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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent and Sami are starting high school. Together, they try to ease into a foreign world, full of promise but also fraught with worries!

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Blown out of Proportion!

After being unjustly accused of something Brandon-Lee did, Sami wants to teach him a lesson. Bastien is also being treated unfairly: Julie-Pier seems to favour Francis. It`s not fair!



Réalisateur: Sylvain Roy
Acteurs: Gabrielle Fontaine, Louka Grenon, Charles-Émile Lafleur, Pierre-Luc Lafontaine, Charlotte Legault, Robert Naylor, Iannicko N'Doua
Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

[Subito Texto suit le parcours de :

Maude, Jennifer, Mélanie,

Vincent et Sami,

qui vivent leurs premiers moments

au secondaire. Ensemble,

ils tentent d'apprivoiser

cet univers inconnu,

mais débordant de promesses...

et d'inquiétudes!]

[Début information à l'écran]

Bisbille et goupilles

[Fin information à l'écran]

Début générique d'ouverture

Présentation des différents personnages de l'émission avec des photos de famille. Vue de l'école où se déroule l'action avec des textos échangés entre les personnages.

Fin du générique d'ouverture

SAMI rencontre BRANDON-LEE dans le couloir de l'école. BRANDON-LEE lui bloque le passage.


[BRANDON-LEE:] Où tu vas?
[SAMI:] D'après toi? On est à l'école.

Les cours vont commencer.

Je tiens mon livre de maths.

Même toi, tu peux résoudre

cette énigme-là.


[BRANDON-LEE:] Il faudrait surtout pas

que le chouchou du prof

arrive en retard.


[SAMI:] Bon, pousse-toi.

(SAMI essaie de passer. BRANDON-LEE l'en empêche.)



[BRANDON-LEE:] T'as pas entendu

parler du nouveau règlement?

Pour passer,

tu dois me donner

une cannette de jus.

D'habitude, je demande

une canette vide,

mais juste pour toi, je vais

faire un petit spécial.

Je la veux pleine

de jus de pomme.


[SAMI:] Tu fais du taxage, maintenant?
[BRANDON-LEE:] Du taxage?

Tu capotes. C'est juste

pour niaiser.

T'es tellement

un bon petit fils à sa maman.


[SAMI:] Je suis pas

un petit fils à sa maman.


[BRANDON-LEE:] Je suis pas

un petit fils à sa maman!

Tu fais jamais rien

d'interdit.

Tu respectes encore plus

les règles que Mona.


[SAMI:] C'est même pas vrai!
[BRANDON-LEE:] Ah oui?

Bien, prouve-le.

(BRANDON-LEE sort un paquet de gomme.)


[BRANDON-LEE:] T'es pas

game d'en mâcher une à l'école.

(SAMI prend le paquet de gomme de BRANDON-LEE.)


[SAMI:] Tu penses que je suis

trop peureux?

(SAMI prend une gomme du paquet.)


[SAMI:] Tiens, tiens.

(SAMI met deux gommes dans sa bouche.)


[SAMI:] Tiens.

Content?

(BRANDON-LEE prend aussi une deuxième gomme. SAMI et BRANDON-LEE se regardent d'un air de défi en mâchant leurs gommes. Pendant ce temps, FRANCIS et BASTIEN marchent dans le couloir de l'école.)


[BASTIEN:] Il faut qu'on fabrique

un robot tellement cool

que Faces de geek

va nous supplier

de devenir

des membres officiels.

(FRANCIS regarde quelque chose sur son téléphone.)


[FRANCIS:] On peut construire

ce robot-là

avec le mécanisme

d'un ouvre-boîte électrique.

Et là, on peut dupliquer

la force pour faire un...


[BASTIEN:] Un méga ouvre-boîte?

C'est pas un robot

pour les petites madames

que ça nous prend.

Ça nous prend un robot

avec des oreilles bioniques.

Penses-y!

On pourrait tout entendre.


[FRANCIS:] On peut rajouter des petits

amplificateurs de son...

(FRANCIS montre à BASTIEN quelque chose sur son téléphone.)


[FRANCIS:] … ici, ici, là.
[BASTIEN:] Franchement, Francis!

Ça sert à rien d'avoir

des oreilles bioniques

si notre robot est plus voyant

qu'un camion de pompier.

Non! Ça prend un robot-espion.

(BASTIEN semble avoir une idée en regardant quelque chose devant lui.)



[BASTIEN:] T'aimerais pas ça entendre

si elles parlent de nous?

(BASTIEN et FRANCIS voient AUDREY et JULIE-PIER près des casiers.)



[FRANCIS:] Pas besoin de robot pour ça.

Je te confirme que non.

Et en tout cas,

faire un robot

avec des oreilles bioniques

incognito,

c'est bien trop complexe.


[BASTIEN:] Oui, mais à moins

que le robot... c'est toi.

(FRANCIS semble sceptique et continue d'observer AUDREY et JULIE-PIER. Au même moment, SAMI et BRANDON-LEE sont toujours face à face.)


[SAMI:] Oh non!

(FRANK vient vers SAMI et BRANDON-LEE.)



[SAMI:] On va se faire pogner!

(SAMI colle sa gomme sous un banc.)


