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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Street Entertainer, or the Art of Juggling Audiences

The TFO 24.7 team infiltrated the world of street entertainers, a poorly known and underground profession. Can you really make a living by juggling balls or spinning a ball on your nose? Yes. Touring the world and entertaining is these entertainers’ way of life. Enter the world of “Flying Dutchmen”, comprised of Michiel Hesseling and Jean-Michel Paré, two jugglers, comedians and unicyclists visiting Ottawa in the summer of 2015.

A Samuel Blais-Gauthier production.



Réalisateur: Samuel Blais-Gauthier
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

JEAN-MICHEL PARÉ et MICHEL HESSELING, des amuseurs de rue, parlent de leur métier.


JEAN-MICHEL PARÉ

J'ai commencé à l'âge de 14 ans à

faire de l'unicycle. Juste pour

le fun, parce que me suis tanné

de mon skateboard. Puis... Là,

j'ai 50 ans et je suis encore

sur mon unicycle et je fais

le tour de la planète et

j'ai encore du fun.

Très possible de vivre de

son chapeau. C'est moins évident

ici, parce que c'est une

tradition qui existe depuis

moins longtemps. En Europe,

c'est complètement respecté.

T'es traité même comme un avocat

ou un docteur. Tu sais, ça

fait partie de la vie commune.

Au Canada, c'est un peu plus

dur. Ici, un artiste de rue, ils

regardent ça un petit peu plus

"oui, il est dans la rue". Non,

on est pas dans la rue, on est

très bien. Puis, on s'amuse et

on gagne bien notre vie,

la plupart du temps.

C'est sûr que des fois, il y

a des hauts et des bas. Et quand

il fait fret, il fait fret.

On peut pas faire la rue.

Puis, dans la rue, si t'es

pas bon, bien, tu te fais pas

d'argent dans ton chapeau à

la fin. Si t'es bon, bien, tu le

sais. Et là, c'est comme ça.

C'est le public qui écrit le

show de rue. Parce que tu

fais le tri. Quand les choses

marchent pas, bien, tu changes

pour quelque chose qui va

marcher. Puis, éventuellement,

t'as ta structure et tu remplis

ça de choses qui marchent. Mais

c'est tout le temps le public

qui va te dire "ça, c'est bon"

ou "ça, c'est pas bon".


MICHEL HESSELING

Le mode de vie d'un amuseur de rue,

c'est "bougeant". Comment on dit

ça? On bouge tout le temps. On

est jamais très longtemps

dans un endroit.

On voyage beaucoup. Dans le

monde entier. Parce qu'il

faut qu'il fasse beau.

Alors, on peut pas jouer à

Ottawa en décembre. On

bouge tout le temps.

Et c'est très amusant pour

les amuseurs de rue, parce qu'on

voit beaucoup d'endroits,

beaucoup de

spots très beaux.

Et en plus, comme boulot...

c'est super. On a

toujours un public.

Euh... Il faut pas attendre si

les billets sont vendus. Non, tu

vas là et si tu arrives à...

À... à rassembler un

public, tu peux jouer.


JEAN-MICHEL PARÉ

C'est sûr que tu peux pas

arrêter tout le monde. Il y a du

monde qui passe, qui continue.

Mais, eux autres, on

veut qu'ils restent.

Tu veux que le monde qui est

intéressé reste. Des fois,

il faut que tu te battes avec ce

que t'as, mais... La rue, il

faut que tu te battes aussi.

C'est pas facile tout le temps,

là. C'est... Il faut que

tu sois fait assez fort.


MICHEL HESSELING

"Comment on fait pour captiver

un public?" Ah oui. Mais ça,

c'est un secret. Je peux pas

le partager. Non, mais, c'est...

Captiver... C'est marrant, parce

que, c'est... Le

entertainment,

c'est... Les prouesses,

c'est bon, bien sûr, hein? On

jongle avec cette balle. Il y a

des monocycles très grands. Mais

si tu fais rien du tout, si

tu fais juste jongler, les gens,

ils passent. Mais quand tu

prends une balle et tu regardes

les gens, tu parles un peu,

tu joues avec, c'est

plus intéressant que ça.

Mais quand tu fais une

combinaison des deux,

c'est même meilleur.

Tu as la prouesse et aussi tu

joues avec les gens. Alors,

c'est toujours l'interaction

avec le public. Ça, c'est...

Pour un amuseur de rue,

l'interaction, c'est

le plus important.


JEAN-MICHEL PARÉ

Les erreurs sont souvent les

meilleures parties du

show.

C'est ça qu'on cherche. Quand tu

fais un

show de rue, t'as une

bonne structure, tu veux... Tu

veux des erreurs. Des flops,

ça, c'est une autre histoire.

Des fois, il y a des

shows

qui marchent juste pas, parce

que ça marche pas ou...

Mais... Souvent, les meilleurs

shows, c'est justement quand

quelque chose d'imprévu

arrive. C'est ça que tu

veux dans la rue.

C'est le fun. Tu fais rire le

monde. Tu te fais payer en

plus. Tant qu'à faire...

Qu'est-ce que... Ça fait juste

du bien. Tu sais, c'est juste...

C'est un moment spécial, parce

que c'est comme... Tu sais,

c'est un moment où le monde

a pas besoin de penser

À quelque chose. C'est pas

un spectacle à message

ou... Tu sais, il y a rien de...

On s'amuse, on rit. Pendant une

heure, une demi-heure, dépendant

des jours. Puis, c'est le fun.

Tu sais, le monde, il se... Tu

sais, comme ça crie et le monde

s'exprime aussi. Parce qu'il y a

tout le temps de l'interaction

avec le public dans un

show

de rue. C'est comme ça que ça

marche. Fait que c'est juste

le fun. C'est juste pour le fun.


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