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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent and Sami are starting high school. Together, they try to ease into a foreign world, full of promise but also fraught with worries!

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Bottom Rung

Melanie wants to fill up her young volunteer`s logbook, but she won`t do just anything to get it done! As opposed to the two Juliens, who really want to recover their Frisbee that go stuck on a roof…



Réalisateur: Sylvain Roy
Acteurs: Romane Denis, Charlotte Legault, Xavier Loyer, David Poirier
Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

[Début information à l'écran]

En bas de l'échelle

[Fin information à l'écran]

Début générique d'ouverture

Fin du générique d'ouverture

Dans le couloir de l'école, MARC-OLIVIER va à la rencontre de MÉLANIE.


[MARC-OLIVIER:] Salut, Mélanie.

As-tu trouvé ta première

mission de bénévolat?


[MÉLANIE:] D'après toi.
[MARC-OLIVIER:] Tu sais que

pour la rencontre...


[MÉLANIE:] Oui, je sais.

Je dois avoir mon petit carnet

signé par un adulte

pour dire que j'ai donné

une heure de mon temps

cette semaine.

Je te parie que tu as déjà

300 heures d'accumulées, toi.


[MARC-OLIVIER:] Non, juste 30 minutes.

MÉLANIE (Faussement scandalisée)

Marc-O! Tu es

donc bien délinquant.


[MARC-OLIVIER:] Je sais.

J'ai voulu classer les livres

à la bibli, mais ça m'a pris

moins de temps que prévu.

La bibliothécaire a dit qu'elle

n'avait pas besoin d'aide

avant au moins deux ou trois jours.


[MÉLANIE:] Tu te cherches

une autre mission?


[MARC-OLIVIER:] En fait,

j'ai pensé aider le petit frère

de Maude avec ses devoirs.


[MÉLANIE:] Ouache! J'ai déjà

bien assez de mes devoirs.

Je ne ferai sûrement pas

ceux des autres.


[MARC-OLIVIER:] C'est quand même

moins pire que de nettoyer

les litières à la SPCA

ou de ramasser les roches

sur le terrain

du futur jardin communautaire.


[MÉLANIE:] Je ne ferai sûrement

pas ça non plus.


[MARC-OLIVIER:] Tu n'auras

pas le choix si tu ne trouves rien.

C'est les missions de la semaine

des jeunes bénévoles.


[MÉLANIE:] C'est quoi ça?
[MARC-OLIVIER:] C'est une tâche

qu'on donne à ceux

qui n'ont rien trouvé.

Cette semaine,

c'est les litières ou les roches.


[MÉLANIE:] Pour moi, ça va être

aucune de ces réponses.

Je vais me trouver autre chose.

(MÉLANIE quitte rapidement MARC-OLIVIER. Pendant ce temps, chez les Allard-Fraser, AUDREY s'assoit pour déjeuner avec son frère JULIEN. AUDREY mange du pain grillé avec du fromage et des bananes.)


JULIEN ALLARD-FRASER

Yark! Trop dégueu!

(Dans l'assiette de JULIEN se trouve du pain grillé avec du beurre d'arachides et des raisins secs.)


[AUDREY:] Et ça, tu penses

que ce n'est pas dégueu?


[JULIEN ALLARD-FRASER:] Non!

(Debout dans la cuisine, JACQUES est au téléphone.)


JACQUES (Parlant au téléphone)

Oui, oui, pour la troisième fois,

ce qui a brisé mon toit,

c'est une fusée, f-u-s-é-e.

(JULIEN regarde AUDREY d'un air interrogateur.)


[AUDREY:] Il parle

avec la compagnie d'assurances

pour savoir si c'est eux

ou les parents qui vont payer

pour réparer le toit.


JACQUES (Parlant au téléphone)

Donc, je suis couvert

pour les tremblements de terre,

les tsunamis, les tornades,

mais pas pour une fusée

qui tombe du ciel.

Parfait. Merci, au revoir.

(JACQUES raccroche le téléphone.)


JULIEN ALLARD-FRASER

C'est la compagnie qui a gagné?


[JACQUES:] Eh oui!
[AUDREY:] Est-ce que ça veut dire

qu'il va falloir attendre

pour acheter mes nouveaux patins?


[JACQUES:] Non, ce n'est pas

une grosse dépense.

C'est juste une perte de temps

et d'énergie parce qu'il faut

que je pose des bardeaux neufs.


JULIEN ALLARD-FRASER

Tu vas monter sur le toit?


[JACQUES:] Euh... Oui.

À moins de poser les bardeaux

par télépathie.


JULIEN ALLARD-FRASER

Quand ça?


[JACQUES:] Je vais me débarrasser

de ça aujourd'hui.

(S'adressant à AUDREY)

Je peux te demander

de surveiller ton frère

en fin d'après-midi?

Stéphanie ne sera pas là.


[AUDREY:] Bien, moi non plus.

Je m'en vais garder

Julien Beaucage après l'école.


[JACQUES:] Tu peux

juste emmener Julien.


[AUDREY:] C'est vrai.

Comme ça, ça va être

une soirée doublement payante.


[JACQUES:] Non, non, Audrey,

je ne te paierai pas pour ça.

Julien peut se garder tout seul

si l'autre Julien est là,

et vice-versa.


[AUDREY:] C'est le contraire.

Les deux ensemble,

allô les problèmes.


JULIEN ALLARD-FRASER

De toute façon, j'aime mieux

aller sur le toit avec papa.


[JACQUES:] Oh non, non!

C'est hors de question.

C'est trop dangereux.

(S'adressant à AUDREY)

Ça ne te tuera pas de t'occuper

de ton frère gratuitement

pendant une heure ou deux.

(JACQUES quitte la cuisine, laissant AUDREY et JULIEN dépités. Plus tard, à l'école, MÉLANIE se joint à AUDREY et HUGO qui marchent dans le couloir de l'école.)


