire un peu?

[Début information à l'écran]

LAURIANE, animatrice

[Fin information à l'écran]


LAURIANE

Bien, à l'époque où Ste-

Thérèse était un petit peu un

plus petit village, donc il y a

environ une vingtaine d'années,

ici en fait, ce n'était pas

du tout un jardin. C'était

un dépotoir illégal,

où est-ce que beaucoup de gens

venaient, par exemple, déposer

des pneus. Il y avait beaucoup

de pneus, il y avait beaucoup

de déchets, de la ferraille.

Et c'est ça, il y a environ

une vingtaine d'années,

Chantiers Jeunesse est arrivé,

puis là, ils se sont mis à

nettoyer l'endroit pour

justement le réaménager en

jardin, puis remettre la nature

en plein centre-ville, si on

veut, parce qu'on est pas mal

dans le centre de Ste-Thérèse

en ce moment. Donc, tout

décontaminer, tout nettoyer.

Après ça, il y a eu la 2e phase

d'aménager une source d'eau,

donc, par exemple, le petit lac,

là. Il y a quatre plans d'eau.

Puis, bon, après ça, ça a été

l'entretien. Donc là, on est à

la phase entretien, où est-ce

qu'à chaque année, il y a des

Chantiers qui viennent l'été

pour, justement, garder

le jardin beau, puis dans

un bon état.

RAPHAËL

Ici, on est dans le parc,

alors pouvez-vous m'expliquer

qu'est-ce que vous avez

fait concrètement?


LÉA

Nous, ici, ce qu'on a fait,

c'est qu'on a déjà désherbé tous

les sentiers, parce que quand on

est arrivés, il y avait beaucoup

de branches, beaucoup d'herbe

sur le côté.

Ça ne se voit pas trop, mais

c'est assez long parce que tout

couper à la main, ramasser les

branches, tout ça, ça prend

assez du temps.

RAPHAËL

Combien de temps ça prend,

par exemple, désherber un

sentier comme celui-ci?


LÉA

Pff... De faire tout le tour

du lac, on met au moins un jour,

parce qu'il y en a un qui passe

avec la machine... automatique,

d'autres qui coupent les

branches à la main, d'autres

qui ramassent. Donc, oui,

c'est assez long.

RAPHAËL

Puis ça ressemble à quoi,

l'ambiance de travail quand

vous faites ça? Je veux dire,

les travaux ici? Est-ce que...

C'est quel genre d'énergie?


LÉA

Bien, la journée, c'est quand

même assez dur. On n'est pas là

pour rigoler ou... On fait pas

mal de pauses dans la journée,

c'est prévu, mais c'est vrai que

les journées de travail sont...

sont intenses.

(Transition)

(Début segment)

«À qui ai-je affaire?»

où RAPHAËL pose

des questions en rafale

aux bénévoles qu'il rencontre.]

RAPHAËL

Ta plus grande qualité.


LÉA

La gentillesse.

RAPHAËL

Ton plus grand défaut.


LÉA

Râleuse.

RAPHAËL

Si t'étais un aliment,

lequel voudrais-tu être?


LÉA

Un avocat.

RAPHAËL

Pourquoi?


LÉA

Parce que c'est doux et bon.

RAPHAËL

Si tu devais te transformer

en un animal, lequel ce serait?


LÉA

Une grenouille.

RAPHAËL

Où est-ce que tu te vois

dans dix ans?


LÉA

J'espère en France.

J'aimerais rester en France.

Et avec des enfants.

RAPHAËL

Quelle est la principale

qualité que tu recherches

chez tes amis?


LÉA

La sincérité.

RAPHAËL

Voiture rouge

ou voiture bleue?


LÉA

Bleue.

RAPHAËL

Le film qui t'a

le plus marqué?


LÉA

Jeux d'enfants.

RAPHAËL

Le personnage préféré

de ton enfance?


LÉA

Le Roi Lion.

RAPHAËL

Ton plat préféré?


LÉA

Les pâtes bolognaises.

RAPHAËL

Si tu pouvais avoir un super

pouvoir, lequel ce serait?


LÉA

Hmm... Ha! Ha! Ha! C'est

compliqué, ce questionnaire!

(Fin segment)

«À qui ai-je affaire?»]

(De retour à la conversation entre RAPHAËL, LÉA et LAURIANE.)

