Universe image Subito Texto Universe image Subito Texto

Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent and Sami are starting high school. Together, they try to ease into a foreign world, full of promise but also fraught with worries!

Official sitefor Subito Texto
Share

A plugin is needed to display this content

https://get.adobe.com/flashplayer/

Dropout

Brandon-Lee is bragging about being able to get a guitar if he gets an 85% grade and wants to prove it to Sami. Félicie suspects that Mélanie wants to drop out.



Réalisateur: Christian Laurence
Acteurs: Romane Denis, Louka Grenon, Julie Djiézion, Charles-Émile Lafleur, Myriam Leblanc, David Poirier, Annik Alder
Production year: 2014

Accessibility
Change the behavior of the player

VIDEO TRANSCRIPT

Subito Texto suit le parcours de : Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent et Sami, qui vivent leurs premiers moments au secondaire. Ensemble, ils tentent d'apprivoiser cet univers inconnu, mais débordant de promesses... et d'inquiétudes!

[Début information à l'écran]

Décroche

[Fin information à l'écran]

Début générique d'ouverture

Présentation des différents personnages de l'émission avec des photos de famille. Vue de l'école où se déroule l'action avec des textos échangés entre les personnages.

Fin du générique d'ouverture

À la cafétéria, SAMI chante en s'accompagnant à la guitare. MÉLANIE est assise à côté de SAMI et texte sur son téléphone.


SAMI (chantant)

On est comme

les doigts de la main

Une super belle gang

de copains.

Oh, oh, yeah.

(SAMI termine sa chanson. BRANDON-LEE arrive.)


[BRANDON-LEE:] Il était temps

que ça finisse!

La pollution auditive devrait

être interdite à l'école.


[SAMI:] Si ça l'était,

tu pourrais jamais parler.

(Toutes les filles qui écoutaient SAMI chanter rient. SAMI et les filles quittent la cafétéria. MÉLANIE et BRANDON-LEE restent à la cafétéria.)


[MÉLANIE:] Heureusement que

t'es pas en fait en vitre

parce que Sami vient

de te casser solide.


BRANDON-LEE

Avec sa petite joke poche?

Pantoute.


[MÉLANIE:] Les filles avaient l'air

de trouver sa petite joke poche

plus drôle que la tienne,

puis moi aussi.


[BRANDON-LEE:] Ah oui?

Puis ça,

trouves-tu ça drôle?

(BRANDON-LEE prend le téléphone de MÉLANIE.)


[MÉLANIE:] Ah!

(MÉLANIE se lève rapidement et se jette sur BRANDON-LEE.)


[MÉLANIE:] Donne-moi ça

tout de suite.

Donne-moi ça.

Donne! Donne!

(Pendant ce temps, FÉLICIE entre dans une classe avec FRANK.)


[FÉLICIE:] On va être mieux pour faire

l'entrevue ici.

(MARC-OLIVIER est assis à un pupitre dans la classe.)


[FÉLICIE:] Marc-O?

Qu'est-ce que tu fais là?


[MARC-OLIVIER:] Je lis un article

sur les applications de cellulaire.

C'est plus tranquille ici.


[FÉLICIE:] OK, mais je dois faire

une entrevue avec Frank

pour le journal.


[MARC-OLIVIER:] Pas de problème,

vas-y.

Vous me dérangez pas..

(FÉLICIE regarde FRANK, incertaine. FRANK hausse les épaules.)


[FÉLICIE:] OK.

(FÉLICIE et FRANK s'assoient à l'arrière de la classe.)


[FÉLICIE:] Bon. Frank!
[FRANK:] Oui!
[FÉLICIE:] Première question.

C'est quoi,

un bon coach?

(FÉLICIE prend des notes.)


[FRANK:] C'est dur à dire;

chaque coach a ses propres techniques.

Moi, j'aime ça être proche

des joueurs, les écouter.

Je pense qu'un bon coach

est capable de cibler

quel joueur fonctionne mieux

sous pression...


[FÉLICIE:] Pas trop vite!

J'ai pas des piles AA

dans les doigts.


[MARC-OLIVIER:] Tu devrais te servir

de l'application magnétophone.

Ça irait bien plus vite.


FÉLICIE (impatiente)

Je retiens mieux l'info.

Puis c'est plus facile

pour l'article après.

Continue, Frank.


[FRANK:] Bien, l'idée, là, c'est

de s'améliorer en s'amusant.


[MARC-OLIVIER:] Sais-tu

qu'il existe une application

pour faire la courbe de

progression de tes joueurs?


[FRANK:] Oui, mais c'est le genre

de truc

qui augmente trop

la compétition.

J'aime mieux miser

sur l'esprit d'équipe.


[MARC-OLIVIER:] Comme tu veux!

Je voulais juste

vous simplifier la vie.

(MARC-OLIVIER quitte la classe.)


[FÉLICIE:] Est-ce que t'as toujours

aimé le sport?


[FRANK:] Non, pas du tout.

Mais le sport m'a sauvé,

par exemple.


FÉLICIE (intriguée)

Comment ça?

(Pendant ce temps, à la cafétéria, MÉLANIE essaie toujours d'attraper BRANDON-LEE.)


[MÉLANIE:] Donne-moi ça,

c'est une urgence!

Il faut que je texte ma mère

en train de magasiner pour moi.


BRANDON-LEE (sarcastique)

Oh, wow,

grosse urgence!


[MÉLANIE:] Donne, donne!

(MONA arrive en donnant un coup de sifflet.)


[MONA:] Qu'est-ce qui

se passe ici?


[MÉLANIE:] Brandon-Lee

m'a piqué mon cell.