[MÉLANIE:] Hugo!

Toi, tu es l'homme

de la situation.


[HUGO:] Certain!

Quelle situation?


[MÉLANIE:] Ton agence

ne rechercherait pas

des mannequins bénévoles?


[HUGO:] Qui voudrait devenir

mannequin bénévole?

La paye c'est pas mal

le seul but numéro 1 là-dedans.


[MÉLANIE:] Oui, mais moi,

ça serait comme un genre

de mission humanitaire.


[HUGO:] Humanitaire?
[AUDREY:] Attends, là.

Comment tu aiderais l'humanité

en étant mannequin?


[MÉLANIE:] Bien, je le sais

que je n'ai pas un physique

de top-modèle.

Mais il y a sûrement

des compagnies qui recherchent

des filles normales

plutôt que des girafes.


[HUGO:] Sûrement des compagnies

vraiment full démunies.


[AUDREY:] Peu importe,

la question, c'est

« pourquoi tu veux être

mannequin bénévole? »


[MÉLANIE:] Mon père m'a forcée

à être dans les Jeunes Bénévoles.

Ça fait que

soit je me trouve une mission

pas trop forçante à faire,

soit je ramasse de la roche

ou je lave des litières.

Puis, Marc-O a déjà classé tous

les livres de la bibliothèque.


[HUGO:] Je le sais!

Aide le directeur à classer

des papiers dans son bureau.


[AUDREY:] Amour,

c'est parce que le directeur,

c'est son père.


[MÉLANIE:] De toute façon,

je lui ai déjà demandé

et il a dit non.


[AUDREY:] Ah! Tu pourrais toujours

garder mon petit frère

gratis à ma place.

D'après mon père,

ça se fait tout seul.


[MÉLANIE:] Garder gratis?

Ça, j'appelle ça

de l'exploitation.


[HUGO:] Aider les personnes âgées,

ça ne te tente pas?


[MÉLANIE:] Trop pas!

C'est comme garder des enfants,

mais avec des dentiers

et des rides.

Rendu là, j'aime autant

ramasser de la roche.


[HUGO:] Tu es sûre de ça?

J'ai un cousin

qui a déjà fait ça.

Puis, il ne pourrait pas

être mannequin, lui.


[MÉLANIE:] C'est quoi le rapport

avec la roche?


[HUGO:] Ça magane bien les mains.

Il n'a plus d'ongles.


[MÉLANIE:] Hein?
[HUGO:] Je te le dis.

(MÉLANIE regarde ses mains d'un air effrayé.)


[AUDREY:] Tu as jusqu'à quand

pour trouver ta mission?


[MÉLANIE:] Jusqu'à

ma superbe rencontre

des Jeunes Bénévoles

qui me pourrit la vie

chaque mercredi.

On est quel jour là?

(AUDREY regarde dans son agenda.)


[AUDREY:] Mercredi.
[MÉLANIE:] Merde!

(MÉLANIE part. Sur l'heure du midi, JULIEN ALLARD-FRASER mange dans la cuisine chez lui. JACQUES est aussi dans la cuisine.)


[JACQUES:] Dix minutes avant

de retourner à l'école, mon vieux.


JULIEN ALLARD-FRASER

OK!

(On sonne à la porte.)


[JACQUES:] Entrez!

(MARC-OLIVIER entre chez les Allard-Fraser.)


[JACQUES:] Hé!
[MARC-OLIVIER:] Bonjour, M. Fraser.
[JACQUES:] Marc-O, mais...

Maude ne vient pas dîner ici

aujourd'hui.


[MARC-OLIVIER:] Je ne viens pas

pour Maude.

Je viens vous offrir d'aider

Julien avec ses devoirs.


[JACQUES:] OK, ça va me coûter

combien ça?


[MARC-OLIVIER:] Rien du tout.

Je suis dans les Jeunes Bénévoles.

Vous allez juste avoir

à signer mon carnet.


[JACQUES:] Merci,

c'est donc bien gentil.

Tu n'en aurais pas

un autre pour Audrey?

(MARC-OLIVIER est perplexe.)


JACQUES (Riant)

Non, non,

c'est une blague.


[MARC-OLIVIER:] Je pourrais

commencer aujourd'hui

et venir quelques soirs

par semaine si ça vous convient.


[JACQUES:] Certainement,

ça va me donner

un bon coup de main.

(S'adressant à JULIEN)

Qu'est-ce que tu dirais

que Marc-O vienne t'aider

à faire tes devoirs

de temps en temps?

[JULIEN ALLARD-FRASER

Hum-hum.


[JACQUES:] Les parents vont

l'apprécier, celle-là.

D'ailleurs, j'aurais

un petit quelque chose

à t'offrir en échange.


[MARC-OLIVIER:] Non,

je ne peux pas

accepter d'argent.


[JACQUES:] Un mini-frigo

pour votre local,

ça pourrait t'intéresser?

J'en ai un qui prend de la place

pour rien en bas.


[MARC-OLIVIER:] Ça pourrait

être pratique.


[JACQUES:] Il est vieux, mais

il fonctionne encore très bien.

(JACQUES et MARC-OLIVIER descendent au sous-sol. Pendant ce temps, JULIEN se lève et va prendre le marteau dans le coffre à outils de son père. Pendant ce temps, à l'école, MÉLANIE est assise dans la salle des pas perdus et parle au téléphone.)


MÉLANIE (Parlant au téléphone)

C'est ça, je suis allergique

à la poussière,

alors je ne pourrais pas

vraiment aider

pour nettoyer les litières,

mais je suis vraiment bonne pour

flatter et brosser les chats.

Deux secondes et je les endors.

(Déçue)

Ah? OK.

Bon bien, merci beaucoup pour

votre temps. Bonne journée.

(MÉLANIE raccroche. MARC-OLIVIER entre dans la salle des pas perdus.)


