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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent and Sami are starting high school. Together, they try to ease into a foreign world, full of promise but also fraught with worries!

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Something Important

Jacques and Stephanie announce to the kids that they want to talking about “something important” at suppertime. Audrey is stressed out because she can`t find her lucky bracelet before a radio interview. Maude tries to find it again.



Réalisateur: Claude C Blanchard
Acteurs: Normand D'Amour, Camille Felton, Charlotte Legault
Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

[Début information à l'écran]

Quelque chose d'important

[Fin information à l'écran]

Début générique d'ouverture

Fin du générique d'ouverture

C'est le matin chez les Allard-Fraser, STÉPHANIE fait le ménage du réfrigérateur et MAUDE est assise à table. AUDREY cherche quelque chose.


[AUDREY:] Maman, tu n'aurais pas vu

mon bracelet porte-bonheur?


[STÉPHANIE:] Euh... non.

(MAUDE lève les yeux d'un air coupable.)


[AUDREY:] Comment veux-tu

que je fasse une entrevue

avec Marie-Josée Marcotte

si je ne l'ai pas?

C'est la plus grande

journaliste sportive.


[STÉPHANIE:] Il ne doit pas être bien

loin, ton bracelet, Audrey.

Tu vas être bonne

même si tu ne l'as pas.


[AUDREY:] Peut-être pour patiner,

mais pas pour passer

en direct à la radio.


AUDREY (S'adressant à MAUDE)

Merci encore de lui avoir

donné mon nom.

Hein, Maude?


[MAUDE:] Je pensais

que ça te ferait plaisir.


[AUDREY:] Bien oui, me semble.

J'haïs ça, parler aux journalistes,

tu le sais.

Je regrette tellement

d'avoir accepté.


[STÉPHANIE:] Mais tu vas être

bien contente

de l'avoir fait après.

En attendant, va donc sortir

les vidanges, c'est ton tour.


[AUDREY:] Euh...

ça ne sera pas long.

(AUDREY continue de chercher son bracelet. JULIEN arrive dans la cuisine et tend un téléphone pour enregistrer ce que dit sa mère.)


[STÉPHANIE:] Puis Maude,

je te rappelle

que tes vêtements secs attendent

d'être pliés dans la sécheuse.


STÉPHANIE (Voix enregistrée)

« ... que tes vêtements secs... »


AUDREY (S'adressant à JULIEN)

Tu gosses!


[JULIEN:] Woa, les nerfs.

AUDREY (S'adressant à MAUDE)

Ce n'est pas toi qui me

l'aurais emprunté par hasard?


[MAUDE:] Ton bracelet?

Mais non.

(MAUDE baisse vivement les yeux. À cet instant, JACQUES entre dans la maison.)


[JACQUES:] Le problème de plomberie

des Beaucage est enfin réglé.


[STÉPHANIE:] Pendant que tu es là,

on veut que tout le monde

soupe ici ce soir.


[JACQUES:] C'est vrai.

On a quelque chose d'important

à vous dire.


MAUDE (Inquiète)

C'est quoi?

Qu'est-ce qui est

si important?

(Pendant ce temps, chez les Beaucage, ALAIN est assis à la cuisine. JENNIFER arrive de l'étage.)


[JENNIFER:] Mon oncle,

M. Allard-Fraser

a fini les travaux en bas?


[ALAIN:] Oui, oui. Pas de problème,

tu peux y aller.


[JENNIFER:] Enfin.

(JENNIFER descend au sous-sol et remonte tout de suite.)


[JENNIFER:] Mon oncle,

il y a plein d'eau

dans le sous-sol.


[ALAIN:] Hein?!

(ALAIN se précipite vers la porte du sous-sol. Au même moment, chez les Allard-Fraser, toute la famille est encore à la cuisine.)


[AUDREY:] Le gros conseil de famille,

plus l'entrevue,

ça fait juste trop de stress!


[STÉPHANIE:] Une chose

à la fois, Audrey.

Pour l'instant, concentre-toi

sur ton entrevue.

(AUDREY soupire de façon exagérée.)


[MAUDE:] Attends,

je pense que finalement,

c'est moi qui ai emprunté

ton bracelet.


[AUDREY:] Je le savais!

Tu sais où est-ce qu'il est?


[MAUDE:] Euh... oui, je pense.
[AUDREY:] Bien, va me le chercher.

(On sonne à la porte.)


MAUDE (Travaillant à l'ordinateur)

Attends, je fais juste

répondre à 2-3 questions.

(JACQUES va répondre à la porte.)


[JACQUES:] Salut, Alain.

ALAIN (Mal-à-l'aise)

Salut.

Hey, Jacques...

j'ai... j'ai un tuyau

qui fuit au sous-sol,

puis je suis pas mal certain que

c'est celui que tu as réparé.


[JACQUES:] Non, tu n'es pas sérieux.

Je vais aller voir ça.

As-tu coupé l'eau?


[ALAIN:] Oui, oui. Plus rien ne coule.

Mais sais-tu,

je pense que j'aimerais mieux

appeler un plombier.


[STÉPHANIE:] Bonne idée.
[JACQUES:] C'est moi qui le paye.

C'est mon erreur.


[ALAIN:] Il n'en est pas question.

L'erreur est humaine, Jacques.

Je m'en occupe. J'insiste.


[JACQUES:] Je vais t'aider

à faire les démarches.

