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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent and Sami are starting high school. Together, they try to ease into a foreign world, full of promise but also fraught with worries!

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I Love My Mom

Jennifer wants the ground to swallow her whole when her mom gives her two pecks on the cheek in public. Sami and Marc-O prepare a plan to silence those who laugh at her.



Réalisateur: Sylvain Roy
Acteurs: François Chénier, Romane Denis, Rose-Maïté Erkorera, Camille Felton, Louka Grenon
Production year: 2014

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Subito Texto suit le parcours de : Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent et Sami, qui vivent leurs premiers moments au secondaire. Ensemble, ils tentent d'apprivoiser cet univers inconnu, mais débordant de promesses... et d'inquiétudes!

[Début information à l'écran]

I love ma mère!

[Fin information à l'écran]

Début générique d'ouverture

Présentation des différents personnages de l'émission avec des photos de famille. Vue de l'école où se déroule l'action avec des textos échangés entre les personnages.

Fin du générique d'ouverture

SAMI se prépare pour l'école. FATIMA, sa mère, prépare une boîte de nourriture pour apporter à l'école.


[FATIMA:] Habibi, je mets les tomates

et le couscous aussi?


[SAMI:] Si tu veux.
[FATIMA:] Tu vas manquer l'autobus.

(SAMI regarde la boîte sur le comptoir.)


[SAMI:] Maman, je peux pas courir

avec ça!


[FATIMA:] Mais je t'avais

demandé de me dire!


[SAMI:] Je vais passer après l'école,

je vais avoir le temps.


[FATIMA:] C'est bien; je pourrai ajouter

des vêtements et des jouets.


[SAMI:] Bye!
[FATIMA:] Attends, attends!

Tourne-toi.

(FATIMA plie le col de la chemise de SAMI correctement.)


[FATIMA:] Voilà.
[SAMI:] Ah, merci.

(SAMI veut partir mais sa mère le retient.)


[FATIMA:] Viens ici, viens ici.

(FATIMA embrasse SAMI.)


[SAMI:] Maman!...

(SAMI quitte la maison sous les rires de sa mère.)


[FATIMA:] Bye-bye!

(Un peu plus tard, à l'école, JENNIFER et MÉLANIE marchent dans le couloir.)


[MÉLANIE:] Ah, pire journée au monde!

On commence en math.


[JENNIFER:] Parle pour toi.
[MÉLANIE:] Comment ça?

(JENNIFER et MÉLANIE rencontrent MARC-OLIVIER et SAMI.)


[MARC-OLIVIER:] Tiens, Jen,

ton billet d'exemption.

(MARC-OLIVIER donne un papier à MÉLANIE.)



[MÉLANIE:] Vous manquez tous

les cours de la journée!


[JENNIFER:] Bien, oui. On organise

la collecte de dons

pour les familles démunies.


[MÉLANIE:] Pis ça?
[MARC-OLIVIER:] Y a plein

de choses à faire.

C'est débile.


[MÉLANIE:] Chanceux.
[SAMI:] Pas moi, ton père

a pas voulu.


[MARC-OLIVIER:] Il a exempté

juste deux personnes.

Puis pas de niaisage

ou on retourne en classe.


[JENNIFER:] Ça a pas rapport.

À deux, on n'y arrivera pas.


[MARC-OLIVIER:] Je sais!
[JENNIFER:] Pourquoi tu demandes pas

pour Sami?


[SAMI:] Oui, Marc-O, s'il te plaît!
[MÉLANIE:] Pourquoi tu demandes pas

pour moi aussi?

(À ce moment, BRIGITTE, la mère de JENNIFER, arrive.)


[BRIGITTE:] Jennifer.

Ton lunch.

(BRIGITTE donne sa boîte à lunch à JENNIFER.)


[BRIGITTE:] Tu l'as oublié.

Je sais que je devrais pas

être ici, t'haïs ça.

Mais comme je venais déjà faire

du bénévolat à la bibli,

j'ai décidé de faire un petit détour.


[JENNIFER:] Merci.
[BRIGITTE:] Vous êtes tous pareils,

vous autres, les jeunes.

OK.

(BRIGITTE se penche vers JENNIFER et lui donne plusieurs becs sur la joue.)


[BRIGITTE:] Ah! Il fallait pas

que je fasse ça.

Excuse-moi, ma doudoune,

je disparais.

(BRIGITTE part. JENNIFER se mord les lèvres. MÉLANIE rit.)


[MÉLANIE:] « Ma doudoune »?!

Elle t'appelle

vraiment comme ça?

Ma doudoune!

(MÉLANIE continue de rire alors que JENNIFER lui lance un regard noir. Plus tard, MARC-OLIVIER va voir MONSIEUR PRUD'HOMME dans son bureau.)



MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah! Marc-Olivier!

Puis? Prêt à affronter les foules,

ce soir?


[MARC-OLIVIER:] Oui.

MONSIEUR PRUD'HOMME

Tu vas voir que le Stade olympique,

à côté de ça, y a rien là.


[MARC-OLIVIER:] Good.

Mais justement...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hé, tout le monde me parle

de notre collecte.

Je te dis, c'est la folie!

Des textos, des tweets, des courriels.

Bling, blang, poum!

Je suis bombardé de partout, moi.


[MARC-OLIVIER:] Tant mieux.

Mais justement...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hé, quelle belle initiative,

mon Marc-O!

Quelle belle initiative.

Je te dis que

si tous les jeunes étaient comme toi,

le monde serait meilleur,

plus beau. Plus vrai.


[MARC-OLIVIER:] C'est gentil.

Mais justement...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hé, dis-moi donc, toi.

Est-ce que c'est grâce

aux Jeunes Bénévoles

que t'as pensé à ça?


