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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent and Sami are starting high school. Together, they try to ease into a foreign world, full of promise but also fraught with worries!

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Frenemies - Zoomba

Melanie wants to start a gossip column. Maude manages to find her precious notebook, and loses it again! Who stole the students` embarrassing secrets?



Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

Subito Texto suit le parcours de : Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent et Sami, qui vivent leurs premiers moments au secondaire. Ensemble, ils tentent d'apprivoiser cet univers inconnu, mais débordant de promesses... et d'inquiétudes!

[Début information à l'écran]

Les ennamies

[Fin information à l'écran]

Début générique d'ouverture

Présentation des différents personnages de l'émission avec des photos de famille. Vue de l'école où se déroule l'action avec des textos échangés entre les personnages.

Fin du générique d'ouverture

C'est le matin dans la cuisine des Allard-Fraser. MAUDE, JULIEN et leurs parents, JACQUES et STÉPHANIE, sont tous là. MAUDE lit le journal de l'école.


[MAUDE:] C'est dégueulasse!
[STÉPHANIE:] Maude, vocabulaire.
[JACQUES:] Ça se dit pas pour un journal.

Par contre...

(JACQUES prend un carton couvert de céréales sur la table.)


[JACQUES:] Ça, c'est dégueulasse.
[STÉPHANIE:] Jacques!

JACQUES (exaspéré)

Julien!
[MAUDE:] Mais il reste juste

des chroniques mode beauté.

Ça devrait même plus s'appeler

« La Victoire ».

Ça devrait être « Le poche-oir ».


[JACQUES:] Mme Milani,

la superviseure du journal,

qu'est-ce qu'elle dit de ça, elle?


[STÉPHANIE:] Isabelle est partie, Jacques.

Elle a accepté un temps complet

à l'école du Vieux-Carrefour.

Elle chômera pas là-bas.


[MAUDE:] La nouvelle professeure

d'univers social

s'appelle Mme Cardinal.

J'espère qu'elle se laissera pas

manger la laine sur le dos

par Mélanie.


STÉPHANIE (s'adressant à tout le monde)

Je cherche une pile de feuilles.

(MAUDE tourne une page du journal.)


[MAUDE:] Oh, non!

Mélanie annonce

une nouvelle chronique potins.

Oui, mais je lui disais tout avant.

(STÉPHANIE est de plus en plus impatiente.)


[STÉPHANIE:] Je suis même pas capable

de retrouver mes propres affaires.


[JACQUES:] Ah... ah, ah...

Est-ce que c'est ça?

(JACQUES sort une pile de feuilles de sous le napperon de JULIEN.)


[STÉPHANIE:] Ah, t'as mis son bol

sur mes notes de cours!

Jacques!

(STÉPHANIE prend ses feuilles.)


[MAUDE:] Julien, regarde

où tu manges!


[STÉPHANIE:] Oui, et grouille!

On part, là.

Là! Eille!

Eille!

(STÉPHANIE se dirige vers la sortie. JULIEN continue de manger. JACQUES prend JULIEN par les aisselles et l'amène à la porte. JULIEN court à l'étage pour s'habiller.)


[MAUDE:] Trop tard! Tu vas être obligé

d'aller à l'école en pyjama.


[STÉPHANIE:] Encourage-le pas!

(MAUDE se lève de table.)


[MAUDE:] Euh, bon, papa, je m'excuse.

Je vais revenir t'aider ce midi,

je te jure.


[JACQUES:] Non, non, ne t'en fais pas.

Ça va aller.


STÉPHANIE (hors champ)

Julien!

(MAUDE montre à son père le carton qui a été recouvert de céréales.)


[MAUDE:] Ça va vraiment aller?

(JACQUES prend le carton et soupire. Pendant ce temps, à l'école, MARC-OLIVIER montre le local du journal à MADAME CARDINAL.)


[MARC-OLIVIER:] Bon, ça,

c'est notre local du journal,

Mme Cardinal.


[MADAME CARDINAL:] Appelle-moi

Jasmine, Marc-O.


[MARC-OLIVIER:] On peut pas tutoyer

les profs, ici.


[MADAME CARDINAL:] Ah, c'est vrai!

Va falloir que je relise

le code de vie de l'école.

Vous êtes bien installés.

Je m'attendais à pire.


[MARC-OLIVIER:] Comment ça?
[MADAME CARDINAL:] On m'a dit

que le journal a failli fermer

au début de l'année scolaire.


[MARC-OLIVIER:] Oui, mais là,

tout est beau.

Sauf notre ordi qui date

de la Deuxième Guerre mondiale.

(MADAME CARDINAL rit. MADAME CARDINAL regarde sur le bureau de MÉLANIE. Un cahier noir avec l'inscription Q.T.Q.C. s'y trouve.)


[MADAME CARDINAL:] Q.T.Q.C.

Ça veut dire quoi, ça?


[MARC-OLIVIER:] Je sais pas.

(MARC-OLIVIER est devant l'ordinateur.)


MADAME CARDINAL

Qualité de travail au Québec

et au Canada?


MARC-OLIVIER

(s'adressant à l'ordinateur)

T'es ben lent!


MARC-OLIVIER

(s'adressant à MADAME CARDINAL)

Sûrement pas.

C'est à Mélanie.

(MADAME CARDINAL regarde dans le cahier.)


[MADAME CARDINAL:] Montgolfière 78...

C'est un drôle de nom, ça.

(MÉLANIE arrive en courant dans le local.)


[MÉLANIE:] J'ai une super bonne...

(MÉLANIE s'arrête brusquement en voyant MADAME CARDINAL.)


[MÉLANIE:] Ah! Allô, Mme Cardinal.
[MADAME CARDINAL:] Bonjour, Mélodie.