RAPHAËL

Ouais! Tu dis qu'en France,

justement, t'as grandi en

campagne. Et ici, Ste-Thérèse,

c'est quand même un ancien

village de campagne. Maintenant,

c'est devenu une banlieue.

C'est quoi les parallèles

que tu peux faire?


LÉA

C'est plus les différences que

j'ai remarquées. Ici, tout est

assez grand, en fait. Les rues,

les maisons sont grosses. Les

routes sont énormes. Ici, il y a

un gros, gros parc. Et je pense

que quand les gens d'Amérique du

Nord doivent venir chez nous,

doivent trouver tout petit!

RAPHAËL

Après la phase d'entretien,

c'est quoi la prochaine étape?

Est-ce qu'il y a d'autres

choses? Des améliorations

qui sont à faire, des trucs

que vous voulez rajouter?


LAURIANE

Bien là, ce serait...

Le prochain but, ce serait de

nettoyer le lac, parce que là,

dans le lac, il y a beaucoup

d'algues bleues, puis elles sont

en train de se développer. Et

puis ça fait plusieurs années

déjà qu'à chaque été, on

nettoie, mais bon, ça revient.

Donc, la prochaine étape, ce

serait vraiment de nettoyer le

lac, puis faire en sorte que...

On avait des éoliennes, qui sont

brisées malheureusement, qui

oxygénaient l'eau. Fait que là,

ce serait de peut-être réparer

le système d'oxygénation

de l'eau.

RAPHAËL

Est-ce que, quand on se

promène autour du lac et tout,

est-ce qu'il y a d'autres

chantiers qu'on peut voir?

Des choses qui ont été faites?


LAURIANE

Il y a plusieurs endroits où

les Chantiers ont travaillé, où

ils ont signé leur nom. Donc,

des fois, c'est dans une clôture

en bois, d'autres fois ça va

être sur des roches, d'autres

fois ça va être dans du ciment

par terre. Ça change tout le

temps, mais si on se promène,

on voit des traces de tous les

groupes qui sont passés ici.

RAPHAËL

Puis les roches vertes qu'on

voit là-bas, c'est pour quoi?


LÉA

C'est pour nous, cette année.

Là, vu que c'est la fin du

chantier, on est en train

d'écrire nos noms. Chacun

va écrire son nom avec

son pays d'origine.

RAPHAËL

Sur la roche.


LÉA

Voilà.

(RAPHAËL est maintenant seul et commente son expérience.)

RAPHAËL

Vraiment, je trouve ça l'fun

de rencontrer les jeunes qui

viennent d'un peu partout.

Autant ils viennent faire

de l'aide ici, autant c'est

l'aspect culturel qui les

intéresse. C'est complet, si on

veut, comme expérience. Autant

ils travaillent, autant ils

aident quelqu'un, autant au bout

de la ligne ils en retirent

beaucoup. Parce que c'est des

expériences de vie qu'ils vont

garder, puis c'est vraiment des

beaux souvenirs qu'ils vont

avoir par la suite. C'est une

culture, c'est une connaissance.

Tu sais, je veux dire, pour

un Français, un Belge, une

Ukrainienne, un Roumain, c'est

l'fun d'être capable de dire:

«J'ai vu le Québec. Je sais

de quoi ça a l'air. Je connais

la culture des gens là-bas.»

On sent l'esprit de groupe. Ils

sont vraiment très soudés. Ça

fait trois semaines qu'ils sont

ensemble dans les dortoirs, dans

les chambres et tout. Le soir,

ils vivent ensemble, ils mangent

ensemble. Vraiment, c'est un bel

esprit de groupe, puis vraiment,

ça doit être super aussi de

faire partie de ce groupe-là

depuis le début.

(RAPHAËL est maintenant près d'un groupe de jeunes qui creusent la terre.)

RAPHAËL

J'ai mis le chandail

Ste-Thérèse. Je suis prêt

à aller travailler. Est-ce

que je peux vous donner

un coup de main?


UNE JEUNE FILLE

Volontiers!

(Un jeune homme tend une pelle à RAPHAËL.)

RAPHAËL

Ah! OK! Qu'est-ce que

tu veux que je...


JEUNE HOMME

Attention! Bien, vas-y

tranquillement.

RAPHAËL

Les roches? OK.


JEUNE HOMME

Pic, dans le fond.

Tu descends ça encore

peut-être de six pouces.