[FRANK:] Ça va, vous deux?

(BRANDON-LEE hoche la tête.)


[SAMI :] Oui, oui,

ça va super bien.

Bon, bien... bye!

(SAMI fait mine de partir.)



[FRANK:] Sami...

(SAMI revient.)


[FRANK:] … t'as pas oublié

quelque chose gros

comme une balle de golf

collé en dessous du banc?


[BRANDON-LEE:] T'avais pas besoin

de jeter ta gomme. C'est juste Frank.


[FRANK:] "Juste Frank" fait dire

que c'est interdit

de mâcher de la gomme à l'école.


[SAMI:] Bien, on s'excuse.
[BRANDON-LEE:] Pas besoin de t'excuser.

Il peut rien faire.


[FRANK:] Je pense que t'as

mal compris mon rôle, ici.

J'ai le droit de donner

des conséquences.


[BRANDON-LEE:] Non, ton rôle,

c'est de nous faire jouer

à des petits jeux.


[FRANK:] Bon, à la pause,

je veux vous voir tous les deux

dans la salle de récup.

(FRANK s'éloigne, laissant SAMI catastrophé. BRANDON-LEE part en imitant un poulet. Pendant ce temps, BASTIEN et FRANCIS discutent près d'AUDREY et JULIE-PIER.)



[BASTIEN:] Tu les approches discrètement

et dès que tu peux,

"Bang!", tu rentres

dans leur conversation

pour parler de moi à Julie-Pier.


[FRANCIS:] "Bang!", je rentre?
[BASTIEN:] Bien oui!

(FRANCIS s'approche d'AUDREY et JULIE-PIER.)



[JULIE-PIER:] C'était le party

le plus poche de l'année.


[AUDREY:] C'est toi

qui a insisté pour venir

pour que je te présente

le beau Gab.


[JULIE-PIER:] De toute façon,

je l'intéresse pas.

Il m'a même pas envoyé

de demande d'ami Facebook.


[AUDREY:]Oui, mais c'est normal.

Tu lui as pas parlé du party

et t'as passé la soirée avec Erika.


[JULIE-PIER:] Avoir l'air indépendante,

c'est une technique de cruise.

(AUDREY a un rire sarcastique.)


[AUDREY:]C'est bien trop subtil

pour les gars.

Non, non, regarde.

Écoute,

tu veux deux bonnes techniques?

Un, sois là. Deux, parle-leur.


[JULIE-PIER:] Bien oui, c'est ça!

T'es une pro et moi, je sais rien.

(FRANCIS arrive derrière JULIE-PIER.)


[FRANCIS:] Eille!

Quoi de neuf, Julie-Pier?


[JULIE-PIER:] Euh...

Pas grand-chose. Toi?


[FRANCIS:] Euh, bien, je suis en train

de nous construire un robot.

(La cloche sonne.)


[FRANCIS:] OK, bien, à tantôt.

(FRANCIS va rejoindre BASTIEN.)


[BASTIEN:] Puis, elle a parlé de moi?
[FRANCIS:] Presque.

(SAMI et BRANDON-LEE sont dans la salle de retenue. FRANK leur apporte un balai et une poubelle.)



[FRANK:] Mâcher de la gomme,

c'est interdit

et il y a des conséquences

qui viennent avec ça.


[BRANDON-LEE:] Frank, t'es cool,

d'habitude.

L'autre jour, j'avais un faux

corrigé et t'as rien dit.


[FRANK:] Je t'ai laissé une chance.
[BRANDON-LEE:] T'as juste à m'en

laisser une autre chance.


[FRANK:] Non. Ta dernière chance,

tu l'as eue.

Là, je veux que tu ramasses

ce qui traîne par terre.


[BRANDON-LEE:] T'es rendu

pire que Mona, toi.


[FRANK:] Sami, j'ai pas le choix

de te punir aussi.

S'il te plaît, décolle

des gommes en dessous du bureau.


[SAMI:] OK.
[BRANDON-LEE:] C'est pas juste!

Sami a fait bien pire que moi.

Il devrait décoller les gommes

de toutes les tables.


[FRANK:] Tu veux jouer à ça avec moi?

Tu décolleras des gommes,

toi aussi, après ton balai.

Je vais aller faire mon rapport

chez le directeur.

(FRANK quitte le local. BRANDON-LEE pose le balai.)


[SAMI:] Grouille!

Frank était sérieux, là.

Penses-tu que le directeur

va appeler nos parents?


[BRANDON-LEE:] Pour une gomme?

Tu capotes bien trop.

Et ça ferait quoi,

de toute façon?


[SAMI:] Je veux pas perdre mon allocation.
[BRANDON-LEE:] J'ai déjà

perdu la mienne

pour les trois prochains mois.

(BRANDON-LEE enlève la goupille d'une canette et lance la canette par terre. BRANDON-LEE se dirige vers la sortie du local.)


[SAMI:] Eille, les cochonneries

se ramasseront pas toutes seules!


[BRANDON-LEE:] T'as raison.

Tu les ramasseras, hein?

(BRANDON-LEE sort du local. SAMI commence à décoller des gommes. Au même moment, BASTIEN et FRANCIS marchent dans le couloir.)