[MÉLANIE:] Marc-O!

(MARC-OLIVIER vient voir MÉLANIE.)


[MÉLANIE:] Marc-O! Ça va?
[MARC-OLIVIER:] Bien oui!

Imagine-toi donc

qu'on va pouvoir

stocker de la bouffe

dans le local du journal.

Le père de Maude

va nous donner un mini frigo

en échange des devoirs

avec Julien.


[MÉLANIE:] Wow, cool...

Mais, euh...

Tant qu'à profiter

du frigo moi aussi,

est-ce que je pourrais

partager ta mission

genre ce soir avant la rencontre

des Jeunes Bénévoles?


MARC-OLIVIER (Sceptique)

Tu veux faire l'aide

aux devoirs avec moi?


[MÉLANIE:] Oui, pourquoi pas?
[MARC-OLIVIER:] En plus,

ça va être facile

de se diviser le travail.

On a deux élèves.


[MÉLANIE:] Comment ça?
[MARC-OLIVIER:] Parce que

Julien Allard-Fraser se fait garder

chez Julien Beaucage.


MÉLANIE (Mécontente)

Quoi?

(Un peu plus tard, AUDREY et HUGO entrent chez les Allard-Fraser.)


[AUDREY:] Mélanie a raison,

c'est de l'exploitation.


[HUGO:] Inquiète-toi pas, bébé chat.

Hugo est là et il ne laissera

pas faire ça, OK?

(AUDREY et HUGO s'assoient à la cuisine. JACQUES entre dans la maison.)


[HUGO:] Hé, Jack!
[JACQUES:] Allô, les tourtereaux.

Ça va?


[AUDREY:] Euh... Oui, à part

que j'ai plein de devoirs,

le ventre qui crie

et que je m'en vais passer

une soirée d'enfer chez les voisins.


[JACQUES:] T'occuper

de ton petit frère,

ça fait partie de la job

d'être grande soeur.


[AUDREY:] Non, c'est parce que...

(On sonne à la porte.)


[AUDREY:] … garder mon petit frère,

c'est pas comme le garder

avec l'autre JULIEN.


[JACQUES:] Entrez!
[AUDREY:] C'est quasiment inhumain

pour une seule personne

de s'occuper

du monstre à deux têtes.


JACQUES (Découragé)

Ah, là, là!

(MARC-OLIVIER et MÉLANIE entrent chez les Allard-Fraser vêtus de leur habit de Jeunes Bénévoles. AUDREY rit de MÉLANIE.)


[AUDREY:] C'est ton nouveau look

mannequin?


[MARC-OLIVIER:] On est prêts

pour l'aide aux devoirs

avec les Julien.


JACQUES (S'adressant à AUDREY)

Ils font ça gratuitement en plus.


[MARC-OLIVIER:] Je ne savais pas

s'il fallait que j'aille

chez les Beaucage.


[JACQUES:] C'est une bonne idée

d'être passés par ici.

(Criant)

Julien, c'est l'heure!


[MÉLANIE:] Normalement,

c'est lequel des deux Julien

qui a les meilleures notes

d'habitude, Allard ou Beaucage?

(JACQUES rit en se pointant lui-même. JULIEN arrive dans la cuisine. JACQUES sort.)


[JACQUES:] Bons devoirs!
[MARC-OLIVIER:] Merci.

MÉLANIE (Chuchotant à MARC-OLIVIER)

Tu prendras l'autre Julien,

vu que tu es plus bolé que moi,

ça va s'annuler.


[MARC-OLIVIER:] OK.

(S'adressant à JULIEN)

Viens-t'en.

(MÉLANIE, MARC-OLIVIER et JULIEN partent. Peu de temps après, AUDREY, MARC-OLIVIER et JULIEN BEAUCAGE sont dans la cuisine des Beaucage. Beaucoup de choses sont éparpillées sur la table. JULIEN BEAUCAGE cherche dans le désordre.)


JULIEN BEAUCAGE

Je ne trouve pas ma règle.

(JULIEN BEAUCAGE sort de la cuisine.)


[MARC-OLIVIER:] Ce n'est pas grave.

Au pire, on prendra

un autre objet droit.


[AUDREY:] Regarde, Marc-Olivier.

Je comprends que tu veux faire

ta mission de bénévolat.

Tu ne pourras pas t'occuper

de tout non plus, OK?


[MARC-OLIVIER:] Euh...

Je ne comprends pas.

(JULIEN BEAUCAGE revient dans la pièce discrètement en se cachant.)


[AUDREY:] Bien, je veux prouver

à mon père que je suis

vraiment occupée

quand je garde les deux Julien.


[MARC-OLIVIER:] Parce qu'il pense

que tu ne l'es pas?


[AUDREY:] Il trouve qu'il n'a pas

à me payer

pour garder mon frère

en plus de Julien Beaucage.

Puis, moi, je trouve

que ça mérite un double salaire.


[MARC-OLIVIER:] Tu vas faire

un compte-rendu

détaillé de toute la soirée?


[AUDREY:] Mieux que ça.

(JULIEN BEAUCAGE arrive à traverser la pièce sans se faire voir. JULIEN BEAUCAGE se dirige vers le salon avec une canne à pêche. Quelques secondes plus tard, JULIEN BEAUCAGE est assis au salon avec JULIEN ALLARD-FRASER.)


[JULIEN BEAUCAGE:] Elle est où,

Mélanie?


[JULIEN ALLARD-FRASER:] Aux toilettes.

Eille, c'est une vraie

canne à pêche, ça.


[JULIEN BEAUCAGE:] Ouais, je vais

pouvoir la lancer

sur le toit de chez vous,

c'est sûr.


JULIEN ALLARD-FRASER

OK, mais quel genre d'hameçon

on va mettre au bout?


[JULIEN BEAUCAGE:] Ah oui...