MÉLANIE (insultée)

Mélanie.

J'ai une super bonne nouvelle.

Mon père est tellement fier

que je sois rédactrice en chef

du journal

qu'il m'a débloqué un gros budget.


[MARC-OLIVIER:] Wow! Ça nous prend

un nouvel ordi, hein?

Celui-là est tellement lent

que des fois on reçoit

des courriels de 2008.


MADAME CARDINAL

Ah, et une imprimante aussi, hein?

Mme Milani m'a dit

que celle du secrétariat

est toujours occupée.


[MÉLANIE:] Ouais. Moi, je pensais plus

à redécorer le local.

Peut-être acheter un sofa...


[MADAME CARDINAL:] On va voir

si on a l'argent pour ça.


[MÉLANIE:] Ah bien, sûrement, là.

C'est sûrement un très gros budget.

Mon père est tellement fier.


[MADAME CARDINAL:] Bon,

je vais m'informer du montant.

Marc-O, t'es notre spécialiste,

il paraît.

Veux-tu commencer à magasiner

pour des ordinateurs

et des imprimantes?


[MARC-OLIVIER:] Oui,

dès que le dinosaure réussit

à changer de page,

je me mets là-dessus.

(MARC-OLIVIER quitte le local.)


[MADAME CARDINAL:] Merci.

Mélanie, j'aimerais ça

te parler du journal.


[MÉLANIE:] Ma chronique mode

est hot, hein?


[MADAME CARDINAL:] Oui.

Mais j'aimerais ça qu'il y ait

plus de textes, plus de contenu original.


[MÉLANIE:] Ça s'en vient.

Je prépare ma toute nouvelle

chronique de potins: « Le club Mélanie ».

Tout est là-dedans.

(MÉLANIE montre le cahier noir à MADAME CARDINAL.)


[MÉLANIE:] Mon « Qui trouve qui cute ».
[MADAME CARDINAL:] Euh,

je pensais plutôt à autre chose.

J'ai lu les chroniques littéraires

que Maude écrivait.

C'était super intéressant.

Ça donnait

plein de belles idées de lecture.


[MÉLANIE:] Oui, mais personne lisait ça.

C'était tellement long.

C'était quasiment aussi long

que de lire le livre.


[MADAME CARDINAL:] Moi, je pense

qu'il y a beaucoup de monde

qui aimait ça.

Si tu veux que tes lecteurs

te prennent au sérieux,

il faut que tu leur donnes

des sujets sérieux.


[MÉLANIE:] Mais c'est

full sérieux, ma nouvelle chronique.

On va tout apprendre sur les élèves

et même sur les profs.


[MADAME CARDINAL:] T'es au courant

qu'il faut que j'approuve tes textes, hein?

J'aimerais bien ça qu'il y ait

une chronique de livres.

Sais-tu à qui j'ai pensé pour l'écrire?

(MÉLANIE hausse les épaules. Plus loin dans l'école, MAUDE rejoint MARC-OLIVIER dans le couloir.)


[MAUDE:] Marc-O,

as-tu lu le journal?


[MARC-OLIVIER:] Euh, salut.

Oui, je l'ai lu.


[MAUDE:] Salut. Qu'est-ce

que t'en penses?


[MARC-OLIVIER:] J'en pense

que depuis qu'on a

une nouvelle rédactrice en chef,

la fille du directeur,

on a un nouveau budget

pour changer l'ordi.

(MARC-OLIVIER et MAUDE entrent dans le local du journal. MARC-OLIVIER commence à faire des recherches sur l'ordinateur.)


[MAUDE:] Super.

Non, mais l'annonce

sur la nouvelle chronique

sur les potins, là,

les secrets de tout le monde?

Ça te dérange pas?


[MARC-OLIVIER:] Bien non.
[MAUDE:] Mais tu comprends pas.

J'ai dit tout ce que je savais

sur tout le monde à Mélanie.

Comme que tu joues encore

en cachette avec tes figurines

du Sénateur des agneaux.


[MARC-OLIVIER:] Chut!

Pourquoi t'as dit ça?


[MAUDE:] Je pouvais pas savoir, là.

T'sais, ça a déjà été

ma meilleure amie.

En tout cas, il faut vraiment

que je lui parle.


[MARC-OLIVIER:] Non, attends!

Attends au moins qu'on ait changé d'ordi.


[MAUDE:] Je peux pas.

Sa nouvelle chronique sort

dans une semaine.


[MARC-OLIVIER:] Bien,

donne-moi deux jours.

Si tu choques Mélanie,

elle serait capable de quitter le journal.

Bye budget et ordi.


[MAUDE:] Voyons donc!

(MARC-OLIVIER trouve une annonce intéressante.)


[MARC-OLIVIER:] Oh, oh, oh!

Attends. Regarde ça.

Combo incluant PC,

imprimante, console de jeux,

tablette tactile.

Oh, oui!

C'est ça que ça nous prend.


[MAUDE:] 3000 $, c'est cher.
[MARC-OLIVIER:] Ouais...

Je vais continuer de chercher.

Mais jure-moi que tu vas attendre

avant de parler à...

allô, Mélanie.

(MÉLANIE entre dans le local.)


[MÉLANIE:] Allô, tout le monde.

J'ai un travail super sérieux et

full urgent à faire, alors j'aimerais ça

que tout le monde

qui a pas rapport au journal sorte.

(MÉLANIE fixe MAUDE.)


[MAUDE:] Bon...

On va sortir, hein?


[MÉLANIE:] Bien oui.

(MAUDE sort du local.)


[MÉLANIE:] Mme Cardinal

m'oblige à écrire

une chronique littéraire.


[MARC-OLIVIER:] Pauvre toi.

Ça doit pas être facile.


[MÉLANIE:] Mets-en!