[BASTIEN:] Oublie pas, OK?

Quand tu sens

que c'est le bon moment,

tu me fais signe et j'arrive.

(AUDREY observe BASTIEN et FRANCIS d'un air interrogateur.)


[BASTIEN:] Et si c'est possible,

dis-leur

que je suis comique.

Les filles adorent ça,

les gars drôles.

(AUDREY et JULIE-PIER sont assises à une table non loin de BASTIEN et FRANCIS.)



[AUDREY:] C'était bizarre.
[JULIE-PIER:] De quoi?

Ah, la coupe de cheveux

du prof d'éduc! Mets-en!


[AUDREY:] Non, non. Francis.

(AUDREY jette un coup d'oeil à BASTIEN et FRANCIS qui se tiennent plus loin. JULIE-PIER ne comprend pas.)


[AUDREY:] Quand il est venu

nous voir, ce matin,

il m'a même pas parlé.

Julie-Pier, je pense qu'il tripe sur toi.


[JULIE-PIER:] Francis?

Ah ouais?


[AUDREY:] Oui. Il te

cruisait, c'est clair.

C'est pour ça

qu'il parlait juste à toi.

Il s'en vient encore.

Je vous laisse.

(AUDREY quitte la table.)


[JULIE-PIER:] Francis!

(JULIE-PIER fait signe à FRANCIS de venir s'asseoir.)



[JULIE-PIER:] Je suis contente de te voir.
[FRANCIS:] Ah oui?

(FRANCIS s'assoit avec JULIE-PIER.)


[JULIE-PIER:] Puis, ton robot?
[FRANCIS:] Euh, bien...

Au début, j'avais pensé

à un ouvre-boîte et, euh...

En fait, c'est pas vraiment pour

mon robot que je veux te parler.


[JULIE-PIER:] Ouais, je m'en doutais un peu.
[FRANCIS:] Euh...

Bien, j'ai un ami

qui se demande

si toi et lui...


[JULIE-PIER:] S'il m'intéresse?

(FRANCIS fait discrètement signe à BASTIEN de s'approcher.)


[JULIE-PIER:] C'est drôle

que tu parles de ça

parce que, bien, moi aussi

j'ai une amie qui se demande

si tu t'intéresses à elle.

(FRANCIS fait signe à BASTIEN de s'éloigner.)


[FRANCIS:] Ah ouais?
[JULIE-PIER:] T'es drôle.

Bon, ça va sonner,

il faut y aller,

mais on dîne ensemble ce midi?


[FRANCIS:] Bien, j'ai pas de lunch.

Il faut que j'aille chez nous.


[JULIE-PIER:] OK, d'abord.

Chez toi. On va être

plus tranquilles.

(JULIE-PIER quitte la table. BASTIEN vient rejoindre FRANCIS.)


[BASTIEN:] Puis?
[FRANCIS:] Euh, bien, je t'ai

presque eu un rendez-vous.

(BASTIEN est ravi. Pendant ce temps, SAMI décolle des gommes sous les bureaux. FRANK entre dans le local.)


[FRANK:] Puis, Sami?
[SAMI:] J'ai tout gratté, là.

Il y avait des gommes tellement

dures, sèches et vieilles.

Je suis sûr que c'était

des antiquités.

(BRANDON-LEE entre dans le local.)



[BRANDON-LEE:] T'as pas balayé?

Je pensais qu'on s'était entendus.


[SAMI:] Quoi?
[BRANDON-LEE:] Je voulais vraiment

passer le balai, Frank.

J'ai même dit à Sami

à quel point j'y tenais,

sauf que j'ai promis

à un organisme de charité

de leur apporter des goupilles

de canettes ce soir.

Et la pause, c'est le meilleur

moment pour en ramasser.


[SAMI:] Quel organisme?

Les menteurs anonymes?


[BRANDON-LEE:] Non. Entraide Action.

C'est un organisme qui aide

les gens dans le besoin.


[FRANK:] Oui, je les connais.
[BRANDON-LEE:] Je sais pas

pour toi, Frank,

mais pour moi,

les gens dans le besoin,

c'est pas mal plus important

que les cochonneries

qui traînent par terre.


[SAMI:] Tu mens. Pourquoi ton

organisme veut des goupilles?


[BRANDON-LEE:] Pour les revendre

à des entreprises

qui font fondre l'aluminium.

Ça permet de financer leurs activités.


[FRANK:] Il y a plusieurs organismes

qui amassent

des fonds comme ça.

Tes raisons sont bonnes, mais

ta conséquence tient toujours.


[BRANDON-LEE:] Tu me punis parce que

je suis trop généreux?


[FRANK:] Ce midi, t'oublies

tes goupilles 15 minutes

et tu passes le balai.

(FRANK donne le balai à BRANDON-LEE. FRANK quitte le local.)



[BRANDON-LEE:] T'as compris, le

stool? Ce midi, tu passes le balai.


[SAMI:] Euh, non.
[BRANDON-LEE:] Tes parents

aimeraient pas ça

avoir un appel de Prud'homme.


[SAMI:] J'ai rempli ma conséquence.

Le directeur a aucune raison

d'appeler chez moi.

(SAMI quitte le local.)