Ça ne marchera pas

finalement.


JULIEN ALLARD-FRASER

Ce n'est pas grave, il faut

quand même aller sur le toit

avant mon père pour ne pas

qu'il trouve notre frisbee.


[JULIEN BEAUCAGE:] Oui, je sais.

Sinon il va nous tuer.

Il nous a dit mille fois

de lancer moins fort.

(Entre temps, à la cuisine, AUDREY sort son téléphone pour le montrer à MARC-OLIVIER.)


[AUDREY:] Je vais filmer

ma soirée de gardiennage

pour montrer à mon père que

je travaille doublement fort.


[MARC-OLIVIER:] Bon plan,

mais c'est moi qui m'occupe

des devoirs de Julien Beaucage.

C'est ma mission.


[AUDREY:] Si tu veux une mission,

filme donc la super

gardienne en action.


[MARC-OLIVIER:] Ça va

me faire plaisir...

Après ma mission.


AUDREY (Découragée)

Au secours!

Bon, OK. Mais tu es en charge

des devoirs, point.

Pas le droit de t'occuper

de la discipline.

(AUDREY commence à filmer la table en décrivant ce qu'on y voit.)


AUDREY (Narratrice)

Alors, ici,

on a les affaires d'école,

que je vais démêler.

Avec un beau coulis

de restant de lunch à nettoyer.

Puis, ça...

c'est juste le début.

(Au même moment, au salon, JULIEN ALLARD-FRASER et JULIEN BEAUCAGE continuent de parler.)


JULIEN ALLARD-FRASER

J'ai trouvé une bonne façon

de retarder mon père.

Il n'aura pas le choix

d'aller à la quincaillerie.

Puis, il a déjà installé l'échelle.


[JULIEN BEAUCAGE:] OK...

Ça veut dire qu'on va aller

sur le toit pendant qu'il va

être parti?


JULIEN ALLARD-FRASER

Oui, en plein ça.

(MÉLANIE sort de la salle de bains.)


JULIEN ALLARD-FRASER

(S'adressant à JULIEN BEAUCAGE)

Cache ça, cache ça!

(JULIEN BEAUCAGE cache la canne à pêche sous le divan. JULIEN BEAUCAGE se dirige vers la cuisine.)


[JULIEN BEAUCAGE:] Bon, bien, moi,

je vais faire mes devoirs.


MÉLANIE

(S'adressant à JULIEN ALLARD-FRASER)

Tu n'as pas sorti tes devoirs, toi?

Tu aurais pu

commencer sans moi.


JULIEN ALLARD-FRASER

De toute façon,

j'ai rien que des maths.

Ça devrait être rapide.

(JULIEN ALLARD-FRASER sort ses cahiers de son sac et s'installe à la table du salon avec MÉLANIE.)


[MÉLANIE:] Ouh! Je sens qu'on va

très bien s'entendre,

toi et moi.

(JULIEN ALLARD-FRASER et MÉLANIE se tapent dans la main. Pendant ce temps, à la cuisine, AUDREY se filme en train de nettoyer un des cahiers de JULIEN BEAUCAGE.)


AUDREY (Narratrice)

Évidemment,

même quand je suis occupée à...

tout organiser

et à ramasser les dégâts,

bien...

il faut que je garde un oeil

sur les deux...

(AUDREY se rend compte que JULIEN BEAUCAGE n'est pas encore revenu dans la cuisine.)


[AUDREY:] Julien!

(AUDREY et MARC-OLIVIER cherchent JULIEN des yeux dans la cuisine.)


[MARC-OLIVIER:] Julien?
[AUDREY:] Julien?

(Chez les Allard-Fraser, JACQUES prépare ses choses pour aller sur le toit. HUGO est avec JACQUES.)


[HUGO:] On s'entend tu pour dire

qu'Audrey est pas mal

la top meilleure

gardienne en ville?


[JACQUES:] Oui, elle est bonne,

ça, je n'en doute pas.


[HUGO:] Ça conclut avec conclusion

que le gardiennage de frère,

ça mérite au moins un salaire

de base minimum, Jack.


JACQUES (Impatient)

Écoute, Hugo,

tu es bien fin de vouloir

défendre Audrey,

mais je pense

qu'elle est assez grande

pour négocier

directement avec moi.


[HUGO:] Elle a déjà

essayé, aussi.

Comme on dit, on n'est jamais

mieux servi que par soi-même.


[JACQUES:] Hugo, c'est quoi l'échelle

salariale pour du gardiennage?

Parce que moi, je ne vais pas

lui donner carrément le double

de ce qu'elle reçoit

chez les Beaucage.


[HUGO:] OK, OK, on va en faire

une échelle.

Audrey, quand elle avait

zéro expérience,

elle gagnait combien?


[JACQUES:] Disons 5 $.

(HUGO prend des notes.)


[HUGO:] Bon!

Ça, c'est en bas.

Maintenant qu'elle est

devenue une pro,

elle devrait gagner...

8 $ de l'heure.


[JACQUES:] Mettons.
[HUGO:] Si je mets les chiffres

avec les marches,

ça fait huit moins cinq...

Ça fait...


[JACQUES:] Bon, regarde,

parlant d'échelle,

moi je vais aller réparer mon toit.

Tu n'as pas vu

mon marteau quelque part?

Il me semble

que je l'avais laissé ici.


[HUGO:] Non.
[JACQUES:] Non? Je vais aller

voir en bas.

Pourrais-tu pendant ce temps-là

monter les bardeaux

qui sont dehors, s'il te plaît?


[HUGO:] Pas de problème, mon Jack.

Je m'en occupe « gratissement ».

Mais pour Audrey, je n'ai pas

fini de dire mon dernier mot.

(JACQUES regarde HUGO d'un air perplexe avant de quitter la pièce. HUGO continue ses calculs. Chez les Beaucage, MÉLANIE et JULIEN ALLARD-FRASER font les devoirs au salon.)