J'ai lu la première et la dernière page

de ces trois livres-là

et je ne suis déjà plus capable.


[MARC-OLIVIER:] C'est pas ta spécialité,

toi, la lecture?


[MÉLANIE:] Non.

Mais moi, ma spécialité,

c'est déléguer.

Mme Cardinal va l'avoir

sa chronique, juste...

écrite par quelqu'un d'autre.

(Plus tard dans la journée, MARC-OLIVIER attrape MADAME CARDINAL dans le couloir de l'école.)


[MARC-OLIVIER:] Oh, Mme Cardinal!

J'ai trouvé plusieurs combos

ordi-imprimante intéressants.


[MADAME CARDINAL:] Déjà?
[MARC-OLIVIER:] Oui. C'est plate

que j'aie pas de tablette.

J'aurais pu vous le montrer

en marchant.


[MADAME CARDINAL:] Il faut

que je t'avertisse

avant que tu t'emballes.

J'ai été voir le directeur

et je pense que Mélanie est

un peu trop enthousiaste.


[MARC-OLIVIER:] Comme dans

« on a juste assez d'argent

pour une imprimante

à jet d'encre pas de s »?


[MADAME CARDINAL:] Euh, non,

mais mettons que ça couvre

un ordinateur usagé

et une imprimante correcte.


[MARC-OLIVIER:] Usagé?

On va changer du vieux pour du vieux?


[MADAME CARDINAL:] On va changer

du vieux pour du mieux.

Il y en a des presque neufs

dans les petites annonces.

(MADAME CARDINAL s'en va, laissant MARC-OLIVIER dépité. Au même moment, MÉLANIE va s'asseoir avec MAUDE à la cafétéria.)


[MAUDE:] Mélanie, je voulais

aller voir Mme Cardinal.


[MÉLANIE:] Je suis mal prise.

Mme Cardinale veut que j'écrive

une chronique sur des livres.


MAUDE (ravie)

Bon, elle veut

que t'écrives ça à la place

de ta chronique de potins!


[MÉLANIE:] Jamais de la vie!

Je la laisserai jamais me faire ça.


[MAUDE:] Bien quoi?

C'est du travail, mais...


[MÉLANIE:] C'est du travail, les potins.

Ça fait des semaines que j'écoute

toutes les conversations

à la café,

que je lis tous les babillards Internet...


[MAUDE:] Tu sais que t'aurais pu

lire un livre à la place?


[MÉLANIE:] J'ai fait mieux que ça.

J'ai écrit un livre.

(MÉLANIE sort son Q.T.Q.C. de son sac.)


[MÉLANIE:] Ça, c'est mon Q.T.Q.C.

Le « Qui trouve qui cute ».


[MAUDE:] Ah, ça parle

juste de ça, tes potins?


[MÉLANIE:] Bien non.

Il y a les amis qui sont en chicane,

tous les couples

qui vont bientôt casser.

Il y a les parents les plus stricts.


[MAUDE:] T'sais, Mélanie,

ça intéresse pas tout le monde,

ce genre d'affaires là.


[MÉLANIE:] Justement,

la chronique littéraire,

ça serait pour les autres.

Les bolés, les profs.

Tu serais bonne pour écrire ça, toi.


[MAUDE:] Moi?

Bien... il faut que j'y pense.


[MÉLANIE:] En tout cas,

penses-y, hein?

Il y aura peut-être des potins sur toi.

(MÉLANIE part, laissant MAUDE découragée. MAUDE trouve le Q.T.Q.C que MÉLANIE a oublié sur la table. Pendant ce temps, chez les Allard-Fraser, JULIEN dîne avec son père. MAUDE entre en lisant le Q.T.Q.C. de MÉLANIE.)


[JACQUES:] Hello.

(JACQUES fait un grand geste des bras pour montrer à MAUDE qu'il a rangé la cuisine.)


[JACQUES:] Tadam!

Pas mal, hein?


[MAUDE:] Wow, j'ai jamais vu

la cuisine aussi propre!

(JACQUES prend le Q.T.Q.C. dans les mains de MAUDE et le met sur le comptoir. MAUDE va s'asseoir.)


[JACQUES:] Bon...

donne-moi ça.

Assis-toi.

Qu'est-ce que t'as, là?

(JACQUES range le Q.T.Q.C. dans le sac de MAUDE.)


[MAUDE:] Ah, rien.

J'ai juste lu quelque chose

de vraiment important

que j'étais pas censée lire.

(STÉPHANIE entre dans la maison.)


[STÉPHANIE:] Allô! Je fais juste

passer vite, vite.

J'ai laissé mes documents

sur les polyèdres convexes

quelque part, ce matin.

Qui a encore déplacé mes affaires?

(STÉPHANIE se met à fouiller partout.)


[JACQUES:] Prends le temps de dîner.
[STÉPHANIE:] Non, j'ai pas le temps!

Tu as dû voir ça, ces papiers-là.


[JACQUES:] Hé, non, non!

Réfléchis.

Où tu les as laissés?

Sinon, tout va être à recommencer.


[STÉPHANIE:] Ça se peut pas

que t'aies pas vu ça.


[JACQUES:] J'ai trouvé

un paquet de papiers,

des piles de factures,

des listes d'épicerie.

Même les dessins de Julien

que j'ai exposés sur le frigo.

(STÉPHANIE se dirige vers le frigo.)


[STÉPHANIE:] Julien!

T'as dessiné sur mes documents.


[JULIEN:] C'est pas des dessins,

c'est des tags.


[STÉPHANIE:] Des dessins,

des tags,

t'as dessiné sur des papiers importants.


[JULIEN:] Mais j'ai pas le droit

d'en faire sur des vrais murs.


[JACQUES:] Au moins,

il les a faits à l'endos.

