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Subito Texto

Maude, Jennifer, Mélanie, Vincent and Sami are starting high school. Together, they try to ease into a foreign world, full of promise but also fraught with worries!

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Smell Stories

Vincent’s return to the ice is threatened by an overzealous Melanie. Francis and Bastien have to outsmart Mona to impress Viateur for work. And can Brandon-Lee manage to get rid of that weird new smell?



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Début générique d'ouverture


Subito texto


Fin générique d'ouverture


Le local du journal est rempli de sacs contenant divers objets. MÉLANIE trie les différents objets des sacs.


MÉLANIE

Bon, c'est qui le taouin

qui a pensé

à envoyer des tuques

au Guatemala?


MÉLANIE place les tuques dans une toilette à envoyer au Guatemala. VINCENT entre au local avec son sac et son bâton de hockey.


MÉLANIE

Oh, non, non, non!

Désolée, mais tu ne peux pas

laisser tes affaires ici.


VINCENT

Depuis quand?


MÉLANIE

Depuis que ça va puer

l'humidité

et le dessous

de bras de gars.


VINCENT

Premièrement, mon équipement

ne peut pas puer,

il n'a pas servi

depuis des mois

Deuxièmement, c'est ma première

game depuis ma commotion.

Je veux avoir le temps

de me concentrer.

Donc, mes affaires

restent ici.


Dans les corridors de l'école, FRANCIS et BASTIEN guettent l'arrivée de MONSIEUR NOLIN.


BASTIEN

Il arrive, là.


FRANCIS

OK.


BASTIEN

Est-ce que je lui demande

ou tu lui demandes?

Francis!


FRANCIS

(Hésitant)

Hum... Hum!

OK, OK, OK.

Bonjour,

monsieur Nolin.


MONSIEUR NOLIN

Bonjour.


FRANCIS

On aurait une petite question

au sujet du travail de sciences.


MONSIEUR NOLIN

Oui, je vous écoute.


FRANCIS

Oui, alors on voulait

savoir si on pouvait...

si c'était possible

de s'inspirer de l'actualité?

Bien, pas s'inspirer,

s'inspirer...


BASTIEN

Ce qu'on voulait dire,

est-ce que c'est possible

de parler des autos électriques

même si on ne pourra pas

en tester une pour vrai?


MONSIEUR NOLIN

Ah, bien,

pas vraiment.

Je dois aussi vous évaluer

sur la portion pratique.


BASTIEN

Oui, mais c'est parce

qu'on n'a pas trop le goût

de faire une expérience

plate sur un mélange

d'azote et d'hélium,

c'est comme un peu...


MONSIEUR NOLIN

Je vous dirais

que dans ce travail-ci,

vous pouvez sortir

des sentiers battus.

Soyez créatifs.

Étonnez-moi!


BASTIEN

Merci, là.


MONSIEUR NOLIN s'en va.


FRANCIS

Ça nous prend

un autre sujet, et vite!


BASTIEN

Et puis, big,

à part de ça.


FRANCIS et BASTIEN s'en vont. MONA, qui a entendu leur conversation, prend un air suspicieux.


Au local du journal, VINCENT s'imagine en train de compter des buts. MÉLANIE se sert d'un aérosol pour parfumer le sac de hockey de Vincent.


VINCENT

Hé, qu'est-ce

que tu fais?


MÉLANIE

Je dépollue

ton équipement.


VINCENT

Pourquoi?

Il ne sent même pas.


MÉLANIE

C'est un traitement

préventif.

C'est pour cacher les futures

mauvaises odeurs de sueur

que tu vas

laisser traîner ici.


VINCENT

Nos narines

ont compris, je pense.

Pas besoin de vider

ta bouteille de parfum.


MÉLANIE

Ce n'est pas

du parfum,

c'est du désodorisant à casier,

poire et vanille.


VINCENT

Arrête, parce que ça va finir

poire vomi, ton affaire.


BRANDON-LEE entre au local du journal.


BRANDON-LEE

Ark!

Ouvrez les fenêtres!

Je vais vomir. Qu'est-ce

que c'est que ça?


MÉLANIE

Bien, voyons!


FRANCIS et BASTIEN discutent près des machines distributrices.


BASTIEN

Les sels minéraux

dans l'eau de la mer?


FRANCIS

Trop cliché.

La proportion de CO2

dans l'air de l'école?


BASTIEN

Trop plate.


FRANCIS

Monsieur Viateur a dit

que le réchauffement climatique,

c'était "la" mission

des scientifiques

au 21e siècle.


BASTIEN

Oh, je l'ai, on fait

une expérience pour lutter

contre le gaz à effet de serre,

mais dans l'école!


FRANCIS

Oui, c'est bon ça, mais

on fait quoi, comme expérience?


MONA

Woh, minute, les petits

Einstein au carré!

