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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent and Sami are starting high school. Together, they try to ease into a foreign world, full of promise but also fraught with worries!

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Kitchen Batteries

Maude wants the new cooking column to please the sponsors. For his part, Marc-O tries to gather a record number of batteries to be named volunteer of the month at the Young Volunteers Club.



Réalisateur: Claude C Blanchard
Acteurs: Antoine Desrochers, Normand D'Amour, Marie-Soleil Dion, Xavier Loyer
Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

Subito Texto suit le parcours de : Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent et Sami, qui vivent leurs premiers moments au secondaire. Ensemble, ils tentent d'apprivoiser cet univers inconnu, mais débordant de promesses... et d'inquiétudes!

[Début information à l'écran]

Piles et batteries de cuisine

[Fin information à l'écran]

Début générique d'ouverture

Présentation des différents personnages de l'émission avec des photos de famille. Vue de l'école où se déroule l'action avec des textos échangés entre les personnages.

Fin du générique d'ouverture

Dans le local du journal, MAUDE parle au téléphone en articulant très bien.


[MAUDE:] Ah, oui, monsieur Malo, vous

pouvez nous faire confiance.

Ma collègue me dit que

la chronique culinaire

avance très bien.

(FÉLICIE entre dans le local du journal.)


[FÉLICIE:] Salut!
[MAUDE:] Ah, justement,

elle vient d'entrer.

Oui, madame Cardinal va

vous recontacter.

Merci encore, monsieur.

Bonne journée.

(MAUDE raccroche le téléphone.)


[FÉLICIE:] À qui tu parlais?

Au premier ministre?


[MAUDE:] Presque. À M. Malo,

des Chaudrons Malo.

Le commanditaire

de notre chronique culinaire.


[FÉLICIE:] Ah! Justement.

Je l'ai finie, elle est ici.

(FÉLICIE apporte son article à MAUDE.)


[FÉLICIE:] Tu vas voir,

c'est super bon.

C'est une chronique sur

les boissons énergisantes

en vente au dépanneur.


MAUDE (sceptique)

T'as cuisiné avec

des boissons énergisantes?


[FÉLICIE:] Bien non, je les ai bues.

(MAUDE regarde l'article de FÉLICIE d'un air interrogateur. Pendant ce temps, à la cafétéria, MADAME CARDINAL rencontre MARC-OLIVIER. MARC-OLIVIER, l'air découragé, regarde un contenant sur une table sur lequel est écrit « Piles usagées ». Le contenant est presque vide.)


[MADAME CARDINAL:] Ça va, Marc-O?
[MARC-OLIVIER:] Oui. Bien... non.

J'essaie de ramasser

des piles usagées

puis ça marche pas.


[MADAME CARDINAL:] Ah, bien, lâche pas!

Excuse-moi, je suis pressée.

(MADAME CARDINAL s'apprête à partir mais MARC-OLIVIER la retient.)


[MARC-OLIVIER:] C'est pour mon club

des Jeunes Bénévoles!

C'est notre cause de la semaine.

La semaine achève

puis j'ai rien ramassé.

À part des déchets.

(MARC-OLIVIER montre les déchets dans son contenant.)


[MADAME CARDINAL:] T'en as quelques-unes

dans le fond.


[MARC-OLIVIER:] Je les ai mises dedans

pour que les autres fassent pareil.


[MADAME CARDINAL:] Ah.

(MADAME CARDINAL s'en va mais MARC-OLIVIER la suit.)


[MARC-OLIVIER:] Saviez-vous qu'une pile

peut pendre des siècles

à se décomposer?

Il y a certaines composantes

qui se décomposent jamais.


[MADAME CARDINAL:] Bon.

Elle finit quand, ta collecte?


[MARC-OLIVIER:] Demain midi.
[MADAME CARDINAL:] Ça te laisse pas

grand temps.

Mais t'as l'air très déterminé.

Fais pas cette tête-là.

Je vais en parler à quelques-uns

de mes groupes, ce matin.


[MARC-OLIVIER:] Cool. Merci.
[MADAME CARDINAL:] Mais de ton côté,

tu devrais faire un peu de pub.

Il y a un match de basket,

ce soir.

Tu pourrais demander au monde

de ramener des piles de la maison

après le souper.


[MARC-OLIVIER:] Ouais! Je vais voir ça.

Merci.


[MADAME CARDINAL:] Salut.

(MADAME CARDINAL s'en va. Au même moment, dans le local du journal, FÉLICIE explique son article à MAUDE.)


[FÉLICIE:] Il y a

les valeurs énergétiques,

les prix, le goût...

(MAUDE regarde l'article de FÉLICIE d'un air blasé.)


[MAUDE:] Oui, je vois ça.
[FÉLICIE:] Cool, hein?

J'ai vraiment

travaillé fort.


[MAUDE:] Félicie...

as-tu déjà vu

ça ressemblait à quoi,

une chronique culinaire?


[FÉLICIE:] Oui, et...?
[MAUDE:] Il y a même pas de cuisine.

T'as même pas utilisé les casseroles.


[FÉLICIE:] Quelles casseroles?

(MAUDE soupire et se lève pour montrer la boîte de casseroles par terre à côté de son bureau.)


[MAUDE:] Les casseroles que M. Malo

nous a prêtées.


[FÉLICIE:] Ah, bien, je savais pas

qu'on était obligés de les utiliser.