JULIEN ALLARD-FRASER

Je comprends pas.


[MÉLANIE:] Tu n'es pas censé

être bon à l'école?


JULIEN ALLARD-FRASER

Oui, mais ça, c'est nouveau.

D'habitude, en maths, on fait

rien que des plus et des moins.


[MÉLANIE:] OK, je vais t'expliquer

autrement d'abord.

Tu as quatre prismes.

Tu en choisis un

et tu dessines toutes

ses surfaces collées ensemble.


JULIEN ALLARD-FRASER

(Perplexe)

Collées ensemble?

(MÉLANIE soupire. JULIEN ALLARD-FRASER se met la tête dans les mains.)


[MÉLANIE:] Eille, eille,

non, non!

Il faut que j'aie mon carnet de

bénévolat signé dans deux heures

et je n'ai pas l'intention

de manquer mon émission préférée

avant la rencontre

des Jeunes Bénévoles.

Ça fait que regarde l'exemple

et concentre-toi un peu.

Il n'y aurait pas un élève bolé

assis pas trop loin de toi

dans ta classe?


JULIEN ALLARD-FRASER

(Parlant plus fort)

Tu veux

que je copie parce que tu n'es

pas capable d'expliquer

des affaires compliquées?

(MARC-OLIVIER entre dans le salon.)


[MARC-OLIVIER:] Qu'est-ce

que vous faites?


MÉLANIE (Mal-à-l'aise)

On travaille.

On travaille, hein?

On travaille, on travaille.

(JULIEN ALLARD-FRASER regarde MARC-OLIVIER en souriant. MARC-OLIVIER retourne à la cuisine.)


[MÉLANIE:] Je suis très bien

capable d'expliquer

les affaires compliquées,

mais ça, ce n'est pas compliqué.

Donne-moi ça et écoute.

(MÉLANIE prend une feuille et essaie d'expliquer à JULIEN ALLARD-FRASER en dessinant sur la feuille.)


[MÉLANIE:] Tu as un prisme, OK?

Un objet.

Il y a des surfaces. Tu sais

c'est quoi, une surface?

Tu prends les surfaces,

puis tu les ouvres.

Et là, tu l'aplatis.


JULIEN ALLARD-FRASER

Hein?


[MÉLANIE:] Laisse faire.

(MÉLANIE soupire, découragée. Chez les Allard-Fraser, JACQUES est au téléphone.)


JACQUES (Parlant au téléphone)

Oui, Stéphanie,

j'ai regardé partout dans l'auto.

J'ai même fait le tour

du garage avec Hugo.

Non.

Bon, bien, OK, d'abord.

Merci.

Bye.

(HUGO est toujours avec Jacques.)


[HUGO:] La dernière fois

que tu t'en es servi,

c'était chez les Beaucage?


[JACQUES:] Bien oui, hier soir.

J'ai même failli l'oublier.

Je me souviens très bien de

l'avoir remis dans mon coffre,

qui n'a pas bougé de l'entrée

depuis ce temps-là.

(Tout en parlant, Jacques cherche son marteau dans la maison.)


[HUGO:] Je vois une seule

explication:

un voleur de marteau.

As-tu vu du monde louche

autour de la maison?


[JACQUES:] Mais non!
[HUGO:] Dans ce cas-là, le facteur

serait notre suspect numéro 1.

Tu es chanceux, je sais

comment faire un portrait-robot.


[JACQUES:] Merci, mais je ne veux pas

te faire perdre ton temps, Hugo.


[HUGO:] Ça me fait plaisir.

Je vais pouvoir t'aider

pour tes bardeaux.

Je suis un pro dans ces affaires-là.


[JACQUES:] Hein? Tu as déjà fait ça?
[HUGO:] Non, mais il y a des vidéos

super bien faites sur Internet.


[JACQUES:] Oui, OK.

(De retour chez les Beaucage, MÉLANIE continue d'aider JULIEN ALLARD-FRASER.)


[MÉLANIE:] Bon.

Ici, tu as un prisme

à base triangulaire.

Sais-tu c'est quoi?

Sais-tu comment c'est construit?

Non? Avec deux triangles

pour les bases, premièrement.

(JULIEN ALLARD-FRASER regarde dans son cahier d'exercices.)


JULIEN ALLARD-FRASER

(Perplexe)

Mais il y en a juste un

sur le dessin.


[MÉLANIE:] C'est parce qu'on

ne voit pas au travers.


JULIEN ALLARD-FRASER

Comment tu fais d'abord

pour savoir qu'il y en a deux?


[MÉLANIE:] Je ne sais pas, moi,

tu imagines.

Tu n'es vraiment pas

un petit vite, toi.


JULIEN ALLARD-FRASER

C'est peut-être toi qui

n'es pas vite pour enseigner.

Je vais demander à Marc-O

ou à ma soeur de m'aider.

(Baveux)

Mais c'est de valeur, tu n'auras

pas tes points de bénévolat.


MÉLANIE (Baveuse)

Ce n'est

pas toi qui vas signer mon carnet,

mon petit chou.

C'est tes parents.


JULIEN ALLARD-FRASER

Oui, mais ils ne signeront pas

s'ils savent que j'ai été maltraité.


[MÉLANIE:] Maltraité?

(MÉLANIE regarde le problème de mathématiques, découragée.)


[MÉLANIE:] Comment je t'explique ça?

(Enthousiaste)

Eille!

As-tu déjà joué

à Allô Pyramide, toi?

(Dans la cuisine, JULIEN BEAUCAGE fait ses devoirs sous la supervision d'AUDREY et de MARC-OLIVIER.)


[JULIEN BEAUCAGE:] Fini!

(MARC-OLIVIER regarde dans le cahier de JULIEN BEAUCAGE.)


[MARC-OLIVIER:] Ah! Mais oui.