Pas d'expérience

de gaz

à la bombe puante

dans mon école.


FRANCIS

Bien, Mona, on n'avait pas

l'intention de--


MONA

Non, non, non!

Je les connais,

vos expériences scientifiques.


FRANCIS

Oui, mais ne vous en faites

pas, cette fois-ci,

on va être super sages,

hein, Bastien?


BASTIEN

Oui, oui,

on a déjà eu notre leçon.


MONA

J'espère parce que je vais

vous avoir à l'oeil.


Pendant ce temps, au local du journal, BRANDON-LEE lance un avertissement à VINCENT.


BRANDON-LEE

Je t'avertis, tu n'entres pas

dans le vestiaire

avec cet équipement-là

ce soir.


VINCENT

Tu me niaises?


BRANDON-LEE

Non!


MÉLANIE

Voyons donc,

dans deux heures,

ça ne sentira presque plus.


BRANDON-LEE

Moi, je dis

que dans deux semaines,

ça va encore sentir.


VINCENT

C'est clair,

l'odeur est tellement forte!

Je ne pourrai jamais jouer

avec ça sur le dos.


MÉLANIE

OK... Et même si tu manquais

une petite partie, là...


VINCENT

Oui, bien, oui, une partie,

il n'y a rien là, hein?

Hé, ça fait deux mois

que j'attends ce moment-là.

Je venais juste d'avoir

le billet du médecin

pour retourner au jeu!


VINCENT quitte le local.


MÉLANIE

J'avoue

que c'est plate,

mais ce n'est quand même pas

la fin du monde, au pire,

il a juste à le laver,

son équipement.


BRANDON-LEE

De l'équipement de hockey, ça

ne se met pas dans la laveuse.

Et c'est full long

à sécher.


MÉLANIE

Oui, mais moi, les odeurs

de sueur, ça m'agresse.


BRANDON-LEE

Ça t'agresse?


MÉLANIE

Oui, tout comme

les odeurs de friture.

Personne ne t'en parle

parce que

personne ne veut

te faire de peine,

mais comme je tiens

à ce que tu gardes ta blonde,

moi, je vais

te le dire, tu pues, Brandon-Lee.

Depuis que tu distribues

tes galettes aux patates,

tu traînes toujours

un genre d'odeur de gras

et c'est vraiment

agressant.


BRANDON-LEE fait la moue.


MÉLANIE

Bien, là,

ne le prends pas de même.


BRANDON-LEE

Bravo,

en deux minutes et demie,

tu as réussi

à m'insulter,

à "scraper" le retour

au jeu de Vincent

et à me donner la chienne

de perdre ma blonde.

Merci.


Plus tard, FRANCIS et BASTIEN se réunissent à la salle des pas perdus.


BASTIEN

Tu as une idée?


FRANCIS

Ce n'est pas

vraiment la mienne.

C'est plus

celle de Mona.


BASTIEN

Hein?


FRANCIS

Ce matin,

quand elle nous a rappelé

nos vieilles expériences,

elle a parlé de la fois

où tu avais déréglé

le système de chauffage.


BASTIEN

OK, mais c'est quoi

le rapport

avec les changements

climatiques?


FRANCIS

Écoute bien ça.

Le chauffage de l'école

est au mazout.

En le baissant

d'un ou deux degrés,

on consommerait

moins de mazout-


BASTIEN

Et on produirait moins

de gaz à effet de serre!


FRANCIS

Exactement!

Avoue que

c'est original.


BASTIEN

Oui, mets-en!

En plus, moi, je sais

comment rentrer dans le système

de chauffage de l'école,

ça va se faire facilement.


FRANCIS

Il y a juste Mona

qui m'inquiète un petit peu.


BASTIEN

OK, bien, regarde.

Moi, je m'occupe du chauffage.

Et toi, arrange-toi

pour trouver

une expérience bidon

pour distraire Mona.


FRANCIS

OK, mais quelle sorte

d'expérience bidon?


VINCENT et MÉLANIE rejoignent FRANCIS et BASTIEN.


VINCENT

Donne-moi tes clés, j'ai

oublié les miennes à la maison.


MÉLANIE

VINCENT)

Ah, mais laisse-moi t'aider.


VINCENT

Tes clés, s'il te plaît.


FRANCIS

Bien, voyons,

c'est quoi l'urgence, là?


VINCENT

Mélanie a fait prendre un bain

toxique à ma poche de hockey.

Il faut que je me patente

un équipement

avec ce que papa

et monsieur Mazari ont récupéré.


FRANCIS

Le vieux stock de hockey

qui traînait dans le sous-sol?


VINCENT

Oui, oui, passe-moi tes clés.


FRANCIS

Ils l'ont tout donné.


VINCENT

Hein? Bien, non,

ça ne se peut pas!