[MAUDE:] C'est parce que c'est

de la cuisine.

D'habitude, on a besoin de casseroles.

C'est pour ça que j'ai demandé

la commandite

d'un magasin de casseroles!


[FÉLICIE:] Moi, ça m'en a pas pris!

(MAUDE perd patience.)


[MAUDE:] C'est parce que c'est pas

une chronique culinaire!


[FÉLICIE:] Hé, es-tu en train

de me dire que ma chronique

sera pas publiée?


[MAUDE:] Non. Non, j'ai pas dit ça.

(FÉLICIE donne un papier à MAUDE.)


[FÉLICIE:] Tiens.
[MAUDE:] C'est quoi, ça?
[FÉLICIE:] C'est ce que ça m'a coûté

pour ma chronique.

Quinze dollars justes.

Trois boissons énergisantes

puis une barre de chocolat

pour changer le goût entre chaque.


[MAUDE:] Wow, t'as dû bien dormir,

hier soir.


[FÉLICIE:] Tu m'as dit que tu

rembourserais mes dépenses

avec l'argent du commanditaire.


[MAUDE:] Mais... c'est Mme Cardinal

qui a l'argent.

(MADAME CARDINAL entre à cet instant.)


[MADAME CARDINAL:] Salut, les filles!
[FÉLICIE:] Wow! Quelle coïncidence!

(FÉLICIE donne sa facture à MADAME CARDINAL.)


[FÉLICIE:] Ma facture pour

ma chronique.


[MADAME CARDINAL:] OK,

je vais regarder ça plus tard.

(FÉLICIE sort du local.)


[MADAME CARDINAL:] Mon Dieu!

Tout le monde s'est paré

de son plus beau sourire,

ce matin!


[MAUDE:] Je pense qu'on peut déjà

dire adieu

à notre chronique culinaire

et à notre commanditaire.

(Plus tard, chez les Allard-Fraser, MAUDE entre avec BENJAMIN.)


MAUDE (criant)

Papa!

Je suis là, avec Benjamin!


[BENJAMIN:] T'es sûre que c'est correct

que je sois ici?

Je veux pas déranger.


[MAUDE:] Mme Cardinal puis Marc-O

sont d'accord avec moi:

c'est pas une chronique culinaire.

Il va falloir que je trouve

une idée de rechange.

(MAUDE ouvre le réfrigérateur et se sert un jus.)


[MAUDE:] Papa!

(JACQUES entre dans la cuisine couvert de poussière avec un masque sur la bouche.)


[JACQUES:] Allô!
[MAUDE:] Hé, c'est toi?

Qu'est-ce qu'il t'est arrivé?

On dirait un ours polaire

dans une tempête de neige.


[JACQUES:] Je fais des joints

dans le garage.

Ça fait des années

que ta mère m'achale.

Je profite de son congrès

pour lui faire une surprise.


[MAUDE:] Salissant...
[JACQUES:] Bien, ç'a été un peu plus

compliqué que je pensais,

mais tout est sous contrôle.

Vous, qu'est-ce que

vous faites ici?


[MAUDE:] Ça fait au moins 12 fois

que je te dis

que je viens dîner à la maison.

C'est même écrit sur le frigo.

(MAUDE montre une note sur le réfrigérateur où il est écrit : « Je viens dîner ici. M. ».)


MAUDE (montrant BENJAMIN)

Puis, bien...

je l'ai croisé en chemin,

donc je l'ai invité.


[BENJAMIN:] Je veux pas m'imposer.
[JACQUES:] Non, c'est correct,

Benjamin.

Quand il y en a pour deux.

il y en a pour trois.

(À cet instant, JULIEN entre dans la maison.)


[JULIEN:] Salut! Qu'est-ce qu'on mange?
[JACQUES:] Euh, trois ou quatre.

Je vais aller me débarbouiller

puis... je vous prépare votre dîner.

(JACQUES sort de la cuisine.)


[BENJAMIN:] T'es sûre

que je dérange pas?


[MAUDE:] Si tu m'aides à trouver

une idée,

c'est sûr que

tu me dérangeras pas.


[BENJAMIN:] Bon. Mais moi, tu sais,

les bonnes idées...


[MAUDE:] Oui, c'est vrai.

On dirait que

t'as autant confiance en toi qu'une

crevette sur une patinoire.

(JULIEN regarde dans le réfrigérateur.)


[JULIEN:] Hé, il y a vraiment rien

là-dedans.

Papa va sûrement

nous faire ses célèbres

tartines de thon à l'ail.

(JULIEN et MAUDE ont une grimace de dégoût.)


[BENJAMIN:] T'es sûre qu'il y a rien

d'intéressant dans votre frigo?


[MAUDE:] Tu peux regarder toi-même

si tu veux.

(BENJAMIN se dirige vers le réfrigérateur. De retour à l'école, MARC-OLIVIER s'est déguisé en homme-sandwich pour faire la promotion de sa collecte.)


[MARC-OLIVIER:] Hé! Piles usagées.

Je ramasse les piles usagées.

Quelqu'un?

Je ramasse les piles usagées.

Vous avez des piles usagées?

Hé! Piles usagées.

Non?

(MARC-OLIVIER rencontre FÉLICIE à la cafétéria.)


[MARC-OLIVIER:] Salut, Félicie.

Aurais-tu des piles usagées

à me donner?


[FÉLICIE:] Euh, non,

pas sur moi.

