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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Tell Me About the Great War: French Canadians

This new episode of “The Great War Told to Children”, covers the participation of French Canadians in the first world conflict.

As Canada enters the war as a Dominion, French Canadians resist and do not want to cross the Atlantic to fight for a cause that isn`t theirs. Unable to identify with Great Britain or with France, they prefer to focus on preserving their identity and culture in Canada, especially by fighting Rule 17, in Ontario, which limited the teaching of French in schools.

However, French Canadians that do enlist will be lauded, notably within the 22nd battalion, which will fight with valour in Courcelette. Many of the men in this battalion of some 5,600 members will pay dearly for their courage, as 1,100 will die and 2,500 will return injured in some way.

Université du Quebec en Outaouais professor Michel Filion tells the story of the French Canadians in this conflict that killed some nine million people and injured over twenty million.



Réalisateur: Nadine Valcin
Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

Générique d'ouverture


Des photos d'archives montrent des soldats dans différents contextes, pendant la Première Guerre mondiale.


Titre 

(Raconte-moi La Grande Guerre)


ELIJAH tient un coquelicot pendant qu'on voit des images de la Première Guerre en surimpression.


ELIJAH (Narrateur)

La Première Guerre mondiale,

qu'on appelle aussi la Grande

Guerre, a commencé en Europe et

était le plus important conflit

militaire que le monde ait

connu à l'époque. De nombreux

Canadiens français ont participé

fièrement à l'effort de guerre

et d'autres s'y sont fortement

opposés. J'ai demandé à un

expert de me raconter

la Grande Guerre.


ELIJAH est assis dans un salon et tient une tablette électronique par laquelle il s'adresse à MICHEL FILION, Professeur de l'Université du Québec en Outaouais, qui se trouve dans une salle du musée canadien de la guerre, à Ottawa.


ELIJAH

Pourquoi est-ce que beaucoup de

Canadiens français ne voulaient

pas participer à la guerre?


Pendant l'entrevue, on alterne entre des extraits d'archives et l'entrevue. Tous les extraits illustrent le propos.


MICHEL FILION

Quand arrive la guerre, les

Canadiens français s'identifient

plutôt mal à la Grande-Bretagne

et à peu près plus à la France.

Donc, les Canadiens français

s'estiment d'abord Canadiens. Et

ça, ça va jouer beaucoup sur le

recrutement. Ensuite, il y a la

question de la langue. En 1914,

la guerre se déclenche sur fond

de polémique, une polémique

très, très vive au sujet d'un

règlement en particulier, une

loi, le règlement 17 en Ontario,

et qui limite l'enseignement en

français aux deux premières

années du primaire.


Ici, on montre une photo de HENRI BOURASSA ainsi que des photos montrant le mécontentement des Canadiens français envers le règlement 17.


MICHEL FILION (Narrateur)

Pour plusieurs, comme

Henri Bourassa,

le fondateur du journal

Le Devoir, le combat des

Canadiens français doit se

faire sur place. Ils doivent

d'abord veiller à préserver

leur culture, leur langue,

leurs écoles, plutôt que de

se porter au secours de

l'Empire britannique.


ELIJAH

(En s'adressant à sa tablette)

Comment sont nés le Royal 22e

et les autres régiments

francophones?


MICHEL FILION

En 1914, quand la guerre s'est

déclarée, le Canada n'avait pas

d'armée, puisqu'il était encore

une entité semi-autonome,

c'est-à-dire un dominion comme

on disait à l'époque. Il a fallu

créer de toutes pièces ce qu'on

va appeler le corps

expéditionnaire canadien,

c'est-à-dire des bataillons d'à

peu près 1000 hommes chacun qui

seront recrutés. Et ces

bataillons-là, plutôt que d'être

nommés comme l'étaient les

régiments de milice par un nom,

on va les numéroter tout

simplement, et on va charger

chacun des bataillons de

procéder à son propre

recrutement. Et tout de suite,

il y a des citoyens canadiens

français, qui vont, avec l'aide

du journal montréalais

La Presse, qui vont réclamer

un bataillon Canadien français.


Plusieurs photos défilent pour illustrer l'ampleur du recrutement et la grosseur des bataillons. Aussi, une affiche portant le slogan: Enrôlez-vous! Pour le recrutement des francophones.


MICHEL FILION

Et c'est comme ça que va naître

le 22e bataillon, c'est le nom

qu'on lui donne au départ. C'est

lui qui va devenir le Royal 22e

Régiment par la suite. Alors,

ce 22e bataillon sera constitué

de Canadiens français.


Des photos d'archives du Royal 22e Régiment défilent.


MICHEL FILION

Il ne sera pas le seul bataillon

canadien-français. De 1914 à

1916, on va en en créer une

quinzaine. Mais la plupart

auront du mal à compléter leurs

effectifs. Et quand on va les

envoyer en Europe, on va les

démanteler pour prendre ces

soldats et les intégrer dans

d'autres unités, dont le 22e,

mais la plupart du temps dans

des bataillons de langue

anglaise.


ELIJAH

Où est-ce qu'ils ont combattu?


Cette section de l'entrevue est illustrée par des tableaux montrant des scènes de guerre.


MICHEL FILION

Le 22e en tant que bataillon

sera incorporé à la deuxième

division du contingent canadien,

et du coup, va participer à

toutes ces grandes batailles.

La bataille de la Somme,

à Passchendaele, à Vimy,

à Cambrai, à Arras, à Amiens.

Mais le grand fait d'armes,

celui qui a fait la renommée

du 22e, c'est la bataille de

Courcelette en 1916, où là,

le 22e a tenu sa position

pendant trois jours sous le feu

de l'ennemi, avec de lourdes

pertes. Et partant de là, le 22e

avait une réputation de réussite

et de bravoure, surtout.


ELIJAH

C'était comment dans

les autres régiments?


MICHEL FILION

La langue de commandement est

l'anglais, l'instruction

militaire se fait en anglais.

Il y a peu de place pour

l'avancement, en particulier

pour les Canadiens français qui

sont unilingues francophones,

et à l'époque, il y en a

encore beaucoup.


On montre les fiches d'inscription en anglais.


ELIJAH

C'était quoi, l'impact de

la participation des Canadiens

français à la guerre?


D'autres photos d'archives défilent.


MICHEL FILION

Le 22e bataillon, donc, s'est

distingué par ses actions et par

ses sacrifices. On a qu'à penser

à quelques chiffres.

Parmi les quelque 5600 hommes

qui ont composé le 22e pendant

l'ensemble de la guerre, il y en

a près de 1100 qui sont morts au

combat, près de 2500 qui ont été

blessés. Et parmi

les survivants, et même parmi

les morts, plusieurs ont été

décorés. Et à la fin de

la guerre, le 22e bataillon sera

incorporé à l'armée régulière,

aux troupes régulières

canadiennes, et va devenir

ainsi, de 22e bataillon qu'il

était, le Royal 22e Régiment.





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