FRANCIS

Monsieur Mazari

est venu chercher

tout ce qui restait

hier soir.


BASTIEN

Tut, tut, tut!

Moi,

j'ai un équipement

de patin à roues alignées,

si ça peut t'aider.


VINCENT et FRANCIS font non de la tête.


VINCENT

Oh, à moins que...


VINCENT s'en va.


MÉLANIE

À moins que...

à moins que quoi?

Comment veux-tu

que je t'aide

si tu ne me dis jamais rien,

Vincent Beaucage.


Plus tard, BRANDON-LEE est au casse-croûte de l'aréna. VINCENT vient à sa rencontre.


VINCENT

Ah, tu es là!

Hé, ça fait dix minutes

que je te cherche.

Tu n'as pas eu

mes textos?


BRANDON-LEE

Euh, non,

mon cell était fermé.


VINCENT

(Mal à l'aise)

Peux-tu demander

à Félicie

si je peux lui emprunter

son équipement pour ce soir?


BRANDON-LEE

Tu veux jouer avec

de l'équipement de fille?


VINCENT

Bien, je n'ai pas

le choix!

Celui de mon père est trop grand

et je n'ai pas le temps

d'aller chercher

celui de mon cousin.


BRANDON-LEE

Ok, mais si tu veux l'équipement

de Félicie, il va falloir

que tu ailles

le chercher toi-même.

Elle est malade

aujourd'hui.


VINCENT

Come on,là!

Fais ça pour moi.

C'est déjà

assez humiliant de même.


BRANDON-LEE

OK, OK,

mais à une condition.

Je vais te poser une question

et je veux que tu sois honnête.

Qu'est-ce que je sens?


VINCENT renifle BRANDON-LEE.


VINCENT

Bien, tu sens,

tu sais, comme...

les trucs frits

dans les restaurants de sushis.


BRANDON-LEE

Le Tempura?


VINCENT

Oui.


BRANDON-LEE

Je ne peux pas

me pointer chez Félicie

si je sens le Tempura!


VINCENT

Elle a le rhume, là.

Elle va sûrement avoir

le nez bouché.


BRANDON-LEE

OK, je vais y aller.


VINCENT

Yes,merci.

Bon, les patins,

astheure.


VINCENT quitte le casse-croûte.


BRANDON-LEE

(Bougon)

Le Tempura...


Pendant ce temps, BASTIEN est assis aux toilettes de l'école, son ordinateur portable sur les genoux. Il envoie un texto à FRANCIS.


BASTIEN (Par message texte)

J'ai réussi à entrer dans

le système de l'école!


FRANCIS lui répond par une émoticône signifiant un sourire.


BASTIEN (Par message texte)

As-tu vu Mona?


FRANCIS (Par message texte)

Non!


On cogne à la porte de la cabine.


BASTIEN

Il y a quelqu'un!


MONA

Je le sais,

ça fait exactement

17 minutes et 23 secondes

que tu es aux toilettes.

Es-tu malade?


BASTIEN

Non, non, non.

Ça va super bien.

J'ai juste mal digéré

le sandwich aux oeufs

de ma mère.

Mais je vais

super bien, là.


MONA

(Autoritaire)

Tu es sûr?

Je te trouve

pâlotte, moi.

Tu devrais aller

t'étendre à l'infirmerie.


BASTIEN

Bien, non, bien, non,

je pète le feu!


BASTIEN rit nerveusement.


BASTIEN

Bien, je vais

y aller, moi.


MONA

C'est ça.


BASTIEN sort des toilettes. BRANDON-LEE y entre tout de suite après.


BRANDON-LEE

Euh... Mona.

Qu'est-ce que vous faites

dans la toilette des gars?


MONA

Toi, où est-ce que tu t'en vas

les cheveux mouillés?

Vous n'avez pas accès

aux douches

de l'école

sur l'heure du dîner.


BRANDON-LEE

Non, mais on a accès

au vestiaire de l'aréna.


MONA

Oui... Admettons

que je vais te croire.


BRANDON-LEE

Euh, Mona,

d'après vous, là,

est-ce que je sens

quelque chose?


MONA renifle BRANDON-LEE.


MONA

Tu sens

le shampoing.


BRANDON-LEE

(Rassuré)

Ah!


MONA

Aux croquettes

de patate.

C'est un drôle de parfum

pour un shampoing.


À la salle des pas perdus, VINCENT pose des patins sur une table. FRANCIS arrive avec une boîte de tisane.


VINCENT

Une tisane

à la menthe?


FRANCIS

Oui, c'est super

efficace pour...

Woh, c'est une arme

de destruction massive,

ce désodorisant-là.


VINCENT

Ah, et ça,

c'est quoi?


FRANCIS

C'est du bicarbonate

de soude.


VINCENT

Tu n'as rien de plus

scientifique que ça?