[MARC-OLIVIER:] Un peu.

Mais justement, je voulais...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah, bien, les Jeunes Bénévoles.

Moi, je suis bien content

d'y avoir inscrit ma fille.

Puis t'as entièrement raison.

Pourquoi attendre à Noël

avant d'aider son prochain?

Ah, non, je suis très fier

que Victoire-Desmarais

fasse sa part pour les familles

de la région.

Je te dis!

Je suis vraiment content

qu'on organise ça.


[MARC-OLIVIER:] Cool.

Mais, justement, là...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Justement quoi?


[MARC-OLIVIER:] Bien, justement...

MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui, je t'écoute.


[MARC-OLIVIER:] Justement,

je voulais savoir

si on pouvait pas libérer

un autre élève pour la journée.

On a tellement de choses

à faire.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah, oui? Il reste quoi?


[MARC-OLIVIER:] En plus de la collecte,

on voudrait vendre des choses

pour ramasser des fonds

pour les familles.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah, super, ça.

OK, quoi?


[MARC-OLIVIER:] On a des idées,

mais ça reste à travailler un peu.


MONSIEUR PRUD'HOMME

OK. Ah!

(MÉLANIE entre dans le bureau de son père, MONSIEUR PRUD'HOMME.)


MONSIEUR PRUD'HOMME

T'es pas à ton cours?


[MÉLANIE:] Je veux participer

à la collecte moi aussi.

J'ai plein d'idées.


MONSIEUR PRUD'HOMME (méfiant)

Attends, t'es sûre

que c'est pas pour manquer des cours?


[MÉLANIE:] Papa! Depuis que je fais

partie des Jeunes Bénévoles,

je suis super motivée à m'impliquer.

(MONSIEUR PRUD'HOMME se laisse facilement convaincre mais MARC-OLIVIER semble sceptique.)


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah... OK.

Bien, si c'est comme ça.

Hein...

(MONSIEUR PRUD'HOMME commence à rédiger une autorisation pour MÉLANIE.)


MONSIEUR PRUD'HOMME

C'est quand même pas moi

qui vais t'empêcher de faire

du bénévolat, hein?


[MARC-OLIVIER:] Puis Sami?

MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah, non, par exemple.

Trois personnes, c'est assez.


[MÉLANIE:] T'exagères un peu, Marc-O.

(Plus tard, dans le local du journal, JENNIFER vérifie la liste des tâches à effectuer.)


[JENNIFER:] « Faire des affiches »...

(MÉLANIE est aussi dans le local et se moque de JENNIFER.)


[MÉLANIE:] Oui, chouchoune.
[JENNIFER:] « Trouver d'autres boîtes ».
[MÉLANIE:] Oui, toutoune.
[JENNIFER:] « Placer la salle ».
[MÉLANIE:] Oui, poupoune.
[JENNIFER:] « Préparer la petite caisse ».
[MÉLANIE:] Oui, gougoune.
[JENNIFER:] C'est beau, reviens-en.
[MÉLANIE:] Oui, baboune.

Arrête, c'est juste drôle!

(MÉLANIE envoie un baiser de la main à MÉLANIE.)


[MÉLANIE:] Un petit câlin avec ça?

(JENNIFER lance un regard assassin à MÉLANIE.)


[JENNIFER:] Hum...

(MARC-OLIVIER arrive dans le local avec une boîte.)


[MARC-OLIVIER:] Regardez ça!

La trouvaille du siècle.


[JENNIFER:] C'est quoi?

(La boîte est remplie de macarons vierges.)


[MÉLANIE:] Hein, des macarons?!
[MARC-OLIVIER:] Oui.
[MÉLANIE:] On a juste

à trouver un slogan

puis on les vend.


[JENNIFER:] Un slogan?

Comme quoi?


[MARC-OLIVIER:] Quelque chose

qui a rapport à la solidarité

et aux familles.


[MÉLANIE:] J'ai une idée.

« Un don vaut mieux que deux,

tu l'auras. »


[JENNIFER:] OK...

(JENNIFER fait mine d'ajouter un élément à la liste de tâches.)


[JENNIFER:] « Trouver un slogan

qui a du bon sens. »


[MÉLANIE:] Oui, Foufoune.
[JENNIFER:] OK, on a compris!

(MARC-OLIVIER prend le téléphone que MÉLANIE tient dans ses mains.)


[MÉLANIE:] Euh, eille!
[MARC-OLIVIER:] Ton père a dit

que s'il nous surprend à rien faire,

il nous renvoie en classe.


[MÉLANIE:] J'ai compris.
[JENNIFER:] Bien, je... vais m'occuper

de finir les affiches.


[MARC-OLIVIER:] Ah, bonne idée.

Tiens.

(MARC-OLIVIER redonne le téléphone à MÉLANIE.)


[MARC-OLIVIER:] Là, tu vas venir

m'aider à assembler les macarons.

(MÉLANIE fait mine d'écrire sur son téléphone puis retire ses doigts rapidement.)


[MÉLANIE:] Ouch! Ah, non,

j'ai dû me faire des ampoules en textant.

Je pourrai pas t'aider.


[MARC-OLIVIER:] OK, Mel, là, c'est toi

qui es en charge

de trouver un slogan, puis vite!


[MÉLANIE:] Je fais juste ça,

penser à un slogan.

Ça paraît juste pas.

(La cloche du midi sonne.)


[MARC-OLIVIER:] Ah, déjà...
[MÉLANIE:] Cool!

Écoutez, moi, je reviens

avec un slogan après le dîner, OK?

Bye!

(MÉLANIE sort précipitamment du local.)



MARC-OLIVIER

(s'adressant à MÉLANIE)

Pars pas trop longtemps, là!