Tu es sûr que tu n'as pas

d'autres devoirs?

De l'anglais, des maths?


[AUDREY:] Il me semble

que ça a été vite.


[JULIEN BEAUCAGE:] Non,

j'avais fait tous

mes autres devoirs à l'école.


[MARC-OLIVIER:] Ah... Bien,

dans ce cas-là,

je vais être obligé d'ajouter

24 minutes de bénévolat.

(JULIEN BEAUCAGE prend un panier de jeux par terre.)


[AUDREY:] Tu cherches un jeu?

(AUDREY prend un jeu de société dans le panier.)


[AUDREY:] Veux-tu faire

une partie de ça avec moi?


[JULIEN BEAUCAGE:] Non,

je cherche mes jumelles.


[AUDREY:] Pour quoi faire?
[JULIEN BEAUCAGE:] Euh... Bien...

C'est pour observer les oiseaux.


[AUDREY:] Les oiseaux?
[MARC-OLIVIER:] C'est un projet

pour l'école?


[JULIEN BEAUCAGE:] Oui.
[AUDREY:] Mais ça ne fait pas

vraiment partie de tes devoirs?

C'est plus comme une activité

d'enrichissement

à faire avec ta gardienne,

mettons?


[JULIEN BEAUCAGE:] Euh... Non.

Il faut que je le fasse

tout seul.


[MARC-OLIVIER:] Ah...

(JULIEN BEAUCAGE sort de la cuisine.)


[AUDREY:] Ah...

(AUDREY donne son téléphone à MARC-OLIVIER.)


[AUDREY:] Filme-moi pendant

que je range ça, OK?

(AUDREY interpelle JULIEN BEAUCAGE.)


[AUDREY:] Attends.

(JULIEN BEAUCAGE revient dans la cuisine. AUDREY se place à côté de JULIEN BEAUCAGE et le prend par l'épaule. MARC-OLIVIER commence à filmer.)


AUDREY (Parlant à la caméra)

Julien doit achever ses devoirs.

On va faire des biscuits

ensemble, tous les trois.

(JULIEN BEAUCAGE part. AUDREY se rassoit, satisfaite. MARC-OLIVIER continue de filmer.)


[AUDREY:] Ça va faire

des belles images

à montrer à mon père, ça.

(JULIEN BEAUCAGE revient avec un plateau de biscuits qu'il place devant AUDREY.)


[JULIEN BEAUCAGE:] Tiens,

tu veux des biscuits.

Moi, je n'ai pas faim.

(JULIEN BEAUCAGE sort de la cuisine.)


AUDREY (Parlant à MARC-OLIVIER)

Bon, coupez, là.

Passe-moi ça.

(AUDREY reprend son téléphone et s'apprête à filmer le plateau de biscuits.)


[MARC-OLIVIER:] Eille, tu vas faire

accroire que c'est toi qui les as faits?


[AUDREY:] Quoi? C'est l'intention

qui compte.


MARC-OLIVIER (Désapprobateur)

OK...

(AUDREY filme le plateau. Dans le salon, JULIEN ALLARD-FRASER joue à un jeu vidéo sur le téléphone de MÉLANIE.)


JULIEN ALLARD-FRASER

Oh yes!


[MÉLANIE:] Bon, on va retourner

à ton devoir maintenant.

(MÉLANIE reprend son téléphone.)


[MÉLANIE:] OK, regarde

cette pyramide-là.

Elle est exactement pareille

à celle que tu viens

de construire dans le jeu.

(MÉLANIE montre à JULIEN ALLARD-FRASER une pyramide dessinée dans son cahier de mathématiques. JULIEN BEAUCAGE est debout devant la fenêtre du salon et observe dehors avec des jumelles.)


MÉLANIE

(S'adressant à JULIEN BEAUCAGE)

Qu'est-ce que tu fais?


[JULIEN BEAUCAGE:] Bien,

j'ai fini mes devoirs.


[MÉLANIE:] Déjà? Marc-O a dû

t'aider pas mal.


[JULIEN BEAUCAGE:] Même pas,

il n'a rien eu à faire.


JULIEN ALLARD-FRASER

Bien là! Viens donc m'aider.

Elle est super poche

pour enseigner.


[MÉLANIE:] Eille!
[JULIEN BEAUCAGE:] Je ne peux pas.

C'est Marc-O qui me l'a dit.


[MÉLANIE:] Évidemment.

Qu'est-ce que tu observes

comme ça?


[JULIEN BEAUCAGE:] Euh... Les oiseaux.

C'est pour une recherche.


[MÉLANIE:] Les oiseaux?

Il me semble, oui.

Tu sais qu'espionner

les filles, c'est interdit.


[JULIEN BEAUCAGE:] Les filles?

JULIEN BEAUCAGE et JULIEN ALLARD-FRASER

(Grimaçants)

Yark!


[JULIEN BEAUCAGE:] Dégueu!

C'est pour un travail d'école

que je regarde les oiseaux.

Pour l'instant,

il y en a un...

qui ne bouge pas.

Il reste à la même place.


[MÉLANIE:] OK, Julien, chut!

Il faut que Julien

se concentre.


JULIEN ALLARD-FRASER

Je pense

que je comprends.

(JULIEN ALLARD-FRASER commence à dessiner sur une feuille.)


[MÉLANIE:] Non! Non,

ton triangle ne va pas là.


JULIEN BEAUCAGE

(Regardant par la fenêtre)

Il vient de changer de place.

On dirait qu'il va sortir

de votre terrain.


[MÉLANIE:] Julien, pourrais-tu aller,

s'il te plaît,

observer tes oiseaux dans

la nature comme tout le monde?


[JULIEN BEAUCAGE:] OK, oui.

(JULIEN BEAUCAGE sort du salon. JULIEN ALLARD-FRASER dessine une autre pyramide.)