RAPHAËL

OK.


JEUNE HOMME

Fait que creuser peut-être

un peu à l'entour.

RAPHAËL

OK.


JEUNE HOMME

Donner des petits coups

de pic.

RAPHAËL

C'est bon.


JEUNE HOMME

Tranquillement, parfait.

(RAPHAËL)

(Creusant la terre)

Yeah!

(Transition)

RAPHAËL (Narrateur)

Katia est coordonnatrice de

projets pour Chantiers Jeunesse.

RAPHAËL

Avec Chantiers Jeunesse, il y a

un côté qui est très

coopération, travail dans le

parc et tout, mais il y a aussi

un aspect intergénérationnel.

Est-ce que tu peux m'en parler?

[Début information à l'écran]

Katia Habra, coordonatrice

[Fin information à l'écran]


KATIA

Oui. Donc, c'est très

particulier au projet

à Ste-Thérèse.

Le chantier ici existe depuis

vingt ans. C'est un partenariat

de longue date, mais l'aspect

intergénérationnel s'est

développé plus récemment,

avec la maison des jeunes de

Ste-Thérèse. Donc, une dizaine

de jeunes de 14 à 16 ans chaque

année travaillent avec les

bénévoles internationaux.

Et on a un partenariat avec la

résidence du Jardin des Sources,

qu'on voit derrière nous, qui

fait partie du Réseau Sélection.

Donc, cette résidence-là a été

construite après le 1er

chantier. Elle a été construite

il y a une dizaine d'années, et

le 1er chantier était il y a

vingt ans. Donc, elle est venue

en cours de route. Et on a

essayé de développer plus

récemment des ateliers

thématiques avec quelques

résidents, ceux qui étaient

plus intéressés, plus motivés.

RAPHAËL

Comment est-ce que les gens

de la résidence, justement,

perçoivent ça? Comment est-ce

qu'ils trouvent ça d'être avec

des jeunes qui viennent

d'un peu partout?


KATIA

Ça va bien. Il y a plusieurs

résidents vraiment qui, chaque

année, prennent le soin de, dès

le 1er jour du projet, venir

rencontrer les jeunes. On a un

résident qui s'appelle Hector,

par exemple, un monsieur de

80 ans environ, qui nous adore.

Il prend des photos de chaque

participant. Il les signe, il

leur donne. Il est vraiment

adorable. Donc, on a quand même

des belles histoires comme ça.

RAPHAËL

Est-ce que t'avais déjà été

sur des chantiers auparavant?

D'où est-ce que ça te vient,

cette passion pour ça?

Là, tu travailles là-dedans

aujourd'hui. Où est-ce que

ça a commencé?


KATIA

Bien, c'est certain, jamais je

n'aurais, disons, la passion que

j'ai aujourd'hui pour Chantiers

Jeunesse si je n'avais pas

commencé moi aussi à 18 ans,

parce que c'est à 18 ans

qu'on peut partir seul faire

un chantier à l'étranger.

Je m'étais inscrite sur deux

chantiers cet été-là. Donc, je

suis allée en Grande-Bretagne

et en France. Ça a été des

expériences formidables.

L'année suivante, je suis allée

en Espagne, donc j'ai participé

à un total de quatre chantiers,

et j'ai l'intention d'en faire

d'autres dès que j'en ai

la possibilité.

RAPHAËL

Qu'est-ce qu'il faut

pour être un bon volontaire?


KATIA

Pour un Canadien qui veut

partir, par exemple, d'avoir

18 ans, de ne pas avoir de

dossier criminel, d'être

résident permanent ou citoyen

canadien et d'être motivé.

C'est tout. On ne demande rien

d'autre. Ce qui fait que du

moment que tu prouves que toi,

t'es prêt à partir, que t'es

motivé, tu pars. Il n'y a pas de

contrainte, tu n'as pas besoin

d'envoyer un C.V., une lettre

de motivation de cinq pages. Pas

du tout, parce qu'on veut donner

la 1re expérience aux jeunes qui

partent. Même chose, on reçoit

des jeunes qui n'ont pas

nécessairement l'expérience

pour travailler dans un jardin

ou même les critères, disons,

compétences linguistiques non

plus pour converser couramment

en anglais, mais ce n'est pas

grave. Du moment qu'ils peuvent

se débrouiller, on leur

fait confiance.

