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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Macarons et Madeleines

Macarons et Madeleines is the best place to find viennoiseries and sweets.

It`s no secret that French pastries are the go-to delicacy of food lovers around the world.



Réalisateur: Chantal Villemaire
Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

CHANTAL VILLEMAIRE s'entretient avec STÉPHAN ÉTHIER, propriétaire de la pâtisserie Macarons et Madeleines. L'entrevue se déroule sur le lieu de travail de STÉPHAN ÉTHIER, au sein de son commerce. Des images de l'endroit, des employés et des produits sont présentées tout au long de l'entrevue.


[STÉPHAN ÉTHIER:] Macarons et

Madeleines, c'est une

pâtisserie,

puis on se concentre surtout

sur la pâtisserie française:

les croissants, les pains

au chocolat et quelques options

avec des fruits pour faire

question santé. Puis aussi,

on a une section de petits

desserts plutôt classiques,

comme les éclairs, les mille-

feuilles, les babas; évidemment,

les macarons puis

les madeleines. C'est un de mes

voisins qui a eu cet éclat de

génie, Macarons et Madeleines,

puis avec le temps, c'est devenu

une métaphore un petit peu.

Donc, on pense qu'un macaron,

c'est complexe, c'est compliqué

et c'est pas facile à faire.

Mais faire une madeleine,

quelque chose qui est tout

simple, très peu d'ingrédients,

pour moi, c'est un plus

grand défi.

Je me demandais toujours

qu'est-ce que je veux faire

dans la vie? Puis je suis

une personne passionnée, et ça

me dérangeait pas tellement

quoi je pourrais faire.

Quand on habitait à Montréal,

je suis passé là où il y avait

le Forum avant puis j'ai vu

les Imperial Black Watch

qui allaient faire

une présentation.

(Le BLACK WATCH, compagnie d'infanterie, est regroupé dehors dans la rue et joue de la musique.)

[Début information à l'écran]

Images: Tara Kirkpatrick

[Fin information à l'écran]


[STÉPHAN ÉTHIER:] Sans savoir

pourquoi, je devais

aller voir le spectacle

et c'était instantané. Pour moi,

c'était le restant de ma vie.


[CHANTAL VILLEMAIRE:] Vous êtes

tombé en amour

avec la cornemuse?


[STÉPHAN ÉTHIER:] J'ai tout

abandonné ce que je

faisais à Montréal, déménagé à

London, en Ontario, pour pouvoir

apprendre d'un des meilleurs

joueurs au monde dans ce temps-

là. Puis évidemment, avec le

temps, je me suis rendu compte

qu'on a besoin d'un talent que

j'avais pas nécessairement.

On a vu qu'il y avait une école

culinaire ici à Ottawa, le

Cordon bleu. Je suis allé,

j'ai pris un peu de risques,

je suis allé, puis j'ai été

instantané. C'est ce que je

voulais faire pour le restant

de ma vie. Après avoir gradué

au Cordon bleu, j'ai pu

travailler à Signatures,

donc quelle chance, et au

Baccara. Puis éventuellement,

on tente toujours de copier

quelqu'un, donc on s'est dit:

Pourquoi pas aller à la source?

Donc, grâce à mon épouse,

on nous a permis de pouvoir

habiter à Paris pour un an. Et

maintenant, bien, on revient

là où le coeur est, la maison.

J'arrive ici vers les 4h30 puis

c'est un peu ce qui m'anime de

mon métier. C'est qu'on arrive,

la ville est... tout est fermé,

il fait noir, puis là, tout d'un

coup, on commence à faire nos

préparations. On voit la ville

se réveiller. Tout d'un coup,

les produits sortent du four,

puis là, les gens rentrent.

Pour moi, ça, c'est l'ultime.

Avec la pâtisserie, un des

défis, c'est que c'est souvent

beaucoup quelques ingrédients

de base: la farine, le sucre,

le sel, le beurre. Puis après

ça, il y a littéralement

des milliers et des millions

de possibilités.

Dans une semaine, on est peut-

être rendus à au moins

75 douzaines d'oeufs, au moins

100 kilos de beurre. Le sucre,

oui, 100, 120, 140 kilos

de sucre par semaine.

C'était pas mon rêve d'ouvrir

une boutique, etc. Peut-être

que j'avais pas la confiance

ou le courage. J'ai commencé à

faire quelques croissants. J'en

mangeais la moitié et je vendais

l'autre. Puis avec le temps,

le bouche-à-oreille, les choses

se sont développées puis c'était

comme une étape naturelle,

si on voulait continuer.

Souvent, on me disait: "Ah,

félicitations! T'as accompli

ton rêve." Je trouvais ça un

petit peu étrange parce que

c'était jamais mon rêve.

Mais avec le temps,

je me suis rendu compte

que c'est parce que je pouvais

pas le rêver. Donc, de voir tout

ça, de voir les gens pouvoir

s'asseoir puis de prendre

un café puis un croissant,

un produit que nous-mêmes on a

fabriqué de nos mains, wow!

(Fin émission)

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