[BRANDON-LEE:] C'est elle

qui a commencé

à m'intimider

en m'écoeurant.


[MÉLANIE:] N'importe quoi!

(MONA donne un autre coup de sifflet.)


[MONA:] OK, ça suffit!

Brandon-Lee, redonne-lui

son cellulaire.

Immédiatement!


[BRANDON-LEE:] C'est beau,

je lui redonne.

Tiens.

(BRANDON-LEE tend le téléphone à MÉLANIE. Lorsque MÉLANIE veut le prendre, BRANDON-LEE cache le téléphone dans son dos.)


[MONA:] OK, Brandon-Lee!

Retenue, ce midi.

(MONA prend le téléphone à BRANDON-LEE et le donne à MÉLANIE.)


[MÉLANIE:] Merci. Ça t'apprendra

à être épais.

(MONA, qui s'en allait, se retourne.)


[MONA:] Pardon?
[BRANDON-LEE:] Elle m'intimide!
[MONA:] Retenue pour toi

aussi, Mélanie.


[MÉLANIE:] Quoi? Comment ça?
[MONA:] Tu penses que j'ai pas vu

ton petit jeu?

Vous êtes convoqués à 11 h 50,

au local de récupération

pour chamaillage excessif

et intimidation.

(MONA s'en va. Dans la classe plus loin, FÉLICIE continue son entrevue avec FRANK.)


[FÉLICIE:] Ça se peut pas.
[FRANK:] Je te le jure

que c'est vrai, Félicie.


[FÉLICIE:] Je t'imagine pas

en décrocheur.


[FRANK:] Oui, mais ça a pas duré

longtemps.

J'ai eu un prof d'éduc

vraiment cool

qui a cru en moi puis qui

m'a permis de m'en sortir.


[FÉLICIE:] Je peux l'écrire

dans l'article?


[FRANK:] Bien oui! J'ai même apporté

quelque chose pour toi.

(FRANK sort un cartable très épais et rempli de feuilles de son sac à dos.)


[FRANK:] Ça, c'est toutes les copies

que j'ai faites dans le temps.

Ça pourrait être drôle d'en

publier une avec l'article.


[FÉLICIE:] Euh... t'es sûr que

tu veux que je publie ça?


[FRANK:] Oui, oui, j'ai pas honte;

ça fait partie de mon parcours.

(Le téléphone de FRANK sonne.)


[FRANK:] Il faut que je le prenne.

Ça te dérange-tu si on continue

l'entrevue un peu plus tard?

(FÉLICIE est absorbée par la lecture du cartable de FRANK.)


[FÉLICIE:] Euh, oui, oui.
[FRANK:] À tantôt.

FRANK (répondant au téléphone)

Oui, allô!

(FÉLICIE lit les copies de FRANK.)


[FÉLICIE:] « Je ne me battrai pas avec

mes camarades de classe ».

« Je ne mettrai plus de peinture

dans le distributeur à savon

des toilettes ».

(Un peu plus tard, MÉLANIE est assise à la cafétéria. FÉLICIE va s'asseoir avec elle. MÉLANIE ne la regarde même pas, trop occupée à texter.)


[FÉLICIE:] Mélanie,

j'ai un gros scoop.


[MÉLANIE:] Quoi?
[FÉLICIE:] Frank a déjà été décrocheur.

MÉLANIE (regardant son téléphone)

Tu-me-niaises!


[FÉLICIE:] Non, je le sais,

c'est incroyable!

Puis il s'en cache pas.

J'ai vu ses copies de retenue;

il se battait tout le temps.

(MÉLANIE regarde FÉLICIE pour la première fois.)


[MÉLANIE:] De quoi tu parles?
[FÉLICIE:] Du décrochage de Frank.
[MÉLANIE:] Il y a des choses plus

importantes

que le décrochage,

dans la vie.

Je viens de perdre

ma connexion Internet!


[FÉLICIE:] Tu peux vivre

deux minutes sans Internet.


[MÉLANIE:] Non. Ma mère est à Toronto

et magasine pour moi.

Elle m'envoie des photos,

et je choisis.

J'hésite entre une super belle robe

puis des beaux souliers.


FÉLICIE (sarcastique)

Wow, gros dilemme!


[MÉLANIE:] Mets-en!

Il faut que je me décide

avant que les magasins ferment.

Maudit réseau...


[FÉLICIE:] T'auras le temps, ce midi.
[MÉLANIE:] Non, ce midi,

j'aurai pas le temps,

je suis en retenue.


[FÉLICIE:] Comment ça?
[MÉLANIE:] Une niaiserie...

« Chamaillage excessif et

intimidation! »

N'importe quoi.


[FÉLICIE:] Attends, tu t'es battue?

Avec qui?

(Au même moment, BRANDON-LEE va voir SAMI qui fouille dans son casier. BRANDON-LEE prend une photo collée dans la porte du casier de SAMI.)


[BRANDON-LEE:] Ouais... belle guitare!
[SAMI:] Brandon-Lee,

donne-moi ça.


[BRANDON-LEE:] Elle ressemble

à la mienne.


[SAMI:] T'en as même pas!
[BRANDON-LEE:] Non, mais je vais

en avoir une bientôt.

Mes parents m'ont dit qu'ils

m'achèteraient n'importe quoi

si j'avais 85 %

dans un travail.


[SAMI:] Ils auraient pu te demander

de gravir l'Everest tant qu'à ça.


[BRANDON-LEE:] Je peux avoir

des bonnes notes

dans n'importe quelle matière.

C'est juste que je me force pas.


[SAMI:] OK, dans le fond,

t'es pas nul,

t'es juste paresseux.