Trouver un plombier,

un samedi,

ce n'est pas évident.


[ALAIN:] OK. Marché conclu.

Est-ce que je pourrais

utiliser votre toilette?

Pas d'eau chez nous.


[JACQUES:] Bien oui, bien oui.
[AUDREY:] Maman, ou papa,

quelqu'un pourrait m'aider

pour me préparer

pour mon entrevue?


[STÉPHANIE:] Euh... peut-être

en fin d'après-midi?


[AUDREY:] L'entrevue est

en fin d'après-midi.


[STÉPHANIE:] C'est vrai.

Jacques?


[JACQUES:] Je ne peux pas

tout de suite.

Plus tard.


[MAUDE:] Tu devrais demander

à M. Beaucage.

Il a suivi un cours

pour affronter les médias

quand il a été élu député.


[STÉPHANIE:] C'est vrai.

STÉPHANIE (Baissant la voix)

Il fait moins de gaffes

qu'au début.


[AUDREY:] Ah, ouin.

(Plus tard, chez les Beaucage, JENNIFER est à la cuisine et elle reçoit un texto de MAUDE disant : « SOS Jen! Je peux venir te voir? » Au même instant, ALAIN et AUDREY entrent.)


[AUDREY:] S'il-vous-plaît,

M. Beaucage.

Vous seriez tellement fin.

J'angoisse trop,

c'est la première fois

que je parle à une journaliste

aussi importante.


[ALAIN:] Je ne suis pas le député

le plus à l'aise avec les médias.

(Pendant que ALAIN et AUDREY parlent, JENNIFER répond au texto de MAUDE. JENNIFER écrit : « OK, mais à une condition.)


[AUDREY:] Depuis que vous avez pris

le cours pour affronter les médias,

tout le monde dit que vous vous

êtes beaucoup amélioré.


ALAIN (Sérieux)

Qu'est-ce que tu veux dire?

Que j'étais pourri avant?


AUDREY (Mal-à-l'aise)

Euh... bien, non, non?


[ALAIN:] Non, je blaguais.

Envoye, assis-toi.

(ALAIN s'assoit à la table, AUDREY le suit. MAUDE répond au texto de JENNIFER. MAUDE écrit : « Quelle condition? »)


[ALAIN:] Je vais te révéler

le secret de mon succès.


[AUDREY:] Merci.

(JENNIFER répond au texto de MAUDE. JENNIFER écrit : « Je prends ma douche chez vous après. » JENNIFER sort de la cuisine. Un peu plus tard, MAUDE et JENNIFER cherchent le bracelet d'AUDREY dans la chambre de JENNIFER.)


[MAUDE:] Crotte.

Où est-ce que je l'ai mis,

son maudit bracelet

porte-malheur?


[JENNIFER:] Pas de bracelet

en dessous du lit.

Il ressemble à quoi,

le bracelet?


[MAUDE:] Il est en argent,

c'est un bracelet normal.

Tu es sûre que

tu as bien regardé?


[JENNIFER:] Oui, oui.
[MAUDE:] Je capote.

J'ai fouillé partout chez nous.

C'est comme s'il avait été

enlevé par des extraterrestres.


[JENNIFER:] C'est madame logique

qui parle?


[MAUDE:] Non, c'est madame panique.
[JENNIFER:] Pas de panique,

on reste logique.

Les objets ne disparaissent pas

comme ça.

As-tu fouillé sous les tapis?


[MAUDE:] Oui.
[JENNIFER:] Dans ton tiroir à bobettes?
[MAUDE:] Oui.
[JENNIFER:] Celui d'Audrey?
[MAUDE:] Oui, je te dis. J'ai inspecté

chaque millimètre carré.


[JENNIFER:] Dans ce cas-là,

il te reste juste une option.

Dire la vérité à Audrey.


[MAUDE:] Non. Je ne veux pas

ajouter une chicane

au stress de la famille.


[JENNIFER:] Quel stress?
[MAUDE:] Mes parents nous ont dit

qu'ils voulaient nous parler

de quelque chose d'important

ce soir au souper.


[JENNIFER:] Oh.
[MAUDE:] Penses-tu que c'est grave?

JENNIFER (Hésitante)

Bien,

la dernière fois que

mes parents voulaient me parler

de quelque chose d'important,

c'était pour me dire que

mon père s'en allait en prison.


MAUDE (Horrifiée)

Il faut

que je retrouve le bracelet

de ma soeur.

(MAUDE se remet à fouiller la chambre de plus belle. Pendant ce temps, chez les Beaucage, AUDREY est assise à la cuisine avec ALAIN.)


[AUDREY:] Onze règles d'or?

Je n'aurai jamais le temps

de les maîtriser avant 4 heures!


[ALAIN:] Si j'ai été capable de les

maîtriser en deux petits cours

à l'Institut national de

communication Ménard-Bouchard,

tu vas être capable

en une journée.


[AUDREY:] Ce n'est pas trop compliqué?
[ALAIN:] Non, c'est super facile.

La première règle d'or

de la parole en public,

ton pire ennemi,

c'est la bouche sèche.


[AUDREY:] C'est vrai. On dirait

que les mots restent coincés.

Ça fait ça quand je suis

nerveuse, comme là.


[ALAIN:] C'est pour ça que tu dois

toujours tenir à portée de main,

ton meilleur ami...

(ALAIN se lève et se dirige vers l'évier.)