RAPHAËL

Puis combien de Canadiens est-

ce que vous envoyez par année,

par exemple, à l'étranger?

Au niveau des chiffres,

ça ressemble à quoi?


KATIA

Ça ressemble à une centaine

depuis quatre, cinq ans, une

centaine de Canadiens pour

30 à 40 internationaux

qui viennent.

(De retour avec les participants qui travaillent au jardin. Raphaël s'arrête pour commenter.)

RAPHAËL

Oui, ça avance bien. Le banc,

on vient de le poser. Puis là,

c'est le groupe qui était en

pause qui prend la relève, on

dirait. Il y en a qui ne s'en

plaignent pas, je crois. Ceux

qui ont travaillé fort tout

à l'heure sur le banc.

J'ai vraiment adoré mon moment

avec le groupe. C'est une chance

que j'ai, d'arriver un peu à la

fin du périple, pour eux. Le

banc symbolise un peu la fin

de tout ce travail-là, de ces

trois semaines passées ensemble.

Puis même si on s'entend que

ce n'était pas la tâche la plus

éprouvante à faire, c'était

fait dans la joie vraiment.

Ce n'est pas tout le monde qui

travaillait, mais les gens

rigolaient, les gens se

relayaient. Puis ce qui est

important surtout dans ce

groupe-là, c'est vraiment

l'échange culturel, je crois.

De voir des jeunes d'un peu

tous les pays qui collaborent

ensemble, qui échangent, qui

apprennent des petits mots de

toutes les langues, puis qui

rigolent ensemble, on sent

vraiment que le groupe est

soudé. Puis, vraiment, ils m'ont

bien intégré, si on veut.

J'étais heureux d'être avec eux.

C'était un beau moment.

RAPHAËL (Narrateur)

Ce banc-là, c'est le dernier

projet de la gang pour cet été.

Et aujourd'hui, ça fait vingt

ans que Chantiers Jeunesse

existe. Ils organisent une

célébration pour marquer la fin

de leur expérience et pour

souligner la longévité de leur

organisme. Un dernier portrait

de groupe et tout le monde

va se changer.

(Les jeunes de chantier jeunesse prennent une photo de groupe.)

(RAPHAËL est maintenant devant les dortoirs.)

RAPHAËL

Donc là, je suis près des

dortoirs des gens de Ste-

Thérèse, donc je suis avec eux.

On va aller voir de quoi ça a

l'air, leurs chambres.

(Entrant dans les dortoirs)

On va visiter les chambres.

Surprise!


UNE JEUNE FILLE

(propos traduits de l'anglais)

Ils viennent voir les chambres!


UNE AUTRE JEUNE FILLE

(propos traduits de l'anglais)

Nettoyez les chambres!

Ils arrivent!

(RAPHAËL cogne à une porte de chambre et entre.)

RAPHAËL

C'est quand même propre.

C'est quand même...

RAPHAËL

(propos traduits de l'anglais)

Je vous donne 9 sur 10

pour l'entretien.

(La jeune fille rit. RAPHAËL se dirige maintenant vers une autre chambre.)

RAPHAËL

Guillaume!


GUILLAUME

Nettoyée!

RAPHAËL

(entrant dans la chambre qui est bien rangée)

Ah oui! Ça représente bien le

Canada ici.

(RAPHAËL sort dans le corridor.)

RAPHAËL

(propos traduits de l'anglais)

Qui a la chambre la plus en désordre?

(Des jeunes filles réfèrent RAPHAËL à la chambre de LAURIANE. Il cogne à la porte et entre.)

RAPHAËL

On s'attendait à pire. Tout

le monde disait: "Tu vas voir,

Lauriane, c'est la chambre

la plus bordélique."


LAURIANE

Bien, d'habitude oui,

c'est vrai. D'habitude,

c'est moi la pire.

RAPHAËL

OK!


LAURIANE

Mais là, j'ai vraiment fait

un effort, là. D'habitude, ça,

c'est recouvert de papier. Puis

là, parce qu'il y a un courant

d'air, les papiers sont partout

à terre. Le lavabo, c'est rempli

de crème, de stuff, puis

de premiers soins.

RAPHAËL

Alors là, t'as tout mis dans

le garde-robe, t'as fermé

la porte.


LAURIANE

(riant)

Non! Je ne fais pas ça, moi!