FRANCIS

Il y a des limites

à ce qu'on peut trouver

dans une cafétéria

d'école.

Bon, hum, mets tout ça

dans tes patins...

Et laisse reposer.


VINCENT

Combien

de temps?


FRANCIS

Je ne sais pas, trois heures.


VINCENT

Et après, tu me jures

que ça ne sentira plus

la maudite poire et vanille?


FRANCIS

Oui, oui.

Ça va être parfait.


VINCENT

Peux-tu m'aider

avec les quantités?


FRANCIS verse du bicarbonate de soude dans les patins.


FRANCIS

Ah, mon Dieu, c'est donc bien

chimique, cette odeur-là.

J'ai l'impression

de me brûler les neurones

à chaque fois

que j'inspire.


VINCENT

Ah! Oh, mon Dieu!


MONSIEUR NOLIN rencontre FRANCIS.


MONSIEUR NOLIN

Vous avez décidé de faire

votre travail sur les odeurs?

C'est courageux.


FRANCIS

Ah, non, non,

pas du tout.

On a choisi un sujet beaucoup

plus sérieux et scientifique.

Non, j'essaie juste

d'aider mon petit frère

à chasser l'odeur

qui empeste ses patins.


MONSIEUR NOLIN

Avec du bicarbonate de soude?


FRANCIS

Oui.


MONSIEUR NOLIN

Bonne idée.

Mais ça risque de prendre

un certain temps.


VINCENT

Hein? Francis m'a dit que tout

serait fini d'ici trois heures.


MONSIEUR NOLIN

Ce serait surprenant.

L'odeur est tellement forte,

ça m'étonnerait

que le bicarbonate

l'absorbe aussi facilement.


FRANCIS

Hum...

Sur ces belles paroles,

je vais vous laisser, moi,

j'ai un travail

très important à remettre.


FRANCIS s'en va.


VINCENT

Francis!


MONSIEUR NOLIN

VINCENT)

Si je comprends bien,

vous avez besoin

de vos patins rapidement?


VINCENT

Vous comprenez bien.

Et je pensais que mon frère

avait compris aussi.


MONSIEUR NOLIN

Quelle pointure portez-vous,

jeune homme?


VINCENT

Euh, je porte

du dix, pourquoi?


Plus tard, au local du journal, VINCENT montre une vieille paire de patins à MÉLANIE.


MÉLANIE

Wow!

Ils sont parfaits.


VINCENT

Tu me niaises?

Wayne Gretsky portait

la même paire en 1982.


MÉLANIE

Bien, là, des patins,

c'est des patins, il me semble.

Tu es quand même chanceux

que monsieur Nolin

les ait laissés

dans son auto.


VINCENT

Mélanie.

Avec ça dans les pieds,

je ne patinerai jamais

aussi vite

que tous les autres.


MÉLANIE

À ce point-là?


VINCENT

Ils sont

trop lourds.

Mon coach va penser que

je ne suis pas assez en forme

et il va avoir peur

de me faire jouer.


MÉLANIE

Quel genre de patin

ça te prendrait, d'abord?


VINCENT

Pareil comme les miens,

mais pas de poire

et pas de vanille.


MÉLANIE

Oui.


BRANDON-LEE entre au local avec le sac de hockey de Félicie.


BRANDON-LEE

Tiens.

Il n'y a pas de patin,

mais il y a des épaulettes,

des gants, des jambières

et un casque.


VINCENT

Avec un gros

papillon rose!


BRANDON-LEE

Ah, oui, Félicie

m'a dit de te dire

de ne pas y toucher,

sinon tu es mort.

C'est son porte-bonheur.


VINCENT

Il faut vraiment que

je veuille jouer au hockey!


BRANDON-LEE

Mets-en!


VINCENT

Avec tout ça,

il me reste une demi-heure

pour trouver des patins

et des protège-coudes

avant la pause du midi.


VINCENT quitte le local en vitesse.


BRANDON-LEE

MÉLANIE)

Admettons

que tu as raison

pour ce que tu m'as dit

ce matin.


VINCENT

Au sujet

de ton odeur corporelle

de jus de bacon

au gras trans?


BRANDON-LEE

Oui, qu'est-ce

qu'il faudrait que je fasse

pour ne pas

que ça dérange Félicie?

Mâcher de la gomme? Travailler

avec une combinaison de plongée?

Porter un petit sapin vert

dans le cou?


MÉLANIE

Bon, viens-t'en,

on s'en va à la bibli.


BRANDON-LEE

À la bibli?

C'est quoi le rapport?


MÉLANIE

Tu vas voir,

envoye, viens-t'en!

Envoye!


De son côté, BASTIEN entre discrètement aux toilettes. Il découvre FRANCIS dans l'une des cabines.


BASTIEN

Hé! Qu'est-ce

que tu fais là?