JULIEN ALLARD-FRASER

OK, ici. Comme ça.


MÉLANIE (Impatiente)

Non, non,

on efface encore.

Je ne comprends pas.

C'est zéro compliqué pourtant.

(Calmement)

Quand tu as un avion en papier

et que tu le déplies, ton avion,

qu'est-ce que ça te donne?


JULIEN ALLARD-FRASER

Je ne sais pas.

Ça donne une feuille.


[MÉLANIE:] Exactement.

Une feuille avec toutes

les surfaces de ton avion

indiquées par les plis.

Tu passes du 3D au 2D.

C'est tout.


JULIEN ALLARD-FRASER

Ah! Je pense

que je comprends là.

(JULIEN ALLARD-FRASER essaie de dessiner à nouveau.)


JULIEN ALLARD-FRASER

Lui, ici.

Mon triangle là.


[MÉLANIE:] Oui, oui, c'est ça!

JULIEN ALLARD-FRASER

Ici, ici.


[MÉLANIE:] C'est en plein ça.

Continue, oui!

(JULIEN ALLARD-FRASER termine son dessin. MÉLANIE et JULIEN ALLARD-FRASER se tapent dans la main.)


[MÉLANIE:] Tu l'as eu!

Je savais que tu étais

un petit vite.

Je vais même avoir le temps

de regarder mon émission.

C'est super!

(JULIEN BEAUCAGE revient dans la maison.)


[JULIEN BEAUCAGE:] L'oiseau

s'est envolé.

Je m'occupe du reste.


JULIEN ALLARD-FRASER

Parfait!

(JULIEN BEAUCAGE retourne dehors. MÉLANIE regarde JULIEN ALLARD-FRASER d'un air perplexe. Pendant ce temps, dans la cuisine, MARC-OLIVIER filme AUDREY en train de ranger les cahiers de JULIEN BEAUCAGE.)


AUDREY (Parlant à la caméra)

Donc, après avoir classé

le bordel de Julien...

(HUGO entre dans la cuisine.)


[HUGO:] Bonne idée de filmer!

Tu as presque l'air

occupée pour de vrai.


AUDREY (Parlant à MARC-OLIVIER)

OK! Coupez!


[HUGO:] Les négociations

avec ton père vont super bien.


AUDREY (Sceptique)

Pour vrai?
[HUGO:] Oui, il est à la quincaillerie

et tantôt, je vais l'aider

à réparer son toit.

Je vais pouvoir continuer

à le convaincre

de te donner un salaire.


[MARC-OLIVIER:] Continuer?

Tu l'as convaincu ou pas?


[HUGO:] Pas mal, là, oui.
[AUDREY:] Oh wow! Merci, amour.
[HUGO:] C'est rien, c'est rien.

Mais il y a juste

une chose par exemple.

Il ne faudrait pas qu'il voie

Julien Beaucage tout seul dehors.


[AUDREY:] Comment ça dehors?
[HUGO:] Je l'ai croisé

en m'en venant.


[MARC-OLIVIER:] Je pensais

qu'il était aux toilettes.

(MARC-OLIVIER et AUDREY se mettent à chercher JULIEN BEAUCAGE.)


[AUDREY:] Julien!

JULIEN ALLARD-FRASER

(Parlant du salon)

Quoi?


[AUDREY:] Non, pas toi,

l'autre Julien.


[MARC-OLIVIER:] Il n'est pas

aux toilettes.

(JULIEN ALLARD-FRASER entre dans la cuisine.)


JULIEN ALLARD-FRASER

Non, non, tout est sous contrôle.

Il est juste parti

chercher un frisbee

sur le toit de chez nous.

(AUDREY regarde par la fenêtre.)


[AUDREY:] Ah, merde!

Il est là pour vrai.


JULIEN ALLARD-FRASER

Dis-le pas à papa.


[AUDREY:] Non, c'est clair.

(AUDREY regarde encore par la fenêtre.)


[AUDREY:] Ah non, pitié!

C'est son auto, il arrive.


[HUGO:] OK, let's go!

Il faut penser vite.


[AUDREY:] Moi je vais aller chercher

Julien sur le toit.

(S'adressant à HUGO)

Toi, tu vas tenir l'échelle.

(S'adressant à MARC-OLIVIER)

Ferais-tu une petite

mission supplémentaire

pour une gardienne

vraiment démunie?


[MARC-OLIVIER:] Bien oui.
[AUDREY:] OK!

JULIEN ALLARD-FRASER

Puis moi?


[AUDREY:] Toi, tu restes ici.

JULIEN ALLARD-FRASER

OK.

(Quelques instants plus tard, chez les Allard-Fraser, JACQUES entre dans la maison avec son nouveau marteau. On sonne à la porte.)


[JACQUES:] Entrez!

(MÉLANIE et MARC-OLIVIER entrent.)


[JACQUES:] Hé, hé!
[MARC-OLIVIER:] L'aide aux devoirs

est terminée.


[MÉLANIE:] Il faudrait signer

nos carnets maintenant.


[JACQUES:] Certainement.

(JACQUES signe les carnets.)


[MARC-OLIVIER:] Ça m'a pris

24 minutes,

mais j'ai arrondi à 30

pour avoir mon heure.


[JACQUES:] Ça s'est bien passé

avec Julien?


[MÉLANIE:] Oui, hein, il a dû

travailler très fort,

mais à la fin

il comprenait bien.


[JACQUES:] Bon, merci beaucoup,

pour ton temps Mélanie.


[MÉLANIE:] On peut revenir demain

si vous voulez, hein Marc-O?


[MARC-OLIVIER:] OK,

mais je me réserve

les six premières minutes

pour ma nouvelle semaine.


[JACQUES:] Parfait, alors

on se revoit demain.


[MARC-OLIVIER:] Une seconde!

Pouvez-vous juste signer ici aussi,

s'il vous plaît?