RAPHAËL

(regardant un livre)

C'est quoi ta lecture

de chevet? C'est

Concerto

à la mémoire d'un ange,

d'Eric-Emmanuel Schmitt.


LAURIANE

Oui!

(RAPHAËL entre maintenant dans une autre chambre.)

RAPHAËL

OK. Il y a quelqu'un ici.

Bibiana!


BIBIANA

Bibiana!


BIBIANA

(propos traduits de l'espagnol)

J'ai un livre ici.

RAPHAËL

(propos traduits de l'anglais)

De quoi parle-t-il?


BIBIANA

(propos traduits de l'anglais)

C'est la biographie de Jörg Fauser.

RAPHAËL

​[propos traduits de l'anglais]

Et qui était Jörg Fauser?


BIBIANA

(propos traduits de l'anglais)

Un écrivain.

C'est l'autobiographie

de cet écrivain allemand.

RAPHAËL

(tenant dans ses mains un livre pour apprendre le français)

(propos traduits de l'anglais)

Ça, c'est le livre le plus important.


BIBIANA

(propos traduits de l'anglais)

Oui!

RAPHAËL

(propos traduits de l'anglais)

Alors, comment dit-on...


BIBIANA

Ouille, ouille, ouille,

ouille! Je ne sais pas,

je ne sais pas!

RAPHAËL

Déjà ça, c'est bien!

(RAPHAËL se promène dans des corridors jusqu'à une salle de classe où une jeune fille lui montre des feuilles accrochées au mur.)


JEUNE FILLE

Ce sont toutes les langues,

les mots importants.

RAPHAËL

Ah ouais! C'est l'fun!

Ça permet à tout le monde de...


JEUNE FILLE

Et ici, c'est le plan

pour cuisiner et manger.

RAPHAËL

OK, fait que c'est

qui cuisine quand.


JEUNE FILLE

Oui, et quoi. Et quoi.

RAPHAËL

Et quoi.

(RAPHAËL se dirige vers une autre chambre.)

RAPHAËL

(s'adressant à une jeune fille)

On s'en vient visiter

ta chambre.


KATIA

(riant)

Tu n'as pas oublié moi!

RAPHAËL

(s'adressant à la jeune fille qui reste dans l'embrasure de sa porte)

Hé! Hé! Depuis tantôt, elle

nous dit: «Je ne veux pas que

vous visitiez ma chambre!»

Alors, est-ce que tu nous...


JEUNE FILLE

La ligne d'amitié est là.

(riant et montre l'entrée de a chambre)

Vas-tu la passer?

RAPHAËL

(regardant dans la chambre)

Non, ça va. On voit

ce qu'on voulait voir.


JEUNE FILLE

(lui montrant un drapeau)

Tu peux juste voir ça.

RAPHAËL

C'est ton drapeau.


JEUNE FILLE

Mais oui, c'est mon drapeau.

RAPHAËL

Que tu traînes avec toi

en permanence.


JEUNE FILLE

Que je vais ramener.

(mettant le drapeau sur son dos comme une cape)

Je vais le mettre comme ça et je vais

prendre l'avion dimanche, parce

que c'est le jour de la fête

nationale belge dimanche. Et

c'est mon jour d'avion, donc je

crois que je vais me déguiser.

RAPHAËL

Tu fais bien!


JEUNE FILLE

Oui, hein!

RAPHAËL

Oui, vraiment, c'est

une très bonne idée.


JEUNE FILLE

C'est une très bonne idée.

(RAPHAËL est dans le parc où les jeunes travaillaient précédemment. Il porte un t-shirt jaune et écrit des messages textes sur son cellulaire.)

RAPHAËL

(par message texte)

Salut frérot, je suis à Ste-Thérèse!

FRÈRE DE RAPHAËL

(par message texte)

Yo! Hey, as-tu pris mon t-shirt jaune?

RAPHAËL

(par message texte)

(riant)

Celui avec la poche de couleur?

Non, il doit être au lavage.

Je suis dans un ancien dépotoir,

tu devrais voir ce que c'est devenu

grâce à une gang de jeunes!

FRÈRE DE RAPHAËL

(par message texte)

Dépotoir??

RAPHAËL

(par message texte)

Aujourd'hui c'est un superbe jardin,

vraiment calme et vert.

FRÈRE DE RAPHAËL

(par message texte)

T'es sûr que t'as pas mon t-shirt jaune?