[BRANDON-LEE:] Ça,

c'est ce qu'on va voir.

(BRANDON-LEE découpe une canette et garde un morceau. Au même moment, BASTIEN et FRANCIS discutent dans le couloir.)


[BASTIEN:] Et moi, là-dedans?
[FRANCIS:] C'est pas ma faute si les

filles veulent dîner avec moi.


[BASTIEN:] Reviens-en, on parle pas des

filles, on parle d'une fille

et ça adonne que c'est mon

kick, pas le tien.

T'aurais dû refuser.


[FRANCIS:] Je veux juste t'aider.
[BASTIEN:] OK, mais ce midi,

tu gardes ton cellulaire

sur mains libres.

Je veux vous entendre.

(BRANDON-LEE pose son sac près de BASTIEN et FRANCIS.)


[FRANCIS:] Non. Si Julie-Pier

s'en rend compte,

on va avoir l'air de deux caves.

(BRANDON-LEE ouvre le cadenas d'un casier avec le morceau de canette qu'il a gardé.)


[BASTIEN:] Elle s'en rendra pas compte.

J'ai juste à fermer le micro.

(BASTIEN ferme le micro de son téléphone. Pendant ce temps, BRANDON-LEE met un sac de goupilles dans le casier qu'il a ouvert. BASTIEN, par erreur, prend une photo avec le téléphone.)


[BASTIEN:] Oups!
[FRANCIS:] Oublie ton cell, là!

C'est un dîner

bien ordinaire!

C'est comme aller à la café,

mais sans les patates pilées dégueu.

(AUDREY vient prendre quelque chose dans son casier. En partant, elle aperçoit BASTIEN et FRANCIS. AUDREY va voir FRANCIS.)



[FRANCIS:] Julie-Pier et toi,

vous êtes tellement cutes.

Moi, je suis sûre

que ça va marcher.

(AUDREY part.)


[FRANCIS:] Audrey m'a fait

un clin d'oeil.


[BASTIEN:] Dîner bien ordinaire,

mon oeil!

Ce midi, tu gardes

ton cellulaire sur mains libres.

(BASTIEN quitte FRANCIS. Pendant ce temps, FRANK va rencontrer SAMI à son casier.)


[FRANK:] Sami, on a

un petit problème.

(BRANDON-LEE arrive derrière FRANK.)


[BRANDON-LEE:] Un gros problème.

(FRANCIS est assis à la table chez lui. Le téléphone est au centre de la table. BASTIEN lui parle au téléphone.)



[BASTIEN:] Francis, arrête de bretter

et parle-lui de moi.


[FRANCIS:] Tais-toi, elle s'en vient!

(JULIE-PIER entre dans la cuisine.)


[FRANCIS:] Julie-Pier, t'es de retour!

(JULIE-PIER s'assoit à la table.)


[JULIE-PIER:] Bon, bien,

à notre premier

dîner en tête-à-tête.


[FRANCIS:] C'est pas vraiment

un tête-à-tête.


[JULIE-PIER:] Ouais, toi aussi, tu trouves

que ça manque de romantisme.

La prochaine fois,

tu mettras des chandelles.


[FRANCIS:] J'ai pas parlé de prochaine fois.

Je niaise.


[JULIE-PIER:] T'es cute. T'es tout rouge.

(Au même moment, FRANK, SAMI et BRANDON-LEE discutent dans le couloir de l'école.)


[SAMI:] Frank, tu vas pas

croire Brandon-Lee.

J'ai pas volé ses goupilles.


[BRANDON-LEE:] Si c'est pas toi, c'est qui?
[FRANK:] On reste calmes.
[BRANDON-LEE:] T'as pris mes goupilles

pour te venger.

Tu m'en veux parce que

je t'ai donné une gomme

et tu t'es fait pogner.

Frank, je sais maintenant que

t'as beaucoup d'autorité ici.

Fouille dans son sac.


[FRANK:] Peux-tu ouvrir ton sac

et rassurer Brandon-Lee?

(SAMI ouvre son sac et montre le contenu à FRANK. Pendant ce temps, FRANCIS et JULIE-PIER mangent chez FRANCIS.)


[JULIE-PIER:] Audrey est déjà venue

manger ici.

Je me demandais

quand t'allais m'inviter.


[FRANCIS:] Mais ça fait

longtemps.

Mais qu'est-ce qu'elle a dit?

Elle avait l'air contente?


[JULIE-PIER:] Bien, elle avait

l'air... rassasiée?


[FRANCIS:] Tu sais qui d'autre

est déjà venu manger ici?

Bastien.


[JULIE-PIER:] Ça a l'air

de te faire plaisir.


[FRANCIS:] Non, non.
[JULIE-PIER:] OK, il te tape

sur les nerfs!

Oui, moi aussi, je trouve

qu'il a l'air gossant, des fois.

(FRANCIS prend son téléphone sur la table pour le fermer.)



[JULIE-PIER:] Sais-tu

ce qui est gossant aussi?

(JULIE-PIER prends le téléphone dans les mains de FRANCIS.)


[JULIE-PIER:] Ça.

T'es vraiment accro à ton cell.

(JULIE-PIER va mettre le téléphone de FRANCIS sur le comptoir.)