MARC-OLIVIER

(s'adressant à JENNIFER)

On finira jamais avec elle.


[JENNIFER:] C'est plate, hein, on n'a pas

des boîtes assez grosses

pour mettre Mélanie dedans.

(Un peu plus tard, JENNIFER et SAMI parlent dans le couloir.)



[SAMI:] Pourquoi elle?
[JENNIFER:] Je sais pas.

Elle a convaincu son père

que le bénévolat, c'est sa vie.


[SAMI:] Le comité organisateur

de la collecte,

c'est Marc-O, toi puis moi!


[JENNIFER:] Chut! Moins fort.
[SAMI:] Quoi?
[JENNIFER:] Tout le monde

nous regarde.

(JENNIFER et SAMI arrivent à la cafétéria. JENNIFER s'arrête et observe autour d'elle.)



[SAMI:] T'as trop d'imagination.

(SAMI et JENNIFER s'assoient pour manger.)


[JENNIFER:] Non. Eux autres, là...

ils me regardent comme

si j'étais une bête de foire.

Ils étaient là, ce matin, quand...

tu sais...


[SAMI:] OK, c'est ça

qui te fait capoter.


[JENNIFER:] Bien oui.
[SAMI:] Mange ton lunch;

ça va t'empêcher de paranoïer.


[JENNIFER:] Aimerais-tu ça, toi,

que ta mère te donne un bec

devant tout le monde?


[SAMI:] Elle l'a déjà fait.

T'étais là, même.


[JENNIFER:] Ah, oui, c'est vrai.
[SAMI:] Ça m'a pas dérangé

tant que ça.


[JENNIFER:] Hum, bien oui.

Non, je te crois pas.


[SAMI:] Bon, OK, c'est vrai, là,

c'est gênant...

mais on s'en sort quand même

vivant.


[JENNIFER:] Je sais pas ce qui est le

pire, le bec ou le « doudoune »?


[SAMI:] Ça dérange plus toi

que les autres.

(À cet instant, MÉLANIE entre dans la cafétéria.)


[MÉLANIE:] Hé! Ma doudoune!

Ta mère s'en vient bientôt?

Ça fait longtemps

qu'on l'a pas vue.


[JENNIFER:] Hum, toujours aussi

comique, hein!

(BRIGITTE entre justement dans la cafétéria avec un gros sac de vêtements.)


[MÉLANIE:] Ah!

On dirait que j'ai des dons

de voyance.


[BRIGITTE:] Excuse-moi d'envahir

encore ton espace;

c'est pour une bonne cause.

C'est de la part des Beaucage,

mais je trouve pas le point de chute.


[JENNIFER:] C'est normal, il n'y en a pas.
[BRIGITTE:] Ah, non?
[JENNIFER:] La collecte,

c'est ce soir.


[BRIGITTE:] Ah...
[SAMI:] C'est pas grave.

On va le mettre

au local du journal.


[BRIGITTE:] Ah, merci!

OK, je me sauve,

vous m'avez pas vue.

Puis je ferai pas deux fois

la même gaffe!

(BRIGITTE hausse le ton en regardant tout le monde dans la cafétéria.)


[BRIGITTE:] Pas de bec devant

tout le monde!

OK, bye, ma belette.

(SAMI prend le sac de vêtements. MÉLANIE éclate de rire.)


[MÉLANIE:] « Ma belette »!

Ha! Ha! C'est encore pire

que « doudoune »!

(JENNIFER range son lunch et part. SAMI se lève pour la rattraper.)


[SAMI:] Jen, Jen!

Attends!


[MÉLANIE:] Mais... Jen!

(MÉLANIE regarde les vêtements dans le sac apporté par BRIGITTE.)


[MÉLANIE:] Hum...

Je sais pas qui porte ça,

mais c'est de très mauvais goût.

(Pendant ce temps, MARC-OLIVIER entre dans le bureau de MONSIEUR PRUD'HOMME avec la boîte de macarons.)



[MARC-OLIVIER:] Ah!

Monsieur Prud'homme,

on est en feu!

On a plein de projets.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah, bien, ça fait plaisir

à entendre.


[MARC-OLIVIER:] On voulait vendre

des macarons,

trouver un bon slogan...


MONSIEUR PRUD'HOMME

C'est tellement une bonne idée, ça!

Non, mais qui a pensé à ça?

C'est encore Mélanie, hein.


[MARC-OLIVIER:] Pas vraiment.

MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah, je le savais.

Je le savais que le bénévolat

lui ferait du bien, elle.


MARC-OLIVIER

Est-ce qu'on peut prendre

votre imprimante?

Celle du journal n'a plus d'encre.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Bien oui,

ça va me faire plaisir.


[MARC-OLIVIER:] Puis là, vu qu'on a

un autre projet,

on pourrait demander à Sami...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Non, non, non!

Pas besoin de libérer

un autre élève pour ça.

Je vais vous en trouver un, slogan, moi.


[MARC-OLIVIER:] Ah, oui?

MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah, oui!

J'ai un don, moi, pour trouver

des formules punch!

C'est quasiment gênant.


[MARC-OLIVIER:] C'est vrai

que ça peut être gênant.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah, oui, oui.

Une ligne, un punch.

C'est ma force.


[MARC-OLIVIER:] Génial.

MONSIEUR PRUD'HOMME

J'ai pensé à plein d'affaires.

« Faire un don, c'est champion ».

Hein?


[MARC-OLIVIER:] Hé, c'est bon, ça.

MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui?

Parfait, regarde,

je vais mettre ça sur Twitter.

Dans quelques secondes,

on va avoir plein de réactions.

OK, attends un petit peu...

(MONSIEUR PRUD'HOMME sort son téléphone. Pendant ce temps, chez les Mazari, FATIMA sert le dessert à JENNIFER et SAMI.)