Pourquoi tu collectes

les piles, au juste?


[MARC-OLIVIER:] C'est pour mon club

des Jeunes Bénévoles.

C'est super nocif

pour l'environnement,

des vieilles piles.

Je veux être celui

qui en ramasse le plus.

J'ai le droit, non?

(FÉLICIE hausse les épaules. Au même moment, chez les Allard-Fraser, BENJAMIN regarde ce qu'il y a dans le réfrigérateur.)


[BENJAMIN:] Vous avez tout ce qu'il faut.

Il y a du pain...

du fromage orange en caoutchouc,

des œufs puis du jus de tomate!

C'est parfait.

(BENJAMIN sort tous les ingrédients du réfrigérateur.)


[JULIEN:] Qu'est-ce que tu vas

faire avec ça?


[BENJAMIN:] Des délices au fromage.

Tu vas voir, c'est délicieux.

Bon, euh, je vais avoir besoin

d'un bol.

J'imagine qu'ils sont ici.

(BENJAMIN ouvre une armoire et en sort un bol.)


[MAUDE:] Oui.
[BENJAMIN:] Première étape:

casser les oeufs.

(BENJAMIN casse un œuf d'une main experte.)


[JULIEN:] Wow! Comment tu fais ça?
[BENJAMIN:] C'est facile.

Regarde.

(BENJAMIN casse un autre œuf. MAUDE le regarde, étonnée.)


[BENJAMIN:] Bon. Maintenant,

il faut mélanger.

J'imagine que... c'est ici.

(BENJAMIN ouvre un tiroir et trouve ce dont il a besoin.)


[MAUDE:] Oui, les...

Oui. Ha!

En tout cas, t'as l'air de

savoir où tu t'en vas.


[BENJAMIN:] Quoi?
[MAUDE:] Rien. C'est juste que...

on dirait que t'es pas

la même personne que tantôt.

(MAUDE semble avoir une idée.)


[MAUDE:] Qu'est-ce que tu fais

après l'école?


[BENJAMIN:] Bien, je sais pas...

Pourquoi?

(Entre temps, à l'école, MARC-OLIVIER et FÉLICIE continuent leur conversation à la cafétéria.)


[MARC-OLIVIER:] Je veux juste

ramasser plus de piles

que Raphaël Jolicoeur,

tout le temps nommé bénévole du mois,

puis qui me tape sur les nerfs.


[FÉLICIE:] De la compétition

de bénévolat?


[MARC-OLIVIER:] Ouais,

c'est un peu niaiseux, hein.


MARC-OLIVIER (à la ronde)

C'est beau, vous avez gagné,

j'abandonne!


[FÉLICIE:] De quoi tu parles,

abandonner?

Qu'est-ce que t'as fait

à part décorer une boîte

puis te déguiser en pancarte?


[MARC-OLIVIER:] Pas grand-chose.

Mais j'irai pas voler les piles

chez le monde.


[FÉLICIE:] Non, mais tu pourrais

chercher dans l'école.

Il y a plein de vieilles piles

dans toutes sortes d'appareils.


[MARC-OLIVIER:] Hé, c'est pas fou, ça.
[FÉLICIE:] Prends celles qui

ne fonctionnent plus.

C'est certain que personne

va s'en rendre compte.

Tadam! Plein de piles!


[MARC-OLIVIER:] Dans ta face,

Raphaël Jolicoeur.

Merci, Félicie.


[FÉLICIE:] De rien.

Hé, puis je vais vérifier

chez moi aussi.

Mes frères jouent beaucoup

aux jeux vidéo.


[MARC-OLIVIER:] Cool.
[FÉLICIE:] T'aurais pas vu Maude?
[MARC-OLIVIER:] En français, en première.

Mais je pense qu'elle est

partie dîner chez elle.

Pourquoi?


[FÉLICIE:] Je voulais savoir

ce qui se passe avec mon 15 $.


[MARC-OLIVIER:] Ah. Ouais,

elle m'a conté ça.

C'est plate pour ta chronique.


[FÉLICIE:] Qu'est-ce qu'elle a de plate,

ma chronique?


[MARC-OLIVIER:] Non, je veux dire:

c'est plate POUR ta chronique.

C'est plate qu'elle fasse pas l'affaire.

Mais vous trouverez sûrement

un arrangement.

(FÉLICIE ne comprend pas.)


[MARC-OLIVIER:] Elle te l'avait pas dit encore.

Oups.

(MARC-OLIVIER quitte la cafétéria, mal-à-l'aise. FÉLICIE est en colère. Au même moment, chez les Allard-Fraser, BENJAMIN et MAUDE discutent de l'idée de MAUDE.)


[BENJAMIN:] Ah... je suis pas sûr

que ce soit une bonne idée.


[MAUDE:] Mais... tu ferais

la recette,

puis moi, je m'occuperais

de la chronique.


[BENJAMIN:] Je sais pas trop.

Un gars de St-Placide

qui fait une chronique dans le

journal de Victoire-Desmarais...


[JULIEN:] Bien, vous avez juste

à dire que c'est pas lui.

Puis je pourrais être

votre vedette invitée!


[MAUDE:] C'est pas fou, ça!

Puis tu pourrais utiliser

les casseroles de M. Malo!

On photographie juste tes mains.


JULIEN (insistant)

Puis moi,

je pourrais être votre vedette invitée?