[AUDREY:] Le verre d'eau?
[ALAIN:] Eh oui.

(ALAIN ouvre le robinet et se rappelle que l'eau est coupée.)


[ALAIN:] C'est vrai,

il n'y a plus d'eau.

Prendrais-tu du jus?


AUDREY (Nerveuse)

Je ne sais pas.

J'en ai pris pas mal ce matin.

Le sucre ne m'aide pas

à être relax.

Du lait, ça m'endort,

ce n'est pas mieux.

Je vais me chercher

un verre d'eau chez nous.

(AUDREY se lève et se dirige vers la porte.)


[ALAIN:] Peux-tu m'en emmener un?
[AUDREY:] Bien oui.

(Au même moment, à l'étage, JENNIFER et MAUDE cherchent toujours le bracelet d'AUDREY.)


[JENNIFER:] Pourquoi ça presse

tant que ça

de retrouver le bracelet?


[MAUDE:] Audrey va être

trop insécure si elle n'a pas

son bracelet porte-bonheur

pour son entrevue,

puis l'entrevue, c'est

à cause de moi, ça fait que...


[JENNIFER:] Comment ça,

à cause de toi?


[MAUDE:] Tu sais, quand la journaliste

Marie-Josée Marcotte

est venue à l'école

pour nous parler de son métier?


[JENNIFER:] Tu lui as dit

que ta sœur était championne

de patinage artistique.


[MAUDE:] Oui. Elle m'a demandé

son numéro puis après,

elle a appelé ma soeur

pour faire une entrevue.


[JENNIFER:] Tu ne voulais pas

mal faire quand même.


[MAUDE:] Non, mais Audrey

n'est pas trop à l'aise

avec les médias.

Là, en plus,

si elle n'a pas son bracelet.


[JENNIFER:] J'avoue.

(Découragée, MAUDE se laisse tomber sur le lit.)


[JENNIFER:] OK.

Ce que tu vas faire,

c'est que tu vas repasser

dans ta tête

tous les endroits où tu es allée

avant d'enlever le bracelet.


[MAUDE:] OK. Va falloir retourner

chez nous,

il y a peut-être des endroits

que j'ai mal regardés.


[JENNIFER:] OK. Je vais

y aller avec toi,

je vais prendre une douche.


[MAUDE:] C'est bon.

(Au rez-de-chaussée, ALAIN et AUDREY se pratiquent assis à la table de la cuisine.)


[ALAIN:] Admettons que je suis

Marie-Josée Marcotte, OK?


AUDREY (Riant)

Ça prend

de l'imagination

avec la petite barbe.

(ALAIN prend une banane et s'en sert comme un micro.)


ALAIN (Changeant de voix)

Mademoiselle Allard-Fraser,

qu'est-ce que vous faites pour

garder un bon esprit d'équipe

dans la pratique

de votre sport?


AUDREY (Chuchotant)

Le patinage artistique,

c'est un sport individuel.


[ALAIN:] Ah oui, c'est vrai, bon.

De toute façon,

le verre d'eau, c'est maîtrisé.

On va passer à la règle d'or

numéro 2: la respiration.


[AUDREY:] On passer

à la règle d'or numéro 3.

Je sais respirer quand même.

Avec le patinage, j'ai appris

à respirer de la bonne façon,

quand j'avais comme cinq ans.


[ALAIN:] Mais respiration...

(AUDREY se lève nerveusement.)


[AUDREY:] Il faut que j'aille

au petit coin.


[ALAIN:] Mais il n'y a pas d'eau,

Audrey.


[AUDREY:] Bien oui.

Je reviens tout de suite.

(AUDREY quitte la maison. De retour dans la chambre de JENNIFER, MAUDE a trouvé un bracelet.)


[MAUDE:] C'est le bracelet d'Audrey.

Tu as dû le prendre

pour un des tiens.

(JENNIFER s'avance pour reprendre le bracelet.)


[JENNIFER:] Non, c'est à moi.

C'est ma mère qui l'a donné

avant que je parte de Rimouski.


[MAUDE:] Mais il est

exactement pareil

à celui de ma soeur.

Veux-tu me le prêter

si je ne retrouve pas

le bracelet

avant l'entrevue?


[JENNIFER:] Maude,

penses-y même pas.

Ce bracelet-là, il est vraiment

important pour moi.

(MAUDE fait des yeux suppliants à JENNIFER qui ne semble pas vouloir changer d'avis. Chez les Allard-Fraser, AUDREY repart pour aller chez les Beaucage.)


STÉPHANIE (Sarcastique)

Bye, Audrey,

tu reviens quand tu veux.

(Assis sur le divan, JACQUES parle au téléphone.)


[JACQUES:] Parfait.

On vous attend.

Exact. Oui, merci.

(JACQUES raccroche le téléphone.)


[STÉPHANIE:] Bon,

tu as trouvé un plombier?


[JACQUES:] J'ai bien fait

d'en appeler plusieurs.

Celui-là va coûter

moins cher à Alain.


[STÉPHANIE:] Tu n'étais

pas aussi zélé

quand tu as magasiné

des billets d'avion.

(JULIEN, qui enregistrait ses parents, entre dans le salon en poussant un cri de joie.)


[JULIEN:] Yes!
[STÉPHANIE:] Julien Allard-Fraser,

je n'ai pas téléchargé

cette application

pour que tu nous espionnes.