[BRANDON-LEE:] Exactement.

Niaise-moi tant que

tu veux, mais tu vas voir;

toutes les filles

vont être après moi

pour que je leur fasse

mes compositions.

(SAMI rit.)


[BRANDON-LEE:] Ça te fait rien?
[SAMI:] Pas du tout.

C'est juste que...

apprendre la guitare,

c'est pas facile.


[BRANDON-LEE:] J'apprends vite.
[SAMI:] On n'a pas la même définition

du mot « vite ».


[BRANDON-LEE:] Tu vas voir.

On a un devoir de math

à remettre aujourd'hui.

Bien, je vais l'avoir,

mon 85 %.

Même que..

je vais avoir 100 %.


[SAMI:] Si tu réussis

à avoir 100 % là-dedans,

je deviens ton prof

de guitare pour l'année.


[BRANDON-LEE:] Deal?
[SAMI:] Deal.

(SAMI et BRANDON-LEE se serrent la main. Plus tard, BRANDON-LEE va voir MARC-OLIVIER qui lit à la cafétéria.)


[BRANDON-LEE:] Hé!

Marc-Olivier!

Ça va?


MARC-OLIVIER

Qu'est-ce que tu veux?


[BRANDON-LEE:] Rien.

Je voulais juste

prendre de tes nouvelles.

Qu'est-ce que

tu fais de bon?


[MARC-OLIVIER:] Je lis

un article techno

sur les nouvelles applications

de cellulaire.

Il y en a que tu peux juste

enlever puis...


[BRANDON-LEE:] Cool! Hé!

J'aurais besoin de ton aide.


[MARC-OLIVIER:] Il me semblait aussi.
[BRANDON-LEE:] Ça va

te prendre deux minutes.

Il faut que j'aie 100 %

dans le devoir de math.

Peux-tu m'aider?


[MARC-OLIVIER:] Pas le temps.

Puis pourquoi tu veux

avoir 100 %?

Tu dis que c'est nul

d'être bolé.


[BRANDON-LEE:] Un gars

peut changer d'idée.

Puis peut-être que ça,

ça peut TE faire changer d'idée.

(BRANDON-LEE tend un dix dollars à MARC-OLIVIER. MONA arrive à cet instant et donne un coup de sifflet. BRANDON-LEE cache son dix dollars.)


[BRANDON-LEE:] On échangeait

des notes.


[MONA:] Hum, contente de l'apprendre.

Mais ton soulier détaché...

représente un risque potentiel

d'accident grave.

(MONA s'assoit à côté de MARC-OLIVIER et BRANDON-LEE, découragée.)


[MONA:] Ah!

Les jeunes sont tellement

indisciplinés, aujourd'hui!

Je vais hyperventiler

à force de siffler.


[BRANDON-LEE:] Donc votre sifflet

aussi représente

un risque potentiel

d'accident grave.


[MONA:] Toi, là, fais un double noeud

dans tes lacets.

Tout ce qui mérite d'être fait

mérite d'être bien fait.


[MARC-OLIVIER:] Mais pourquoi

vous utilisez votre sifflet,

au juste?


[MONA:] Il y a un gros tournoi

de ping-pong, ce soir.

Il faut que je protège ma voix

pour encourager mes jeunes!


[MARC-OLIVIER:] Utilisez

l'application sifflet

sur votre téléphone.

C'est pas mal moins essoufflant.


[MONA:] La technologie,

c'est tellement dur à suivre

que c'en est essoufflant!


[MARC-OLIVIER:] Je peux

vous l'installer.

Puis je connais

une application

mieux que celle du sifflet.


[MONA:] Si tu me l'installes

en plus,

je vais aller chercher

mon téléphone.

(MONA se lève. Juste avant de partir, MONA pointe BRANDON-LEE.)


[MONA:] Brandon-Lee, oublie pas

ta retenue, ce midi.


MONA part. BRANDON-LEE sort son argent à nouveau.


[BRANDON-LEE:] Puis?

Qu'est-ce que t'en dis?


[MARC-OLIVIER:] Il faut

que tu me payes le double

si tu veux mon aide.


[BRANDON-LEE:] Es-tu malade?
[MARC-OLIVIER:] Tu me demandes

d'être ton complice de tricherie!


[BRANDON-LEE:] Tu vois pas ça

de la bonne façon.

Si je te paye,

c'est que je t'engage.

C'est plus comme un travail

que de la triche.


[MARC-OLIVIER:] C'est pas

une bonne idée.

Puis tu devrais partir

avant que Mona revienne

puis qu'elle t'entende parler

de ton offre d'emploi.

(BRANDON-LEE part. BRANDON-LEE rencontre SAMI en sortant de la cafétéria.)


BRANDON-LEE (s'adressant à SAMI)

Qu'est-ce que tu veux?


SAMI (s'adressant à MARC-OLIVIER)

C'est quoi son problème, lui?


[MARC-OLIVIER:] J'ai pas voulu

faire son devoir de math.


[SAMI:] S'il triche, c'est sûr

qu'il va l'avoir, son 100 %!

(Ailleurs dans l'école, BRANDON-LEE aperçoit FÉLICIE à son casier. Il s'approche d'elle en faisant semblant de regarder ses notes.)


FÉLICIE (agacée)

Je peux t'aider?
[BRANDON-LEE:] Ah, si tu l'offres,

je dis pas non.

J'ai de la misère

avec mon devoir de math

puis je veux pas pocher.


[FÉLICIE:] D'habitude,

ça te dérange pas.


[BRANDON-LEE:] Je suis tanné de passer

pour une cruche.

Je veux augmenter mes notes,

mais j'ai pris du retard.