Tu peux encore les lire.


[STÉPHANIE:] Non, tu comprends pas.

Il faut que je les distribue

à mes étudiants.


MAUDE (s'adressant à JULIEN)

Ça t'a jamais passé par la tête

de demander la permission?


[JULIEN:] Non, j'y ai pas pensé
[MAUDE:] C'est vrai,

il y a juste moi, ici,

qui pense avant de faire des affaires.

(Le téléphone sonne.)


[STÉPHANIE:] La prochaine fois,

tu demandes la permission

à papa, Maude ou moi.


[JULIEN:] À Maude?

C'est même pas une « adulle ».


[STÉPHANIE:] On dit « adulte ».

Maude, c'est ta soeur

et tu l'écoutes aussi.

Là, je pars, mais on s'en reparle.


[JACQUES:] Bye, bye!
[STÉPHANIE:] Bye!

(STÉPHANIE part. JACQUES arrive avec le téléphone.)


[JACQUES:] Maude, c'est pour toi.

Tiens.


[MAUDE:] Allô?

Ah, Mélanie. Euh...

Non, j'ai pas encore choisi le livre

pour la critique littéraire.

Ton Q.T.Q.C.?

Non, je m'en souviens pas.

Moi, ça m'intéresse pas de lire

les potins de tout le monde.

Bon, laisse-moi le temps

de finir mon sandwich.

On s'en reparle cet après-midi,

OK? Bye.

(JULIEN se lève et prend le Q.T.Q.C. dans le sac de MAUDE. JULIEN fait une grimace dans le dos de MAUDE et monte en haut. Au même moment à l'école, MARC-OLIVIER et MADAME CARDINAL entrent dans le local du journal.)


[MARC-OLIVIER:] Vous aviez raison

pour les petites annonces.

Je pense que j'ai trouvé.

(MARC-OLIVIER s'assoit à l'ordinateur. MARC-OLIVIER a reçu un courriel de MÉLANIE. Le courriel dit : « Faut que je te parle! Mel! »)


[MARC-OLIVIER:] Voyons,

qu'est-ce qu'elle veut,

Mélanie?


[MADAME CARDINAL:] As-tu

au moins pris le temps de dîner?


[MARC-OLIVIER:] Un peu.

Mais il faut se dépêcher.

Ça va partir vite.


[MADAME CARDINAL:] Calme-toi,

respire et explique-moi ça.

(MADAME CARDINAL.)

s'assoit à côté de MARC-OLIVIER.

MARC-OLIVIER montre des annonces

d'ordinateurs à vendre

à MADAME CARDINAL.]


[MARC-OLIVIER:] C'est un Dimsung 5,

troisième génération

entièrement "refurbishé".


[MADAME CARDINAL:] "Refurbishé"?

Marc-O!

Remis à neuf, OK?

Bon, qu'est-ce qu'il a

de plus que le 4, le Dimsew 5?


[MARC-OLIVIER:] Dimsung 5.

Deux fois plus rapide.


[MADAME CARDINAL:] Ah.

(MÉLANIE envoie un autre courriel à MARC-OLIVIER. Le courriel dit : « C'est important. Mel! »)


[MARC-OLIVIER:] Voyons!

Excuse-moi, mais j'ai pas le temps

de te parler.

Bon, c'est l'ordi le plus performant

pour les jeux vidéo

grâce à sa plateforme Onyx-Lézard 17.


[MADAME CARDINAL:] Les jeux vidéo,

ça m'intéresse plus ou moins.

Il y a une imprimante

qui vient avec ça?


[MARC-OLIVIER:] Oui, à jet d'encre.

Assez ordinaire, mais fiable.

Comme un crayon à mine.

En plus, c'est une HB.


[MADAME CARDINAL:] Et le prix?
[MARC-OLIVIER:] Il va

nous manquer 60 $.


[MADAME CARDINAL:] Je suis désolée,

mais on l'a pas, cet argent-là.

Je vais pas approuver

un dépassement budgétaire

à ma première journée comme superviseure.


[MARC-OLIVIER:] Oui,

mais j'ai une idée.


[MADAME CARDINAL:] C'est quoi?
[MARC-OLIVIER:] Ça vient

avec une tablette tactile.


[MADAME CARDINAL:] On n'en a pas

vraiment besoin.


[MARC-OLIVIER:] Je me demandais

si je pouvais pas la racheter

pour 60 $.


[MADAME CARDINAL:] Est-ce que

t'as ça, 60 $?


[MARC-OLIVIER:] Non, mais je suis sûr

que ça serait parfait pour nous.


[MADAME CARDINAL:] Bon,

laisse-moi y penser.

Je vais te revenir là-dessus

le plus rapidement possible.


[MARC-OLIVIER:] Mme Cardinal?

Dès que possible,

c'est quelle heure?


[MARC-OLIVIER:] Bientôt, promis.

(MARC-OLIVIER compose un numéro sur le téléphone.)


MARC-OLIVIER (changeant sa voix)

Bonjour.

(MÉLANIE entre en courant dans le local.)


[MÉLANIE:] Marc-O, pourquoi tu réponds

pas à mes messages?

C'est super urgent.

As-tu vu mon cahier de potins?


MARC-OLIVIER (changeant sa voix)

Un moment, s'il-vous-plaît.

(MARC-OLIVIER couvre le téléphone de sa main pour répondre à MÉLANIE.)


[MARC-OLIVIER:] Non, je l'ai pas vu.

Tu l'avais pas, ce matin?

(MÉLANIE est désemparée. MÉLANIE quitte le local. MARC-OLIVIER reprend sa conversation téléphonique.)


MARC-OLIVIER (changeant sa voix)

Oui, bonjour!

Oui, j'appelle pour votre Dimsung 5.