[JULIEN:] Euh... je ne

vous espionnais pas.

Je voulais regarder la télé.


[JACQUES:] Je vais aller dire à Alain

que le plombier s'en vient

puis je vais lui apporter

une bouteille d'eau.


[STÉPHANIE:] Apportes-en deux,

même.


[JACQUES:] Parfait.

(STÉPHANIE et JACQUES sortent du salon. JULIEN s'assoit sur le divan et fait jouer son enregistrement.)


STÉPHANIE (Voix enregistrée)

« Tu as magasiné

des billets d'avion.

Tu as magasiné

des billets d'avion.

Tu as magasiné

des billets d'avion. »

(JULIEN se réjouit. Au même moment, chez les Beaucage, ALAIN et AUDREY sont toujours assis à la cuisine.)


[AUDREY:] C'est une entrevue

au téléphone.

Ça ne paraîtra même pas

si je respire mal.


[ALAIN:] Je ne dirais pas ça, moi.

Ça se sent quand on est crispé.


[AUDREY:] Moi, en tout cas...

(AUDREY est interrompue par un hoquet.)


[AUDREY:] Oh non.
[ALAIN:] Je te l'avais dit que c'était

important, la respiration.

Pour passer le hoquet, il faut

juste prendre un verre d'eau.

(AUDREY prend un verre vide sur la table.)


[AUDREY:] Je ne peux pas croire

que je vais encore

retourner chez nous.


[ALAIN:] Tu aimes mieux

du lait de riz?


[AUDREY:] Ça va tellement mal

aujourd'hui.

Je ne serai jamais

prête à temps!


[ALAIN:] Règle d'or numéro 3:

rester positif.


[AUDREY:] Facile à dire.

(AUDREY a encore un hoquet. À cet instant, JACQUES entre chez les Beaucage avec deux bouteilles d'eau.)


[ALAIN:] Oh wow, merci.
[JACQUES:] Ça me fait plaisir.

Vous allez au moins

pouvoir prendre un verre d'eau.


[ALAIN:] Je te l'avais dit, Audrey.

Faut rester positif.

(Pendant ce temps, AUDREY envoie un texto à MAUDE disant: « Oublie pas mon bracelet. »)


JACQUES (S'adressant à AUDREY)

Comment ça va,

le coaching d'entrevue?


[AUDREY:] À part que j'ai le...

(AUDREY est interrompue par un autre hoquet.)


JACQUES (S'adressant à ALAIN)

Bonne nouvelle,

un plombier s'en vient.

Il ne charge pas plus cher

le samedi.


[ALAIN:] C'est un vrai plombier

ou un homme à tout faire

qui s'improvise plombier?


[JACQUES:] Ce n'est pas un pseudo

plombier comme moi, mais un pro.

J'ai trouvé son annonce

dans les pages jaunes

et il avait l'air très compétent

au téléphone.


AUDREY (Agacée)

Si on ne continue pas

le coaching,

je vais avoir l'air zéro

compétente au téléphone.


[ALAIN:] C'est beau,

on reprend ça

et on reste...


[ALAIN et AUDREY:] Positifs!

(JACQUES s'en va. Au même moment, JENNIFER et MAUDE sont dans la cuisine des Allard-Fraser, toujours à la recherche du bracelet d'AUDREY.)


[MAUDE:] Oui, je suis certaine

que j'avais le bracelet

hier soir au souper,

parce que Julien a envoyé

du ketchup dessus.


[JENNIFER:] Tu es allée où après?
[MAUDE:] À l'ordi.

Non, ce n'est pas vrai.

J'ai fait la vaisselle.

Puis j'ai enlevé le bracelet

exprès pour ça.


[JENNIFER:] Puis tu l'as mis où?

(Debout devant l'évier, MAUDE montre l'endroit où elle a laissé le bracelet.)


[MAUDE:] Ici. Même que je suis

pas mal certaine

de ne pas l'avoir

repris après.


[JENNIFER:] Tu dis que tu as fouillé

partout dans la cuisine,

mais as-tu regardé

dans la poubelle?

Peut-être que tu l'as jeté

sans t'en rendre compte.


[MAUDE:] Ça serait

tellement plus simple

si tu me prêtais le tien.


[JENNIFER:] J'ai dit non.

(STÉPHANIE arrive dans la cuisine et s'assoit au comptoir.)


[STÉPHANIE:] Je ne t'ai

pas demandé quelque chose

ce matin, Maude?


[MAUDE:] Je vais m'occuper du linge

juste après avoir sorti les poubelles.

Tu devrais être contente

que je fasse la tâche d'Audrey

même si je ne suis pas obligée.


[STÉPHANIE:] C'est vrai.

(MAUDE sort de la cuisine avec le sac des poubelles. JENNIFER suit MAUDE. STÉPHANIE, assise au comptoir, ouvre l'annuaire des pages jaunes et trouve un papier dedans.)


[STÉPHANIE:] Ah non, ce n'est pas vrai.

(Dans la chambre de JENNIFER, MAUDE et JENNIFER vident le sac des poubelles sur une bâche de plastique.)


[JENNIFER:] Qu'est-ce que vous mangez

chez vous pour que ça pue de même?


[MAUDE:] Je ne sais pas, mais...

Je pense que je n'aurai plus

jamais faim de ma vie.

(MAUDE et JENNIFER fouillent dans les ordures.)