(À l'école, FRANK regarde dans le sac de SAMI.)



[FRANK:] Bon, pas de goupilles.

Je te l'avais dit, Brandon-Lee.


[BRANDON-LEE:] Elles sont où

d'abord?

Ça s'envole pas

comme ça des goupilles.

Est-ce que tu pourrais

regarder dans son sac à lunch?

C'est vraiment important

que je les retrouve.

(FRANK fait signe à SAMI de lui montrer son sac à lunch. SAMI ouvre son sac à lunch.)



[SAMI:] Surprise, là,

pas de goupilles!

(FRANK met la main dans le sac à lunch de SAMI et en sort le sac de goupilles.)


[FRANK:] Qu'est-ce que vous avez,

aujourd'hui? Vous vous êtes donné le mot?


[SAMI:] Je te jure que c'est pas moi.
[FRANK:] C'est grave, c'est un vol.
[BRANDON-LEE:] C'est pas juste

à moi que tu fais du tort,

mais à tous les gens dans le besoin.


[SAMI:] Aucune idée comment

ça s'est retrouvé là.


[FRANK:] Tu vas avoir le temps

de réfléchir à tout ça

durant ta retenue.


[SAMI:] Quoi?
[FRANK:] Je dois en parler

à M. Prud'homme.

Il aura pas le choix

de t'en donner une.


[SAMI:] Tu comprends pas.

J'ai rien fait.

Il va appeler mes parents!

(FRANK part.)


[BRANDON-LEE:] Une retenue?

D'après moi, tu peux dire adieu

à ton allocation.

(BRANDON-LEE part en donnant une tape sur l'épaule à SAMI.)


[SAMI:] Mais là, j'ai rien volé!

(Chez FRANCIS, JULIE-PIER et FRANCIS font la vaisselle.)


[JULIE-PIER:] La prochaine fois,

on devrait faire quelque chose ensemble

après l'école.


[FRANCIS:] OK.
[JULIE-PIER:] Mettons une

date à quatre avec Audrey et Hugo.


[FRANCIS:] Une date avec Audrey?

Oh oui! Oui, c'est clair.

(FRANCIS donne une assiette. à JULIE-PIER.)


[JULIE-PIER:] Merci.

(JULIE-PIER effleure la main de FRANCIS, qui échappe l'assiette. JULIE-PIER et FRANCIS se penchent pour ramasser l'assiette et échangent un regard. BASTIEN entre chez FRANCIS.)


[BASTIEN:] Salut, je passais

dans le coin. Ah, Julie-Pier!

Je savais pas que tu étais ici.


[JULIE-PIER:] Ah, plus pour longtemps.
[BASTIEN:] Mais t'es pas obligée

de partir si vite.

Tu peux rester avec nous.


[JULIE-PIER:] C'est parce que si je reste,

il y a trop de risques

que Francis casse des assiettes.

Dans quoi vous allez manger, ce soir?


[BASTIEN:] Ah, j'en ai plein

chez nous! Je peux te les prêter.


[JULIE-PIER:] Oublie ça. C'est une

inside entre Francis et moi.

(JULIE-PIER se dirige vers la sortie.)


[FRANCIS:] Euh, bye!
[JULIE-PIER:] Bye.

(JULIE-PIER sort de la maison.)


[BASTIEN:] Quelle inside?
[FRANCIS:] Pourquoi t'es venu?
[BASTIEN:] Comme ça, tu me trouves gossant?
[FRANCIS:] Non, j'ai jamais dit ça.

T'as mal entendu.


[BASTIEN:] Je comprends,

j'ai mal entendu!

T'étais même pas

à côté de ton cellulaire!


[FRANCIS:] C'est Julie-Pier

qui est venue le porter ici.

Sois content. Elle a pas vu

qu'il était ouvert.


[BASTIEN:] Francis, il faut

que je te demande de quoi.

Est-ce que vous avez eu

des rapprochements?


[FRANCIS:] De quoi tu parles?
[BASTIEN:] Des rapprochements, tu

sais bien ce que ça veut dire!


[FRANCIS:] Bien non,

il s'est rien passé.

OK...

Elle m'a un peu

touché la main.


[BASTIEN:] Vous vous êtes touchés?
[FRANCIS:] La main!

Je travaille pour toi, je te le jure!

On a même une date à quatre.


[BASTIEN:] Sérieux?
[FRANCIS:] Oui!
[BASTIEN:] Nous deux et qui d'autre?
[FRANCIS:] Euh, moi, Audrey,

Hugo et Julie-Pier.


[BASTIEN:] OK. Et moi, là-dedans?

C'est ça que t'appelles

travailler pour moi?

Je suis même pas invité

à ma propre date à quatre?


[FRANCIS:] Ça fait partie de mon plan,

je te le jure, OK?

Bastien, un jour,

tu vas voir

que fréquenter

les filles, c'est facile.

C'est comme une expérience

de chimie.

Il y a un protocole et si

tu le suis à la lettre,

tout va bien.


[BASTIEN:] Et c'est quoi, le protocole?

(FRANCIS ne sait que répondre. BASTIEN soupire. Pendant ce temps, JULIE-PIER est de retour à l'école avec AUDREY.)