[FÉLICIE:] Tu veux vraiment

t'améliorer?


[BRANDON-LEE:] Mets-en!

Je veux avoir 100 %.


[FÉLICIE:] Je veux bien t'aider,

mais 100 %, c'est beaucoup.

J'ai jamais ça.

Commence par viser

la note de passage.


[BRANDON-LEE:] Non, non, non!

Tu connais le dicton:

« Tout ce qui mérite d'être fait

mérite d'être bien fait »!


[FÉLICIE:] Fais-tu de la fièvre?
[BRANDON-LEE:] C'est ça,

niaise-moi donc.


[FÉLICIE:] Bien non,

je trouve ça cool

que tu sois motivé.

Connais-tu le pourcentage

de gars qui décrochent?


[BRANDON-LEE:] Non.
[FÉLICIE:] 20 %.
[BRANDON-LEE:] C'est tu

dans le devoir de math?


[FÉLICIE:] Non, non.

C'est juste que, tantôt,

j'ai appris que Frank

a déjà décroché,...

alors, je suis allée lire

là-dessus.


[BRANDON-LEE:] Frank?

Un décrocheur?


[FÉLICIE:] Oui!

Regarde son cartable

de retenue.

(FÉLICIE tend le cartable de retenue de FRANK à BRANDON-LEE.)


[FÉLICIE:] Il me l'a passé

pour un article

dans le journal.


[BRANDON-LEE:] C'est plus épais

qu'un dictionnaire!


[FÉLICIE:] Il a déjà manqué

une semaine d'école

parce qu'il avait volé

des corrigés

puis il vendait

les réponses aux autres.

T'imagines?


[BRANDON-LEE:] Des corrigés...

C'est bien trop fort!

J'aurais jamais pensé ça

de Frank.


[FÉLICIE:] Moi non plus.

Quand veux-tu qu'on se rencontre

pour ton devoir?


[BRANDON-LEE:] Ah, oublie ça,

finalement.

Je vais m'arranger, c'est beau.


FÉLICIE (perplexe)

T'es sûr?
[BRANDON-LEE:] Ah, oui, oui!

J'ai peur que tu me trouves

trop poche.

(BRANDON-LEE s'en va. Plus tard, dans une classe, BRANDON-LEE et MÉLANIE sont assis à des pupitres. FRANK écrit leur copie au tableau.)


[FRANK:] Donc... Mona m'a donné

des directives.

Elle m'a demandé de vous faire

copier cette phrase-là.


[BRANDON-LEE:] Pourquoi

c'est pas elle

qui nous surveille?


[FRANK:] Parce qu'elle doit

surveiller sur l'heure du dîner

puis les autres profs

étaient pas disponibles.


[BRANDON-LEE:] Ça doit

te rappeler des souvenirs,

être en retenue.


[FRANK:] Oui. Ça me rappelle

des souvenirs de copies.

Comme celle que

vous devez faire.

« Je ne me chamaillerai plus

et ferai honneur à la politique

de tolérance zéro

quant à l'intimidation. »


[MÉLANIE:] Combien de fois?
[FRANK:] Jusqu'à la fin de la retenue.

(FRANK s'assoit au bureau à l'avant de la classe et commence à lire.)


[BRANDON-LEE:] Psst! Mélanie.
[MÉLANIE:] Quoi?!
[BRANDON-LEE:] Ton père

est directeur...


[MÉLANIE:] Oui.
[BRANDON-LEE:] Tu dois savoir

où les profs

gardent les corrigés, toi.


[MÉLANIE:] Oui. Pourquoi?
[BRANDON-LEE:] J'ai fait un deal

avec Sami.

J'ai juré que j'étais capable

d'avoir 100 %.


[MÉLANIE:] Ha!

T'aurais dû jurer que

t'étais capable de tricher.

T'aurais eu plus

de chances de gagner.


[BRANDON-LEE:] Han-han.

(FRANK lève la tête.)


[FRANK:] Ça va?
[MÉLANIE:] Ah, oui, oui, oui.

Brandon-Lee voulait juste

savoir comment ça s'écrit...

zéro.

(FRANK fait signe à BRANDON-LEE qu'il le surveille. MÉLANIE et BRANDON-LEE reprennent leur copie. Pendant ce temps, à la cafétéria, MONA entre en tenant son téléphone dans les airs. La voix de MONA enregistrée sort du téléphone.)


MONA (voix enregistrée)

On ne court pas

dans les corridors!

(Près de là, SAMI et MARC-OLIVIER mangent ensemble.)


[SAMI:] Qu'est-ce que t'as installé

sur le téléphone de Mona?

Une application à taper

sur les nerfs de tout le monde?


[MARC-OLIVIER:] Ça s'appelle

un dictaphone.

Tous les téléphones en ont un.

C'est pour préserver sa voix

pour le tournoi.


MONA (voix enregistrée)

On ne lance pas de nourriture!


[SAMI:] Elle est vraiment intense.
[MARC-OLIVIER:] Oui.

Mais le monde commence

à être tanné.

Ça va, toi?


[SAMI:] Non...

Je pense que Brandon-Lee

va tricher pour avoir sa note.

Ça me tente pas

d'être son prof de guitare!


[MARC-OLIVIER:] Mais tu pourrais

demander à Mona qu'elle le surveille.

(MONA veut avertir un élève mais elle se trompe d'enregistrement.)


MONA (voix enregistrée)

Carottes, pommes, lait...

papier de toilette.

(MONA essaie d'arrêter l'enregistrement rapidement.)


[SAMI:] Je pense qu'elle a assez de

choses à gérer.