[MAUDE:] Pas de trace de bracelet.

(MAUDE regarde le bracelet que JENNIFER porte.)


[MAUDE:] J'en vois un, mais...
[JENNIFER:] Maude, arrête.

(À cet instant, MAUDE reçoit le texto envoyé plus tôt par AUDREY.)


[MAUDE:] C'est Audrey.

« Oublie pas le bracelet. »

Bon, je n'ai pas le choix,

je vais devoir lui dire

que j'ai perdu son bracelet.

Elle va m'en vouloir à mort,

puis mes parents

vont être super fiers de moi.

« Bravo, Maude.

Aujourd'hui, le thème,

c'était justement

les mauvaises nouvelles.

Puis toi, tu gagnes

la médaille d'or

en faisant foirer

l'entrevue de ta soeur. »

(JENNIFER est attristée par le discours de MAUDE.)


[JENNIFER:] Mais il y aurait

peut-être une autre solution.

(Pendant ce temps, chez les Allard-Fraser, STÉPHANIE est à la cuisine alors que JACQUES entre dans la maison.)


[STÉPHANIE:] Jacques, il faut

que je te parle du plombier.

J'ai vu que tu as noté

l'annonce de Léo Déziel.

C'est lui que tu as appelé

pour la plomberie des Beaucage?


[JACQUES:] Oui. Très sympathique

bonhomme.


[STÉPHANIE:] Oui, sympathique,

je veux bien, mais...

(JULIEN arrive alors dans la cuisine.)


[JULIEN:] Madame, monsieur.

J'ai besoin de mes deux parents

pour répondre à un bref sondage.


[STÉPHANIE:] À condition

que ça ne dure pas plus

que deux minutes, OK?


[JULIEN:] Inquiétez-vous pas, madame,

c'est juste trois questions

vraiment fafa.


[JACQUES:] Parfait. C'est quoi

ta première question?


[JULIEN:] Attendez un petit peu,

je vous dis le thème bien sûr.

Alors, le thème est:

les vacances.

Première question.

« Où aimeriez-vous le plus

au monde aller en vacances?

A: Chez ma tante Rita

qui tousse tout le temps. »


[JACQUES:] Oh, chez tante Rita,

c'est tentant.


[JULIEN:] « B: à Montréal

avec pas de piscine.

Ou C: à Walt Disney? »


[STÉPHANIE et JACQUES:] Walt Disney.
[JULIEN:] Yes! Bonne réponse.

Deuxième question:

« Est-ce que la famille

va prendre bientôt l'avion? »

(STÉPHANIE et JACQUES semblent mal-à-l'aise.)


[JULIEN:] Ah.

Vous avez encore

la face de surprise.

(Au même moment, chez les Beaucage, MAUDE et JENNIFER sont assises par terre dans la chambre de JENNIFER.)


[JENNIFER:] Je pourrais peut-être

te prêter mon bracelet.


MAUDE (Enthousiaste)

Je t'ai déjà dit

que je t'aime?


[JENNIFER:] Minute. Minute.

Ce serait juste pour aujourd'hui

pour aider Audrey

avec son entrevue

puis pour pas que ta journée

soit un cauchemar total.


[MAUDE:] OK. Ça fait que demain...
[JENNIFER:] Demain, tu dis

la vérité à Audrey

puis tu me redonnes

mon bracelet.


[MAUDE:] C'est vraiment

mieux que rien.

C'est comme vraiment,

vraiment mieux que rien.


[JENNIFER:] Peut-être

que tu vas retrouver

le vrai bracelet entre temps.

(JENNIFER donne son bracelet à MAUDE. MAUDE prend le bracelet en imitant le personnage de Gollum dans « Le seigneur des anneaux ».)


[MAUDE:] Mon précieux.

MAUDE (S'adressant à JENNIFER)

Je t'ai déjà dit que je t'aime?

(MAUDE fait un câlin à JENNIFER. Entre temps, JULIEN termine son sondage avec ses parents.)


[JACQUES:] Bon.

C'est quoi la prochaine question

de ton sondage?


[JULIEN:] Je n'en ai plus. C'est fini.

(JULIEN quitte la cuisine.)


[STÉPHANIE:] Jacques, le plombier

tu as appelé, Léo Déziel.

Il est totalement incompétent,

ce plombier-là.


[JACQUES:] Comment tu sais ça?
[STÉPHANIE:] C'est lui que Jean-Pierre

engage à l'école.

Il ne coûte pas cher, mais

il ne vaut pas grand-chose.

Il faut le décommander.


[JACQUES:] Pas de panique.

Je lui ai donné rendez-vous ici.

(On sonne à la porte.)


[STÉPHANIE:] Pas vrai...

(JACQUES va répondre à la porte. C'est LÉO DÉZIEL, le plombier.)


[JACQUES:] Ah.
[LÉO:] Bonjour, monsieur, bonjour.
[JACQUES:] Entrez.

(LÉO entre et se rend dans la cuisine.)


[LÉO:] Bonjour, Mme Stéphanie.

Avant-hier à l'école,

aujourd'hui chez vous.

On se voit tout le temps, hein?


[STÉPHANIE:] Bien oui, bien oui.

Malheureusement, on vous a fait

déplacer pour rien.

Nos voisins ont réglé

leur problème.


[LÉO:] Ah bon.