[SAMI:] Un flanc à l'eau de rose?

C'est mon dessert préféré!


[JENNIFER:] Hum! Hum, ça goûte vraiment

les fleurs. C'est bon.


[SAMI:] Hé, c'est moi qui l'ai fait.

(FATIMA rit de bon cœur.)



[JENNIFER:] Quoi? C'est pas vrai?
[SAMI:] Pas de danger.

Je suis nul en desserts.


[FATIMA:] Sami a bien des qualités,

mais pas celle-là.


[JENNIFER:] T'es pas bon

en cuisine?


[SAMI:] En cuisine, je suis pas pire.
[FATIMA:] En pâtisserie, pourri!
[SAMI:] Maman!
[FATIMA:] C'est toi qui le dis, habibi.

Disons qu'il faut un petit peu

de précision, en pâtisserie.

Et toi, avec la précision...


[JENNIFER:] Il paraît que je fais

les meilleurs cupcakes au monde.


[FATIMA:] Ah, alors,

tu devrais enseigner à Sami

parce que lui, les gâteaux...


[SAMI:] Maman, t'es pas obligée.
[JENNIFER:] Je veux savoir!
[FATIMA:] Alors...
[SAMI:] Maman, dis-le pas!
[FATIMA:] Bon, d'accord.
[JENNIFER:] Ah, c'est juste pour rire.
[SAMI:] De moi, oui.
[JENNIFER:] Avec toi.
[SAMI:] Juste une fois,

j'ai fait un gâteau...


[FATIMA:] Un vrai gâteau volcan!
[SAMI:] Maman, franchement!
[FATIMA:] C'est vrai, bolbol.

Une vraie explosion dans le four.

Oui, il avait mis

une tasse de soda à pâte

à la place d'une cuillerée à thé.

Alors, pouf...


[SAMI:] Comme le soda fait

lever la pâte, bien...


[JENNIFER:] Ah, non!
[SAMI:] Bon, j'avoue

que c'était pas fort,

mais ça fait longtemps.


[FATIMA:] Pas si longtemps;

deux mois.


[JENNIFER:] Deux mois?
[SAMI:] Maman! T'es pas obligée...

Bon, tu vois, toutes les mères

sont gênantes.


[JENNIFER:] Y a rien là!

Madame Mazari,

je veux tout savoir.


[SAMI:] Maman, maman.
[FATIMA:] C'est très drôle.
[SAMI:] Non!
[FATIMA:] Alors, oui, c'est...
[SAMI:] Non, maman...
[FATIMA:] Une fois...

(JENNIFER, SAMI et FATIMA rient. De retour à l'école, MARC-OLIVIER est dans le bureau de MONSIEUR PRUD'HOMME.)


[MARC-OLIVIER:] Puis, les commentaires?
[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Ouais.

Euh... mais non, je vais trouver

une formule plus gagnante.

(MARC-OLIVIER sort des guirlandes de lumières d'un sac.)


[MARC-OLIVIER:] Hé, regardez

ce que j'ai trouvé.

Je me suis dit que ça pourrait

rajouter de l'ambiance.


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Ah...

bien oui.

Ça va donner un côté festif

à notre événement.


[MARC-OLIVIER:] Comme on a

un projet de plus...


MONSIEUR PRUD'HOMME

Je le sais! Je le sais

ce qu'on va vendre.


MARC-OLIVIER (déçu)

Ah, oui?

(Chez les Mazari, JENNIFER, SAMI et FATIMA sont toujours à la cuisine.)


[FATIMA:] Une catastrophe,

je te dis!


[SAMI:] Quand j'ai ouvert la porte

du four, je capotais.


[FATIMA:] Ça dégoulinait,

ça débordait de partout.

Un vrai volcan qui explose.

(Le téléphone de SAMI sonne. SAMI a reçu un texto.)


[SAMI:] Trop cool!
[JENNIFER:] Quoi?
[SAMI:] C'est Marc-O. M. Prud'homme

me libère de mes cours.

À la condition que...

je fasse des biscuits?


[JENNIFER:] Des biscuits volcans?
[SAMI:] Le directeur

veut des biscuits?


[JENNIFER:] Bien, pour vendre ce soir,

j'imagine?


[FATIMA:] Alors, vous aurez besoin

de mon livre de recettes...

(Au même moment, au local du journal, MARC-OLIVIER essaie de rejoindre MÉLANIE.)


[MARC-OLIVIER:] Mélanie, réponds.

(C'est le répondeur de MÉLANIE qui répond. MARC-OLIVIER laisse un message.)


[MARC-OLIVIER:] Mélanie, t'es où, là?

Pourquoi tu réponds pas?

J'ai besoin de toi.

Sami puis Jennifer peuvent pas m'aider

parce que monsieur le directeur

a eu la bonne idée de...

(À cet instant, MONSIEUR PRUD'HOMME entre dans le local.)


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Oui!

C'est vrai que j'ai

des bonnes idées.


MARC-OLIVIER (mal-à-l'aise)

Ha, ha. Monsieur Prud'homme...

arrive.

Je te rappelle. Bye.

(MARC-OLIVIER raccroche.)


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Puis?

Besoin d'aide?

(Dans la cuisine des Mazari, FATIMA sort les ingrédients pour les biscuits.)



[SAMI:] Maman, inquiète-toi pas,

tout va bien se passer.

(SAMI essaie de sortir sa mère de la cuisine.)



[FATIMA:] Permets-moi d'en douter,

je veux pas te faire de peine.


[JENNIFER:] Maman,

j'ai mon ange gardien.

(SAMI pointe JENNIFER.)


[FATIMA:] Ah, oui, d'accord.

Alors, tu fais attention, albi.