Ça vient avec une tablette tactile,

ça, hein?

(Un peu plus tard, MARC-OLIVIER et MAUDE marchent dans le couloir.)


[MARC-OLIVIER:] Il me reste juste ça

à régler et ce soir, on a un ordi neuf.

Bien, presque neuf.


[MAUDE:] Ça aura pas pris

beaucoup de temps.

Mme Cardinal doit être contente.


[MARC-OLIVIER:] Euh, ouais,

c'est un petit peu une surprise.


[MAUDE:] Tu vas acheter un ordi

pour l'école tout seul?


[MARC-OLIVIER:] Oui, mais il faut.

J'ai déjà promis au vendeur

qu'on était pour l'acheter.

Et je suis sûr que si Mélanie vient,

ça peut marcher.


[MAUDE:] Bien, Mélanie

est pas mal occupée.

Elle m'a demandé d'écrire

la chronique littéraire à sa place.


[MARC-OLIVIER:] Et t'as dit oui?
[MAUDE:] C'est ça.

Pendant que je vais écrire ça,

elle va continuer à écrire ses potins.


[MARC-OLIVIER:] Attends au moins

à demain pour lui dire.

Déjà qu'elle est pas contente.

Elle a perdu son Q.T.Q.C.

(MAUDE semble mal-à-l'aise.)


[MAUDE:] Je l'ai trouvé.
[MARC-OLIVIER:] Ah, bien

donne-moi-le.


[MAUDE:] Je ne l'ai plus.

J'étais certaine

de l'avoir mis dans mon sac,

mais il est pas là.


[MARC-OLIVIER:] Cherche encore.

(MAUDE fouille dans son sac à dos. Elle en sort un cartable avec du fromage dessus.)


[MAUDE:] Ark!
[MARC-OLIVIER:] Ah!
[MAUDE:] Ça, là, c'est Julien.

Ça veut dire que je l'ai pas perdu.

C'est mon petit frère qui l'a pris.


[MARC-OLIVIER:] OK.

Qu'est-ce qu'on fait?

(Un peu plus tard, MADAME CARDINAL est au téléphone dans le local du journal.)


[MADAME CARDINAL:] Oui. Oui, OK.

Merci beaucoup.

Oui, au revoir.

À tout à l'heure.

(MADAME CARDINAL raccroche, exaspérée.)


[MADAME CARDINAL:] As-tu vu

Marc-O?

Il faut absolument que j'y parle.


[MÉLANIE:] Non,

mais est-ce que quelqu'un

a rapporté mon cahier de potins

qui traînait sur mon bureau?


[MADAME CARDINAL:] T'as perdu

ton cahier de potins?


[MÉLANIE:] Je sais pas si je l'ai perdu,

mais je ne le trouve plus.


[MADAME CARDINAL:] Imagines-tu

si quelqu'un de méchant le trouvait

et s'en servait avant toi?


[MÉLANIE:] Oui, il pourrait tout mettre

sur la page de l'école avant moi.


MADAME CARDINAL

C'est pas à ça que je pensais.


[MÉLANIE:] Je n'aurai plus de chronique

pour la semaine prochaine!


[MADAME CARDINAL:] Non,

c'est plus grave que ça.

Toi, je te relis

et je te fais confiance,

mais quelqu'un de méchant

pourrait tomber dessus

et s'en servir pour faire de la peine.


[MÉLANIE:] Bien, je pense pas, là.

Il y a rien de si grave que ça

dans mon cahier.


[MADAME CARDINAL:] Ouais.

J'imagine qu'il y a pas

de potins sur toi.


[MÉLANIE:] Non, non, non, mais juste

des petites, petites affaires

qui m'arrivent.

Mais je pensais les écrire,

mais mettre d'autres noms

à la place du mien

si je manquais de jus.

(MAUDE entre dans le local.)


[MAUDE:] Ah, Mel!

Bonjour, Mme Cardinal.

Moi c'est Maude.


[MADAME CARDINAL:] Oui, j'ai lu

tes chroniques littéraires.

T'es très bonne.


[MAUDE:] Merci.

MAUDE (s'adressant à MÉLANIE)

Ça tombe bien, Mel.

Bonne nouvelle.

Je vais la faire,

ta chronique littéraire.


[MADAME CARDINAL:] Ah?

Mais c'est à toi

que je l'avais demandé.

Je pensais que ça te faisait

plaisir de l'écrire.


[MÉLANIE:] Ah, mais ça me faisait

vraiment plaisir.

C'est juste que...

Bien, en ce moment,

je suis vraiment très occupée.

Là, je vais montrer que je suis

une vraie bonne patronne.

Je sais déléguer.


[MADAME CARDINAL:] Bon,

comme vous voulez, les filles.

Ce qui est important pour moi,

c'est le contenu du journal.


[MÉLANIE:] Bon, ça, c'est réglé.

Maintenant, aidez-moi

à retrouver le vrai contenu du journal.


MADAME CARDINAL

Tu le retrouveras pas énervée

comme ça.

Pense à la dernière fois

que tu l'as vu.

(MÉLANIE observe MAUDE de manière suspicieuse.)


MAUDE (mal-à-l'aise)

Euh, bon, on se reparle

tout à l'heure, hein?

(MAUDE quitte le local rapidement. De retour chez les Allard-Fraser, MAUDE va voir son frère.)


[MAUDE:] Julien, je sais

que c'est toi qui l'as pris.


[JULIEN:] Comment tu peux

savoir ça?


[MAUDE:] J'ai retrouvé du fromage

dans mon sac à dos.


[JULIEN:] Ça doit être papa.

Il est pas habitué à faire du ménage.

Il a pris ton sac pour une poubelle.