Pas le choix, faut que je vous

facture un appel de service.

C'est 75$.


[JACQUES:] Tant qu'à payer,

on a une douche qui coule

depuis un mois.


[LÉO:] Bon.

Elle ne perd rien pour attendre,

cette douche-là.

Le sous-sol, c'est où?


[JACQUES:] Par là.

Mais la douche

est à l'étage.


[LÉO:] Oui, mais avant, il faut que

je coupe l'eau, hein?

Le sous-sol, c'est par en bas,

je suppose.


[JACQUES:] C'est ça.
[LÉO:] Ils sont tous en bas.

(LÉO descend au sous-sol. JACQUES le suit en faisant un signe d'apaisement à l'intention de STÉPHANIE qui est découragée. Pendant ce temps, chez les Beaucage, AUDREY et ALAIN pratiquent l'entrevue d'AUDREY.)


[AUDREY:] Ça fait une heure

que je bois de l'eau en restant positive.

Il doit y avoir des trucs qui

m'aideraient un peu plus.

(ALAIN consulte sa montre.)


[ALAIN:] Oui, c'est sûr

qu'à ce rythme-là. OK.

On va y aller avec ma règle d'or

préférée, numéro 9: l'esquive.

Ou comment éviter les questions

pièges des journalistes.


[AUDREY:] J'en arrache déjà

avec les questions pas pièges.

Mais je reste positive.


[ALAIN:] Exactement.

L'esquive la plus populaire

chez les politiciens,

c'est de répondre:

« Pas de commentaire. »

Mais là, il ne faut pas

en abuser.


[AUDREY:] OK.

Posez-moi des questions,

pour voir.


[ALAIN:] OK. Euh... c'est quoi

votre première priorité

pour le comté?


[AUDREY:] Euh... pas de commentaire.
[ALAIN:] OK.

Dites-moi,

c'est important pour vous

de respecter

les espaces verts?


[AUDREY:] Euh... bien euh...

pas de commentaire.


[ALAIN:] Là, il faut que tu répondes

à quelques questions, Audrey.


[AUDREY:] Mais c'est juste

des questions de politique.

Je vais vous poser des questions

de patinage artistique, voir.


[ALAIN:] OK.
[AUDREY:] Pensez-vous réussir

votre triple axel aux prochains

championnats nationaux?

Patiner en couple fait-il partie

de votre choix de carrière?


[ALAIN:] Euh... pas de commentaire.

(MAUDE, venue de la chambre de JENNIFER, descend à la cuisine et donne le bracelet de JENNIFER à AUDREY.)


[MAUDE:] Tadam!
[AUDREY:] Yes, merci!

(AUDREY met le bracelet.)


[MAUDE:] J'ai dû le laisser

la dernière fois

que je suis venue voir Jen.

(AUDREY montre le bracelet à ALAIN.)


[AUDREY:] Règle d'or numéro 12:

toujours avoir

son porte-bonheur.


[ALAIN:] Si tu le dis.

(AUDREY se lève en rangeant ses choses.)


[AUDREY:] Oui.

Avec mon bracelet, je vais être

bien correcte pour mon entrevue.

(ALAIN regarde AUDREY, l'air d'attendre quelque chose.)


[AUDREY:] Je veux dire...

Avec mon bracelet

et vos bons conseils.

Merci beaucoup.


[ALAIN:] Ça m'a fait plaisir.

Bonne journée, les filles.

(AUDREY et MAUDE partent, bras dessus, bras dessous.)


[AUDREY:] Merci. Bye!
[ALAIN:] Bye!

(Plus tard, chez les Allard-Fraser, STÉPHANIE revient de faire des courses. STÉPHANIE parle au téléphone avec ALAIN.)


STÉPHANIE (Parlant au téléphone)

Un camion devant chez vous?

Ah non, c'est le plombier

de l'école.

Je ne l'enverrais pas

à mon pire ennemi.

Jacques est en train

de t'en trouver un meilleur.

Par contre, si ça ne vous

dérange pas,

vu qu'on n'a plus d'eau

nous non plus,

on aurait peut-être besoin

d'un des deux bidons

que Jacques vous a apportés.

Super.

Merci. Bye.

(STÉPHANIE met fin à l'appel. Au même moment, MAUDE va rejoindre AUDREY qui fait de la relaxation au salon.)


[MAUDE:] C'est des exercices

de relaxation

que M. Beaucage

t'a montrés?


[AUDREY:] Oui.

(MAUDE se met en position de relaxation elle aussi. STÉPHANIE arrive derrière MAUDE et AUDREY.)


[STÉPHANIE:] Vous avez l'air zen,

toutes les deux.

Maude, tu te rappelles

que tes vêtements

sont toujours

dans la sécheuse?

(MAUDE fait la grimace. AUDREY tapote le genou de MAUDE et quitte le salon. JENNIFER entre dans la maison avec une bouteille d'eau.)


[JENNIFER:] Allô.

Mon oncle m'envoie

vous porter ça.


[STÉPHANIE:] Merci, Jennifer.

(STÉPHANIE prend la bouteille et se dirige vers la cuisine.)


[JENNIFER:] De rien.

Maude, as-tu fait

le devoir de géo?

Il y a quelque chose

que je n'ai pas compris.

(Au même moment, à la cuisine, AUDREY regarde le bracelet à son poignet.)


MAUDE (S'adressant à JENNIFER)

Oui, c'est quoi?