[SAMI:] Promis.

(FATIMA part.)


[JENNIFER:] Albi?
[SAMI:] Bien oui.

Albi, roh ji, habibi...

Ma mère est la spécialiste

des mots doux.

C'est mon « doudoune » à moi.


[JENNIFER:] Oui, ou « ma belette ».
[SAMI:] Bien quoi?

C'est cute, une belette.

(JENNIFER baisse les yeux, gênée.)


[JENNIFER:] Bien,

merci de m'avoir invitée.

Ça me tentait pas de retourner

à l'école ni être chez moi.


[SAMI:] Je sais.

Bon! Les tôles à biscuits

sont en haut.

(SAMI ouvre une armoire.)


[SAMI:] Non, elles doivent être

dans le sous-sol.

Je vais aller les chercher.

(SAMI fait semblant de descendre un escalier derrière le comptoir. SAMI se relève avec un plat à tajine sur la tête. SAMI étire ses yeux de chaque côté pour les brider.)


[SAMI:] Petite belette veut manger

biscuits à la fleur d'oranger?

(JENNIFER regarde SAMI, attendrie. Pendant ce temps à l'école, MONSIEUR PRUD'HOMME parle avec MARC-OLIVIER.)


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Envoye,

envoye donc, hein.

Puis? Les préparatifs

avancent bien?

Les autres, ils sont où?


[MARC-OLIVIER:] Euh,

Sami puis Jennifer font les biscuits

puis Mélanie est...

Elle est aux toilettes.


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Ah!

Bon, bien, je vais l'attendre.


[MARC-OLIVIER:] Ah, OK.
[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Bien oui!

Je te dis que j'ai fait

toute une séance

de remue-méninges, moi, là,

puis je voulais tester

mes slogans auprès de votre équipe.

Je sais pas lequel choisir,

par exemple.


[MARC-OLIVIER:] Ah, ça,

c'est bon signe.


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Ah,

je te dis, ça va fesser,

mon homme.


[MARC-OLIVIER:] Voulez-vous

que je réunisse l'équipe

puis qu'on aille vous voir

à votre bureau?


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Non,

c'est pas nécessaire;

on répétera pour les autres.


[MARC-OLIVIER:] OK.

MONSIEUR PRUD'HOMME

Écoute bien ça, mon homme.

Bon. « À Victoire-Desmarais,

on aide pour vrai. »

Hein?


[MARC-OLIVIER:] Hé, c'est...

Ouf! C'est...


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Oui?

C'est pas mon meilleur.

J'en ai d'autres.

« Le coeur sur la main,

on donne pour demain. »


[MARC-OLIVIER:] Wow!

(MÉLANIE entre dans le local avec des sacs de magasinage.)


MÉLANIE (étonnée)

Papa!
[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Euh...

excuse-moi, à ma connaissance,

il n'y a pas encore

de centre commercial

dans les toilettes de l'école.


[MÉLANIE:] Hein? Ah, ça!

Non, non...

C'est parce que...

on avait besoin de...

de nappes en papier pour les tables.


[MARC-OLIVIER:]Voyons, Mélanie.

On en avait déjà!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Mélanie, ouvre ton sac.

(MONSIEUR PRUD'HOMME sort une robe du sac de MÉLANIE.)


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Hum!

À ma connaissance,

les tables de la salle des pas perdus

portent pas encore de robes, hum?


[MÉLANIE:] OK, OK, j'avoue, là!

Je suis allée magasiner

sur l'heure du midi

puis j'ai traîné

un petit peu trop longtemps.

Je suis désolée.



MONSIEUR PRUD'HOMME

OK, tout le monde en classe.


[MARC-OLIVIER:] Non, s'il vous plaît!

Mélanie, je t'avais dit...


[MÉLANIE:] C'est pas de la faute

de Marc-O.

Il doit pas être pénalisé.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Bon, comme le sort

des familles démunies

me tient à cœur...

(MONSIEUR PRUD'HOMME pointe MARC-OLIVIER)


MONSIEUR PRUD'HOMME

… on va en reparler plus tard.


MONSIEUR PRUD'HOMME

(s'adressant à MÉLANIE)

Toi, je veux te voir dans mon bureau.

On va jaser.

(MÉLANIE et MONSIEUR PRUD'HOMME sortent du local. Pendant ce temps chez les Mazari, SAMI tend la cuillère à mélanger à JENNIFER.)



[SAMI:] Tiens.
[JENNIFER:] Euh... bien, c'est pas cuit.
[SAMI:] Goûte! Nous autres,

on se bat pour la cuillère.

(JENNIFER goûte le mélange à biscuits.)


[JENNIFER:] Hum!

T'es sûr qu'il faut

les faire cuire?


[SAMI:] Pas pire, hein! C'est la

recette secrète de ma mère.


[JENNIFER:] Chanceux! Ta mère fait

tellement de la bonne bouffe.

Elle est super cool,

ta mère.


[SAMI:] La tienne aussi.
[JENNIFER:] Oui, mais elle est

un peu spéciale.


[SAMI:] La mienne aussi.
[JENNIFER:] Pas tant que ça.
[SAMI:] Mets-en!

Elle est tellement mère poule, là!

Depuis que j'ai un cell,

elle m'appelle 15 fois par jour.


[JENNIFER:] Pour vrai?
[SAMI:] Pas 15, mais mettons 5.

Toi, au moins,

elle te laisse tranquille.


[JENNIFER:] Ouais, sauf pour m'apporter

mon lunch devant tout le monde.


[SAMI:] Te rappelles-tu la fois

où ma mère avait stationné

son auto à la place des autobus?


[JENNIFER:] Ah, my God, oui.
[SAMI:] Penses-tu

que je me serais pas fait adopter,

cette fois-là?


