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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Toronto`s Homeless Women

Downtown Toronto`s homeless women are at a high risk of sexual abuse and violence. It is often difficult to find a bed in one of the city`s overcrowded shelters. Services for homeless women are very much on demand.



Réalisateur: Paul Ruban
Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

Dans cette capsule, deux anciennes sans-abris témoignent de leur expérience dans la rue. GAÉTAN HÉROUX, militant pour la coalition ontarienne contre la pauvreté, parle des conditions actuelles des sans-abris. Défilent des images montrant la réalité des sans-abris.


EMILY WRIGHT

(Propos traduits de l'anglais)

Être sans-abris n'est pas facile,

quel que soit le sexe. Mais

je sens qu'en tant que femme,

j'étais plus à risque.

Surtout comme j'étais une jeune

femme qui ne savait pas se débrouiller

dans la rue.


JANICE ARSENAULT

C'est plus dangereux à cause

que... les femmes sont

pas assez fortes.

Les hommes peuvent s'en

sortir. Les femmes, non.


EMILY WRIGHT

(Propos traduits de l'anglais)

Selon moi, les femmes sont

dévalorisées dans notre société.

Elles sont aussi plus à risque d'être

victimes de violence,

surtout à caractère sexuel.

Mais par rapport aux femmes logées,

les femmes sans-abris sont

dix fois plus susceptibles

d'être victimes d'agression sexuelle.

C'est immense, quand on pense

combien de femmes dans notre

société subissent cette réalité au quotidien.


GAÉTAN HÉROUX

Pour les femmes en

particulier, c'est très, très

dangereux d'être dans la rue. En

particulier dans le milieu de la

nuit. C'est pas dur à imaginer.


JANICE ARSENAULT

Il y avait

des temps où je me réveillais,

puis il y avait des affaires

sexuelles qui m'arrivaient.

Puis, c'est... des affaires

de même. C'était pas ma faute,

je voulais pas. Mais ça

arrivait quand même.


GAÉTAN HÉROUX

Pour une

femme qui se trouve sans abri

dans la ville de Toronto, il y a

différentes sortes de refuges.

Il y a des refuges pour les

femmes qui s'enfuient de la

violence domestique. Et il y a

des femmes aussi qui se trouvent

sans argent. On a des femmes

aussi avec des enfants qui

se trouvent sans-abris.

La première chose qu'elles vont

rencontrer, c'est une situation

où c'est très difficile

de rentrer, de se

trouver une place.


EMILY WRIGHT

(Propos traduits de l'anglais)

Pour l'avoir vécu, il y avait rarement

des lits disponibles dans les refuges

lorsque je me présentais. J'étais

incapable d'entreposer mes effets

personnels, car je ne savais pas si

j'allais avoir un lit. Il fallait donc

que je trimbale mes choses avec moi

en tout temps, ce qui me mettait

plus à risque d'être victime de violence.


GAÉTAN HÉROUX

Chaque soir, il y a à peu près

600 femmes qui se trouvent dans

les auberges qui sont "runnées"

par la ville et par des agents

sociaux qui offrent des

chambres. Mais on sait que ces

auberges-là sont pleines à tous

les jours. On connaît beaucoup

de femmes qui disent: "Je suis

pas capable de trouver de lit."


JANICE ARSENAULT

Le

subway était en retard,

donc, j'ai été là, j'ai dit:

"Je m'excuse. Le

subway

était en retard."

Non,

sorry. Voilà.

J'ai été forcée de dormir dans

la rue. Cette nuit-là, j'ai

été drette là. Ici, drette là.

(Montrant un escalier extérieur)

Dormir dans les escaliers.


GAÉTAN HÉROUX

On avait le rapport de

beaucoup d'hommes et de femmes

qui pouvaient pas rentrer dans

les auberges. Et quand on voyait

le taux d'occupation, on voyait

qu'il était bien, bien au-dessus

de 90%. Pour les hommes, des

fois, de 95% à 97%. Pour les

jeunes, plus haut. Pour les

femmes, des fois à 100%.

Impossible de trouver des... On

avait beaucoup de rapports

des travailleurs sociaux qui

trouvaient pas de chambres pour

les femmes. Alors, les femmes

se trouvent dans la rue.


JANICE ARSENAULT

91% pleine, mais c'est même

pas des lits, c'est des matelas.

C'est juste des

mats

sur le plancher.

Oui, des matelas

comme ça, sur le plancher.


GAÉTAN HÉROUX

L'été passé, la ville a voté,

le conseil a voté, de dire:

"Oui, on va dépenser de l'argent

pour être certains qu'on a des

centres de 24 heures pour

les femmes qui sont très

vulnérables, qui peuvent entrer

et sortir quand elles veulent.

Un à l'Est et dans le West End.

Mais c'est pas encore arrivé,

et la lutte continue.


EMILY WRIGHT

(Propos traduits de l'anglais)

J'aimerais que la Ville crée les

deux refuges ouverts 24h sur 24,

comme elle a promis de le faire,

et de réduire le taux d'occupation

de nos refuges à 90 pour cent,

afin de rendre plus de lits disponibles.


JANICE ARSENAULT

Un

shelter de 24 heures...

(Excitée)

... ça, ah.


EMILY WRIGHT

(Propos traduits de l'anglais)

J'aimerais aussi qu'on parle

plus d'itinérance, et qu'on

traite les sans-abris comme

des personnes. Ils méritent

d'être respectés, soutenus et

d'avoir la chance de quitter

la rue pour rebâtir leur vie.


JANICE ARSENAULT

Ce monde-là, ils pensent qu'on

est sales, on est des

criminels, on est...

You know.

C'est pas de même. On est juste

humains comme eux autres.

On n'a pas de chez nous.



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