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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Vitiligo: Learning Acceptance

Vitiligo is a condition that is characterized by the appearance of small white spots on the skin. Michael Jackson had it, and so does Valérie Souffrant, who has come forward to talk about it in this episode. Find out what it´s like to live with the condition, which grows steadily and which still draws looks from people wherever Souffrant goes. She has learned to live with vitiligo and, most of all, accept it, even if she still sometimes finds it hard to leave the house with no make-up on. Meet Valérie Souffrant, a magnificent woman.

A Chantal Villemaire production.

Réalisateur: Chantal Villemaire
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Il s’agit d’une entrevue réalisée avec VALÉRIE SOUFFRANT, une femme atteinte de vitiligo, une maladie qui affecte la pigmentation de sa peau. L’entrevue est entrecoupée d’images la montrant en train de se maquiller ou en studio avec son mari et leurs enfants.


VALÉRIE SOUFFRANT est une femme mulâtre. Elle est devant un miroir et se démaquille. À mesure qu’elle le fait, des taches rosées apparaissent un peu partout sur son visage et sur ses mains.


VALÉRIE SOUFFRANT

Ça a été de me faire dire:

"Bien, fais-toi z'en pas,

ma belle, c’est purement

esthétique." Bien justement, là,

tu viens de mettre le mot

"belle" dans ta phrase et moi,

je ne me trouve plus belle.

Je me sens défigurée.

Je ne me reconnais plus

dans le miroir le matin.

Dans mes mots, vitiligo,

c’est très simple, c’est

une dépigmentation de la peau

qui est pas contrôlée. On va

la voir par mes mains,

sur mon corps, des...

des décolorations qui

vont être un peu partout.

Si je suis en maillot de bain,

sur les genoux, les pieds,

les hanches.

C’est juste... C’est physique.

C’est esthétique. Mais si, moi,

je vais au soleil, c’est sûr

et certain que toutes mes taches

ne sont pas protégées par le

soleil, donc il y a des risques

de cancer de la peau à chaque

fois que je vais dehors.


VALÉRIE SOUFFRANT affiche maintenant son vrai visage, celui qui n’est pas dissimulé sous le fond de teint pour le rendre plus uniforme.


VALÉRIE SOUFFRANT

Dans mon cas, ça a commencé

par une petite mini tache sur

le bord de la lèvre. À gauche.

Et sur le bout de l’index de

la main droite. Je pouvais me

réveiller, le matin, avec une

tache au visage. Je disais à mon

conjoint: "Tu l’as vue? C’est

pas là hier." Là, lui, de me

dire: "Bien... Je sais pas là.

Me semble que... Je sais pas si

c’était là hier." On se regarde

pas le visage nécessairement

à tous les jours.

Moi, au départ, c’était beaucoup

l’incompréhension. C’était...

C’était comme si j’avais

vraiment une maladie qui avait

pris le contrôle de mon corps

et que j’avais absolument

rien à dire.

Puis après ça, c’est devenu

transformation. Vraiment.

Tu as pas le choix de te

transformer comme personne.


VALÉRIE SOUFFRANT est devant le miroir et cache ses taches à l’aide de maquillage.


VALÉRIE SOUFFRANT

Tu as pas le choix de trouver des

façons de soit le cacher et de

bien vivre avec. Parce qu’au

départ, c’est certain que je me

maquillais plus pour moi,

pour pas que les gens le voient.

Là, maintenant, je me maquille,

oui, pour moi. Parce que, bon,

c’est moins compliqué. Je me

maquille beaucoup plus pour les

autres. Parce que ça perturbe

les gens de voir quelqu’un

qui est vraiment... qui a

une apparence différente.

J’ai l’expérience, en fait, la

semaine dernière. Ça faisait des

années que j’étais pas sortie de

la maison sans être maquillée.

Et on était à la piscine.

Ça a été un exercice

psychologique assez intense!

C’est sûr que l’exercice, je le

répéterai pas à tous les jours.

Je suis vraiment pas

prête, et ça me tente pas.

Je l’aurais pas fait il y a deux

ans, deux ans et demi, parce

que j’étais vraiment pas bien.

J’étais en rébellion avec ce

que je vivais. J’étais frustrée.

Tandis que là, c’était: J’aurai

de l’empathie. Les gens vont

avoir de la sympathie, de

l’empathie pour moi. Ce sera pas

Euh... Parce que, justement,

j’en ai aussi pour moi, de

l’empathie. Je sais pas si je

suis plus forte que ma maladie.

Ma maladie, elle a vraiment

le dessus. Dans le sens

où j’ai accepté qu’elle

l’avait, le dessus.

Mais je peux quand même trouver

des façons de devenir un allié

de la maladie. Comme de lui

dire: "OK, j’ai compris pourquoi

t’es là. Est-ce qu’on peut juste

avoir un terrain d’entente

et que t’arrêtes

d’évoluer. Je t’accepte comme

tu es là, mais arrête."


Générique de fermeture


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