[MAUDE:] Eille, Julien!
[JULIEN:] Si je l'ai,

tu me donnes quoi en échange?


[MAUDE:] Je te donne rien.

C'est pas à toi.

T'es pas censé avoir ça.


[JULIEN:] Toi non plus.

Tu l'as pris à Mélanie.


[MAUDE:] Elle l'avait perdu.

J'allais lui redonner.


[JULIEN:] Samuel R-P aime

Jeanne S-R.

Laurence B au régime.


[MAUDE:] OK, tu l'as pas juste pris.

Tu l'as lu.

Pourquoi t'as fait ça?

Donne!


[JULIEN:] Parce que t'es méchante

avec moi.


[MAUDE:] Quoi? J'ai rien fait.

JULIEN (imitant MAUDE)

« Oui, mais moi, ça me passe

jamais par la tête de pas demander

la permission. »


[MAUDE:] C'est pas contre toi.

C'était pour que les parents

arrêtent de se chicaner.


[JULIEN:] Et qu'ils me chicanent?
[MAUDE:] Au moins,

ils ont arrêté de s'obstiner.


[JULIEN:] Quand je me fais chicaner, tu

te mets toujours de leur bord.


[MAUDE:] Pas toujours.
[JULIEN:] Tout le temps, d'abord.

Une soeur, c'est censé

prendre pour son frère.

Sinon c'est dégueulasse.

(MÉLANIE entre chez Maude à cet instant.)


[MÉLANIE:] Oups!

Salut, Maude.


[MAUDE:] Hé, Mélanie!
[MÉLANIE:] J'y ai bien repensé

et la dernière fois que j'ai vu

mon cahier, j'étais avec toi.

(MÉLANIE reçoit un courriel de MARC-OLIVIER. Le courriel dit : « Urgence! Local! Vite! »)


[MÉLANIE:] Qu'est-ce qu'il veut?

Ça fait 4 messages en 3 minutes.


[MAUDE:] C'est super urgent.

Il faut qu'il te parle

pour l'ordi du journal.


[MÉLANIE:] C'est pas si urgent que ça.

L'ordi marche.

La preuve:

il m'envoie des messages.


[MAUDE:] Non, pour le nouveau.

(MARC-OLIVIER envoie un autre courriel à MÉLANIE. Le courriel dit : «Ordi... vite! J'ai gagné! »)


[MÉLANIE:] C'est pas pressé.

Je m'occuperai de ça plus tard.

Pour l'instant, ce qui urge,

c'est mon Q.T.Q.C.


[JULIEN:] C'est quoi, un Q.T.Q.C.?
[MÉLANIE:] C'est pas de tes affaires.

La dernière fois que je l'ai vu,

j'étais avec toi.


[MAUDE:] Ah ouais?
[MÉLANIE:] Est-ce que tu sais

si je suis partie avec?


[MAUDE:] Non. Je veux dire,

je ne m'en souviens plus.


[MÉLANIE:] Maude, moi,

je suis sûre à 100 %.

Est-ce que c'est toi qui l'as pris?


[MAUDE:] Regarde, Mélanie,

tout ce que je peux te dire,

c'est que je sais vraiment pas

il est où en ce moment.

(MAUDE s'éloigne de MÉLANIE. Au même moment, à l'école, MADAME CARDINAL est au local du journal avec MARC-OLIVIER.)


[MADAME CARDINAL:] Marc-O,

je voulais pas me fâcher

à ma première journée,

mais j'ai pas le choix.

(MARC-OLIVIER est assis à l'ordinateur et envoie des messages à MÉLANIE.)


[MADAME CARDINAL:] Veux-tu arrêter

d'envoyer des messages

pendant que je te parle?

À quoi t'as pensé?


[MARC-OLIVIER:] Il y avait un autre acheteur.

Ça urgeait.


MADAME CARDINAL

C'est pas une raison pour mentir

et se faire passer

pour quelqu'un d'autre.


[MARC-OLIVIER:] Oui, mais l'autre,

c'était presque moi.

J'ai dit que c'était

le responsable d'informatique.

C'est un peu ça que je fais au journal.


MADAME CARDINAL

T'as quand même fait une promesse

que t'étais pas sûr

de pouvoir respecter.


[MARC-OLIVIER:] Vous avez pas

parlé au directeur?

On n'a pas eu plus d'argent?


[MADAME CARDINAL:] Non,

c'est pas ça la question.

T'as dit au monsieur

qu'on allait acheter

son ordinateur cet après-midi.

On n'a même pas les sous.


[MARC-OLIVIER:] On peut pas

le rappeler?

Dire qu'on s'est trompé?


[MADAME CARDINAL:] Non, non!

On peut pas le rappeler.

On peut pas juste le rappeler.

On a fait perdre son temps

à ce monsieur-là.

Il a peut-être perdu l'occasion

de vendre son matériel

à un autre client.

La moindre des choses,

c'est de se présenter au rendez-vous.


[MARC-OLIVIER:] Merci de faire ça

pour moi.

(MARC-OLIVIER se lève. MADAME CARDINAL le force à se rasseoir.)


[MADAME CARDINAL:] Ah!

Non, non, non!

Tu restes assis, toi.

J'ai un truc à faire, mais je reviens.

Après ça,

tu viens avec moi et on va

régler ça ensemble.

Je vais m'en rappeler longtemps,

moi, de ma première journée.

(MADAME CARDINAL quitte le local. Pendant ce temps, chez les Allard-Fraser, MÉLANIE se rapproche de MAUDE.)


[MÉLANIE:] Maude, je le sais quand tu

me caches quelque chose.


[JULIEN:] C'est moi qu'elle cache.

C'est...


[MAUDE:] Julien, laisse-moi

régler ça.


[MÉLANIE:] De quoi il parle?