(AUDREY voit quelque chose sur le bracelet et lève la tête, en colère.)


[AUDREY:] Qu'est-ce que c'est ça, BJB?

MAUDE (Craintive)

Je ne le sais pas.


[AUDREY:] Maude Allard-Fraser,

viens ici.

(AUDREY fait signe à MAUDE de venir la voir.)


[AUDREY:] Mmm, mmm.

(MAUDE se dirige lentement vers AUDREY. AUDREY montre le bracelet à MAUDE.)


[AUDREY:] Ces lettres-là ne sont pas

apparues toutes seules.

Ça fait que tu n'es

vraiment pas gênée

d'avoir gravé ça

sur mon bracelet!


[STÉPHANIE:] Bien oui.

Explique-toi, Maude.


MAUDE (Honteuse)

Il n'y a rien de gravé

sur ton bracelet.

C'est le bracelet

de Jennifer.

Le tien, je l'ai comme perdu.


[JENNIFER:] BJB, ça veut dire:

« Brigitte et Jennifer Blais. »

J'avais comme un peu oublié

ce détail-là.


[AUDREY:] Tu mériterais tellement

que je t'étripe.

(AUDREY sort de la cuisine.)


JENNIFER (Mal-à-l'aise)

Bon bien,

on se reparle plus tard.


[MAUDE:] OK.

(JENNIFER quitte la maison des Allard-Fraser. Un peu plus tard, AUDREY fait son entrevue au téléphone. Nerveuse, AUDREY fait les cent pas dans le salon, un verre d'eau à la main.)


AUDREY (Parlant au téléphone)

Est-ce qu'on est revenus

en ondes, Mme Marcotte?

Oui? OK.

Bonne question.

Je... j'ai...

pas de commentaire.

(JACQUES arrive au salon et prend le verre d'eau d'AUDREY. STÉPHANIE arrive, l'air découragé.)


STÉPHANIE (S'adressant à JACQUES)

Super idée,

la douche, vraiment.


[JACQUES:] Je ne pensais jamais que ça

durerait toute l'après-midi.

(AUDREY fait signe à ses parents de partir.)


[AUDREY:] Pssst!

(JACQUES et STÉPHANIE sortent du salon.)


AUDREY (Parlant au téléphone)

Ah non, non, ce n'est pas à vous

que je parlais.

Uh, uh. Pardon?

Pas de commentaire.

(Au même moment, MAUDE est assise à la cuisine. JULIEN arrive.)


[JULIEN:] Puis? Est-ce que Audrey

dit des bonnes réponses?


[AUDREY:] Ouin, une mettons.

Quand Marie-Josée Marcotte

lui a demandé comment ça allait.

C'est l'enfer.


[JULIEN:] Pense à notre voyage plutôt.

Walt Disney.


[MAUDE:] Je pense que tu prends

tes rêves pour des réalités.


[JULIEN:] Moi, je suis sûr à 100%

qu'on y va. La preuve.

J'ai regardé sur l'historique

de navigation de l'ordi...


[MAUDE:] Tu sais

comment faire ça?


[JULIEN:] Trop facile.

Puis tu sais quoi?

Les parents ont acheté

des billets pour la Floride.


MAUDE (Surprise)

Pour vrai?
[JULIEN:] Si tu veux,

tu peux aller regarder.


[MAUDE:] Ça veut dire que

c'est peut-être ça

qu'ils veulent

nous annoncer ce soir.


[JULIEN:] Ouais.

(JULIEN montre le panier de linge propre sur la table de la cuisine.)


[JULIEN:] Tu n'as pas encore

plié ton linge?


[MAUDE:] Non, je suis trop stressée.

(JULIEN commence à fouiller dans le panier à linge.)


[MAUDE:] Tu ne vas pas le faire

à ma place?


[JULIEN:] Ha! Non.

Je cherche juste mon chandail

des Panthers de la Floride.

J'aimerais ça

l'apporter en Floride.

(JULIEN trouve son chandail et le sort du panier.)


[JULIEN:] Et voilà.

(Quelque chose tombe par terre.)


[JULIEN:] C'est quoi, ça?

(JULIEN ramasse le bracelet d'AUDREY par terre. MAUDE se précipite pour lui prendre. JULIEN se met à courir autour du comptoir de la cuisine.)


[MAUDE:] C'est à moi, ça, c'est à moi.
[JULIEN:] Ha! Ha! Ha!
[MAUDE:] Julien!

(JULIEN capitule et donne le bracelet à MAUDE.)


JULIEN (Râlant)

Ah, ah, ah...
[MAUDE:] Merci.

(Au salon, AUDREY continue son entrevue.)


AUDREY (Parlant au téléphone)

Les blessures?

Oui, c'est sûr que,

premièrement, ça fait mal.

(MAUDE va voir AUDREY et lui donne son bracelet.)


[MAUDE:] Il était dans la sécheuse.

AUDREY (Chuchotant à MAUDE)

Merci.

(AUDREY reprend de l'assurance.)


AUDREY (Parlant au téléphone)

Mais le plus important,

c'est que ça guérit.

Mmm, mmm.

Oui.

Même quand on a l'impression

d'être passé à la sécheuse.

(MAUDE regarde AUDREY d'un drôle d'air.)


[AUDREY:] Oui, je sais.

C'est vraiment

une drôle de comparaison,

mais des fois on se sent

comme ça, Mme Marcotte.

