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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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The Atlantic Oyster Ecomuseum

Learn about the ins and outs of oyster harvesting. The Dugas family, owners of the ÉcoMusée de l´huitre de Caraquet, tell us all about the oyster, from the peculiarities of its farming to the benefits it has on our health. Did you know that you could survive on a desert island by just eating oysters? It´s true! They have all the nutrients we require to live. Find out how to eat an oyster like a true Acadien! A report that will surely leave you hungry for more. A Productions Cinévaste production.



Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

GAÉTAN DUGAS, un ostréiculteur, est sur un bateau de pêche nommé Arkäsyël et se dirige au large. Il accorde ensuite une entrevue à l’intérieur de l’éco-musée de l’huître.


GAÉTAN DUGAS

L’élevage des huîtres,

dépendamment du site, même dans

la même baie, ça peut être

complètement différent.

Si le site est plus rocheux,

si c’est un sable dur ou si

c’est un sable plus mou ou

la profondeur de l’eau,

ça change complètement le type

d’équipement qu’on va utiliser.

Puis même la méthode d’élevage.

Il y a aussi, il faut

tenir compte des vents,

parce que les vents dominants...

Disons, un exemple, la baie de

Caraquet, c’est une baie qui est

très exposée aux vents. C’est

pour ça qu’on a développé des

méthodes d’élevage, des pièces

d’équipement comme des cages,

par exemple, qu’on a développées

spécifiquement pour notre site.


GAÉTAN DUGAS présente un cahier.


GAÉTAN DUGAS

Ça, c’est un journal de bord.

On écrit dans le journal tout ce

qu’on fait. Ça, ça nous permet

de continuer le marché

sans interruption.

Donc, quand vient le temps de

les sortir, on peut respecter

la période de temps de

conditionnement, pour être sûr

que les huîtres sont, disons,

bien engraissées, mais non

seulement ça, elles sont prêtes,

elles sont résistantes

à l’extérieur de l’eau.

On peut fournir aux clients une

meilleure qualité de produit.

On essaie de travailler avec la

nature. Donc, ça nous donne un

produit qui prend un peu plus

de temps à développer, mais

un produit qui est apprécié.

C’est la confiance qu’on est

obligé d’avoir avec la nature.

C’est là, je crois, que la

passion dans la famille,

elle vient de là.


Une photographie des parents de GAÉTAN DUGAS, Alcide Dugas et Blanche, nés respectivement en 1924 et en 1926, est présentée.


GAÉTAN DUGAS

Moi, j’ai commencé avec mon

père, j’avais à peu près une

quinzaine d’années. L’équipe

de la ferme ostréicole Dugas est

composée de plusieurs personnes.

D’abord, la famille.


Une photographie de la famille de GAÉTAN DUGAS, né en 1950, est présentée. On y voit son épouse MURIELLE, née quant à elle en 1952 et leurs enfants, SÉBASTIEN, 1974, EMANUEL, 1975, et JONATHAN, 1980.


GAÉTAN DUGAS

Mon épouse,

Murielle, et mes trois fils,

Sébastien Emanuel, Jonathan.

On a jusqu’à 15 employés.

C’est pas mal le maximum

d’employés qu’on a dans

les périodes de pointe.


L’intérieur de l’éco-musée de l’huître est montré. MURIELLE DUGAS, la gérante du musée, accorde une entrevue.


MURIELLE DUGAS

Si t’es pris sur une île, tu

peux survivre avec des huîtres.

Parce qu’il y a tous les

nutriments pour survivre.


Une étiquette des valeurs nutritives pour 100 g d’huître est présentée. La teneur en Zinc représente 700 % de la valeur quotidienne, celle en Fer, 80 % et celle en Cuivre, 200 %. La Vitamine B12 représente 800 % de la valeur quotidienne, la Vitamine B3 et le Phosphore, 20 % chacun, les Lipides, pour une quantité de 2,5 g, représentent 4 % de la valeur quotidienne et 210 mg de Sodium correspondent à 9 %.