(FÉLICIE vient se joindre à SAMI et MARC-OLIVIER.)


[FÉLICIE:] Les gars...

trouvez-vous que Mélanie

est bizarre, ces temps-ci?


[MARC-OLIVIER:] Pas plus

que d'habitude.


[FÉLICIE:] Elle a l'air démotivée,

elle se fout de tout...

Je pense qu'elle est

à la veille de décrocher.

(SAMI et MARC-OLIVIER rient. FÉLICIE soupire et sort son téléphone.)


[FÉLICIE:] Regardez l'article

que j'ai trouvé.

« Les premiers signes

du décrochage ».

« Changement de comportement ».

Mélanie s'est battue

avec Brandon-Lee.


SAMI (surpris)

Ils se sont battus?

T'es sûre de ça?


[FÉLICIE:] Oui! Après, il y a

« s'isoler, se réfugier

dans les nouvelles

technologies »...

Mélanie est pas capable de

lâcher son cell une seconde!


[MARC-OLIVIER:] Ça,

c'est pas vraiment un scoop.


[FÉLICIE:] Puis il y a

les fausses maladies.

« L'étudiant fait semblant

d'être malade

pour se sauver de l'école ».


[MARC-OLIVIER:] Voyons donc!

La fille du directeur,

une décrocheuse?


[FÉLICIE:] C'est souvent ceux

qu'on soupçonne le moins.

Même Frank a déjà décroché.


MARC-OLIVIER (surpris)

Quoi?
[SAMI:] C'est quoi, cette histoire-là?
[FÉLICIE:] Je vous expliquerai

plus tard;

le haut-parleur arrive!

(FÉLICIE et SAMI se lèvent et sortent de la cafétéria.)


[MARC-OLIVIER:] Bien quoi?

(MONA vient voir MARC-OLIVIER et lui fait entendre un enregistrement.)


MONA (voix enregistrée)

Merci pour l'application.

(MONA fait un pouce en l'air à MARC-OLIVIER. MARC-OLIVIER lui rend son pouce en l'air avec un sourire forcé. Au même moment, dans la salle de retenue, MÉLANIE texte au lieu de copier. BRANDON-LEE regarde MÉLANIE. BRANDON-LEE lance une boule de papier à l'avant de la classe pour attirer l'attention de FRANK. FRANK lève les yeux de son livre, voit MÉLANIE texter et se lève pour aller la voir.)


[MÉLANIE:] Je textais ma mère.
[FRANK:] Oui, pour lui dire que

t'es en retenue, je suppose?


[BRANDON-LEE:] Si Mona était là,

elle le confisquerait.

C'est interdit dans les classes.

(FRANK prend le téléphone de MÉLANIE. MÉLANIE essaie de le retenir dans ses mains.)


[FRANK:] Hé, hé, hé.
[MÉLANIE:] Combien de temps

tu vas le garder?


[BRANDON-LEE:] Au moins

jusqu'à ce soir?


[FRANK:] Je vais vérifier ça

avec Mona.

Pour l'instant, je le laisse

dans le classeur.


[MÉLANIE:] Mais là, Frank...
[FRANK:] Y a pas de mais!

Finis ta copie.

(FRANK s'éloigne de MÉLANIE et BRANDON-LEE.)


[MÉLANIE:] Bravo!

À cause de toi,

ma mère me rapportera

rien de Toronto!


[BRANDON-LEE:] Si tu me trouves

le corrigé,

je te ramène ton cell

avant la fin de la journée.

(FRANK range le téléphone de MÉLANIE dans le classeur. Pendant ce temps, à la cafétéria, MONA est assise avec MARC-OLIVIER.)


[MONA:] Je pensais jamais

aimer ça autant,

cette application-là.

Avoir su!


MARC-OLIVIER (pour lui-même)

Vous êtes pas mal la seule à l'aimer.


[MONA:] Pardon?
[MARC-OLIVIER:] J'en ai

une autre pour vous!


[MONA:] En connais-tu une

qui fait des coups de gong?

Ça serait original

pour avertir les jeunes.

Bong! Bong!


[MARC-OLIVIER:] C'est plus

une application

pour vous relaxer un peu,

avant le tournoi de ce soir;

c'est un jeu.


[MONA:] Ah, je suis pas sûre.

Les jeux, je trouve que

c'est une perte de temps.


[MARC-OLIVIER:] Même les jeux

de ping-pong?


MONA (intéressée)

Un jeu... de ping-pong?

(MARC-OLIVIER fait un grand sourire à MONA. Un peu plus tard, MÉLANIE écrit quelque chose sur une feuille, appuyée sur son casier. FÉLICIE arrive. MÉLANIE se dépêche de cacher la feuille.)


[FÉLICIE:] Ça va?
[MÉLANIE:] Oui! Oui, oui, oui.

Pourquoi? J'ai...

l'air de mal aller?


[FÉLICIE:] T'as l'air pas trop normale.
[MÉLANIE:] Ah, non, non, non,

c'est juste que j'ai...

j'ai mal au cœur.

Il faut juste que j'aille

à la salle de bain.


[FÉLICIE:] Mélanie,

c'est vraiment grave, là.


[MÉLANIE:] Non, c'est pas

du tout grave!

Inquiète-toi pas, Félicie,

un petit mal de coeur.

Ça va passer.

OK, bye!

(MÉLANIE quitte précipitamment. FÉLICIE reste devant le casier de MÉLANIE. Un peu plus tard, SAMI entre dans la salle de retenue et trouve BRANDON-LEE entrain de fouiller dans le classeur.)


[SAMI:] Qu'est-ce que tu fais,

Brandon-Lee?