[JENNIFER:] Ouais.

(Pendant que SAMI met les biscuits sur la plaque, JENNIFER regarde son téléphone.)



[SAMI:] Ah, non, le four,

on l'a pas ouvert.

(JENNIFER semble subitement horrifiée. Sur le mur Facebook de JENNIFER, MÉLANIE a écrit un message. Le message dit  : « Je t'aime ma doudoune ».)


[SAMI:] Qu'est-ce qu'il y a?
[JENNIFER:] 53 commentaires?!

(JENNIFER donne son téléphone à SAMI pour qu'il lise le message de MÉLANIE.)


[JENNIFER:] J'aimerais ça que Facebook

soit bloqué sur le Wi-Fi de l'école.


[SAMI:] OK, ferme ça.

(JENNIFER fait mine de partir.)


[SAMI:] Qu'est-ce que tu fais?
[JENNIFER:] J'ai des petites choses

à dire à ma mère.

(SAMI retient JENNIFER.)



[SAMI:] Jen...

c'est les élèves qui sont poches.

(SAMI appelle sa mère qui est dans une autre pièce de la maison.)


[SAMI:] Maman!

Faut que je passe à l'école!


FATIMA (hors champ)

Ah, oui?
[JENNIFER:] Qu'est-ce que tu vas faire?
[SAMI:] T'es fâchée? Moi aussi.

Mets les biscuits au four,

je m'en occupe.

(SAMI quitte la maison. FATIMA entre dans la cuisine.)



[FATIMA:] Il est parti? Déjà?

Il est allé ou?


[JENNIFER:] Aucune idée.

(FATIMA prend le téléphone et compose un numéro.)



[JENNIFER:] Vous... appelez Sami?
[FATIMA:] Je veux savoir

ce qui se passe.


[SAMI:] Ça serait mieux

de pas le déranger.


[FATIMA:] Comment, le déranger?

Ça fait juste six fois,

aujourd'hui, que je l'appelle.


[FATIMA:] [prononçant quelques mots

en arabe avant de poursuivre

en français] Tu as laissé

ton amie toute seule!

(De retour à l'école, MARC-OLIVIER prépare la levée de fonds à la cafétéria. SAMI entre.)


[SAMI:] Marc-O, es-tu allé

sur Facebook?


[MARC-OLIVIER:] Non, pourquoi?
[SAMI:] Tout le monde parle

de la mère à Jen.


[MARC-OLIVIER:] Pour vrai?

Ils ont pas de vie.


[SAMI:] 53 commentaires.

Il faut faire quelque chose!


[MARC-OLIVIER:] Je veux bien,

mais il faut finir les préparatifs.

Ça commence à presser.


[SAMI:] Ça tombe bien; j'ai

un plan et un slogan.


[MARC-OLIVIER:] Le slogan,

c'est M. le directeur qui s'en charge.


[SAMI:] Comment ça?

MARC-OLIVIER

Son « humble contribution ».



[SAMI:] On va trouver un moyen

de faire accepter

mon slogan au directeur.


[MARC-OLIVIER:] Pourquoi?
[SAMI:] Pour Jen!

Ça a pas de bon sens

qu'on rie d'elle comme ça.


[MARC-OLIVIER:] C'est quoi le rapport

avec ton plan?


[SAMI:] Tu vas voir,

tu vas aimer ça.

C'est une autre activité

de financement.


[MARC-OLIVIER:] Ah, génial!
[SAMI:] Il va falloir que tu m'aides.
[MARC-OLIVIER:] Qu'est-ce qu'il faut

que je fasse?

(Dans le bureau de MONSIEUR PRUD'HOMME, MARC-OLIVIER remet une feuille à MONSIEUR PRUD'HOMME.)


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Ah.

Hé, quel beau slogan, hein!

Rassembleur, familial, punché.

Ma fille...

elle a le sens de la formule,

c'est clair.


[MARC-OLIVIER:] Elle a de qui retenir,

hein.


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Oui!

Cueillette de dons, vente de biscuits,

vente de macarons...

Je te dis que le journal local

va être impressionné

par la débrouillardise

des élèves à Victoire-Desmarais.


[MARC-OLIVIER:] Surtout

si on ajoute

une autre activité de financement.

Un jeu facile à organiser,

mais qui pourrait rapporter gros.


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Un jeu...
[MARC-OLIVIER:] Une autre super idée

de Mélanie.


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Pour vrai?
[MARC-OLIVIER:] Oui.

MONSIEUR PRUD'HOMME

J'ai peut-être été trop sévère avec elle

en l'envoyant en réflexion.

Non, mais t'as raison!

Hé, vous êtes en feu!

Ma fille est en feu!

(MARC-OLIVIER et MONSIEUR PRUD'HOMME découpent des slogans pour faire des macarons. Plus tard ce jour-là, la cafétéria est prête pour la levée de fonds. MONSIEUR PRUD'HOMME et MÉLANIE entrent.)


MONSIEUR PRUD'HOMME

Je suis tellement content

de ta participation au projet.

Tu m'as beaucoup impressionné.

Puis ton slogan,

quelle belle idée, ça!

Ah, vraiment, tu m'as...

Bref, j'ai décidé de réviser

ta conséquence

pour le magasinage.

Ah, oui, je vais t'arranger ça

à la mode, comme on dit.


[MÉLANIE:] Ah, cool!

MONSIEUR PRUD'HOMME

Ça fait plaisir.

De toute façon,

c'est la moindre des choses.

T'as continué à travailler

sur l'événement

même si je t'avais envoyée

en réflexion.

(MÉLANIE est perplexe. MONSIEUR PRUD'HOMME va voir MARC-OLIVIER qui vend les macarons.)


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Ah!