FRANCIS

Bien, je prends

la température

de toutes les pièces

de l'école en note, comme prévu.


BASTIEN

Tu es supposé distraire Mona,

pas l'entraîner aux toilettes.


FRANCIS

(Riant)

Comme si Mona

allait me suivre

jusque dans la toilettes

des gars.


BASTIEN

Bien, justement,

elle l'a déjà fait une fois,

elle ne se gênera pas

pour revenir.


FRANCIS

OK, je m'en vais,

je m'en vais.

Bon, tu en es où, toi?


BASTIEN

J'ai réussi à baisser

la température de deux degrés

sans que personne

ne s'en rende compte.


FRANCIS

Deux degrés,

avec ça,

on va clairement

impressionner monsieur Nolin.


FRANCIS et BASTIEN sortent de la cabine et s'aperçoivent que MONSIEUR NOLIN se lave les mains au lavabo.


Pendant ce temps, VINCENT rejoint MÉLANIE au local du journal.


VINCENT

Je viens

de prendre ton texto.

Tu m'as trouvé

une nouvelle paire de patins?


MÉLANIE

Non, mieux que ça.

Tadam!


MÉLANIE montre à VINCENT un équipement de hockey neuf.


VINCENT

Hein? Wow! Où est-ce

que tu as trouvé ça?

Tu ne l'as pas volé,

j'espère?


MÉLANIE

Bien, non!

Voyons donc! Franchement,

je ne suis pas une criminelle!

Non, non,

tout est légal.


VINCENT

Et ça ne me coûte

rien?


MÉLANIE

Zéro.


VINCENT

Je ne comprends pas,

comment tu as fait?


MÉLANIE

Je me suis juste servi

de mon intelligence supérieure.


VINCENT

Tu as même trouvé des patins

exactement comme les miens!


MÉLANIE

Je sais, je sais,

je suis impressionnante.


VINCENT

Là, oui, j'avoue.

Les gants et les patins ne

seront pas cassés pour ce soir,

mais c'est tellement

mieux que rien.


BRANDON-LEE entre au local du journal.


VINCENT

Hé, je ne vais plus

avoir besoin

de l'équipement de Félicie,

finalement.

Regarde

ce que Mélanie m'a trouvé!


BRANDON-LEE

Tu as piqué la carte de crédit

de ton père ou quoi?


MÉLANIE

Non, je ne l'ai pas piquée,

je l'ai empruntée.

Ne vous inquiétez pas,

je fais souvent ça.


VINCENT

Et ton père a accepté

de payer tout ça?


MÉLANIE

Bien, non, je te l'ai dit,

ça n'a rien coûté.


VINCENT

C'est malade, hein?


BRANDON-LEE

Ça m'a surtout l'air

un peu trop louche.


MÉLANIE

Bien, non,

ce n'est pas louche, là,

c'est comme une location.

Je fais tout le temps ça

quand je vais porter

une robe juste

pour un soir.


VINCENT

Euh...

Qu'est-ce que tu veux dire

par "juste un soir"?


MÉLANIE

C'est super simple.

Tu achètes la robe,

tu gardes le reçu,

le soir même, tu portes

la robe et le lendemain,

bien, tu la retournes

au magasin.


BRANDON-LEE

Mélanie, suer dans

un équipement de hockey,

ce n'est pas

comme porter une robe.


MÉLANIE

Ah, non?


VINCENT

Là, je t'en supplie.

Arrête de vouloir

m'aider, OK?


VINCENT quitte le local. BRANDON-LEE prend un magazine féminin et sent un échantillon de parfum.


BRANDON-LEE

Celui-là, qu'est-ce

que tu en penses?


MÉLANIE sent l'échantillon.


MÉLANIE

Euh...


BRANDON-LEE

Trop boisé, hein?


MÉLANIE

Hein?

Oh, la belle robe!


MÉLANIE feuillette le magazine. BRANDON-LEE veut le reprendre.


MÉLANIE

Non, laisse.


De leur côté FRANCIS et BASTIEN se sont expliqués auprès de MONSIEUR NOLIN.


MONSIEUR NOLIN

Non, c'est une bonne idée

de baisser le chauffage,

mais vous auriez dû le faire

dans une autre bâtisse.

Parce qu'à Victoire-Desmarais,

tout est déjà calibré.


FRANCIS

Qu'est-ce

que vous voulez dire?


MONSIEUR NOLIN

Bien, je veux dire qu'ici,

tout a déjà été calculé

pour optimiser

l'utilisation d'énergie.

En baissant le chauffage,

les locaux et l'eau courante

se réchaufferont moins vite,

donc plus mal.

Ce qui demandera

au final plus d'énergie.

Non, non, votre intention

était noble,

mais il faut calculer

toutes les données

avant de jouer

avec le calibrage.