[JULIE-PIER:] Si je lui avais demandé,

Francis aurait mangé dans ma main.

Tout ce que je lui ai offert,

c'est rire de ses jokes,

le complimenter.


[AUDREY:] Donc, c'était comme une date?
[JULIE-PIER:] Bien non!

Mais maintenant,

si un gars m'intéresse,

je sais comment le cruiser.

C'est le fun de tester, non?

Francis était comme

un coup de pratique.


[AUDREY:] C'est chien

pour Francis, non?


[JULIE-PIER:] C'est chien qu'une des plus

belles filles de l'école

s'invite à dîner chez lui?

Et de toute façon, ça arrive

qu'une fille cruise un gars

sans vraiment vouloir

sortir avec.


[AUDREY:]Oui, mais si lui veut pas

juste te cruiser?

(Caché derrière une poutre, BRANDON-LEE lance une goupille à AUDREY.)


[JULIE-PIER:] Bien, au pire,

il va s'en remettre.


[AUDREY:] OK.

Donc, finalement, il y a juste

toi qui étais au courant

pour le coup de pratique.


[JULIE-PIER:] Je sais pas, moi!

Je suis pas dans sa tête.

(BRANDON-LEE lance une autre goupille à AUDREY.)


[AUDREY:] T'es vraiment généreux,

Brandon-Lee

mais je pense qu'on a assez

de goupilles, hein?


JULIE-PIER

Ah, mais tu

savais pas ça, Audrey?

La goupille est super tendance,

cette année!

T'en mets une dans tes cheveux

et personne remarque

les boutons que t'as dans la face.

(JULIE-PIER redonne une goupille à BRANDON-LEE en souriant.)


[JULIE-PIER:] Tu devrais

t'en garder une couple.

T'en aurais de besoin.

(BRANDON-LEE prend sa goupille sous les ricanements de JULIE-PIER.)


[AUDREY:] Mais, sérieux,

pour Francis, OK?

Je ne veux plus

que tu le niaises.

Il est super fin,

ce gars-là. OK?


[JULIE-PIER:] Inquiète-toi pas,

j'y ferai

pas de peine à ton beau voisin!


JULIE-PIER quitte la table. Au même moment, FRANCIS et BASTIEN discutent devant leurs casiers.


[FRANCIS:] Mon plan

est infaillible.

Je vais à la date à quatre,

je séduis Audrey...


[BASTIEN:] Pff!
[FRANCIS:] Je vais montrer

à Audrey qu'elle

et Hugo là, ça marche pas.

Et là, Audrey

va laisser Hugo

et moi, je vais laisser

Julie-Pier

et aller consoler Audrey.

Et là, toi, tu vas rentrer.

Tu vas aller

consoler Julie-Pier.


[BASTIEN:] Attends, ton plan a autant

de chance de fonctionner

que moi j'en ai

de devenir quart-arrière

dans l'équipe de football.


[FRANCIS:] Qui entre toi et moi a le plus

d'expérience avec les filles?


[BASTIEN:] T'as comme 15 minutes

d'avance sur moi.

(FRANCIS reçoit un texto de JULIE-PIER qui lui dit: «Bon cours Franfran.» BASTIEN prend le téléphone de FRANCIS pour regarder.)


[FRANCIS:] Eille!
[BASTIEN:] Franfran? C'est quoi, là?

T'as un kick sur Julie-Pier?


[FRANCIS:] Non, c'est rien

de sérieux!

C'est sûr qu'elle est

cute et tout, mais...


[BASTIEN:] Non, mais c'est mon

kick!


[FRANCIS:] Ça fonctionne pas de même,

l'amour, Bastien.

Tu peux avoir un kick,

mais si c'est pas réciproque...

C'est de ta faute. C'est toi qui

m'as envoyé lui parler tantôt.



[BASTIEN:] Non, non, moi,

je t'ai demandé de me vanter,

pas de jouer dans mon dos,

ni de tomber en amour avec elle!


[FRANCIS:] C'est elle qui est en train

de tomber en amour avec moi.


[BASTIEN:] Entre chums, on n'est pas

supposés de se faire ça.!

Moi, je ferais

jamais rien avec Audrey.

Et toi, dans le fond, aussi,

tu feras jamais rien avec elle.

Quand elle va apprendre

que t'as un kick sur Julie-Pier,

oublie ça, tu vas être

barré dans sa tête.


[FRANCIS:] Tu lui diras pas?

Entre amis, on se trahit pas de même.


[BASTIEN:] Regarde qui parle!
[FRANCIS:] Depuis que je suis avec

Julie-Pier, Audrey me parle plus.

Elle me fait même des clins d'oeil.


[BASTIEN:] Une fille peut pas

sortir avec l'ex de sa best.

C'est scientifique. C'est comme

un courant électrique.

Le kick, c'est le conducteur.

Il y a des électrons entre toi

et la fille. Tout va bien.

Lorsqu'il y a une autre fille

qui rentre dans le portrait,

"Boum!", court-circuit!


[FRANCIS:] Non, ça tient pas debout,

ton affaire.


[BASTIEN:] L'électricité,

ça existe pas, je suppose?

