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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Top 5: Seen Through the Lens

Photographer Sylvie Sabourin reveals five things that her camera lens shows her every time.

In April 2015, Sylvie Sabourin was featured in a gallery show at the Mouvement d`implication francophone de l`Ontario (MIFO), in Orléans.

Réalisateur: Carine Ouellet
Production year: 2014

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VIDEO TRANSCRIPT

SYLVIE SABOURIN, photographe présente : 5 choses que je ne vois qu'à travers mon objectif. Chaque exemple donné par SYLVIE SABOURIN est illustré par une photo.


Intertitre :
5 La lumière


La photo présentée illustre la lumière qui pénètre les vitraux d'une église.


SYLVIE SABOURIN

La lumière, c'est l'essence de

la photographie, puisque la

photographie c'est l'art

d'apprivoiser la lumière.

L'oeil, l'oeil nu, perçoit la

lumière sans nécessairement la

regarder. On voit un coucher de

soleil. Ce qu'on voit, c'est une

explosion de lumière, mais on ne

l'analyse pas forcément. Alors

qu'à travers un objectif, bien,

il faut l'analyser pour pouvoir

s'en servir. Parce que,

justement, le coucher de soleil,

étant une explosion de lumière,

ça peut être un trou blanc au

niveau de la photographie,

parce que ça sera surexposé.


Intertitre :
4 Les lignes


La photo présentée est : deux canots remplis d'eau sur le bord d'un quai de lac, à l'automne.


SYLVIE SABOURIN

Notre univers, c'est fait de

lignes, qu'on ne voit plus,

parce que si on s'arrêtait

à toutes les regarder, on ferait

plus rien. La forme d'une

maison, c'est des lignes. La

forme d'un visage, c'est des

lignes. Un arbre, c'est un

ensemble de lignes. Derrière

l'objectif, toutes ces

lignes-là, il faut les analyser

à nouveau, reconnaître celles

qui permettront au regard

d'entrer dans la photo et

d'apprécier ce qu'on nous

montre, et de reconnaître

celles qui vont faire

effet de barrière.

Il y a également des lignes qui

vont distraire le regard. Par

exemple, le côté d'un arbre, et

puis il y aura une ligne blanche

parce qu'on a pas tout à fait

bien cadré sur le tronc.

Cette ligne blanche va attirer

le regard. Et le regardant ne

verra plus ce qu'il y a dans la

photo. Donc, au niveau de

l'objectif, les lignes, il faut

toujours en tenir compte.


Intertitre :
3 Les détails


Deux photos représentants des fleurs en très gros plans sont présentées


SYLVIE SABOURIN

Qui n'a pas pris une photo de

famille, puis derrière il y a la

corde à linge avec tous les

sous-vêtements. Ça, c'est un

détail. C'est un détail que

l'oeil nu ne perçoit pas

nécessairement parce que c'est

la vie de tous les jours. Mais

dans une photo, ça choque un

peu. Ça, c'est des détails

finalement qui peuvent être

gênants. Après, si on passe à la

macrophotographie, c'est l'art

du détail. Alors, il faut

vraiment choisir ce qu'on veut

montrer: le coeur d'une fleur ou

les petites nervures sur

les ailes d'une libellule.

L'objectif magnifie le détail.

Que ce soit un détail vraiment

minuscule ou que ça soit quelque

chose qui se trouve être dans le

champ de vision au niveau

du cadrage.


Intertitre :
2 La vie secrète de la nature


La photo présentée est: Un harfang des neiges s'ébroue, perché sur un poteau électrique.


SYLVIE SABOURIN

Moi, je me sers d'un zoom

qui a un téléobjectif.

Et pour moi, quand j'ai l'oeil

collé derrière mon objectif,

derrière mon viseur, ce

téléobjectif me permet, sans

bouger, de me rapprocher et de

devenir un petit peu un espion

de la vie animale qui se trouve

beaucoup plus loin. Ça, pour

moi, c'est quelque chose de très

important, parce que ça me

permet de participer sans gêner,

de faire des photos d'oiseaux ou

d'animaux sans déranger

leur vie de tous les jours.


Intertitre :
La beauté de l'instant


La photo présentée est : Des herbes sortant d'une eau très calme sur laquelle se reflètent les nuages d'un ciel très gris.


SYLVIE SABOURIN

Il y a quelquefois, une

milliseconde avant d'appuyer sur

le déclencheur, où l'objectif me

permet de réaliser... Quand tout

est bien cadré, je me dis:

oh, le privilège que j'ai

d'être ici, de pouvoir appuyer

justement sur ce déclencheur et

de pouvoir partager, à la fin du

compte, partager ce moment-là

avec quelqu'un d'autre qui va

peut-être regarder la photo.

C'est quelque chose d'un peu

magique. C'est un peu comme

un rush en fait. Juste avant

d'appuyer sur le déclencheur,

on se dit: wow, c'est génial.

Même si on s'était dit avant:

wow, c'est génial, il faut que

prenne une photo. Mais le fait

d'avoir réussi à cadrer et puis

prendre la photo, c'est ce

qui fait que pour moi, la photo,

c'est une passion. C'est là que

le mot "passion" entre vraiment

dans le champ de vision.


L'adresse Internet suivante apparaît : sylviesabourin.ca

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