[BRANDON-LEE:] Euh,

je... réfléchissais

à mon devoir de math.


SAMI (sarcastique)

Ah bien oui, c'est ça...

Pendant la pause,

entre deux cours,

dans le classeur du prof.


[BRANDON-LEE:] Oui.

(MÉLANIE entre dans le local en courant.)


[MÉLANIE:] Cool, t'as mon cell!

Comment t'as fait?


[BRANDON-LEE:] Je te dis pas

mes trucs.

Puis je te le donne pas

tant que tu m'as pas

apporté tu sais quoi.


[MÉLANIE:] Je... l'ai perdu.

Je l'avais mis dans mon casier,

ce midi,

puis là, bien, il est comme,

genre, disparu.

Mais inquiète-toi pas; je vais

te faire une autre copie.


[BRANDON-LEE:] Tu vas avoir

ton cell tantôt, d'abord, OK?


[MÉLANIE:] J'aurai jamais le temps

avant que les magasins ferment!


[BRANDON-LEE:] C'est pas mon problème.

(MÉLANIE essaie de prendre son téléphone dans les mains de BRANDON-LEE.)


[MÉLANIE:] Ah! Tu fais suer

avec ton corrigé!

(MÉLANIE quitte la classe en colère.)


[SAMI:] Ton corrigé?

Tu vas tricher

pour avoir 100 %.


[BRANDON-LEE:] Pourquoi pas?
[SAMI:] Le deal ne tient plus

si tu triches.


[BRANDON-LEE:] Mets-en

qu'il tient encore.

J'ai dit que j'aurais 100 %;

j'ai jamais dit comment.

(BRANDONLEE veut sortir de la classe mais MONA arrive à cet instant. MONA joue à un jeu de ping-pong sur son téléphone en faisant les sons.)


[MONA:] Smash! Tah!

Smash! Tah!

Smash! Ffitt!

(MONA fait un aller-retour dans le local et se dirige vers la sortie mais SAMI l'arrête.)


[SAMI:] Mona, avez-vous remarqué?

On est entrés

dans le local de récu?


[MONA:] On dirait, oui.
[SAMI:] Et quelqu'un a ouvert

le classeur du prof.

(MONA va fermer le classeur et reprend son jeu. MONA se dirige vers la sortie et regarde SAMI en sortant.)


[MONA:] Merci.

(BRANDON-LEE regarde SAMI d'un air baveux.)


[BRANDON-LEE:] Tu disais?

(BRANDON-LEE sort de la classe, laissant SAMI déconfit. Ailleurs dans l'école, FÉLICIE arrête MÉLANIE dans le couloir.)


[FÉLICIE:] Mélanie, attends.
[MÉLANIE:] Je suis vraiment pressée.
[FÉLICIE:] Euh...

trop pressée pour me dire

ce que tu fais avec ça?

(FÉLICIE sort un corrigé de son cartable. MÉLANIE le lui enlève rapidement des mains.)


[MÉLANIE:] Toi, qu'est-ce que

tu fais avec ça?

T'as fouillé

dans mon casier?


[FÉLICIE:] C'est pour ton bien.

Je sais que ça va pas,

en ce moment,

mais le décrochage,

c'est pas la solution.


MÉLANIE (confuse)

Je vois vraiment pas

de quoi tu veux parler.


[FÉLICIE:] Arrête de faire

semblant, Mélanie.

Tu peux me dire la vérité.

J'ai remarqué,

t'as tous les symptômes.


[MÉLANIE:] Quels symptômes?

De quoi tu parles?


[FÉLICIE:] Le changement

de comportement, l'isolement,

les mauvais résultats,

les fausses maladies...

Tu t'en vas droit

vers le décrochage.


MÉLANIE (insultée)

Pardon?

Je suis pas

du tout une décrocheuse!

Puis ça, c'est pas

pantoute ce que tu penses.

C'est pour aider Brandon-Lee.


FÉLICIE (choquée)

Tu vas pas

lui donner ça pour vrai?


[MÉLANIE:] Bien oui,

inquiète-toi pas!

(MÉLANIE part, laissant FÉLICIE en plan dans le couloir. FRANK arrive à cet instant.)


[FRANK:] Ça va, Félicie?
[FÉLICIE:] Je sais pas, là.

Quand t'étais dans le trouble

à l'école,

tu mentais pour t'en sortir?


[FRANK:] Euh... tout le temps.

J'étais tellement bon.

J'aurais pu tromper

un détecteur de mensonges.

Pourquoi?


FÉLICIE (paniquée)

Mélanie a des gros problèmes.

Fais quelque chose.

Brandon-Lee aussi.

Je suis sûre

qu'ils vont décrocher.

Penses-tu qu'on devrait

en parler à son père?


[FRANK:] Répète-moi ça,

mais en reprenant ton souffle.

(Pendant ce temps, MARC-OLIVIER va rejoindre SAMI à son casier.)


[MARC-OLIVIER:] Arrête de t'en faire

avec Brandon-Lee.

Quelqu'un va finir

par s'en rendre compte.


[SAMI:] Mais qui?

Même Mona a rien vu aller

à cause de ton foutu jeu

de ping-pong.


[MARC-OLIVIER:] Je pourrais essayer

de lui parler.

(MARC-OLIVIER aperçoit justement MONA.)


[MARC-OLIVIER:] Mona!

MONA (paniquée)

Marc-Olivier!

T'es là!

(MONA donne son téléphone à MARC-OLIVIER.)


[MONA:] Ah, je t'ai cherché partout.

J'ai un gros problème.

Je ne peux plus m'empêcher

de jouer à ton jeu.

Je suis rendue

complètement obsédée!