Bonne suite.


MONSIEUR NOLIN sort des toilettes.


BASTIEN

Oui, il n'était pas

impressionné, lui, hein?


FRANCIS

Bien, je ne sais pas,

on vient juste d'augmenter

le niveau de gaz à effet

de serre produit par l'école.


BASTIEN

Et on a eu l'air

de vrais débutants.

Ça va être beau

s'il ne nous fait pas pocher.


FRANCIS

Oui.

À moins que...


FRANCIS et BASTIEN sortent des toilettes. Ils observent MONA, qui surveille la salle des pas perdus.


FRANCIS

OK, tu as dix minutes

avant la fin de la pause.

Ça fait que

ne niaise pas.


BASTIEN

OK.


FRANCIS aborde MONA.


FRANCIS

Hé, ma belle Mona,

ça va?


MONA

Pourquoi ça n'irait pas?


FRANCIS

Je ne sais pas,

je disais ça de même.

Euh, voudriez-vous

que je vous parle

de notre travail de sciences,

juste pour euh...

vous rassurer

un petit peu, hein?


BASTIEN

Le jour où vous allez

me rassurer, Bastien et toi,

c'est le jour où vous allez

finir votre secondaire.

Dis donc,

ton jumeau cosmique...

Il est où?


FRANCIS

Bastien?

Je ne sais pas,

il est aux toilettes, je pense.


MONA

Encore?


FRANCIS

Oui, il a mal digéré

son pâté chinois.

Ça fait que...


MONA

Ah!

Je pensais qu'il avait mangé un

sandwich aux oeufs pour dîner.


FRANCIS

Euh, oui, oui.

C'est ça.


MONA

Ça commence à être suspect pas

mal, ses visites aux toilettes.

Qu'est-ce

que vous manigancez?


FRANCIS

Hein? Mais rien!

Notre travail de sciences,

on le fait

sur l'équipement

de Vincent

qui pue la poire

et vanille.


MONA va jeter un coup d'oeil aux toilettes, puis revient.


MONA

Tiens donc!

Bastien n'est pas là.

Là, ça commence à être louche

pas mal, votre affaire.

Ça fait que tu vas me dire

il est où, tout de suite!


FRANCIS

Mona!

Pendant que vous cherchez

les coupables partout,

vous ne vous rendez pas compte

qu'il y a des étudiants

dans l'école qui vivent

une grave détresse.


MONA

Oh, Francis.

Tes petits élans shakespiriens,

garde ça

pour ton cours

d'art dramatique, OK?


FRANCIS

Mais je suis sérieux.

Mon frère va peut-être rater

son retour au jeu ce soir.

Il est dévasté.

Et vous, au lieu

de m'aider à l'aider,

vous courrez

après Bastien.


MONA

Oui, mais là,

dévasté!


FRANCIS

Ah, mais je vous le jure,

je ne l'ai jamais vu comme ça.

Non, s'il ne joue pas

ce soir, je suis persuadé

qu'il va faire

une dépression.


MONA

Ah!


FRANCIS

Oui.


MONA

OK, bien là,

je te crois.

Est-ce que je peux

faire quelque chose?


FRANCIS

Vous pourriez aller

me chercher

de la tisane à l'orange

à la cafétéria.


MONA

Hein? À l'orange?


FRANCIS

Oui, la tisane

à la menthe,

ça ne couvre pas l'odeur

de poire, ça fait que...


MONA

OK... Mais!

Je t'ai à l'oeil.

Mon radar à niaiseries

ne dort jamais.


FRANCIS

Jamais.


BASTIEN rentre au casse-croûte alors qu'il n'y a personne. Il décroche le thermostat au mur et entre des données dans son ordinateur. Brusquement, les lumières du casse-croûte s'éteignent toutes d'un coup.


BASTIEN

Oh!

Hum...


Un peu plus tard, MONA apporte plusieurs boîtes de thé à FRANCIS.


MONA

Madame Café m'a trouvé

un tantinet intense,

mais qu'est-ce

que tu veux:

quand un élève

est en détresse...


FRANCIS

Wow!

Dix boîtes! Merci.


MONA

N'hésite pas

si tu as besoin

d'autre chose,

je vais rester autour.


FRANCIS

Ah, mais ce n'est vraiment pas

nécessaire, Mona.


MONA

Non, non,

tu avais raison.

Il faut que je sois plus

attentive

à la détresse

de mes élèves.

Je vais rester

aux aguets.


MONA s'éloigne. BASTIEN rejoint FRANCIS.


FRANCIS

Ah, et puis?


BASTIEN

Le courant n'est pas

encore revenu.


FRANCIS

Qu'est-ce

que tu as fait?


BASTIEN

Je ne le sais pas,

j'ai peut-être causé

un court-circuit en voulant

baisser le chauffage trop vite.