[MAUDE:] De quoi tu parles?

T'es même pas une vedette.


[JULIEN:] À « La Cuisine des cavernes »,

il y a toujours

une vedette invitée.


[MAUDE:] On fait pas une émission;

juste une chronique écrite.

(JULIEN se met en position de supplication.)


[MAUDE:] OK, mettons que tu pourrais

être notre assistant officiel.


[JULIEN:] Ouh!

JACQUES (hors champ)

Ho!

Qu'est-ce que vous diriez

qu'on se fasse des tartines

de thon à l'ail pour dîner?


[MAUDE:] Laisse faire, papa,

on a déjà notre cuisinier!


[JULIEN:] Et son assistant

officiel!

(Plus tard, MAUDE entre dans le local du journal. MADAME CARDINAL est assise à un ordinateur.)


[MAUDE:] Ah! Madame Cardinal,

j'ai déjà trouvé

un chroniqueur de rechange

pour la chronique culinaire.


[MADAME CARDINAL:] Hein?

Wow! Déjà?

C'est qui?


[MAUDE:] Euh, c'est

une fille que je connais.


[MADAME CARDINAL:] C'est qui? ​[MAUDE:] C'est moi!
[MADAME CARDINAL:] Hein! Ha, ha.

Je savais pas que tu cuisinais.


[MAUDE:] Moi non plus.
[MADAME CARDINAL:] Ah, bon, bien,

c'est super.

Moi aussi, j'ai une bonne nouvelle.

Bien, en fait,

c'est plus une idée.


[MAUDE:] C'est quoi?
[MADAME CARDINAL:] On pourrait faire

des capsules vidéo

au lieu de l'article.


[MAUDE:] C'est... pas ça

qu'on avait dit avec M. Malo.


[MADAME CARDINAL:] Bien, non,

aucun problème,

je lui ai parlé au téléphone.

C'est même lui qui a eu l'idée.


MAUDE (faussement soulagée)

Ah!


[MADAME CARDINAL:] Ben oui,

tout est arrangé avec Georges.

Tu vas pouvoir emprunter la caméra.

Tu vas devenir

une vraie vedette!

Ah, ah, ah!

Je suis sûr que

tu vas bien faire ça.

(MADAME CARDINAL s'approche de MAUDE pour la rassurer. MADAME CARDINAL pointe un cadran en panne sur le bureau de MAUDE.)


[MADAME CARDINAL:] Hein?

Ça marchait, ça, tantôt.

(MADAME CARDINAL sort du local du journal, laissant MAUDE découragée. Plus loin dans l'école, MARC-OLIVIER ouvre son casier. MARC-OLIVIER sort un sac contenant très peu de piles. Le téléphone de MARC-OLIVIER sonne. MARC-OLIVIER répond.)


[MARC-OLIVIER:] Salut, Raphaël!

Ah oui, moi?

Moi, ça va super bien

ma collecte.

Puis... toi, ta collecte,

ça va bien?

T'es rendu à combien de piles?

(MARC-OLIVIER ouvre de grands yeux.)


[MARC-OLIVIER:] 272!...

OK! Bye.

(MARC-OLIVIER raccroche en soupirant. Dans le local du journal, MAUDE travaille à l'ordinateur. MAUDE soulève la souris de l'ordinateur pour la regarder de près.)


[MAUDE:] Coudonc, il n'y a plus rien

qui fonctionne ici?

(FÉLICIE entre dans le local.)


FÉLICIE (sarcastique)

Si c'est moi

que tu cherches,

je suis pas dans la souris.


[MAUDE:] Euh, bien non,

je te cherchais pas, mais...

ça me fait plaisir de te parler.


[FÉLICIE:] Je suis au courant que

ma chronique sera pas publiée.

Marc-O me l'a dit, ce midi.


[MAUDE:] Ah.
[FÉLICIE:] Est-ce que je vais avoir

mon argent?


[MAUDE:] Là, je... je sais pas.

Vu que ta chronique

sera pas publiée...


[FÉLICIE:] Je peux en faire une autre,

si tu veux.


[MAUDE:] J'ai déjà trouvé quelqu'un

d'autre pour la faire.

(BENJAMIN entre dans le local et va prendre la boîte de casseroles.)


[BENJAMIN:] Salut, tout le monde!
[MAUDE:] Euh, qu'est-ce que

tu fais ici?


[BENJAMIN:] Bien... je suis venu

pour t'aider.

Pour la...

(MAUDE jette un regard de côté à FÉLICIE. BENJAMIN s'enfarge dans ses mots.)


[BENJAMIN:] Tu... tu m'avais...

FÉLICIE (fâchée)

C'est lui

qui va me remplacer?

Un gars de St-Placide!


[MAUDE:] Non, c'est moi qui vais faire

la chronique.

Lui, il va juste...


[BENJAMIN:] Il l'aide. En fait...

c'est moi qui l'aide.


[MAUDE:] Bon.

(MAUDE se lève et attrape BENJAMIN par le bras pour partir. MARC-OLIVIER arrive à cet instant.)


[MARC-OLIVIER:] Wo, wo, sauvez-vous pas!

J'organise un concours

pour ma collecte de piles.

Cinq piles,

une chance de gagner.


[MAUDE:] Oui, c'est super.

Je vais regarder chez moi.

Nous, on va s'en aller.

Envoye, envoye!

(MAUDE quitte précipitamment en poussant BENJAMIN devant elle.)