J'ai même raté mon rendez-vous

chez le dentiste à cause de ça!


[MARC-OLIVIER:] Je suis désolé, Mona.
[MONA:] Désolé!

Pas autant que mes canines,

mes incisives puis mes molaires.

Je n'ai plus aucun contrôle.

C'est terrible.


[MARC-OLIVIER:] Je pense

que j'ai une solution.

Mais je peux pas m'en

occuper tout de suite.


[SAMI:] Vous pourriez cacher

votre cellulaire

dans un endroit sûr,

pour être certaine

de pas y toucher.

C'est ça que mes parents

font avec moi.


MONA (perplexe)

Hein?
[SAMI:] Pas avec moi,

avec mes jeux.


[MONA:] Ah! Le cacher.

Dans un endroit sûr.

Ça, là...

Ça, là,

c'est une bonne idée.

(MONA prend son téléphone dans les mains de MARC-OLIVIER en poussant des petits cris. MONA part. MARC-OLIVIER et SAMI se regardent en riant. MONA se rend dans la salle de retenue et cache son téléphone dans le classeur. MONA sort de la salle de retenue. Peu de temps après, BRANDON-LEE et MÉLANIE entrent dans la salle de retenue. MÉLANIE donne le corrigé à BRANDON-LEE.)


[MÉLANIE:] Tiens, t'as le corrigé.

Maintenant, donne-moi mon cell.

(BRANDON-LEE donne son téléphone à MÉLANIE.)


[BRANDON-LEE:] T'es chanceuse;

j'ai failli me faire prendre

par Mona tantôt.

Mais, évidemment,

j'ai géré ça comme un pro.

(MÉLANIE se dépêche de texter sa mère)


[MÉLANIE:] Ah! C'est réglé.

Je vais avoir la plus belle

paire de souliers en ville!

Tiens, tu peux le remettre

dans le classeur.

(MÉLANIE donne son téléphone à BRANDON-LEE et quitte la salle de retenue. BRANDON-LEE reste là pour lire le corrigé. MONA revient dans le local.)


[MONA:] Je peux savoir

ce que tu fais là?


[BRANDON-LEE:] Euh,

je répétais mon oral.

(La cloche sonne à cet instant. BRANDON-LEE ne bouge pas.)


[MONA:] Qu'est-ce que t'attends?

Va à ton cours!

(BRANDON-LEE quitte la salle de retenue. MONA ouvre le classeur et reprend son téléphone. MONA recommence à jouer au jeu de ping-pong.)


[MONA:] Ah! Ah...

(MONA sort de la salle de retenue. Plus tard ce jour-là, FRANK trouve MÉLANIE et BRANDON-LEE près des casiers.)


[FRANK:] Ah! Vous êtes

pas encore partis, vous deux.

Tant mieux. Il faut

que je vous parle.

Vous devez savoir

pourquoi.


BRANDON-LEE (hésitant)

Notre... copie de retenue

a des fautes?


[FRANK:] J'ai entendu des choses

désolantes à votre sujet.

J'ai décidé de m'en occuper

avant que ça dégénère.


[MÉLANIE:] Je pensais pas

que ça irait aussi loin.


[FRANK:] Je le sais, mais là,

il faut que ça arrête.


MÉLANIE (craintive)

Qu'est-ce que tu vas faire?


[FRANK:] Vous encourager!

BRANDON-LEE (perplexe)

Nous encourager?

À quoi?


[FRANK:] À... pas décrocher.

Le renforcement positif,

c'est la seule façon

de contrer le décrochage.


[MÉLANIE:] Le décrochage?

C'est pour ça

que tu voulais nous parler?


[FRANK:] Oui! Félicie m'a parlé

de vos problèmes de motivation.

De quoi vous pensiez

que je voulais vous parler?


BRANDON-LEE et MÉLANIE

De décrochage.

(MONA arrive à cet instant.)


[MONA:] Ah! Les voilà,

les délinquants!


[FRANK:] Mona, il faut pas les

chicaner, mais les encourager.


[MONA:] Les encourager à tricher?

Tantôt, j'ai voulu avertir

un élève avec mon dictaphone,

mais écoute ce qui a joué

au lieu de mon avertissement.

(MONA met son dictaphone en marche et fait jouer la conversation que BRANDON-LEE et MÉLANIE ont eu dans la salle de retenue.)


[MÉLANIE:] Tiens, t'as le corrigé.

Maintenant, donne-moi mon cell.


[BRANDON-LEE:] T'es chanceuse;

j'ai failli me faire prendre

par Mona tantôt.

Évidemment,

j'ai géré ça comme un pro.

(MONA regarde MÉLANIE et BRANDON-LEE d'un air satisfait. MONA met fin à l'enregistrement.)


[MONA:] Une chance qu'il a

tout enregistré.

Les deux

chez le directeur!

Maintenant!


[MÉLANIE:] C'était même pas

un vrai corrigé.


BRANDON-LEE (s'adressant à MÉLANIE)

Même pas un vrai corrigé?


[MONA:] Hein?
[BRANDON-LEE:] Oui,

c'était même pas

un vrai corrigé!


[MONA:] Hé!

(MONA fait signe à MÉLANIE et BRANDON-LEE de partir. MONA soupire.)


[MONA:] Ah!...

(Plus tard, MÉLANIE et BRANDON-LEE sont à nouveau assis dans le salle de retenue. FÉLICIE entre.)


[MÉLANIE:] Qu'est-ce que

tu fais ici?


[FÉLICIE:] Je viens rapporter

le cartable à Frank.

T'es fâchée, hein?

J'essayais seulement

de vous aider, moi!