FRANCIS

Penses-tu

que quelqu'un t'a vu?

Bon, regarde,

on a peut-être

rien à voir avec

la panne dans le fond.

Chut.


BASTIEN

J'espère.


Pendant ce temps, à la salle des pas perdus, VINCENT rejoint MÉLANIE.


MÉLANIE

Bon, qu'est-ce

que j'ai fait encore?


VINCENT

Tu t'en vas rapporter

l'équipement au magasin?


MÉLANIE

Bien, oui, ce n'est pas ça

que tu voulais?


VINCENT

Oui, oui,

mais je voulais savoir

si je pouvais garder

les protège-coudes.

Il faut que je m'en achète

des nouveaux de toute façon.


MÉLANIE

Euh, bien,

OK, mais...


VINCENT

Je vais

te les rembourser.


MÉLANIE

Est-ce que ça veut

dire que tu as

tout ce qu'il te faut

pour jouer ce soir?


VINCENT

J'ai décidé de jouer avec

les patins de monsieur Nolin.

Ça va patiner moins vite,

mais au moins, ça va patiner.


MÉLANIE

Ah, fiou, hé,

je me sentais tellement mal

de te faire rater

ton premier match!

Tiens.


VINCENT

Oui, je sais.


BRANDON-LEE rejoint VINCENT.


BRANDON-LEE

Man, tu ne devineras jamais

ce qui se passe.


VINCENT

Ouf!

En tout cas,

moi, j'ai deviné

que tu t'es mis

un petit peu trop de parfum.


BRANDON-LEE

Je te l'avais dit

que ça sentait trop!


MÉLANIE

Ne l'écoute pas,

il ne connaît rien au parfum!


VINCENT

Euh, je n'ai pas

besoin de savoir ça

pour savoir

qu'il pue, là.


MÉLANIE

BRANDON-LEE)

Ne t'occupe pas de lui,

tu sens super bon, OK?


VINCENT

En tout cas, moi,

je ne pense pas

que les gars vont te laisser

rentrer dans le vestiaire.


BRANDON-LEE

De toute façon,

le match est annulé.

Il y a une panne

de courant à l'aréna.


VINCENT

Quoi? Comment ça,

une panne de courant?


BRANDON-LEE

Monsieur Mazari

m'a dit que...

que quelqu'un

est allé jouer

dans le système électrique

de l'aréna.


MONA a entendu ce qu'a dit BRANDON-LEE. Elle est suspicieuse.


Plus tard, VINCENT entre au casse-croûte de l'aréna. Il fait encore noir. BRANDON-LEE le rejoint.


BRANDON-LEE

Qu'est-ce

que tu fais là?


VINCENT

Ah, va chercher monsieur

Mazari, on va pouvoir jouer.

J'ai acheté

30 chandelles

à l'Empire Intergalactique

du Dollar.


BRANDON-LEE

C'est vraiment

la pire idée

que tu n'aies jamais eue

de ta vie.


VINCENT

Bien, avec l'éclairage

d'urgence,

on va pouvoir avoir

assez de lumière.

Envoye, go!


BRANDON-LEE

Oublie ça, la glace

est en train

de fondre à cause

de la panne électrique.


VINCENT

OK, même si elle est

un peu molle...


BRANDON-LEE

Vincent, monsieur Mazari

est parti,

le coach de l'autre équipe

aussi.

Les joueurs sont tous

en train de se rhabiller.

Oublie le match,

il a été remis.


VINCENT

Ça fait que c'est fini?


BRANDON-LEE

Je sais que c'est poche,

mais un aréna,

ça ne se trouve pas aussi

facilement que des épaulettes!


Vincent a une idée.


VINCENT

Ah, ne bouge pas,

je reviens!


Pendant ce temps, à la salle des pas perdus, FRANCIS et BASTIEN s'expliquent auprès de MONA et de MONSIEUR NOLIN.


FRANCIS

Et c'est là

qu'on a eu l'idée de...

bien, d'entrer dans le système

de chauffage du casse-croûte.


MONA

Je le savais que ça virerait

mal, cette histoire-là.


BASTIEN

Ah, mais on ne pensait pas

causer une panne électrique.


FRANCIS

Oui, on est désolés,

monsieur Nolin.

On ne voulait surtout pas

vous attirer de problèmes.


MONA

C'est toujours la même

histoire avec ces deux-là.

On est désolés.

On ne savait pas.

On ne voulait pas vous attirer

des problèmes. Gna, gna, gna.


BASTIEN

Ce n'est pas notre faute,

si on est des...

Des passionnés.


FRANCIS

Oui.


MONA

La passion?

La passion, ce n'est pas

tout dans la vie.

La discipline,

la rigueur,

la franchise,

ça aussi, c'est important.


FRANCIS

On s'excuse.