C'est des petites filles

qui font briller les ampoules?

(FRANCIS part. SAMI passe derrière BASTIEN. Son téléphone sonne.)



[BASTIEN:] Ah, les filles, hein?
[SAMI:] Pour les nerds, les filles,

c'est toujours compliqué.


[BASTIEN:] Hein?

C'est pas parce que t'es rendu

dans le même casier

que Brandon-Lee que t'es obligé

d'être baveux comme lui.


[SAMI:] Je partagerais jamais

mon casier avec Brandon-Lee.


[BASTIEN:] Pourtant, il fouillait

dedans à matin.


[SAMI:] Mais là,

c'est mon casier!

C'est vraiment important

que tu ailles le dire à Frank.

(BASTIEN ferme son casier précipitamment.)



[BASTIEN:] Je dois y aller.

(BASTIEN part. SAMI répond à son téléphone.)


[SAMI:] Oui, allô maman?

Oui, oui, j'ai vu

tes 17 messages.

Non, non, fâche-toi pas!

C'est un malentendu.

Je vais tout

t'expliquer ça à midi.

Non, non, non,

je me cherche pas d'excuse!

OK, oui. OK, bye!

(BASTIEN est assis seul à la cafétéria. FRANCIS arrive et s'approche de lui en hésitant.)



[FRANCIS:] Bastien, t'as raison.

Je vais arrêter

tout ça avec Julie-Pier.

Je veux pas ruiner

mes chances avec Audrey.

Et c'est plate qu'on se pogne

À cause d'une fille.


[BASTIEN:] Cool.

(À ce moment, JULIE-PIER entre dans la cafétéria.)


[BASTIEN:] OK, go!

Je reste proche.

Hein, si jamais

elle a de la peine.

(FRANCIS se lève et va voir JULIE-PIER.)


[JULIE-PIER:] Puis?

Est-ce que t'aimes

ton nouveau surnom, Franfran?


[FRANCIS:] Ouais, correct.

Ecoute, Julie-Pier, euh, ce midi,

je veux pas que tu te fasses des idées.

C'est pas toi. C'est compliqué.


[JULIE-PIER:] OK. T'as parlé

avec Audrey.


[FRANCIS:] Non, pourquoi?
[JULIE-PIER:] Rien! Oublie ça.

Donc, tu disais que toi et moi,

ça clique pas, hein?

T'es sûr?

Parce que moi, il y a quelque

chose qui me dit le contraire.


[FRANCIS:] Quoi?
[JULIE-PIER:] Ça.

(JULIE-PIER tire FRANCIS vers elle pour l'embrasser. FRANCIS rend le baiser de JULIE-PIER. Sur ces entrefaites, AUDREY arrive.)


[AUDREY:] Il faut que je te parle.

(JULIE-PIER part avec AUDREY.)


[FRANCIS:] C'est pas ce que tu penses,

Bastien.


BASTIEN n'en croit pas ses yeux. Il quitte la cafétéria.

BRANDON-LEE et FRANK entrent au local de retenue. SAMI est déjà là.


[BRANDON-LEE:] Cool, tu me fais faire

une visite guidée de l'école?

On pourrait pas

la continuer demain

pendant mon cours

de français?

Il est plate à mort.


[FRANK:] Peux-tu m'expliquer pourquoi

des élèves se sont plaints

tout l'après-midi qu'on leur

lançait des goupilles?


[SAMI:] Essaye pas de mettre ça

sur mon dos.


[BRANDON-LEE:] Si c'est pas Sami, c'est

peut-être un complice de Sami.


[FRANK:] Prends-moi pas

pour une valise!

(Au même moment, BASTIEN et FRANCIS marchent dans le couloir.)


[FRANCIS:] C'est quand je lui ai dit

que j'étais pas intéressé

qu'elle m'a embrassé.

Je lui ai dit

que c'est pas mon genre.

Je suis censé

faire quoi de plus?

(AUDREY arrive.)


[AUDREY:] Francis, OK, je le sais,

je me mêle vraiment pas

de mes affaires,

mais il faut tellement pas que

tu t'en fasses pour Julie-Pier.


[FRANCIS:] Euh, OK, c'est...

c'est pas mon genre,

mais je veux pas

être chien non plus.


[AUDREY:] Inquiète-toi pas,

elle va s'en remettre.

Parce que je pense

qu'elle non plus

est peut-être pas

vraiment intéressée.


[FRANCIS:] Ah non?
[BASTIEN:] Ah oui?
[AUDREY:] Bien, elle te trouve super fin

comme ami, là, mais ce midi,

le bec, c'est...

c'était comme

pour se pratiquer.


[FRANCIS:] Pour se pratiquer?

Ouais, je le savais.


[BASTIEN:] On... on le savait

tous, là,

qu'elle pouvait pas vraiment

avoir un kick sur lui.


[AUDREY:] Ah oui?

Bon, tout est réglé, d'abord.

(AUDREY s'en va.)


[FRANCIS:] Tu dois être content.

Elle se pratiquait.


[BASTIEN:] Ouais, c'est poche.

Sauf que le côté positif,

c'est que si elle se pratiquait,

ça veut dire qu'elle avait

sûrement un but.