[MÉLANIE:] Peut-être,

mais grâce à toi,

je suis encore en retenue.


BRANDON-LEE

(s'adressant à MÉLANIE)

Arrête donc de chialer!

Mona a rien dit à ton père.

Tu t'en sors trop bien.


[MÉLANIE:] Toi aussi.
[BRANDON-LEE:] Toi,

ta mère te ramène

quand même un cadeau.

Mes parents me donneront pas

ma guitare sans une bonne note.


[FÉLICIE:] Mon offre tient toujours,

hein, Brandon-Lee.

Je peux te donner un coup

de main avec tes devoirs.


[BRANDON-LEE:] Pour vrai?

Ça me prend juste 85 %,

dans le fond.


[FÉLICIE:] « Juste »...

85 %, c'est quand même pas mal.

Mais si tu te forces...


[BRANDON-LEE:] Oui, si je me force...

ou si tu le fais à ma place.

(BRANDON-LEE fait un sourire en coin à FÉLICIE. FRANK entre dans la salle de retenue à cet instant.)


[BRANDON-LEE:] C'est une joke.
[FRANK:] Félicie, il va falloir

que tu sortes.

À moins que tu veuilles

faire une copie, toi aussi.


[FÉLICIE:] Ça va aller, merci.

(FÉLICIE pointe le cartable de FRANK qu'elle a laissé sur le bureau.)


[FÉLICIE:] Ton cartable.

Bye!

(FÉLICIE sort.)


[BRANDON-LEE:] Frank,

merci de ne pas nous avoir stoolés.

Vraiment cool.


[FRANK:] Un instant.

Normalement,

Mona devrait en parler

à la direction, c'est sa job.

Mais vu que c'est un faux corrigé...


[MÉLANIE:] Elle le fera pas?
[FRANK:] Non, et vous êtes chanceux

que j'aie réussi à la convaincre.

Quand j'avais votre âge,

j'ai fait une niaiserie

comme ça,

puis Mona m'a donné

une chance.

Là, c'est à mon tour,

mais c'est la seule et dernière fois,

c'est clair?


[BRANDON-LEE:] Très clair.
[FRANK:] La prochaine fois,

la conséquence risque

d'être pas mal plus grave.


[MÉLANIE:] C'est quoi qu'il faut

copier maintenant?


[FRANK:] Rien pour toi, Mélanie.

Mona a décidé que ta punition,

c'était de l'aider avec

le concours de ping-pong.

Toi, Brandon-Lee,

tu me rejoins dans mon bureau.

J'ai un beau cartable...

rempli d'idées pour ta copie.

Je t'attends.

(FRANK quitte la salle de retenue. MÉLANIE se dirige vers la sortie la tête haute.)


[BRANDON-LEE:] Encore une fois,

la fille du directeur

qui s'en sort indemne.


[MÉLANIE:] Moi, j'ai jamais voulu

tricher, toi, oui.


[BRANDON-LEE:] À la place,

tu me mets dans le trouble

en me niaisant?

Vraiment cool.


[MÉLANIE:] OK, j'avoue que j'ai été

poche, mais...

si tu veux,

je peux te prêter ma guitare en

attendant que t'en aies une.


BRANDON-LEE (intéressé)

T'as une guitare?


[MÉLANIE:] En fait, c'est celle

de mon père.

Mais je peux la prendre

quand je veux.

(MÉLANIE quitte le local. BRANDON-LEE la suit en souriant. Au même moment, MARC-OLIVIER et SAMI discutent devant leurs casiers.)


[MARC-OLIVIER:] Je savais que

Brandon-Lee se ferait prendre.


[SAMI:] Une chance!

J'aurais préféré

donner des cours de guitare...

à un pitbull!


[MARC-OLIVIER:] Je suis sûr

que ça aurait pas

été si pire que ça.


[SAMI:] C'est pas toi

qui étais pogné avec.

(MONA arrive dans le couloir. MONA joue toujours à son jeu de ping-pong.)


[SAMI:] Mona?
[MONA:] Hein?
[SAMI:] Je pensais que vous aviez

caché votre cellulaire.


[MONA:] Euh... oui.

Mais... j'en avais besoin

pour prendre des photos

du tournoi, tantôt.

Puis j'ai eu

une rechute!


[MARC-OLIVIER:] J'ai une application

pour régler votre dépendance.


[MONA:] Installe-moi ça

au plus vite.

(MONA donne son téléphone à MARC-OLIVIER.)


MARC-OLIVIER

C'est une minuterie cadenas.

Ça bloque

les applications de jeu.


[MONA:] Mais c'est génial.

MARC-OLIVIER

Vous allez juste pouvoir

jouer 10 minutes par jour.


[MONA:] Mais où tu prends toutes

ces applications-là, toi?


[MARC-OLIVIER:] Celle-là,

dans ma tête.

C'est moi qui l'ai créée.


[MONA:] Pourrais-tu en créer

une pour l'équipe de ping-pong?

Viens au tournoi; on pourrait

s'en parler entre les matchs.


MARC-OLIVIER (mal-à-l'aise)

Je sais pas trop...

J'allais au cinéma avec Sami.


SAMI (innocemment)

Hein?

Non, on n'avait pas

prévu ça.

Puis moi, ma mère m'attend.

(SAMI part.)


[MONA:] Bon! Bien, c'est réglé.

On se voit au match, tantôt!

(MONA part. SAMI revient voir MARC-OLIVIER.)


[SAMI:] Je suis sûr que ça sera

pas si pire que ça...

(Générique de fermeture)

(Fin émission)

Episodes

Choose a filtering option by age, fiction or season

  • Category Season

Résultats filtrés par