Il n'est pas dans le lavage.

RAPHAËL

(par message texte)

Faut que j'y aille,

la gang m'attend.

(RAPHAËL rejoint maintenant LAURIANE à un kiosque extérieur.)

RAPHAËL

Lauriane, comment ça va?


LAURIANE

Ça va bien, toi?

RAPHAËL

Ça va bien.


LAURIANE

Fait qu'ici, on a notre

section dessert. Alors, il y a

des gentilles résidentes de la

maison de retraite qui sont

venues nous aider à faire

à manger hier et qui nous

ont fait un pudding chômeur,

plein de tartes au sucre, un

clafoutis, du sucre à la crème,

puis du fudge. De la pizza

espagnole, voilà. Puis là, c'est

à l'autre bout de la table pour

le reste. Donc ici, on a de

l'olivye. Ça, c'est une salade

spéciale... Olivye! Qui est

une salade ukrainienne, avec

beaucoup de mayonnaise, beaucoup

de patates, beaucoup de jambon,

plein de bonnes choses,

la guacamole mexicaine,

et finalement ici,

on a de la gaspacho.

RAPHAËL

Ah!


LAURIANE

Fait qu'on a plein de mets

d'un petit peu partout, du

chantier, des mets d'ici aussi.

RAPHAËL

Alors, c'est qui qui est

invité à cette fête aujourd'hui?


LAURIANE

En fait, tous les citoyens de

la ville de Ste-Thérèse sont

invités s'ils veulent venir.

C'est sûr qu'un jeudi après-

midi, ce n'est pas toute la

ville qui va venir, mais on a

par exemple la mairesse qui

est ici. On a notre personne-

ressource à la ville, qui

s'appelle Pierre Gauthier.

On a plusieurs résidents

de la résidence de personnes

âgées qui vont venir.

RAPHAËL (Narrateur)

Il fait super chaud

aujourd'hui. 40 avec l'humidex.

Il y a moins de personnes âgées

du centre qui se sont déplacées.

Par contre, Monique et son chien

Cachou n'ont pas manqué

le rendez-vous.

Cachou!

(RAPHAËL tente de prendre en photo Cachou, qui est installé dans le petit panier sur le fauteuil roulant de Monique.)

RAPHAËL

Cachou, Cachou!

Cachou, regarde-moi! Cachou,

regarde-moi. On va prendre

une petite photo. Ha! Ha! Ha!


MONIQUE

Il ne sait plus où regarder!

RAPHAËL

Cachou! Allô! Mais oui! Il ne

veut rien savoir de moi! Cachou!

(s'adressant à MONIQUE)

Comment vous trouvez ça?

[Début information à l'écran]

MONIQUE Résidente du Jardin des Sources

[Fin information à l'écran]


MONIQUE

De quoi?

RAPHAËL

Les jeunes des Chantiers

Jeunesse qui viennent ici?


MONIQUE

Ah! Ils sont formidables.

RAPHAËL

C'est formidable?


MONIQUE

Hé! Je vous ai vu faire tout

le temps. Je suis toujours ici,

moi. Je vous vois travailler.

RAPHAËL

Hmm-hmm.


MONIQUE

Ils sont formidables. Surtout

qu'ils connaissent tous mon

chien, eux autres! Ils sont

vraiment formidables.

RAPHAËL

Ça vous fait un bon pont

pour faire une conversation

après, avec eux.


MONIQUE

Oui, ça commence, oui.

RAPHAËL

Puis de rencontrer les gens

des autres cultures, comment

vous trouvez ça?


MONIQUE

Ah! Je trouve ça formidable.

Ça, là, c'est le

best. L'Angleterre, l'Espagne.

Il y en avait de partout.

Il y avait même l'Allemagne qui

était là. Je ne parle pas

l'allemand, tu sais! Mais tout

le monde parle l'anglais un peu.

Je baragouine l'anglais.

On réussit à se comprendre.

RAPHAËL

Vous avez vu un peu le progrès

qui a été fait dans le parc.

Est-ce que vous le voyez?


MONIQUE

Bien oui, je le vois! Bien là,

c'est sûr! On est ici tout le

temps, puis on vous voit faire:

ramasser les mauvaises herbes...