Hé! Je vais t'en acheter un

tout de suite

avant qu'il n'en reste plus.


[MARC-OLIVIER:] Bonne idée,

monsieur Prud'homme.

(MARC-OLIVIER montre son macaron à MONSIEUR PRUD'HOMME.)


[MARC-OLIVIER:]Regardez, j'ai déjà

le mien.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah! Du génie!

(MARC-OLIVIER pointe MÉLANIE.)


[MARC-OLIVIER:] Elle nous a envoyé

son idée par Facebook.

Un super bon coup, man.

(MONSIEUR PRUD'HOMME montre les macarons à MÉLANIE.)


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Regarde ça.

« J'aime mon frère »,

« J'aime ma soeur »,

« J'aime... »

Ah! « J'aime mon père »!

Hé!

Lequel je vais prendre,

tu penses?

(MÉLANIE ne dit rien, mal-à-l'aise.)



MONSIEUR PRUD'HOMME

Puis tu vas voir, après le souper,

tout ça va se vendre

comme des petits ponchos.

Oh!


[MARC-OLIVIER:] À condition

que la vendeuse donne l'exemple.

(MARC-OLIVIER fouille pour trouver un macaron pour MÉLANIE.)


[MÉLANIE:] Hein?

Non, non, mais tu sais,

comme j'ai trouvé le slogan,

je suis pas obligée

de les vendre aussi, là!

(Un groupe de jeunes entrent dans la cafétéria.)


[MARC-OLIVIER:] Oh! Si tu réussis

à vendre un macaron à Émile

puis la gang de théâtre,

tout le monde va en acheter!


MONSIEUR PRUD'HOMME

Il est trop tard pour changer d'idée.

Les premiers donateurs arrivent.


MÉLANIE (chuchotant)

Si ils trouvent l'idée poche,

moi, j'ai l'air de quoi?


MARC-OLIVIER (à la ronde)

Macarons à vendre!

Donnez pour ceux qui en ont besoin,

s'il-vous-plaît.


MONSIEUR PRUD'HOMME

Mélanie, un peu de dynamisme,

d'enthousiasme.

Je vais vous montrer comment faire.

(MONSIEUR PRUD'HOMME se met à chanter.)


MONSIEUR PRUD'HOMME

Macarons-rons-rons,

deux dollars, c'est bon

Allez-y,

allez-y.


MÉLANIE (s'adressant à MARC-OLIVIER)

Tu vas me le payer.


[MARC-OLIVIER:] Tu comprends pas;

c'est toi qui es en train de payer.


MONSIEUR PRUD'HOMME

... deux dollars, c'est bon!


MÉLANIE

(s'adressant aux élèves qui s'arrêtent)

On a choisi ces slogans-là

parce qu'on aide des familles

en difficulté.

C'est... concept!

Ha, ha, ha.


[MARC-OLIVIER:] Merci beaucoup.

(MÉLANIE regarde son macaron « J'aime mon père » d'un air dégoûté. Au même moment, chez les Mazari, FATIMA enlève les biscuits de la plaque avec JENNIFER.)


[FATIMA:] Ils sont encore

un peu chauds.

Tu vas voir,

ils vont être délicieux.

Bravo, c'est réussi!


[JENNIFER:] Vous aviez raison;

ça m'a vraiment détendue, cuisiner.


[FATIMA:] Ah, tu vois.

Et c'était mieux que de te chicaner

avec ta maman, non?

(SAMI arrive à la maison et entre dans la cuisine.)


[SAMI:] Jennifer, t'es prête?
[JENNIFER:] Euh... je pense que j'irai pas,

finalement.

Je file pas pour ça.


[SAMI:] Non, viens!

Tu seras pas seule;

on va entrer ensemble à l'école.


[JENNIFER:] Merci, mais ça me tente pas.
[SAMI:] Jennifer, je te jure:

personne va se moquer de toi.


[JENNIFER:] Comment tu sais ça?
[SAMI:] Ah! Ça, c'est un secret.

[FATIMA:] Quand Sami est sûr de lui

comme ça,

on peut lui faire confiance.


[SAMI:] Tu peux me faire confiance.
[JENNIFER:] Bon, OK.
[SAMI:] Maman, peux-tu nous conduire?
[FATIMA:] Ah, non, habibi, vous pouvez

pas vous organiser?

J'ai encore beaucoup de travail

et j'ai perdu beaucoup de temps.


[SAMI:] T'avais pas un sac de linge

et de jouets?


[FATIMA:] Ah, oui, c'est vrai,

il est là.

(FATIMA va chercher un sac posé par terre dans la cuisine.)



[SAMI:] Tu vas même pouvoir

stationner ton auto

dans la zone des autobus;

ils sont tous partis, à cette heure-ci.


[FATIMA:] On n'a encore pas fini

d'en entendre parler, de celle-là!

Allez, venez, on va faire vite.


[SAMI:] Bon, tu viens?
[JENNIFER:] Oui.

(Pendant ce temps à l'école, les membres de la troupe de théâtre épinglent des macarons sur leurs vêtements. MARC-OLIVIER, MÉLANIE et MONSIEUR PRUD'HOMME sont toujours au kiosque de vente de macarons.)


MONSIEUR PRUD'HOMME

Hein? Je te dis

que t'as patiné fort,

mais t'as fini par les convaincre.


[MARC-OLIVIER:] Si les cools de l'école

décident que c'est drôle,

tout le monde va embarquer.

On va manquer de macarons.


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Oui,

puis la foule du Stade olympique

est pas encore arrivée, mais...


MARC-OLIVIER (s'adressant à MÉLANIE)

Hé! Mais toi, t'as

bien des amis Facebook.

Pourquoi tu nous ferais pas de la pub?

(Le sourire de MÉLANIE s'évanouit.)