[MARC-OLIVIER:] Coudonc,

vous voulez pas

savoir c'est quoi le prix?


[FÉLICIE:] À moins que ce soit 15 $,

je m'en fous un peu.


[MARC-OLIVIER:] Non, c'est un voyage

en Floride!


[FÉLICIE:] Elle est bonne.
[MARC-OLIVIER:] Regarde.

Un voyage en Floride.

(MARC-OLIVIER montre à FÉLICIE les coupons qu'il tient dans la main. Plus tard, chez les Allard-Fraser, MAUDE, BENJAMIN et JULIEN s'installent pour leur émission de cuisine.)


[BENJAMIN:] Es-tu au courant

qu'il fait tirer

un voyage pour

la Floride?


[JULIEN:] Hein? Qui ça?

Je peux y aller.


[MAUDE:] Non, oublie ça,

c'est une blague.


[BENJAMIN:] Non, je pense

qu'il est sérieux, moi.


[JULIEN:] Maintenant que vous faites

une émission de cuisine,

est-ce que je peux être

votre vedette invitée?


[MAUDE:] Non. Mais tu peux nous

débarrasser

du coffre à outils de papa,

par exemple.

(JULIEN se lève et se dirige vers le coffre à outils.)


[MAUDE:] Comment on va faire

pour que ce soit toi

qui fasses la recette,

mais qu'on ait l'impression

que c'est moi?


[BENJAMIN:] Facile! C'est toi qui vas

cuisiner, mais pour de vrai.

(JULIEN attend, debout à côté du coffre à outils.)


[JULIEN:] Allô, je le mets où,

le coffre?


[MAUDE:] Où est-ce qu'on

le verra pas.


MAUDE (s'adressant à BENJAMIN)

T'es sûr que ça va être crédible?

Je suis pas aussi bonne que toi,

tu sais.

(Quelqu'un sonne à la porte.)


[JULIEN:] C'est moi qui réponds!

(JULIEN se précipite vers la porte d'entrée.)


[MAUDE:] Inquiète-toi pas, ça va

super bien aller.

La recette est super facile

puis... t'es bonne!


JULIEN (hors champ)

C'est Félicie!

(JULIEN revient à la cuisine avec FÉLICIE.)


MAUDE (mal-à-l'aise)

Ah, salut!

(Pendant ce temps, à l'école, MARC-OLIVIER a préparé une table pour recevoir les piles usagées. Tous les élèves s'arrêtent pour lire ses coupons de concours. MADAME CARDINAL vient mettre quelques piles dans le pot.)


[MADAME CARDINAL:] Wow! Ça marche,

les piles!


[MARC-OLIVIER:] C'est fou comment

un petit concours peut motiver les gens.

Raphaël Jolicoeur

n'a aucune chance.


[MADAME CARDINAL:] Toi, t'as aucune idée

de ce qui est arrivé

avec les piles de la radio

du concierge?


[MARC-OLIVIER:] Non.

C'est sûrement un élève

trop motivé à gagner le concours.

Cinq piles, une chance de gagner.


[MADAME CARDINAL:] Sûrement ça, oui.

C'est quoi le prix?


[MARC-OLIVIER:] Ah, un voyage en Floride.
[MADAME CARDINAL:] Elle est bonne.
[MARC-OLIVIER:] Pourquoi

tout le monde dit ça?

C'est pas une blague.


[MADAME CARDINAL:] Voyons!

Comment tu vas faire

pour payer ça?


[MARC-OLIVIER:] Tout est arrangé.

Mes grands-parents ont

une maison mobile,

puis ils descendent en voiture.


[MADAME CARDINAL:] Et...
[MARC-OLIVIER:] C'est sûr

qu'ils ont de la place

sur la banquette arrière.


[MADAME CARDINAL:] OK, mais est-ce

qu'ils sont d'accord?


[MARC-OLIVIER:] Ils se plaignent

tout le temps

que personne ne vient les voir.

Ils vont être contents

d'avoir de la visite!


[MADAME CARDINAL:] Oui,

mais est-ce

qu'ils sont d'accord?


[MARC-OLIVIER:] Je leur ai laissé

un message.

Ils devraient m'appeler bientôt.

(Le téléphone de MARC-OLIVIER sonne. MARC-OLIVIER répond.)


[MARC-OLIVIER:] Allô, grand-papa!

Oui, t'as eu mon message.

(Dans la cuisine des Allard-Fraser, FÉLICIE explique sa présence à MAUDE.)


[FÉLICIE:] Regarde-moi pas

comme ça.

Je fais de la collecte de piles

pour Marc-O.


[MAUDE:] T'as pas cru pour vrai

à son histoire de voyage en Floride?


[FÉLICIE:] Pas vraiment,

mais je veux l'aider.

Puis je me suis dit

qu'en même temps,

je verrais comment ça avance,

votre truc.


[MAUDE:] Euh, Julien, pourquoi

tu vas pas trouver

des piles à Félicie,

hum?


[JULIEN:] Si tu gagnes le concours,

est-ce que tu m'emmènes en

Floride avec toi?


[FÉLICIE:] Bien oui.
[JULIEN:] À vos ordres!

(JULIEN sort de la cuisine. FÉLICIE regarde BENJAMIN qui installe la caméra.)


[FÉLICIE:] Ah, c'est rendu

une chronique filmée?