RAPHAËL

Souvent, on entend plein de

choses sur les jeunes

d'aujourd'hui. Est-ce que vous

trouvez ça encourageant de voir

des jeunes qui s'impliquent,

puis qui font l'effort de venir

jusqu'ici pour travailler?


MONIQUE

Je trouve ça formidable.

Tu sais, moi, en tant

qu'infirmière, j'ai tout vu

dans ma vie. Puis vous autres,

je vous regarde travailler,

c'est formidable. Bravo!

RAPHAËL

Merci! Puis qu'est-ce que vous

diriez à ceux qui sont un peu

désabusés par rapport à la

jeunesse? Ceux qui disent

que les jeunes d'aujourd'hui

ne sont pas motivés?


MONIQUE

Je leur dirais: Regardez-vous

vous-mêmes. Qu'est-ce que vous

étiez quand vous étiez jeunes?

Puis pensez un peu, donnez-vous

des coups de pied dans

le derrière.

(De retour avec RAPHAËL en discussion avec les bénévoles du chantier jeunesse.)

RAPHAËL

Comment tu décrirais l'énergie

de ton groupe? Comment tu

les as trouvés? Qu'est-ce que

tu remarques?


LAURIANE

Bien moi, je suis vraiment,

vraiment agréablement surprise,

parce qu'on m'avait dit que,

bon, à cause de toutes les

différentes cultures, il y en

avait que probablement, se lever

aussi tôt, ils auraient de la

difficulté ou être... de tout

faire à temps, ce serait

complexe. Finalement, ils sont

géniaux. Ils sont toujours à

l'heure, ils travaillent super

fort. Toutes leurs tâches

de la maison, tout est fait

toujours à temps.

RAPHAËL

(s'adressant au groupe de jeunes)

Alors, comment est-ce que vous

avez trouvé votre expérience

jusqu'à maintenant?

RAPHAËL

(s'adressant à une jeune fille en particulier)

(propos traduits de l'anglais)

Parle-moi de ton expérience.


JEUNE FILLE

(propos traduits de l'anglais)

C'est très bien.


LÉA

(propos traduits de l'anglais)

Ton expérience ici à Sainte-Thérèse.


JEUNE FILLE

(propos traduits de l'anglais)

Oui c'est très bien.

On travaille très dur à cause

des conditions météo

mais c'est une très bonne expérience.

RAPHAËL

Toi, Léa?


LÉA

C'est sûr que le travail a été

difficile, mais après, le soir,

il y avait une bonne ambiance à

la maison. On s'est tous bien

entendus rapidement. C'était

vraiment sympa.


LAURIANE

Au début, ils étaient très

timides les uns envers les

autres. Donc, on en avait

beaucoup, en plus de la barrière

de la langue. Donc, au début,

c'était difficile de faire des

activités de groupe, parce que

tout le monde était hyper gêné.

Mais là, au fil du temps, ça a

fini par se dégêner, mais au

début, ça a été difficile.

Il fallait qu'on pousse, qu'on

dise: «OK! Qu'est-ce que ça vous

tente de faire?», puis personne

ne donne son opinion. OK, on

pousse, on pousse, on pousse.

Un moment donné: «OK, bien moi,

j'aimerais peut-être faire ça.»

OK! Bon, good! OK! Fait que tout

le côté timidité, découverte

aussi, culturelle, adaptation.

(SYLVIE Surprenant, la mairesse de Ste-Thérèse, parle au micro devant toutes les personnes participant à la fête.)


SYLVIE

C'est en 1993 que Ste-Thérèse

a accueilli le 1er groupe de

bénévoles venu travailler

chez nous par l'entremise de

Chantiers Jeunesse. Depuis,

été après été, des jeunes en

provenance des quatre coins du

monde défilent en sol thérésien.

C'est donc avec fierté que nous

soulignons cette année le 20e

anniversaire de partenariat

établi entre la ville de Ste-

Thérèse et Chantiers Jeunesse.

Au fil de ces 20 ans, plusieurs

centaines de jeunes motivés ont

laissé leur marque chez nous.

(RAPHAËL seul, commente.)

RAPHAËL

Je trouve que Lauriane, elle a

beaucoup de mérite parce qu'elle

a quand même un groupe qui est

constitué de gens qui viennent

d'un peu partout, d'un peu tous

les pays. Puis c'est dur

vraiment, j'imagine, de

travailler avec un groupe quand

la langue maternelle pour tout

le monde n'est pas la même.