MONA

Bon, gardez vos excuses

pour tous ceux

qui ne joueront pas ce soir

et pour ton frère qui doit être

dévasté en ce moment.

Et trouvez-vous-en

des maususses de bonnes pour...

pour monsieur Prud'homme

et le gérant de l'aréna-


MONSIEUR NOLIN

Non, non, non.

C'est moi

qui vais m'excuser.

J'aurais dû prévoir

qu'avec les directives

que je leur ai données,

Bastien et Francis

iraient peut-être

un peu trop loin.

Je les ai moi-même

encouragés à le faire.


MONA

Euh, ça fait que...

je fais quoi, moi?


MONSIEUR NOLIN

Laissez-moi m'arranger

avec tout ça.


MONA

Ah.

Vous êtes sûr

parce que...

je peux très bien

m'occuper d'eux.


MONSIEUR NOLIN

Non, non, vous en avez déjà

fait beaucoup.

Merci pour tout.


MONA s'en va en lançant un regard sévère à FRANCIS et BASTIEN.


MONSIEUR NOLIN

Les garçons,

ce n'est pas en trafiquant

le système électrique de l'aréna

que vous allez

m'impressionner.


BASTIEN

Bien,

on le sait, ça.


MONSIEUR NOLIN

Les bons chercheurs

utilisent leurs talents

pour contribuer

à la science,

pas pour être

spectaculaires.

Bon, maintenant.

Comme vous semblez bien

vous débrouiller avec

les ordinateurs, j'ai un petit

service à vous demander.

J'ai téléchargé une mise à jour

de mon système d'exploitation,

et je ne m'y retrouve plus.


FRANCIS

C'est tout?


BASTIEN

Bien, on va

vous régler ça

en un, deux,

trois, quatre, cinq.


FRANCIS

D'abord, ce qu'il faut

savoir, c'est que

quand on télécharge

des nouvelles mises à jour,

ça demande plus de mémoire

à votre ordinateur.

Plus de mémoire vive.


MONSIEUR NOLIN

Ah, bien, évidemment.


Pendant ce temps, BRANDON-LEE attend VINCENT au casse-croûte.


BRANDON-LEE

Qu'est-ce qu'il fait,

là, coudonc?


MONA

Vincent!

Vincent est

encore ici?


BRANDON-LEE

Oui, oui.

Il est dans les vestiaires,

je ne sais pas ce qu'il fait.


MONA

Comment il va?


BRANDON-LEE

Comme un gars

qui a appris

le jour

de son retour au jeu

que la

game du soir

était annulée.


MONA

Ah, pauvre Vincent.

Regarde-moi donc, toi.

Tu as encore

les cheveux mouillés!

Tu es retourné

prendre ta douche?


BRANDON-LEE

Oui.


MONA

C'est quoi

ce nouveau besoin-là

de prendre deux douches

par jour sur les heures d'école?


BRANDON-LEE

Il paraît que je sens

les galettes aux patates.

Ça fait que je me suis lavé

et j'ai mis du parfum,

mais ça n'a vraiment pas été

un succès.

Ça fait que je suis retourné

prendre ma douche.


MONA

OK, et comment tu penses

pouvoir régler ton problème?


BRANDON-LEE

Je ne sais pas, je pense

peut-être lâcher madame Café.


MONA

Ah, bien, non!

Tu ne peux pas faire ça!

Je vais te négocier un accès

exclusif aux douches de l'école.

Pour que tu puisses te laver

quand tu finis de travailler.

Ah, et j'ai un très

bon shampoing au goudron bio,

ça tue toutes les odeurs,

toutes!


BRANDON-LEE

Wow, merci, Mona.


MONA

Ça ne paraît peut-être pas

tout le temps,

mais je peux vous aider

et ça me fait plaisir

de le faire.


VINCENT revient au casse-croûte. Il porte son équipement de hockey.


VINCENT

Hé, Brandon-Lee!


MONA

Hé, je te dis que pour

quelqu'un de dévasté,

tu as un beau sourire

de cheval de course.


VINCENT

BRANDON-LEE)

Hé, prends ton bâton

et va te préparer.

Le match commence

dans dix minutes.


BRANDON-LEE

Hein? Tu as trouvé

un autre aréna?


VINCENT

Qui t'a dit qu'on avait

besoin d'un autre aréna?

Va te changer, les deux équipes

nous attendent dans le parc.

Hockey cosom time!


BRANDON-LEE

Oh,

yes!


MONA

(Autoritaire)

Hé, hé, hé!


BRANDON-LEE ET VINCENT

On n'est plus

à l'école!


MONA bougonne.


Fin de l'épisode


VINCENT

Hé, salut!

Viens créer ton propre

univers de

Subito Texto.


Texte informatif :
tfo.org/subitotexto


Générique de fermeture

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