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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Éric Belanger Fights Delinquency

After flirting with delinquency as a teeanger, Éric Bélanger sought refuge in the world of boxing to find meaning for his life.

Now an adult and owner of the Final Round Boxing club in Ottawa, Éric Bélanger decided to open a free



Réalisateur: Samuel Blais-Gauthier
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Il s’agit d’un reportage sur le centre d’entraînement Final Round Boxing qui vient en aide aux jeunes délinquants en leur offrant la possibilité de s’entraîner, plutôt que de commettre des méfaits. Des entrevues sont réalisées avec le propriétaire, ÉRIC BÉLANGER, ainsi qu’avec un jeune boxeur, KYLE GIROUX, et avec un entraîneur, HARLEY DAVID O'REILLY. Les entrevues sont entrecoupées d’images de jeunes à l’entraînement.


ÉRIC BÉLANGER

Tu sais, on a tous eu 13, 14

15, 16 ans. On a tous eu

des moments où on était

influençables. J’ai pas toujours

pris les bons choix dans la vie.

Le but est simple, c’est de

garder les jeunes qui ont rien

d’autre à faire occupés, leur

donner des buts, leur donner une

place où ils sont pas jugés.


KYLE GIROUX

(Propos traduits de l’anglais)

Pour moi, c’est une bonne raison

de m’éloigner des problèmes.

Lorsque mes amis me demandent

de sortir faire la fête, souvent je

refuse car je sais que ça va affecter

mes performances sur le ring. La

boxe m’aide à rester à l’écart des fêtes,

de la drogue et de l’alcool, par exemple.


ÉRIC BÉLANGER

Entre l’âge de 11 et 21 ans,

ils ont le droit d’être ici sept

jours/semaine. On est ouvert

toute la journée, toute la

soirée. Ils peuvent venir

s’entraîner. Il y a des cours de

groupe, 2, 3, 4 par jour. C’est

à peu près ça. En autant qu’ils

ont entre l’âge de 11 et 21. Le

but, c’est de les avoir ici

au lieu de dans la rue.

Les activités de gangs de rue

ont quand même augmenté beaucoup

à la fin de l’année 2014, puis

c’est là que je me suis réveillé

un matin et j’ai dit: Ah, je

vais l’essayer sur mon bord.

Et on a parti la machine.

J’écoute la radio en rentrant au

gym et ils parlent souvent de la

police, qu’il faut avoir plus de

police, plus de police, plus de

police. Ce qui est bien, c’est

une belle chose, mais j’avoue,

jamais j’entendais des vraies

discussions sur la prévention.

Je suis pas en train de dire que

la boxe va tout enlever la

prévention au complet, mais si

je peux aller chercher, comme je

vous disais, un 10, 20 jeunes

par année qui auraient autrement

été dans des gangs de rue, je

pense que, quand même, ça vaut

le petit peu de temps et efforts

de mon côté et de la

communauté pour le faire.

Ceux qui ont un petit peu de

succès, c’est là que tu vois la

transformation commencer. Et

c’est là qu’ils sont ici six

jours au lieu de trois jours par

semaine. Et quand ils sont ici

six jours par semaine, ils ont

été à l’école toute la journée,

ils sont venus ici, ils sont

fatigués, ils vont à la maison

manger un bol de céréales ou

font quoi que ce soit, ils sont

trop fatigués pour se

mêler à autre chose.

C’est là que la transformation

commence, et c’est sûr que ça

prend d’habitude un autre petit

peu de temps... tout le monde

est différent... mais un autre

petit peu de temps où oups, il

va quand même revirer peut-être

une ou deux fois dans des petits

trucs, des petites niaiseries

d’une fin de semaine avec des

chums ou quoi que ce soit. Mais

d’habitude, en dedans d’un an,

ceux qui sont sérieux, ils s’en

sortent au complet, et là,

leurs buts sont faits.

Pour moi, c’est une satisfaction

personnelle. Tu sais, c’est

juste... c’est vraiment

satisfaisant de

voir l’évolution.


HARLEY DAVID O'REILLY

Il y a rien de mieux que la

boxe, personnellement. Comme

moi, quand j’étais jeune,

j’ai eu bien des amis qui sont

tombés dans la drogue ou dans la

violence, dans les gangs de rue,

et je m’entraînais énormément.

C’était ma passion. Je voulais

devenir un champion du monde,

je voulais devenir un olympien.

C’était déjà là quand j’avais 14

ans, 13 ans. Et c’était la seule

chose qui a fait en sorte que je

suis pas tombé avec eux. Tous

mes amis, je pourrais tous les

nommer, ils l’ont tous fait. Ils

ont tous fini par tomber dans

le mauvais chemin. Et c’est

l’entraînement qui a fait

en sorte que j’ai

jamais sorti de ça.

À cause que je savais que si

je faisais de la drogue, des

gangs de rue, ça marcherait pas.


ÉRIC BÉLANGER

La boxe,

c’est sûr que ça peut sauver la

vie. Ça l’a fait souvent, ça va

continuer à le faire. C’est un

sport de pauvres, c’est un sport

de tough, si tu veux. Moi, ça

m’a sauvé... Je dirais pas

que ça m’a sauvé la vie, mais

t’sais, mes années compétitives,

c’était dans la fin de mes 17,

18, 19 ans et dans mon début des

vingtaines, où j’aurais pu être

à mon peak, si tu veux,

dans mes années de

délinquance, si tu veux.

Et ça m’a donné une raison de

pas continuer dans ces pas-là,

tu sais. Et c’est sûr que sans

la boxe, moi, j’aurais continué,

et c’est sûr qu’il y en a plein

d’autres que la boxe a fait

la même chose pour, et ça va

continuer à le faire pour

eux autres, c’est 100 % certain.

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