Tu lui as pas donné

mon cahier?


[MAUDE:] Non.

Tu l'as échappé

dans la salle des Pas perdus

et je l'ai ramassé pour te le donner.


[MÉLANIE:] Oh! C'est tout?

Bon, c'est réglé, d'abord.

Donne.


[MAUDE:] Je peux pas.

Je ne l'ai plus.


[JULIEN:] Je l'ai pris pour dessiner

des tags dedans

pour me venger de la chicane.


[MÉLANIE:] T'as barbouillé

dans mon cahier?


[JULIEN:] Euh, j'ai pas eu

le temps, hein?

Papa est dans une rage de ménage.


[MÉLANIE:] C'est quoi le rapport

et il est où, maintenant, mon cahier?


[MAUDE:] Mel, inquiète-toi pas.

Ton cahier est ici.


[JULIEN:] Maude c'est parce que...
[MÉLANIE:] Bon, je suis toute mêlée, là.

Je vais partir.

Je vais vous laisser vous démêler et...

(MÉLANIE reçoit un courriel de MARC-OLIVIER. Le courriel dit : « Tu fais quoi? Besoin de toi! »)


[MÉLANIE:] Oh, et euh...

quand je reviens,

vous êtes mieux de l'avoir retrouvé.

Parce que sinon...


[JULIEN:] Sinon quoi?
[MÉLANIE:] Sinon...

Sinon, euh...

Ah, je me comprends. Bye!

(MÉLANIE sort de la maison.)


[MAUDE:] Bon. Maintenant,

redonne-moi le cahier.


[JULIEN:] C'est papa qui l'a rangé

je sais pas où.

Je lui ai demandé.

Il le sait pas lui non plus.

(MAUDE soupire. Plus tard, à l'école, MÉLANIE va rejoindre MARC-OLIVIER au local du journal.)


[MÉLANIE:] Bon, c'est quoi

le feu, Marc?


[MARC-OLIVIER:] Mélanie, tu me sauves.

Viens chez le directeur avec moi.


[MÉLANIE:] OK...

MARC-OLIVIER

Mais ça te dérange pas,

de demander tout cet argent-là?


MÉLANIE (confuse)

Quoi?

Quel argent?


[MARC-OLIVIER:] L'argent pour l'ordi,

tout de suite.

Pour pas que Mme Cardinal soit fâchée.


[MÉLANIE:] De quoi tu parles?
[MARC-OLIVIER:] T'as pas lu

mes messages?


[MÉLANIE:] Ah, mais c'était

vraiment long!

Un vrai roman, en chinois, en plus.

Tant qu'à lire tes messages,

je vais lire des vrais livres.


[MARC-OLIVIER:] Pas grave.

Je t'explique en chemin.

Oh oui, je voulais juste savoir aussi.

Les potins que t'as sur moi?


[MÉLANIE:] Oui.
[MARC-OLIVIER:] J'aimerais mieux que...
[MÉLANIE:] Inquiète-toi pas.

Je les publierai pas.

Ça intéresse personne,

les secrets de bolés.


[MARC-OLIVIER:] Ah. Ouais...

(MARC-OLIVIER et MÉLANIE sortent du local. MADAME CARDINAL arrive à ce moment.)


MADAME CARDINAL

(s'adressant à MARC-OLIVIER)

Tu t'en vas où, toi?

Je suis prête, là.

On y va.

Envoye!

(MADAME CARDINAL amène MARC-OLIVIER avec elle. Plus tard, chez les Allard-Fraser, MAUDE et MÉLANIE parlent.)


[MÉLANIE:] Comment ça, pas réussi

à le retrouver?

Je vais en avoir des potins

à écrire sur votre famille.


[MAUDE:] Sais-tu pourquoi

je te l'ai pas redonné

ton « Q.T. quelque chose de plate

à dire sur quelqu'un »?


[MÉLANIE:] T'es curieuse

et tu voulais le lire.

(Assis au comptoir de la cuisine, JULIEN commente la discussion à la manière d'un commentateur sportif.)


[JULIEN:] Oh! 2-1, Mélanie!
[MAUDE:] Je te demande pardon.

Je te l'ai pas redonné tout de suite

parce que j'avais peur

que tu fasses des gaffes.


[MÉLANIE:] Des gaffes, moi?

Tu me fais pas confiance?


[MAUDE:] Pense à la peine

que t'as faite à Jennifer

en parlant de son père en prison.

C'est pas une petite gaffe, ça.


[JULIEN:] Oh, touché! 2-2.

Égalité.


[MÉLANIE:] Cette petite gaffe-là,

je l'ai faite une fois.

Et je le referai plus jamais.

Ma chronique, ça va être juste

des affaires drôles.


[JULIEN:] Comme quoi?
[MÉLANIE:] Je sais pas, là.

Comme... Ah!

Une fois, j'ai vu Marc-O

se mettre le doigt dans le nez

en pitonnant à l'ordinateur.


[MAUDE:] Tu peux pas faire ça.

Tout le monde va rire de lui.


[MÉLANIE:] Oui, mais c'est

pas grave.


[MAUDE:] Pour lui, oui.
[MÉLANIE:] Si je peux même pas parler

d'une affaire de même,

il arrive quoi à ma chronique?


[JULIEN:] Faites un échange.

(MAUDE regarde son frère d'un air satisfait.)


MÉLANIE (hors champ)

Quoi?

(Pendant ce temps, à l'école, MARC-OLIVIER et MADAME CARDINAL entrent avec un ordinateur et une tablette.)


[MARC-OLIVIER:] Je m'excuse.

Je pensais jamais

que le vendeur était

pour nous obliger à l'acheter.


[MADAME CARDINAL:] Un contrat verbal,

c'est un contrat pareil.