MURIELLE DUGAS

C’est l’aliment sur terre

qui contient le plus de zinc par

prorata, pour la grosseur, et du

fer. Les médecins ici envoient

des patients qui ont des

problèmes de prostate,

et ils vont leur dire: "Mangez

des huîtres." Mon père qui a

pêché des huîtres jusqu’à

l’âge de 86 ans à peu près,

on parlait toujours chez nous

de l’amande de l’huître à

l’intérieur. Parce que l’huître

de Caraquet, elle a tout

simplement ce goût-là. Elle a

un goût d’amande. Ceux-là

qui connaissent l’huître de

Caraquet, les vrais connaisseurs

d’huîtres, ils vont chercher

l’huître de Caraquet.

Ils savent le goût qui est

délicat. Ils vont aller

rechercher ce petit goût-là

qu’on retrouve dans aucune autre

huître.


Des huîtres sont dans un présentoir où une affichette annonce : « Savourez La Caraquette, un délice du Nouveau-Brunswick.


MURIELLE DUGAS

Là, je vais vous faire

déguster la meilleure

huître au monde.


MURIELLE DUGAS ouvre une huître, qu’elle donne à un homme pour qu’il la déguste.


MURIELLE DUGAS

Et dans l’huître, on ne met

pas de citron, aucun additif.

Les vrais connaisseurs

mangent les huîtres nature.

C’est comme un bon vin.

Quand on est capable de déguster

un bon vin, on est capable de

manger une huître comme il faut.


Un dessin, réalisé par Lucien Dugas, représentant des corsaires acadiens qui ont attaqué un navire anglais, est présenté.


GAÉTAN DUGAS

(Poursuivant l’entrevue)

Si nous autres, on est

ici, dans la péninsule acadienne

aujourd’hui, c’est grâce aux

corsaires acadiens qui

ont décidé de résister à

l’envahisseur britannique.

Ça a permis aux familles

de s’installer le long

de la côte, plutôt que

d’être déporté ailleurs.

Joseph Dugas a obtenu une

concession de terre de 550 âcres

qui donnait directement sur

les battures d’huîtres. Quand

il arrivait à la côte, il voyait

beaucoup d’huîtres dans l’eau.

Il a vu que c’était la place

à s’installer, puis ça donnerait

un avenir à sa famille, parce

qu’il voyait qu’il y avait

beaucoup d’huîtres.


Des photographies d’archives de la pêche aux huîtres sont présentées.


GAÉTAN DUGAS

Faut dire que les huîtres,

au début, c’était une pêche

de survie. C’était une pêche qui

était facile, parce que c’était

proche des côtes. Les Acadiens

dans ce temps-là avaient pas

beaucoup de moyens d’aller

loin en mer tellement après

la déportation et toute la

destruction qu’il y a eue.

Ça fait que c’était très

avantageux d’être installé

proche d’une batture d’huîtres.

Mon grand-père qui avait des

ancêtres amérindiens m’a raconté

que les Amérindiens, les

Micmacs, plantaient des poches

de bouleaux dans le fond de

la baie pour que les œufs

d’huîtres collent sur l’écorce.

Ensuite, les Indiens frappaient

la poche de bouleau sur le

bord du bateau, les petits œufs

d’huîtres tombaient à l’eau.

Ça ensemençait en même temps.

Donc, c’était une méthode

ancienne qui démontre que les

Amérindiens étaient impliqués

dans l’élevage des huîtres.

Ils ont probablement initié

les Acadiens à ce type

d’élevage là aussi.


GAÉTAN DUGAS, au volant d’un tracteur qui tire une remorque, met son embarcation Arkäsyël à l’eau.


GAÉTAN DUGAS

(Complétant l’entrevue)

Mes fils, tous les trois, je

suis bien chanceux qu’ils soient

là, tous les trois travaillent

avec moi. Et je m’aperçois

que la passion les gagne eux

autres, pour les petits, là.

Puis, ils me paraissent bien

intéressés à continuer.



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