[BENJAMIN:] Euh oui.

Maude va faire ses fameux

délices au fromage.


[FÉLICIE:] C'est quoi la recette?

MAUDE (incertaine)

Bien,

il y a du fromage...

c'est vraiment un délice.

Il y a du pain aussi.

(JULIEN revient avec des piles.)


[JULIEN:] Tiens! J'en ai trouvé cinq.

Est-ce qu'on a gagné?


[FÉLICIE:] On va savoir ça demain.

Je peux rester pour la recette?

Ça m'intéresse.

Puis peut-être que

je pourrais devenir

aussi bonne que toi.

(MAUDE hausse les épaules.)


[MAUDE:] OK, c'est beau.

C'était censé être Ben

qui faisait la recette en cachette,

au départ,

mais maintenant que Mme Cardinal

puis le commanditaire insistent

pour que ce soit filmé,

je vais devoir la faire,

même si je suis pas

aussi bonne que lui.


[FÉLICIE:] T'aimes ça,

te compliquer la vie.


[MAUDE:] Hum.
[FÉLICIE:] Voulez-vous que

je vous aide?


[MAUDE:] Merci. Mais le concours

de Marc-O...


[FÉLICIE:] On a jusqu'à demain.

Je te dois bien ça.

C'est OK?

(MAUDE accepte. Au même moment, à l'école, MARC-OLIVIER est toujours au téléphone avec son grand-père.)


[MARC-OLIVIER:] Bien oui,

je comprends.

Non, j'ai pas le temps

de parler à grand-maman...


MARC-OLIVIER (découragé)

Allô, grand-maman.

Oui, j'ai eu le chandail

que tu m'as acheté.

Ah, oui, oui, il est vraiment beau,

hein.

Oui, mais...

on se rappelle, OK?

OK, moi aussi, là.

Bye.

(MARC-OLIVIER raccroche et va retrouver MADAME CARDINAL qui attendait près de lui.)


[MADAME CARDINAL:] Et puis?

Est-ce que je prépare mes valises?


MARC-OLIVIER (déçu)

Non.

(C'est maintenant le soir et BENJAMIN, MAUDE et FÉLICIE n'ont pas terminé de filmer la chronique culinaire.)


[BENJAMIN:] Bon. Tu te souviens

de toutes les étapes, hein?


[MAUDE:] Oui.
[JULIEN:] Inquiète-toi pas;

ton assistant officiel est là.


[MAUDE:] Non, toi, tu t'en vas

m'assister de l'autre bord.

(MAUDE pousse JULIEN pour qu'il sorte du champ de la caméra.)


[MAUDE:] Félicie, la caméra,

ça va?


[FÉLICIE:] Oui, tout est parfait.
[BENJAMIN:] Bon.

Et... action!

(FÉLICIE part l'enregistrement. MAUDE est derrière le comptoir de la cuisine avec une toque de cuisinier sur la tête.)


[MAUDE:] Bonjour.

Bienvenue à cette première édition...

émission de « La cuisine des chefs ».

Aujourd'hui, nous allons cuisiner

de délicieux... délices au fromage!

Une recette toute simple.

Donc, premièrement,

nous avons besoin de...

jus de tomate.

(MAUDE prend un pichet de jus de tomate.)


[MAUDE:] Nous allons le verser

dans le bol

en quantité... suffisante.

(MAUDE verse du jus de tomate dans un bol. Pendant ce temps, JULIEN s'endort sur une chaise.)


[MAUDE:] Euh, ensuite,

nous allons prendre...

un oeuf.

(MAUDE prend un œuf. BENJAMIN pointe quelque chose d'inscrit sur le tableau qu'il tient dans ses mains.)


[MAUDE:] Deux oeufs...

que nous allons casser

dans le bol.

(MAUDE essaie de casser un œuf mais elle le brise complètement dans ses mains.)


[BENJAMIN:] Coupez! Coupez! OK.

(BENJAMIN rit. BENJAMIN se lève et va rejoindre MAUDE derrière le comptoir.)


[BENJAMIN:] Euh...

Regarde, il faut que tu donnes

un coup sec, OK?


[MAUDE:] C'est ça que j'ai fait!
[BENJAMIN:] Félicie, est-ce que

t'as coupé?


[FÉLICIE:] Quand tu me dis de couper,

je coupe.

(Malgré ce qu'elle dit à BENJAMIN, FÉLICIE continue de filmer. On voit maintenant BENJAMIN montrer à MAUDE comment casser un œuf.)


[BENJAMIN:] Regarde,

tu prends l'oeuf comme ça, OK?

Tu mets tes deux doigts ici

puis les deux autres doigts

plus bas.

Il faut que tu laisses

un espace.

Là, tu donnes un coup sec.

(MAUDE donne un coup sec et envoie de l'oeuf partout.)


[BENJAMIN:] Non!

OK, un coup moins sec.


MAUDE (riant)

C'est un désastre!

(Peu de temps après, MAUDE reprend l'émission. BENJAMIN est retourné s'asseoir.)


[MAUDE:] Donc, après avoir mis

le sandwich dans le mélange,

nous l'avons mis

dans une poêle chaude,

poêle gracieuseté des chaudrons Malo.

Et comme c'est une excellente poêle,

ça ne devrait pas être très long.

(MAUDE essaie de retourner le sandwich dans la poêle mais le sandwich a collé.)


[MAUDE:] Euh, des fois, ça se peut

que ça colle un peu.