(Le plombier, LÉO, arrive au salon à cet instant.)


LÉO (Parlant très fort)

C'est beau.

L'eau est revenue!

S'il y en a qui ont

des petites envies,

ou bien donc des grosses,

même les numéros 2,

gênez-vous pas.


[STÉPHANIE:] Venez,

je vais vous préparer

votre chèque.

(STÉPHANIE éloigne LÉO pour laisser AUDREY tranquille. MAUDE monte à l'étage.)


AUDREY (Parlant au téléphone)

Oui, je suis vraiment désolée,

il y a de l'action autour de moi...

(AUDREY regarde son bracelet.)


AUDREY (Parlant au téléphone)

Mais je suis du genre à rester

positive, même quand ça va mal.

Mmm, mmm.

Exactement. Mais c'est ça

qu'il faut pour patiner.

(Plus tard ce jour-là, ALAIN, dans la cuisine des Allard-Fraser, parle avec AUDREY. STÉPHANIE et JACQUES sont aussi dans la cuisine.)


[ALAIN:] Tu as vraiment fait ça

comme une pro. Bravo.

Même si j'ai raté

le début,

ce que j'ai entendu à la radio,

c'était parfait.


[AUDREY:] Merci. Mais tant mieux

si vous avez manqué le début.


[JACQUES:] Ce n'était pas

si catastrophique que ça.


[ALAIN:] En tout cas, ça devrait être

la dernière fois

qu'on vous dérange

pour aller aux toilettes.

Le plombier devrait finir

sa job bientôt.

(À cet instant, JENNIFER sort de la salle de bains.)


[JENNIFER:] Suivant.
[ALAIN:] Oui.

(ALAIN se dirige vers la salle de bains. MAUDE descend de l'étage.)


JENNIFER (Chuchotant à MAUDE)

Bonne chance

pour ton souper de famille.


[MAUDE:] Merci.
[JENNIFER:] Bye, tout le monde.
[EN CHOEUR:] Bye!

(JENNIFER sort de la maison. JULIEN entre alors que JENNIFER sort.)


[JACQUES:] Tu étais dehors, toi?
[STÉPHANIE:] On pensait que tu étais

aux toilettes en haut.


[JULIEN:] Bien non. Est-ce que

c'est le souper, là?

(JULIEN lève son téléphone pour faire réentendre sa question.)


JULIEN (Voix enregistrée)

« Est-ce que

c'est le souper, là?

Est-ce que

c'est le souper, là? »


[STÉPHANIE:] Pas tout à fait.

Mais je pense qu'on a assez fait

durer le suspens, là.

(JACQUES et STÉPHANIE sont très sérieux tout à coup.)


[JACQUES:] Oui. On voulait attendre

après ton entrevue

pour vous annoncer ça.


[STÉPHANIE:] Vous savez...

la vie de famille, c'est...

c'est très, très,

très important.

Mais des fois...

le quotidien devient lourd.

La routine s'installe.


[JULIEN:] Je le savais! On part à Walt

Disney pour déjouer la routine!

Wou-hou!

(MAUDE flatte le dos de son frère.)


[JACQUES:] Non.

Non. Malheureusement, ti-pit,

ce n'est pas ça du tout.

(JULIEN cesse de se réjouir.)


[JACQUES:] Les enfants...

Stéphanie et moi,

on va se séparer.


STÉPHANIE (Les larmes aux yeux)

On ne s'entend plus

aussi bien qu'avant,

puis les choses

qui nous énervent

ont pris le dessus

sur l'amour.


JULIEN (Déçu)

On ne va pas

à Walt Disney?


[STÉPHANIE:] Mais il n'a jamais été

question de ça, Julien.

Juste dans ton sondage.


[JULIEN:] Mais les billets que

vous avez achetés sur Internet?


[STÉPHANIE:] Pauvre coco.
[JACQUES:] Il y a juste un billet.

C'est moi qui vais aller passer

une semaine en Floride.


[JULIEN:] Pourquoi faire?
[JACQUES:] Ça va nous permettre

de s'éloigner un petit peu

tranquillement.

(STÉPHANIE prend AUDREY dans ses bras. AUDREY éclate en sanglots.)


[MAUDE:] On dirait

un mauvais rêve.

(JACQUES va prendre MAUDE et JULIEN dans ses bras.)


[JULIEN:] Est-ce que c'est

pour toujours?


[JACQUES:] Oui.

On va toujours être là

pour vous autres.

Chacun de notre bord.


[STÉPHANIE:] On restera toujours

vos parents.

Ça ne changera jamais, ça.


[MAUDE:] Il y a plein d'autres choses

qui vont changer.

Quand tu vas revenir

de ta semaine en Floride,

qu'est-ce qu'on va faire avec

la maison, la garde partagée...?


[JACQUES:] Maude, Maude.

On va y aller étape par étape.

On ne le sait pas encore.

Il faut qu'on en parle.

(ALAIN sort alors de la salle de bains.)


[ALAIN:] Excusez-moi.

Je voulais vous dire, je suis

vraiment avec vous autres.

À 110%.

Puis, même si la

puck ne roule pas

trop pour vous autres,

vous êtes une super équipe.

Ne lâchez pas.

Salut.

(ALAIN sort de la maison. Tous rient à travers leurs larmes.)

(Générique de fermeture)

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