C'est facile de laisser le

groupe se séparer en petites

cliques, puis je trouve qu'elle

fait vraiment un beau travail

pour unir tout ce monde-là,

parce qu'on sent vraiment

l'atmosphère de groupe qui est

très présente. Ils sont très

proches, très soudés. Je trouve

que Lauriane, vraiment, elle est

bonne pour trouver le ton, on

dirait. Elle est quand même leur

supérieure, d'une certaine

manière, parce que c'est elle

qui est animatrice un peu, c'est

elle qui dirige, mais quand...

On sent vraiment, quand elle

parle aux membres de son groupe,

que c'est presque des amis, vu

qu'ils sont presque du même âge.

C'est ça, elle ne fait pas

vraiment figure de chef dans

le groupe, mais plus de guide.

C'est ça que je trouve

intéressant. Elle fait

vraiment bien ça.

(De retour à la discussion entre RAPHAËL et LAURIANE.)

RAPHAËL

Toi, qu'est-ce que tu considères

que ça t'a apporté, de faire

des chantiers comme ça?


LAURIANE

Ce qui est vraiment bénéfique

pour moi en tant que Québécoise,

c'est que, quand les gens

viennent ici, puis voient les

choses d'un autre point de vue,

ça me fait remettre en question.

Sur un ton amical, sur une base

d'amitié, on va se parler, puis

toute la question de différents

points de vue d'un petit peu

partout, dans ces amitiés-là,

fait en sorte que souvent, tu

vas te requestionner sur toi-

même, tu vas te requestionner

sur ta façon de voir les choses,

tes jugements, tes valeurs,

ta culture, l'environnement

duquel tu viens.

RAPHAËL

(s'adressant aux jeunes bénévoles)

Est-ce que vous voulez faire

d'autres camps comme ça

par la suite?

RAPHAËL

(propos traduits de l'anglais)

Allez-vous participer à d'autres camps?

Dans quelque mois ou années.


JEUNE FILLE

(propos traduits de l'anglais)

Peut-être.

C'est une très bonne expérience.

RAPHAËL

Et toi, Léa?


LÉA

Oui, moi aussi. C'est mon

1er camp cette année. Ça m'a

donné envie d'en refaire

d'autres et de conseiller ça

à mes amis. C'est vraiment

une riche expérience.

RAPHAËL

(s'adressant à un jeune homme)

Ton expérience ici,

comment t'as trouvé ça?


JEUNE HOMME

Bien, c'est assez enrichissant

parce qu'il y a un contact

direct avec plusieurs cultures

différentes, avec également les

locaux. Donc, je pense, ce n'est

pas comme si on partait en

vacances comme ça, parce que

là, on est directement mis en

contact avec des gens avec qui,

je pense, on ne pourrait pas

rencontrer si on était de

simples touristes, tu vois?

Je pense, enfin, ce genre de

chose aussi, ça aide à avoir

une ouverture sur les choses

qu'on ne connaît pas. Donc, pour

le futur, je pense, ça peut

amener à une compréhension

différente du monde, tu vois?

(RAPHAËL seul, commente sur son expérience.)

Là, il y a une petite pluie.

Ça rafraîchit après une journée

chaude comme celle-ci. Vraiment,

j'ai eu une super journée. Ce

que je retiens, c'est que toutes

les actions peuvent être des

bonnes actions. Le choc des

cultures aussi, c'est drôle de

voir tous ces gens-là parler

de leur pays, parler des

différences, parler des

ressemblances. C'est super de

voir que c'est enrichissant, que

le travail qu'ils font, on sent

qu'ils font ça parce que ça leur

tente. Ils ne font pas ça parce

qu'ils sont obligés. Ils ne le

font pas comme une corvée.

Ce sont tous des jeunes qui sont

motivés, pour des différentes

raisons. Il y en a qui sont plus

appelés par les différentes

cultures, d'autres par le

travail communautaire, mais

on voit vraiment qu'ils se

retrouvent tous dans ce groupe-

là, puis c'est super de les voir

collaborer, vraiment. Ça doit

être toute une expérience de

faire un groupe comme ça, puis

je suis très heureux d'avoir pu

clore leur séjour avec ça.

RAPHAËL (Narrateur)

Pour télécharger l'application

Raphaël, citoyen du monde,

rendez-vous sur tfo.org/raphael.

(Générique de fermeture)

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