C'est normal! Ha! Ha!

(MAUDE n'arrive pas à décoller le sandwich.)


[BENJAMIN:] Coupez! Attends.

(BENJAMIN va retrouver MAUDE derrière le comptoir.)


[BENJAMIN:] Passe-moi ça,

je vais essayer.

(BENJAMIN essaie de décoller le sandwich mais n'y arrive pas. Pendant ce temps, FÉLICIE continue de filmer.)


[BENJAMIN:] Voyons, c'est collé

bien raide.


[MAUDE:] Là, elles sont toutes censées

être antiadhésives, les poêles.


[BENJAMIN:] C'est ça qui est écrit

sur la boîte.

Je comprends pas.

(À ce moment, JULIEN arrive avec une truelle.)


[JULIEN:] Tiens.
[MAUDE:] Ah! C'est bon.
[BENJAMIN:] Oh... donne.
[JULIEN:] Je l'ai trouvée dans

le coffre à outils de papa.

(BENJAMIN arrive à décoller le sandwich mais une grande partie reste collée dans la poêle.)


[MAUDE:] Oh! Ha! Ha!

MAUDE (s'adressant à FÉLICIE)

OK, t'as coupé, là.


[FÉLICIE:] Oui, oui.

(La caméra filme toujours. Un peu plus tard, à l'école, MARC-OLIVIER se rend à son casier et y trouve un gros sac de piles accroché à son cadenas.)


[MARC-OLIVIER:] Wow!

(En ouvrant son casier, MARC-OLIVIER trouve une note qu'il lit à voix haute.)


[MARC-OLIVIER:] « Je te l'avais dit que

mes frères jouaient beaucoup

aux jeux vidéos.

P.S.: Ça me fait 15 coupons

pour le concours. »


MARC-OLIVIER (sans enthousiasme)

Ah!

(MARC-OLIVIER compose un numéro de téléphone.)


MARC-OLIVIER (parlant au téléphone)

Oui, allô, grand-maman?

Oui, j'aurais une idée

pour remplacer mon prix.

Oui, un souper gastronomique

chez vous!

Oui, avec ta super tarte

à la limette, là.

Oui, ça serait bon.

Oui? Ah! OK!

OK, bye.

(Dans le local du journal, FÉLICIE montre le vidéo de la chronique culinaire à MADAME CARDINAL. Dans la vidéo, MAUDE, BENJAMIN et JULIEN utilisent les outils de JACQUES pour décoller ce qu'il reste du sandwich dans la poêle.)


[JULIEN:] Essaye avec ça.
[BENJAMIN:] Oh! Ça me semble

un outil plus approprié.


[MAUDE:] Oh, attention, l'autre bord.

MAUDE (criant)

Encore une fois,

nous tenons à remercier

les Chaudrons Malo!

(MADAME CARDINAL rit.)


FÉLICIE (surprise)

Bien, là,

vous trouvez ça drôle?


[MADAME CARDINAL:] Est-ce que Maude

est au courant que tu m'as montré ça?


[FÉLICIE:] Euh, oui.

En fait, elle voulait

que vous jugiez vous-même

si sa chronique

est meilleure que la mienne.

Avez-vous vu Benjamin?

Il vient même pas

à notre école ce gars-là.


[MADAME CARDINAL:] Oui, oui, oui,

j'ai vu ça.

Écoute, je le sais

que t'as mis

bien des efforts

sur ta chronique.


FÉLICIE (déçue)

Mais c'est pas

une chronique culinaire.


[MADAME CARDINAL:] Non, mais ça

veut pas dire

que c'est pas

une bonne chronique.


[FÉLICIE:] Ah, ouais?
[MADAME CARDINAL:] Bien oui.

Ça ferait un beau complément

pour ta chronique sportive.


[FÉLICIE:] Ah, oui?

Ça veut dire

qu'elle va être publiée?


[MADAME CARDINAL:] Je vois pas

pourquoi on la publierait pas.


[FÉLICIE:] Ça veut dire que je vais avoir

l'argent du commanditaire?


[MADAME CARDINAL:] Euh, non,

c'est pas aussi simple que ça...

Mais il a jamais été question

qu'on te paye pas, là.

Non, non, Maude m'a tout expliqué.

D'ailleurs, elle est où, elle?


[FÉLICIE:] Euh...

(Le lendemain matin, chez les Allard-Fraser, JACQUES se fait réveiller par la sonnerie du téléphone.)


JACQUES (répondant au téléphone)

Oui, allô.

Maude?

Elle dort.

Pas vous?

Quoi, il est quelle heure, là?

Neuf heures moins cinq.

Neuf heures moins cinq?

Ah... OK, euh...

Maude s'en vient.

Oui, oui, merci d'avoir appelé.

Au revoir. Ah...

(Tout en parlant au téléphone, JACQUES ramasse sa truelle qui traîne sur le comptoir.)


JACQUES (criant)

Maude, réveille!

Julien! Audrey!

Le cadran a pas sonné!

Qui a mis du fromage

sur mes outils?

(Plus tard, à l'école, MAUDE entre en courant et va voir MADAME CARDINAL.)


[MAUDE:] Ah! Madame Cardinal!

Excusez-moi.

C'est la faute de la collecte

de piles de Marc-O.

Mon frère a pris les piles

dans mon réveille-matin...


[MADAME CARDINAL:] C'est beau,

c'est correct.