MONSIEUR PRUD'HOMME

Très bonne idée, ça! OK, go!

Je m'occupe de Twitter.

(MÉLANIE prend son téléphone. MARC-OLIVIER dirige les gens dans la cafétéria.)


[MARC-OLIVIER:] Les jouets

et vêtements ici.

Là, c'est la nourriture

et les macarons sont ici.

(SAMI, JENNIFER et FATIMA entrent dans la cafétéria, chargés de boîtes.)



[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Ah! Bon.

Hé, madame Mazari!

Merci beaucoup, hein.


[FATIMA:] Ah, c'est pas grand-chose, hein.
[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Quand même,

c'est déjà beaucoup.


[FATIMA:] Alors, je dois vous quitter.

Désolée, je dois y aller.


[SAMI:] Maman, attends.

(SAMI donne un bec sur la joue à sa mère sous le regard éberlué de MÉLANIE.)


[SAMI:] Quoi? Qu'est-ce

qu'il y a?

(SAMI donne un bec sur l'autre joue de FATIMA.)


[SAMI:] J'aime ma mère!

(Tout le monde rit.)



MONSIEUR PRUD'HOMME (s'exclamant)

J'aime ma pouliche!

(MONSIEUR PRUD'HOMME donne un bec sur la joue de MÉLANIE qui est horrifiée.)


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Hein?

Le bec-o-thon,

c'est une autre bonne idée de ma fille, ça.


[MARC-OLIVIER:] « Ma pouliche », hein.

Wow! Bon.

(MÉLANIE lance un regard assassin à MARC-OLIVIER.)


MARC-OLIVIER (à la ronde)

Biscuits à vendre :

deux dollars!

Des biscuits?

Seulement deux dollars.

(JENNIFER prend un biscuit et le donne à SAMI.)


[JENNIFER:] Tiens. Pour toi, c'est gratuit.

[SAMI:] Ah, bien... merci.

(Le lendemain à l'école, MÉLANIE compte de l'argent alors que MONSIEUR PRUD'HOMME est au téléphone.)



MONSIEUR PRUD'HOMME

Ah, le slogan et le bec-o-thon,

tout ça, c'est des idées de ma fille.

Bien oui.

Non, je sais.

Ha, ha, oui.

Ah, une photo?

Bien oui, quand?

C'est parfait, ça.

OK, on va vous attendre.

Merci, au revoir.

(MONSIEUR PRUD'HOMME raccroche le téléphone.)



[MÉLANIE:] Une photo?

MONSIEUR PRUD'HOMME

Oui, ma fille!

Pour le journal local.

L'équipe de rédaction veut te nommer

Personnalité de la semaine.


MÉLANIE (enchantée)

Quoi?

MONSIEUR PRUD'HOMME

Ils viennent ici, ce midi,

nous prendre en photo,

avec nos macarons!

(MÉLANIE est soudainement moins heureuse.)


[MÉLANIE:] Pardon?

MONSIEUR PRUD'HOMME

Tu vas être la vedette du journal!

Et puis moi, je vais être le père

de la vedette du journal.


[MÉLANIE:] Je sais pas

si ça va être possible...

Je ne me sens pas très bien.



[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Voyons,

ma pouliche, ça va bien aller.


MÉLANIE (exagérant)

Ah, je ne me sens pas du tout,

du tout bien.


[MONSIEUR PRUD'HOMME:] Non, Mélanie...

arrête, je te crois pas, OK?

Sois fière.

(MÉLANIE fait un sourire forcé. Pendant ce temps, SAMI rencontre MARC-OLIVIER dans le couloir. MARC-OLIVIER parle à MONSIEUR PRUD'HOMME, debout dans l'embrasure de la porte du bureau de MONSIEUR PRUD'HOMME.)


​[MARC-OLIVIER:] Wow, génial!

Merci!

(SAMI arrive à la hauteur de MARC-OLIVIER.)



[SAMI:] Puis?
[MARC-OLIVIER:] Devine.
[SAMI:] Euh... 150.
[MARC-OLIVIER:] Non.
[SAMI:] 175.
[MARC-OLIVIER:] Non.
[SAMI:] 200?
[MARC-OLIVIER:] Non plus!
[SAMI:] Bien, 205,13$
[MARC-OLIVIER:] Non plus.

(Exaspérée, MÉLANIE se lève et va donner la réponse à SAMI avant de claquer la porte du bureau de son père.)


[MÉLANIE:] 312 piastres!
[SAMI:] Hé, c'est malade!
[MARC-OLIVIER:] Oui, hein.
[SAMI:] 312 piastres!

(Plus loin, JENNIFER marche dans le couloir avec BRIGITTE.)


[BRIGITTE:] Pas de gaffe,

aujourd'hui, promis.

(JENNIFER et BRIGITTE rencontrent SAMI et MARC-OLIVIER.)



[JENNIFER:] Ah, salut, les gars.
[BRIGITTE:] Bien là... j'y vais.

Je vais vous laisser

entre vous autres.


[JENNIFER:] Ah, merci, maman,

t'es super.

(JENNIFER donne un bec sur la joue de BRIGITTE.)


BRIGITTE (surprise)

Ah!

Mon Dieu, qu'est-ce que

j'ai pas compris?


[MARC-OLIVIER:] Il fallait être là

hier soir.


[BRIGITTE:] Bien, j'y vais avant

de faire une autre gaffe.

(BRIGITTE part.)



[JENNIFER:] Merci, les gars,

pour hier.


[MARC-OLIVIER:] C'était drôle.

En tout cas, moi,

j'aurais jamais eu ton guts.


JENNIFER (s'adressant à SAMI)

T'es génial.

(SAMI et JENNIFER se sourient.)

(Générique de fermeture)

(Fin émission)

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