[FRANCIS:] Toi?
[BASTIEN:] Pourquoi pas?

Il faudrait peut-être

que je commence

à pratiquer avec Audrey.


[FRANCIS:] Ah! ah! ah!
[BASTIEN:] On oublie toute

cette histoire-là, OK?

Mais avant

il faut absolument que je change

ton nom dans mes contacts.

Parce que Franfran,

ça te va très, très bien.


[FRANCIS:] C'est beau, reviens-en!

(BASTIEN ouvre son téléphone et trouve une photo de BRANDON-LEE entrain de fouiller dans le casier de SAMI.)


[BASTIEN:] Je l'ai, sa preuve!

(BASTIEN part en courant.)


[FRANCIS:] Hein?

SAMI, BRANDON-LEE et FRANK sont toujours dans le local de retenue.


[BRANDON-LEE:] Tu m'accuses sans preuve?
[SAMI:] Bastien t'a vu fouiller

dans mon casier.

(À ce moment, BASTIEN arrive dans le local.)


[BASTIEN:] Sami!
[BRANDON-LEE:] C'est sa parole

contre la mienne.


[BASTIEN:] J'ai un peu plus

que ma parole.

(BASTIEN sort brusquement son téléphone pour montrer la photo de BRANDON-LEE.)


[BRANDON-LEE:] Photoshop.
[FRANK:] Arrête de niaiser.

T'as ouvert son casier?


[BRANDON-LEE:] Non!

(BRANDON-LEE regarde la photo plus attentivement. On y voit que BRANDON-LEE tient un sac de goupilles.)


[BRANDON-LEE:] OK, j'ai mis les goupilles

dans son casier.

Parce qu'il me faisait suer

et parce que la porte était ouverte.

J'ai pas réfléchi

et je le regrette.

Et je suis sûr

que Sami a appris sa leçon

et que la prochaine fois,

il va mieux barrer son casier.

C'est bon, je peux y aller?


[SAMI:] Je barre toujours mon casier.
[FRANK:] Je peux pas prouver que t'as

débarré son casier, mais là,

le faire accuser injustement

de vol, c'est inacceptable.

Tu me suis. On va aller voir

ce que M. Prud'homme en pense.


[BRANDON-LEE:] Sois cool!

C'est juste pour niaiser.


[SAMI:] Frank, peux-tu juste

appeler ma mère pour lui dire

que c'est un malentendu?

(SAMI donne son téléphone à FRANK.)


[FRANK:] Pas de trouble.

(FRANK fait signe à BRANDON-LEE de sortir.)


[FRANK:] Attends-moi à l'extérieur.

(BRANDON-LEE sort en jetant un regard noir à SAMI. FRANK prend le téléphone de SAMI.)


[FRANK:] Mme Mazari, c'est Frank

de Victoire-Desmarais.

Non, non, tout va bien!

Sami a rien fait de mal.

Oui, oui.

(SAMI et BASTIEN se tapent dans la main. Plus tard, FRANK et BRANDON-LEE sont à la cafétéria. BRANDON-LEE gratte les gommes sous une table. FRANK est assis et le regarde.)



[BRANDON-LEE:] À cause de toi,

mes parents m'ont coupé

mon allocation

pour un autre mois.


[FRANK:] Plus vite

tu grattes les gommes,

plus vite ta retenue finit.

Compte-toi chanceux

que je te les fasse pas mâcher.

T'as quand même eu

une bonne idée aujourd'hui.

Ramasser des goupilles.

T'en ramasseras d'autres

cette semaine,

mais celles-là vont vraiment

aller à un organisme.

(AUDREY et JULIE-PIER sont assises à une table.)



[JULIE-PIER:] Pourquoi tu l'as dit

à Francis? J'ai l'air de quoi?


[AUDREY:] Euh, d'une fille

qui a niaisé un gars

pour pouvoir l'embrasser.

Pourquoi t'as fait ça?

T'as déjà embrassé des gars.

(JULIE-PIER semble gênée.)


[AUDREY:]T'as jamais

embrassé de gars?


[JULIE-PIER:] Bien oui, là!

Mais pas vraiment comme ça.

En tout cas,

je voulais pratiquer

pour quand je vais rencontrer

un gars qui compte vraiment.

Ou revoir Gab.


[AUDREY:] T'as pas besoin

de te pratiquer et tu vas

le rencontrer bientôt.

T'es super belle.


[JULIE-PIER:] C'est justement ça, le

problème. J'intimide les gars.

Ils osent jamais

venir me parler.

Ça fait que je reste

toute seule dans mon coin

à embrasser personne.

Ça, ou les gars

me trouvent pas de leur goût.

(La tête de BRANDON-LEE apparaît tout à coup en haut d'un muret à côté de JULIE-PIER et AUDREY.)



[BRANDON-LEE:] Moi, je te trouve de mon goût.

(JULIE-PIER et AUDREY se lancent un regard malaisé.)


[AUDREY:] Veux-tu te pratiquer

avec lui?


[BRANDON-LEE:] Ouais, pour quoi?
[JULIE-PIER:] Euh...

(JULIE-PIER et AUDREY rient nerveusement.)

(Générique de fermeture)

(Fin émission)

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