[MAUDE:] OK. Merci.

Bon, euh, je vais y aller.


[MADAME CARDINAL:] Comment ç'a été,

le tournage de la capsule culinaire?


[MAUDE:] Ah, bien, disons que...

ça manque un peu

de travail, hein.


[MADAME CARDINAL:] Moi,

j'ai trouvé ça excellent!


[MAUDE:] Pardon?
[MADAME CARDINAL:] La capsule culinaire.

J'ai trouvé ça très drôle!

Ça manque un peu de montage

pour resserrer tout ça,

mais dans l'ensemble...

(MAUDE prend la caméra vidéo dans son sac et voit que la carte mémoire n'y est plus.)


[MAUDE:] Comment vous avez eu

la carte mémoire?


[MADAME CARDINAL:] Bien,

c'est Félicie!


MAUDE (fâchée)

Ah, je le savais.


[MADAME CARDINAL:] Non,

choque-toi pas.

Elle a fait ça

pour te rendre service.


[MAUDE:] Hein?
[MADAME CARDINAL:] Bien oui!

Elle trouvait ça très bon,

mais elle se disait

que tu serais gênée

de me le montrer.


[MAUDE:] Bien oui!

On s'est planté solide!


[MADAME CARDINAL:] C'est pas

ce que pense M. Malo.


[MAUDE:] Quoi? Vous lui avez montré?
[MADAME CARDINAL:] Oui.

Il a trouvé ça très bon.


[MAUDE:] Hein? Mais on a quasiment

détruit ses casseroles!


[MADAME CARDINAL:] C'est ça,

« quasiment ».

Il a commandé

des autocollants « résistantes »

au lieu de « antiadhésives ».


MAUDE (déçue)

Je voulais tellement l'impressionner.


[MADAME CARDINAL:] Bien, ça a marché.

Il est flatté d'être associé

à un projet aussi fou.


MAUDE (sceptique)

Vous êtes certaine

qu'il a pas dit « scandalisé »?


[MADAME CARDINAL:] Sûre et certaine.

Puis le rôle

d'un commanditaire,

c'est de nous aider,

pas de nous dire quoi faire.


[MAUDE:] Hum.

Puis Benjamin?


[MADAME CARDINAL:] Ça,

ça va être plus problématique.

(Plus tard, chez les Allard-Fraser, FÉLICIE est assise à la cuisine. MAUDE entre dans la pièce, suivie de BENJAMIN déguisé. BENJAMIN porte des vêtements blancs, une toque de cuisinier et des fausses lunettes avec un nez et une moustache. Son visage est blanc.)


[BENJAMIN:] Es-tu sûre que

c'est une bonne idée?

J'ai l'air d'un ours polaire italien

dans une tempête de neige!


[MAUDE:] Non, c'est super bon!

Ça va te laisser le temps

de te faire aimer, hein.

Une fois que tu auras

conquis le public,

tu révéleras ton identité!


[MAUDE:] Comment tu trouves ça,

Félicie?


FÉLICIE (riant)

Pas pire.
[MAUDE:] T'es vraiment fine

d'avoir montré notre capsule

à Mme Cardinal.


[FÉLICIE:] Ça me fait plaisir.

Merci de lui avoir parlé

pour mon argent.


[MAUDE:] Tu pensais qu'on n'allait pas

te rembourser?


FÉLICIE (incertaine)

Ha.

(À ce moment, MARC-OLIVIER entre sans frapper.)


[MARC-OLIVIER:] Salut!
[FÉLICIE:] Puis, les piles?
[MARC-OLIVIER:] Ah oui,

à ce sujet-là,

j'ai quelques bonnes nouvelles

et une mauvaise nouvelle.


[FÉLICIE:] Vas-y...
[MARC-OLIVIER:] Je suis celui

qui a ramené le plus de piles

dans toute l'histoire

du Club des Jeunes Bénévoles.


[FÉLICIE:] Wow! Raphaël Jolicoeur

devait être en maudit.


[MARC-OLIVIER:] Mets-en.

Puis c'est grâce à tes piles.

Puis c'est toi

qui as gagné le concours.


BENJAMIN (moqueur)

Oh!

Ça veut dire que Félicie

s'en va en Floride?


[MARC-OLIVIER:] C'est là

que ça se complique un peu.


[MAUDE:] On s'en doutait

un peu.


[MARC-OLIVIER:] J'ai eu des problèmes

avec l'organisateur du voyage.

Mais j'ai un prix de rechange.


[FÉLICIE:] C'est quoi?
[MARC-OLIVIER:]Un super souper

gastronomique.

Chez mes grands-parents!


FÉLICIE (déçue)

Tes grands-parents?
[MARC-OLIVIER:] Oui, mais

je vais être là.

Je suis sûr que ma grand-mère va faire

sa super tarte à la limette

de la Floride.

Ça va presque goûter comme

si on était là-bas.


[BENJAMIN:] C'est des bonnes

nouvelles.

Hein, Félicie?


[MAUDE:] Hé! Benjamin.

Pour notre prochaine

chronique,

la tarte à la limette

de la Floride!

(MAUDE lance de la farine à BENJAMIN.)


[BENJAMIN:] Ah!

Qu'est-ce que tu fais?

Arrête, Maude!

(MARC-OLIVIER et FÉLICIE rient.)

(Générique de fermeture)

(Fin émission)

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