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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Northern Trapper

Carmen Cotnoir has a passion: trapping. She offers us a glimpse of her world.

Like the 6,000 other trappers in Ontario, Carmen Cotnoir devotes the winter months to trapping. Twice a week, she checks her trap line to see what her



Réalisateur: Eric Bachand
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

À l'extérieur d'une maison, un homme prépare le matériel pour le trappage. L'entrevue se déroule dans la maison de la trappeuse CARMEN COTNOIR. L'entrevue sera entrecoupée d'images la montrant en train de trapper, de dépecer un animal, ou encore en train d'assister à une convention de trappeurs.


[CARMEN COTNOIR:] Tu sais qu'on

a au-dessus

de 6000 trappeurs en Ontario?

(L'homme pousse la porte de la maison.)


[HOMME:] Carmen?
[CARMEN COTNOIR:] Oui?
[HOMME:] OK, tout est prêt. Il

manque

juste le lunch comme c'est là.


[CARMEN COTNOIR:] OK, il est

presque prêt.

(De retour à l'entrevue.)


[CARMEN COTNOIR:] Il y en a des

femmes trappeurs,

mais on n'en entend pas parler.

Ou tu sais, elles vont avec

le mari parce que le

mari est trappeur.

Comme ici, c'est un petit peu

différent parce que c'est moi

qui suis trappeur. Mon mari

m'aide. Il est pas trappeur.

Alors au commencement, les gars

icitte de Spanish disaient: "Ha!

Elle toughera pas, elle toughera

pas!" Mais à un moment donné, je

pense que je leur ai tous joué

un tour, parce qu'astheure, ils

me rouvrent les trails. Là, ils

m'appellent: "Carmen, ta trail

est faite." So tu sais là,

finalement, j'ai été acceptée.

Ma trapline est au nord de

Spanish, fait que ça prend

50 miles pour s'y rendre avec la

motoneige. Ça, c'est le plus

loin de la ligne de trap.

Tu ne peux pas aller trapper sur

la ligne de trap d'un autre,

alors on a nos régions,

on a nos coins.

Ça, les pinces, la broche...

Comme c'est là en hiver, on va

le lundi et le vendredi. Alors

le lundi, tu y vas, tu ramènes

tes animaux. Le mardi, tu les

plumes. Et hop, le vendredi est

arrivé: on retourne encore dans

le bois. Pour moi, trapper,

c'est pas pour faire de

l'argent. C'est plutôt une

passion, c'est plutôt prendre

de l'air et c'est passer les

hivers sans être en Floride,

parce que j'aime le froid.

Mettons qu'on trappe un castor,

bien là, tu plumes

ton castor, toute la

carcasse, on la remet dans le

bois. Alors on les prend

pas puis on les jette à la

poubelle, non, non, non!

Quand j'ai mis la carcasse là,

il y avait pas une trace. Et là,

juste pour dire, si on regarde

toutes les traces, comment

il y en a qui profitent

de cette carcasse-là.

Observer, c'est bien important,

parce qu'à un moment donné,

quand tu arrives, si tu veux

mettre un piège, tu peux pas

juste le mettre au milieu d'un

champ, alors il faut que tu

observes: bon, est-ce que c'est

un beau coin, s'il y a des

arbres, est-ce que c'est à

l'abri? Il faut que tu

checkes s'il y a des traces.

Souvent, quand on va à la trap,

on se fait suivre par un loup.

Lui, il espère que tu vas lui

laisser des petits lunchs, mais

il touche jamais tes pièges,

parce qu'ils sentent le

fer, alors ils vont jamais

s'approcher du piège.

(CARMEN COTNOIR installe un piège sur un tronc d'arbre.)

Regarde-moi ça. Là on va...

On set pour une marte.

(De retour à l'entrevue.)


[CARMEN COTNOIR:] Quand on

commence à trapper, on

baisse nos pièges. Alors là, on

est tout énervés parce qu'on a

hâte de revenir pour voir si on

l'a bien placé, parce que là,

on sait pas ce qui nous attend.

Tu as bien des fois,

tu arrives et il y a rien.

(Elle observe le sol.)


[CARMEN COTNOIR:] Ils ont pas

voyagé hier.

Next one! Le prochain!

(Elle se dirige vers un piège accroché à un tronc d'arbre, où est pris un petit animal.)


[CARMEN COTNOIR:] Ah bien, c'est

pas une marte,

mais c'est une belette.

(De retour à l'entrevue)

C'est important la trappe et les

gens se rendent pas compte

comment c'est important. Parce

qu'à un moment donné, on

contrôle. On contrôle le surplus

de population. Mettons des

renards, il y a trop de renards.

Mère Nature est bien plus

cruelle que moi, parce que Mère

Nature, elle, elle va lui donner

la rage, ou bien ils vous

pognent des maladies de peau. Et

là, des mois à traîner cette

maladie-là et là, le froid, et

ça meurt de froid, de faim, etc.

C'est comme un fermier. Le

fermier, il élève ses animaux.

Alors là, le printemps arrive,

il a ses petits veaux, il les

engraisse, après ça, il les

envoie. Les trappeurs, on n'est

pas trappeurs et c'est fini. On

a toujours des nouvelles

choses à apprendre.

Une fois par année, au mois

d'avril, on a toujours la

convention à North Bay pour les

trappeurs. On participe à des

ateliers. Il y a des vieux

trappeurs qui donnent des trucs.

À part de ça, on rencontre

d'autres trappeurs. Alors ça,

c'est vraiment, vraiment le fun.

(CARMEN COTNOIR dépose les fourrures d'animaux sur une table, face à un HOMME qui a un carnet à la main.)


[HOMME:] C'est-tu vous qui

faites le trappage?


[CARMEN COTNOIR:] Oui.
[HOMME:] Ouah.

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