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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Michel Lafleur: Images of Ottawa´s Lowertown

Michel Lafleur is a passionate photographer who strives to keep alive the memories of Ottawa´s Lowertown, his home neighbourhood and one of his favourite places to photograph. He had a long career as a photographer in the city´s newspaper Le Droit. He started taking pictures of Lowertown in 1967, following the mass expropriation of residents of the historic Francophone neighbourhood. To this day, he continues to immortalize Lowertown´s transformation through his camera lens. Lafleur believes that photography is a way to preserve memory. Without images, the void will be filled with oblivion. See the world through the eyes of Michel Lafleur. A Chantal Villemaire production.



Réalisateur: Chantal Villemaire
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

MICHEL LAFLEUR, photographe d'Ottawa, se promène dans la ville et photographie des édifices.


MICHEL LAFLEUR (Narrateur)

Quand tu demeures

à une place, tu aimes ton coin.

On a été expropriés en 1967.

Quand on l'a su, peut-être un an

ou deux avant, ça se préparait,

j'ai commencé à faire de

la photo de plus en plus

pour essayer d'avoir un souvenir

de tout ce qu'il y avait. Et puis...

graduellement, quand les maisons

ont commencé à tomber, là, on a

fait de plus en plus de photos.

Éventuellement, après

une couple d'années,

on avait beaucoup de photos.

Ici, on est au coin de l'ancienne rue

St-Andrew et Friel.

Alors, ça, c'est un des coins

principaux que j'ai photographiés

parce que c'est le coin

qu'on voyait tous les jours

quand on arrivait à la maison.

Je demeurais juste ici.

Ça, c'était le 12.

Ici, on voit les maisons

en 1967, un peu avant qu'on soit

expropriés. Les clôtures

qu'on voit ici sur le bord

du trottoir, c'est exactement

où on est.


Monsieur LAFLEUR montre des photos du même coin de rue à différentes époques.


MICHEL LAFLEUR (Narrateur)

Ensuite, on voit ici en 1970.

Alors, les maisons à droite

sont toujours là. Les maisons

à gauche, ils commencent la

démolition pour le terrain de

l'école. Et puis, ça, c'est le

mois d'août 1970. Alors, entre

mars et août, ils ont arraché

toutes les maisons

jusqu'au coin.

Ça, ici, c'est un endroit

où il faut vraiment regarder

les photos à tous les six mois.

Ça a commencé à changer. Ils ont

déplacé les fils d'Hydro et

les poteaux de téléphone.

Là, on commençait à perdre

l'enlignement. Moi, je viens

aujourd'hui et il faut que

j'apporte une couple de vieilles

photos parce que c'est

difficile de se replacer.


D'autres photos défilent.


MICHEL LAFLEUR (Narrateur)

J'étais le genre de personne qui

avait toujours une caméra sur

le dos et j'allais n'importe

où, je faisais des photos.

Je regarde mes premiers films,

chaque intersection, je faisais

une photo quelconque.

À ma surprise, je regarde ça

aujourd'hui et je me dis: C'est

bon, j'ai pris ce coin-là. Des

fois, ça a l'air niaiseux, juste

un coin ou un magasin, mais 50

ans après, ça a vraiment changé.


On retrouve MICHEL LAFLEUR à l'intérieur de son laboratoire photo.


MICHEL LAFLEUR (Narrateur)

On contrôle un peu finalement ce

qui va devenir des archives du

futur. Tu sais, ce qu'on prend

ou ce qu'on prend pas, c'est ce

que quelqu'un, éventuellement,

va avoir ou va pouvoir consulter.

Des fois, je fais des photos,

mais je sais que ça m'intéresse

moins. Peut-être pour plus tard.

Je sais qu'il y a des gens qui

vont peut-être vouloir voir

ce qu'il y avait, le côté

historique un peu.

Tant qu'il y a des changements,

tant que, moi, je suis capable

de descendre, je vais venir

faire un tour. C'est pas

encourageant parce que

à peu près tout ce qu'on a connu

est disparu. Et puis...

Le reste, bien, ça vieillit

graduellement, mais

ça change pas tellement.


Générique de fermeture

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