[MARC-OLIVIER:] C'est tellement

de ma faute.

Je voulais tellement trop la tablette.


MADAME CARDINAL (riant)

Tellement!

(MARC-OLIVIER et MADAME CARDINAL entrent dans le local du journal.)


[MARC-OLIVIER:] Je vais vous rembourser.

Même si ça me prend 60 mois

et un million de versements.


[MADAME CARDINAL:] On va voir.

On va trouver un arrangement.

Commence par ne plus faire

de promesses que tu peux pas tenir.


[MARC-OLIVIER:] C'est tellement

vrai, ça.

J'ai eu ma leçon.


[MADAME CARDINAL:] Une leçon

qui t'a coûté aussi cher

qu'un semestre à l'école privée.

(MARC-OLIVIER baisse les yeux, honteux.)


[MADAME CARDINAL:] Oh,

pauvre Marc-O!

Arrête de t'en faire.

Tu devrais voir ta tête.

(Entre temps, chez les Allard-Fraser, MAUDE et MÉLANIE continuent leur discussion.)


[MAUDE:] Et si je retrouve ton cahier,

j'ai le droit de te donner mon avis

sur ce qu'il y a dedans.


[MÉLANIE:] Ouais, ça me rassurerait

de pouvoir tester mes potins

sur une amie.

OK, je vais te laisser tout lire.


[MAUDE:] J'aurai le droit

de te dire ce que je pense?


[MÉLANIE:] Oui, mais t'écris

la chronique livre.


[JULIEN:] Oh!

3-2, Mélanie!

C'est chaud, c'est chaud!


[MAUDE:] C'est sûr qu'il est ici.

Je vais le retrouver.


[JULIEN:] 3-3. Égalité!

On se serre la main.

(MAUDE et MÉLANIE se serrent la main.)


[MÉLANIE:] Bon, je vais y aller.
[MAUDE:] Euh, Mélanie?

C'est qui

qui s'appelle Montgolfière 78?


[MÉLANIE:] Je suis pas

encore sûre.

Je garde ça comme scoop

pour ma chronique.

(JULIEN fait un clin d'oeil à MÉLANIE. MÉLANIE sort de la maison. MAUDE va voir son frère pour lui faire un câlin.)


[MAUDE:] Ah, merci,

mon frère!

C'est vrai que c'est mieux,

finalement, de t'avoir

dans mon équipe.


[JULIEN:] Ouais.

Là, c'est 6-0 pour moi.

Ça fait que c'est sûr que tu m'aides

à faire le ménage de ma chambre.


[MAUDE:] Pfff!

C'est quoi

l'histoire de Montgolfière 78?


[JULIEN:] Oh, pas grand-chose.
[MAUDE:] Ah ouais?

(Dans le local du journal, MADAME CARDINAL a un fou rire.)


[MADAME CARDINAL:] Excuse-moi.

Excuse-moi.

Je ris pas de toi, je te jure.

Excuse!

Quand tu m'as dit que c'était

une vraie bonne affaire

et que c'était urgent,

je t'ai cru.


MARC-OLIVIER (perplexe)

Oui?


MADAME CARDINAL

Je suis tout de suite allée voir

le vrai responsable

informatique de l'école

qui m'a confirmé que c'était

une vraie bonne affaire.


[MARC-OLIVIER:] J'avais raison?
[MADAME CARDINAL:] Ouais.

Il est même venu avec moi

dans le bureau du directeur.


[MARC-OLIVIER:] Le directeur

a répondu quoi?


[MADAME CARDINAL:] Oui!

Mais c'est après que ça se gâche.

Parce que après ça,

j'ai appelé le vendeur

et j'ai compris ce que t'avais fait.


[MARC-OLIVIER:] Mais ça fait rien,

d'abord?

Tout est réglé?


[MADAME CARDINAL:] Pas tout à fait,

Marc-O.

T'avais déjà promis

au vendeur de l'acheter

sans avoir mon feu vert.

On aurait pu avoir un meilleur prix

si t'avais rien promis.


[MARC-OLIVIER:] Ouais...
[MADAME CARDINAL:] Ouais.

Ne me fais plus jamais ça, OK?

Même si là, ça a bien tourné.

Disons que je vais prendre ça

comme mon initiation.


[MARC-OLIVIER:] Je suis tellement content

d'avoir la tablette.

J'ai tellement hâte de l'essayer.

(Ce soir-là, chez les Allard-Fraser, JACQUES est dans la cuisine. STÉPHANIE descend et va voir MAUDE au salon.)


[STÉPHANIE:] Maude, tu devineras jamais.

Je l'ai retrouvé

dans le cartable de devoirs de Julien.

(STÉPHANIE s'arrête en voyant JULIEN et MAUDE endormis ensemble sur le divan.)


[STÉPHANIE:] Jacques, viens voir ça.

Cute.

(JACQUES arrive au salon.)


[JACQUES:] Ouais, s'ils pouvaient

toujours être comme ça.


[STÉPHANIE:] Tu veux dire

endormis?


[JACQUES:] Hmm.
[STÉPHANIE:] Hmm.
[JACQUES:] Hmm?

(STÉPHANIE et JACQUES s'embrassent et montent à l'étage.)


STÉPHANIE (hors champ)

Tu sais c'est qui, Montgolfière 78?


JACQUES (hors champ)

Non, c'est qui, Montgolfière 78?


STÉPHANIE (hors champ)

Il paraît qu'il trouve Maude cute.


JACQUES (hors champ)

Ah oui? Et toi...

(Arrivés en haut, JACQUES et STÉPHANIE s'enfargent.)


STÉPHANIE (hors champ)

Chut!

(Dans le salon, MAUDE ouvre les yeux et sourit.)

(Générique de fermeture)

(Fin émission)

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