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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Ice Yatching Race

The 2015 Ice Yachting World Cup was held in Kingston, Ontario, and featured athletes from over a dozen countries, such as the United States, Germany and Poland. The competition garnered attention for a sport whose presence



Réalisateur: Paul Ruban
Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

Il s’agit d’un reportage visant à nous faire découvrir la voile sur glace. Des entrevues sont réalisées avec deux intervenants, PIERRE BACHELIN, un coureur suisse, et ANDRÉ BABY, un coureur canadien. Les entrevues sont entrecoupées de différentes images de ce sport.


PIERRE BACHELIN est sur un lac gelé. Il prend place sur un voilier sur glace. Il s’agit d’une minuscule embarcation montée sur des patins et munie d’une voile. Des images d’archives de marins sur la banquise défilent.


PIERRE BACHELIN

C’est très probablement en lisant Jules

Verne que j’ai eu un peu

l’engouement. Je me disais:

ça doit être fantastique,

se promener sur des lacs gelés

et propulsé par une voile.


ANDRÉ BABY

Alors, ce sont les mêmes

principes qu’un bateau à voile,

sauf que, évidemment, sur la

glace, tout se passe très, très

rapidement. Alors, le bateau est

propulsé strictement par le

vent. Et ce qu’il y a de

caractéristique du voilier sur

glace, c’est qu’il est très

rapide. Il va même plus

rapidement que le vent.


PIERRE BACHELIN

Vu qu’il n’y a pas de

résistance sur la glace, on

navigue au vent apparent. Le

vent apparent, c’est le vent qui

nous permet, en fait, d’avancer

de plus en plus vite et ainsi

de doubler la vitesse du vent.

Si vous avez un vent de 10 km/h,

on navigue à 20 km/h et des fois

même à 30 km/h. On peut tripler

la vitesse du vent parce

que l’on n’a pas de résistance

sur la glace.


ANDRÉ BABY

Ce qui fait la difficulté

de la voile sur glace, c’est

l’imprévisibilité des

conditions, alors que le ski,

bien, on connaît la neige. Même

s’il y en a pas, on en fabrique.

Ici, ça nous prend de la glace

qui a relativement peu de neige,

sinon ça cause trop de friction

et on n’avance pas. Alors, s’il

y a trop de vent, on navigue

pas; s’il y a pas assez de vent,

on navigue pas; s’il y a de la

neige, on navigue pas; s’il fait

trop froid, on navigue

pas. Donc, ça limite un peu

les conditions de navigabilité.

C’est la griserie de la voile

et la vitesse de la voile qui

font l’attrait du sport.


PIERRE BACHELIN

Le réchauffement climatique,

c’est vrai, joue un rôle

important dans cette activité

sportive, parce qu’elle nous

oblige à nous déplacer d’une

manière un peu plus précise vers

le nord pour pouvoir bénéficier

des surfaces glacées

correctes, quoi.


ANDRÉ BABY

Ce sport est pratiqué dans la

plupart des pays nordiques, tels

que les pays scandinaves, la

Russie, la Pologne, l’Allemagne,

la Hollande, surtout, même la

Suisse, et en Amérique du Nord,

au Canada et aux États-Unis.

Les Polonais sont les plus forts

pour la simple raison qu’ils ont

les conditions idéales, c’est-à-

dire les lacs gèlent, mais ils

ont très peu de neige.

Alors, justement, on parlait

de la neige qui est l’ennemi du

voilier sur glace. Eux, ils ont

presque pas de neige, et puis

donc ils sont très forts. Il y a

cinq Polonais, maintenant,

qui sont en tête dans

le Championnat du monde.


PIERRE BACHELIN

Si l’on pratique ce sport

purement comme loisir, je crois

que les risques sont vraiment

très restreints.

Mais ce moment où l’on fait

de la compétition, quand se

retrouvent 60 bateaux,

30 partent d’un côté, 30 partent

de l’autre, on se retrouve tous

à la bouée et il faut la passer,

la bouée. Et là, les règles de

priorité sont primordiales, mais

la vitesse du bateau, des fois,

engendre un mauvais calcul de

distance et c’est possible, des

fois, d’avoir une collision.


ANDRÉ BABY

Alors, il y a un gouvernail,

il y a une barre. Une main est

occupée avec la barre qui dirige

le bateau, et l’autre main,

c’est pour border la voile. Il y

a seulement une voile. Il y a

deux contrôles seulement. Alors,

on appelle ça la direction, et

puis ça, c’est l’accélérateur.

On tire et on accélère. Et pour

freiner, on lofe dans le

vent, comme font les bateaux sur

l’eau, et on a des crampons

sur les pieds que l’on traîne

sur la glace, et éventuellement,

on arrive à s’arrêter.

Le Club de yacht de Kingston a

été fondé en 1896, premièrement

comme club de voile sur glace.

Et rapidement, évidemment, c’est

devenu un club aussi de voiliers

et de plaisance l’été. Alors, il

retrouve sa première vocation,

on peut le dire, de club

de voile sur glace.


PIERRE BACHELIN

La richesse de ce sport sur

glace, c’est que, d’abord,

on se fait des amis dans le

monde entier, et il y a toujours

une entraide. Une casse ou une

collision, on fera tout pour

que vous puissiez naviguer le

lendemain. Et ça, c’est vraiment

assez unique, disons, dans un

sport de voile. C’est très

sympathique d’être dans ce

milieu parce que, voilà, on a

toujours du plaisir à se revoir.



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