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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Organ Mood: Electronic Music Meets Visual Arts

Organ Mood was born following the meeting of musician Christophe Lamarche-Leroux with visual artist Mathieu Jacques. The electronic duo performs immersive and participative art.
A story by Eric Bachand.



Réalisateur: Eric Bachand
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

CHRISTOPHE LAMARCHE, musicien, et MATHIEU JACQUES, artiste en arts visuels, parlent du projet Organ Mood. Pendant leurs explications, on présente des images d'une soirée qu'ils ont donnée.


CHRISTOPHE LAMARCHE

Organ Mood, c'est une collaboration

d'un artiste visuel

et d'un musicien. C'est pas

juste au niveau du spectacle,

mais au niveau conceptuel aussi.

On travaille sur plusieurs

projets à plusieurs échelles

les deux disciplines.


MATHIEU JACQUES

Pour que chacun

de notre côté, on puisse aller

chercher quelque chose

dans l'autre discipline qui nous

permette d'élargir notre spectre

de choses qu'on peut faire.


CHRISTOPHE LAMARCHE

On a commencé à travailler

ensemble, c'est un peu par une

réaction peut-être à mon métier

de l'époque où moi, j'étais

ingénieur du son, où je voyais

beaucoup trop de spectacles.

J'avais comme l'impression qu'il

y avait comme un genre de format

très précis finalement de ce que

l'industrie, ce que les bookeurs

demandaient des artistes.

Et en collaborant avec Mathieu,

j'avais l'impression que

ce qu'on pouvait faire, c'était

de dépasser ce format-là, qui

avait l'air tellement établi.


MATHIEU JACQUES

Et moi, de mon côté, quand

tu fais des arts visuels, tu es

souvent dans une galerie et tu

es loin du monde, t'as pas les

commentaires live, tout ça. Fait

que là, c'était vraiment comme

une interaction proche. Donc ça,

pour un artiste visuel, c'est

quand même cool d'avoir cette

relation-là avec le spectateur

et ça nous permet de faire

toute une variété de shows. Là,

on a fait dans un parking sur

un grand mur, c'était presque

une murale. On a fait des partys

dans des sous-sols de bars.

Tu sais, on a fait aussi des

spectacles dans des super

grosses salles. On fait souvent

des shows dans des églises.

On commence à en avoir fait

plusieurs et ça, c'est pas pire,

parce qu'il y a un côté

rituel dans notre spectacle.


CHRISTOPHE LAMARCHE

Et la manière dont on s'est

rendu compte que c'est vrai,

ça nous permet autant d'aller

profond dans la scène musicale

que ça nous permet d'aller dans

la scène des arts contemporains.

Et on a décidé

de profiter de ça.


MATHIEU JACQUES

Je suis un artiste qui vient

de la sérigraphie, donc des arts

imprimés, où il y a beaucoup

de manipulations physiques. Je

trouvais qu'il y avait quelque

chose le fun d'intervenir live.

Je trouve que ça ressemblait

plus à un travail de musiciens.

C'est venu comme ça

que les images, le visuel

d'Organ Mood s'est conçu.


CHRISTOPHE LAMARCHE

Mathieu, ce qu'il fait

avec des rétroprojecteurs, c'est

vraiment une suite logique au

travail d'un sérigraphe, dans

le sens que c'est des couches

d'aplatis de différentes

couleurs qu'on combine.

Le travail qu'on fait, la

collaboration, ça vient surtout

de longues conversations, de

longues réflexions, de plein de

concepts, de plein d'idées.

Ensuite, on va jammer, Mathieu

va jammer des images, moi,

je vais jammer des sons. Et à la

fin, on fait un gros ménage dans

tout ça, on va mettre des

concepts sur des images et des

sons et à un moment donné, ça

devient une chanson qui veut

dire ça et qui se

place dans l'album.


MATHIEU JACQUES

Ce qui fait que ça marche bien

nous deux, je pense, c'est qu'on

reste quand même experts dans

notre domaine, si on veut, fait

qu'on fait confiance à l'autre.


CHRISTOPHE LAMARCHE

Au début, l'idée, c'était de

faire baigner les gens dans une

atmosphère qu'on allait créer de

toutes pièces avec le visuel,

mais aussi au niveau du son,

tout ça. Ensuite, cet aspect-là,

immersif, a comme évolué

pour devenir un aspect plus

participatif au lieu de juste

être immergé de façon passive,

que les gens peuvent aussi

participer à l'aide des

instruments qu'on design.


MATHIEU JACQUES

Cette idée-là d'être sur

la scène ou de faire participer

le monde, c'est comme si

c'était venu de soi aussi avec

les thèmes dont on parlait,

qui parlaient beaucoup

de communauté. Quand t'explores

des sujets comme ça,

c'est comme si ça allait de soi

plutôt qu'il fallait avoir

une approche différente.

Donc laisser le monde

se promener autour de nous,

donner des moments où il y a

ces instruments-là, des espèces

de violons qui sont

faits pour que...

Tu sais, ils sont quand même un

peu programmés, mais pour que la

personne puisse se laisser aller

À faire un solo sans savoir

jouer de la musique. La machine

À coeur, c'est comme un

micro qui capte le coeur.


CHRISTOPHE LAMARCHE

C'est très libre. Souvent, ce

qui arrive, c'est qu'au bout de

deux ans de tournée comme le

dernier album, si tu écoutes

finalement le spectacle, ça n'a

plus rien à voir avec l'album.

À chaque spectacle, il y a comme

quelque chose de nouveau qui

arrive et l'album se transforme.

Tranquillement, justement

au bout de deux ans de tournée,

il y a comme une cristallisation

et là, ça commence à plus se

ressembler d'une fois à l'autre.

Et là, c'est comme le temps

de faire un nouvel album.



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