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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Guy Bissonnette, Professional Auctioneer

Have we got a better offer? Going once, going twice, going thrice… Sold! Guy Bissonnette knows how to make auction prices soar, and he`s made it into his profession. Guy Bissonnette is one of Ontario`s rare French-speaking auctionneers who still work that profession.

The competition is fierce, what with the rise of online auctioning through players like Kijiji and eBay. Regardless, this lover of second-hand goods persists in transmitting the art of traditional auctioning by opening the only French-speaking auctioneers school in the country. TFO 24.7 entered Mr. Bisonnette`s world during one of the biggest sales of his career. A Samuel Blais-Gauthier production.



Réalisateur: Samuel Blais-Gauthier
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Il s’agit d’un reportage sur le milieu des encans. Une entrevue est réalisée avec chacun des deux encanteurs, FRANÇOIS GIROUX et GUY BISSONNETTE. Les entrevues sont entrecoupées d’images les montrant dans le cadre de leur travail et d’images montrant comment se déroule un encan.


GUY BISSONNETTE, debout sur une estrade, s’adresse à des gens en anglais. Il répète par la suite la même chose en français.


GUY BISSONNETTE

Qui donne 30 $? Qui donne 30 $?

Qui donne 25? Qui donne 30?


GUY BISSONNETTE

Chaque item trouve son preneur.

Il y a un dicton qui dit:

les poubelles de l’un,

c’est les bébelles de l’autre.


FRANÇOIS GIROUX s’adresse à des gens en anglais, alors qu’il exerce son métier d’encanteur.


FRANÇOIS GIROUX

Ça prend, de un, une bonne voix.

Il faut vraiment pas être gêné. Il faut

être capable de faire des

petites farces aussi avec

les clients, tu sais. Les gens,

ils viennent voir un spectacle

aussi. Ils viennent pas

juste pour acheter.

C’est une façon différente

d’acheter, si on veut. Mais

quand on a un spectacle en plus,

les gens restent jusqu’à la

fin, puis les gens s’amusent.

Il faut être concentré pour voir

toutes les mains qui se lèvent.

Si on manque des mains qui se

lèvent, c’est sûr et certain

que là, ça monte pas haut,

comme on dit.


GUY BISSONNETTE

C’est très proche, le lien

qu’on a, le client et moi.

C’est ça qui fait que je peux

vendre un petit peu plus cher,

parce qu’il se crée un lien.

Les gens arrivent avant l’encan.

Moi, je les rencontre.

Je vais les rencontrer.

"Bonjour. S’il y a quelque

chose, tu viens me voir."

Il faut que t’aies l’œil

sur tout, tout, tout. Il faut

que tu saches tout ce qu’il

se passe. Moi, j’ai une très

bonne mémoire des chiffres.

Alors, une fois que tu as

acheté un article de moi,

que tu avais le numéro 26,

disons. Tu achètes une

demi-heure après...

"Vendu 24 $ au numéro 26!"

Et cette personne-là est toute

surprise que moi, je me rappelle

encore de son numéro.

Elle m’achète trois, quatre,

cinq autres articles,

parce qu’elle n’était pas

impersonnelle à mes yeux.

Ça peut être un deuil pour

certaines personnes lorsqu’ils

vendent leurs articles,

parce que ça fait des années

qu’ils ont ça et ils sont

attachés à leurs choses.

"La vieille chaise, là, je suis

bien assis dessus, je l’adore.

J’aimerais l’apporter au foyer

avec moi, mais il y a pas

d’endroit." Alors, les gens,

ils font souvent un gros deuil

de leurs choses. Il faut

que tu sois très empathique.


FRANÇOIS GIROUX

J’ai toujours été une personne

qui aimait la brocante,

qui aimait les objets usagés.

J’aime négocier avec les gens.

J’aime toujours l’aspect

d’essayer de trouver un trésor.

Donc, au-delà de mes 40 ans,

j’ai tourné de côté

complètement, puis j’ai dit:

Tiens, pour les dernières

années, il y a la moitié

de la vie de finie, donc

là on va faire un métier

qu’on aime à fond, puis

dans la brocante, puis l’encan.


GUY BISSONNETTE

Mon père avait un commerce

de machinerie

agricole et il a décidé

de faire un encan pour nous,

pour notre commerce.

Alors, il a engagé un encanteur

qui l’avait chargé

500 $ il y a 35 ans.

Alors, on avait trouvé ça très

dispendieux. Mon papa m’a dit:

"Guy, tu t’en vas prendre

le cours d’encanteur."

Je lui ai mentionné:

"Papa, je ne suis pas sûr

si je suis intéressé."

Il a dit: "Je t’ai pas

demandé si t’étais intéressé.

Tu t’en vas prendre

le cours d’encanteur,

puis tu vas faire les encans

pour notre commerce." Moi,

je me suis dit: OK, parfait.

Puis, je suis tombé en amour.

Tout se vend. Tout

se vend pareil.

J’ai une école depuis quatre

ans. Je suis la seule école

au Canada qui donne

des cours en français.

Dans l’Ouest, il y en a

beaucoup en anglais, mais

au Canada même, je suis

la seule école française.


FRANÇOIS GIROUX

J’ai pris un cours, voilà une année,

avec Guy Bissonnette. Il m’a

formé pour faire les encans,

puis après, ce qui est

intéressant, c’est qu’il a

fait un suivi avec moi.

Moi, j’ai commencé à faire

des encans par moi-même.

Il a fait un suivi. Il venait

m’accompagner dans mes encans,

me donner un petit coup de main.

Il faisait une demi-heure, il me

faisait faire une demi-heure,

ça fait qu’il a vraiment été

un bon support pour moi.


GUY BISSONNETTE

L’élève qui part de chez moi a

un cahier de 175 pages.

Alors, je parle, au début,

de comment rencontrer les

gens, comment se vendre,

qu’est-ce qui est bon à vendre,

qu’est-ce qui est pas bon

à vendre, la comptabilité

de ta business.

Avec ça, tu es capable de faire

toutes les sortes d’encans.

C’est un métier qui

est bien glorifiant.

Le soir, après que t’es parti,

tu sais que des gens, eux,

c’est peut-être la dernière

fois qu’ils vont faire

des sous. C’est des gens qui

s’en vont au foyer et tout, OK?

Alors, t’essaies de le vendre

le plus cher possible pour que

ça lui fasse le petit bas de

laine. On appelle le petit bas

de laine. C’est pour ça

que j’adore faire ça.

Le métier d’encanteur, moi,

je crois que c’est un métier

qui est en train de se

perdre. Et je blâme

tes parents, mes parents et

tout. Nous, on était habitués

à avoir du matériel usagé, OK?

Et parce que nous, on en avait,

on n’a pas voulu que nos

enfants en aient. Alors,

les jeunes, aujourd’hui,

c’est assez drôle, ils vont voir

un article usagé, puis pour eux,

c’est... j’excuse l’anglicisme,

c’est de la

scrap. Au lieu de

payer un bel ensemble de salle à

dîner en chêne massif 500 $ dans

un encan, ils vont s’acheter

un monsieur The Brick à 350,

À 18 $ par mois. L’économie

a fait que les gens, les plus

jeunes, n’ont plus de sous

dans leurs poches. Tout est

sur carte de crédit. Internet,

eBay, Kijiji nous nuisent

beaucoup. C’est toutes des

choses qui fait que la vente des

enchères est en train, je crois,

est en train de disparaître. 35

ans passés, je pouvais faire un

encan le jeudi soir, le vendredi

soir, le samedi et le dimanche.

Et là, je te dirais que

c’est une par deux semaines.



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