Juste au cas.

(MARC-OLIVIER montre un autre endroit où signer dans son carnet.)


[JACQUES:] OK.
[MÉLANIE:] Je me demandais,

le frigo, est-il bien gros?

Parce que le local du journal

est pas mal petit.


[JACQUES:] Marc-O l'a vu tantôt.

Il ne prend pas grand place.


[MARC-OLIVIER:] Non,

mais ça prendrait

les mesures exactes.


[JACQUES:] OK, allez voir

au sous-sol.

(JACQUES se dirige vers la porte mais MÉLANIE le retient.)


[MÉLANIE:] C'est parce qu'on n'a

rien pour mesurer.


[JACQUES:] Ah bon. Tiens.

(JACQUES prend son ruban à mesurer sur sa ceinture à outils et le donne à MÉLANIE. À cet instant, HUGO entre dans la maison.)


[HUGO:] Les moineaux

ont regagné leur nid.

(JACQUES lance un regard perplexe à MARC-OLIVIER et MÉLANIE.)


[HUGO:] Puis? Est-ce qu'on a

un marteau?

(JACQUES montre son nouveau marteau à HUGO.)


[JACQUES:] On dirait.
[MÉLANIE:] On va revenir

une autre fois pour mesurer

le frigo parce que,

de toute façon, mon émission

va commencer. Bye!


[JACQUES:] Merci beaucoup

à vous deux.

(MARC-OLIVIER et MÉLANIE sortent de la maison.)


[HUGO:] Écoute, je viens

de parler à Audrey

et je pense vraiment

qu'elle mérite un bon salaire

de milieu d'échelle.

On a même un vidéo

pour te le prouver.

(JACQUES croise les bras d'un air dubitatif. Chez les Beaucage, AUDREY fait la leçon à JULIEN BEAUCAGE.)


[AUDREY:] Jamais tu ne sors

sans me le demander.

OK?


[JULIEN BEAUCAGE:] OK.

Comment tu as fait pour

descendre l'échelle en courant?

Je veux que tu me montres.

(AUDREY fait un air de dégoût à JULIEN BEAUCAGE.)

(JULIEN ALLARD-FRASER descend l'escalier et lance un avion en papier à JULIEN BEAUCAGE.)


JULIEN ALLARD-FRASER

Julien! Attrape.


[AUDREY:] Eille, les gars!

(JACQUES et HUGO entrent chez les Beaucage. JACQUES va voir AUDREY.)


[JACQUES:] Je voulais voir

comment ça se passait

avec ton monstre à deux têtes.

Ou tes deux moineaux.


AUDREY (Mal-à-l'aise)

Euh... Bien.

Rien à signaler.

J'ai filmé un peu,

tu vas voir.

(AUDREY tend son téléphone à son père.)


[AUDREY:] Je ne suis pas restée

assise à ne rien faire.


[JACQUES:] Ça va, Hugo m'a

convaincu de te payer

pour garder ton frère.


HUGO (Fier)

5 $ de l'heure.

Et tu vas avoir

des avantages.


[JACQUES:] Dont celui d'être

accompagnée par Hugo

quand tu gardes,

à partir de tout de suite.


[AUDREY:] Cool! Mais les Beaucage,

ça ne va pas les déranger?


[JACQUES:] Ils m'en doivent une

pour la fusée sur le toit.

Je l'autorise à leur place

pour aujourd'hui.


[HUGO:] Avoue que c'est bon.

Tu as un salaire

et tu peux être avec ton chum.


[JACQUES:] Le salaire, c'est à condition

que ton chum reste avec toi

et qu'il ne vienne pas

me déranger.

(HUGO et JACQUES rient.)


[HUGO:] C'est bon, Jack!

Salut.


[JACQUES:] Salut.

(JACQUES sort de la maison.)


[AUDREY:] Oh! Merci, amour.
[HUGO:] C'est rien.

(Le lendemain, chez les Allard-Fraser, MARC-OLIVIER et MÉLANIE vont s'asseoir à la cuisine, guidés par JULIEN ALLARD-FRASER.)


JULIEN ALLARD-FRASER

Bon, on peut s'installer ici.


[MARC-OLIVIER:] En passant,

mes 24 minutes d'hier,

ce n'était pas de la paresse,

c'est parce que Julien B.

a fini ses devoirs en avance.


JULIEN ALLARD-FRASER

Ah... Oui, il a eu zéro aussi

pour son devoir de français.


[MARC-OLIVIER:] Hein? Bien non,

je l'ai relu trois fois,

c'était impeccable.


JULIEN ALLARD-FRASER

C'est normal, il l'avait copié.

C'est lui qui est assis à côté

d'Erika, la bolée de la classe.


MARC-OLIVIER (Angoissé)

Je ne peux pas croire

que je n'ai rien détecté.

Peut-être que je ne suis pas

un bon prof.


JULIEN ALLARD-FRASER

En tout cas, moi,

j'aimerais que ce soit Mélanie

qui m'aide pour mes devoirs

de maths.

Bon, OK, elle est

un peu rushante...


[MÉLANIE:] Eille!

JULIEN ALLARD-FRASER

Oui, mais je comprends bien

quand tu m'expliques.


[MÉLANIE:] Merci, mon petit chou.

Tu es trop fin!

(MARC-OLIVIER est déçu.)


JULIEN ALLARD-FRASER

Ah! Mais il y aurait

peut-être quelque chose

que tu pourrais faire pour moi.


[MARC-OLIVIER:] Quoi?

JULIEN ALLARD-FRASER

Bien, on a envoyé un boomerang

sur le toit chez Julien.

Puis, il n'est pas revenu.


[MARC-OLIVIER:] OK!

(MARC-OLIVIER sort de la maison. MÉLANIE et JULIEN ALLARD-FRASER se tapent dans la main en riant.)

(Générique de fermeture)

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