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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Benjamin Rodger´s Visual Art

Benjamin Rodger is a visual artist from Ottawa, renowned for his unique style combining form and content, portraits and patterns. As an active member of the arts community in Ottawa and Gatineau, Benjamin has a keen interest in the works of up-and-coming artists and dedicates much of his time to regional activities, all for the love of the arts. His passion took him all the way across the Atlantic on an artist´s residency in Germany. Fabienne L´Abbé pays him a visit at his studio to talk about his history, his inspirations and his stint in Leipzig, nicknamed the new visual arts capital.



Réalisateur: Fabienne L'Abbé
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

FABIENNE L'ABBÉ est appuyée sur un mur de brique ravagé par le temps.


FABIENNE L'ABBÉ

(S'adressant au public de l'émission)

La première fois que j'ai vu

une oeuvre de l'artiste ottavien

Benjamin Rodger, je l'ai

immédiatement classé parmi mes

chouchous avec Dali­, Picasso et

Klimt. Pourquoi? Parce qu'il a

un style qui lui est propre,

parce que ses oeuvres sont à la

fois poétiques et accessibles,

mais surtout parce qu'il réussit

à charmer son public un

coup de pinceau à la fois.


FABIENNE L'ABBÉ rencontre BENJAMIN RODGER dans son atelier. FABIENNE soulève la palette de l'artiste.


FABIENNE L'ABBÉ

(S'adressant à l'artiste)

Tu te fais des bras avec ça.

Wow! Ça, c'est combien d'années

de couches de peinture?


BENJAMIN RODGER

Hum... Ça, c'est... depuis...

... au moins 2009.


FABIENNE L'ABBÉ

Ça, tu pourrais même vendre

ça, la palette à Benjamin

Rodger. Pourquoi pas?


On visite l'atelier et les œuvres de l'artiste BENJAMIN RODGER.


FABIENNE L'ABBÉ

T'es un artiste que je suis

maintenant depuis quand même

plusieurs années, et j'ai vu que

t'as beaucoup évolué, notamment

au niveau de tes couleurs,

de tes motifs. Parle-moi

un peu de ton évolution,

puis où tu es rendu aujourd'hui.


BENJAMIN RODGER

J'avais commencé à jumeler

des papiers peints ou des

tapisseries avec des figures.

Et puis au fil des dernières

années, j'ai essayé différentes

choses pour jumeler les deux,

que ce soit des figures

géométriques ou que ça soit

des papiers peints plus ronds

avec de la peinture qui coulent.

Quelque chose de très hard-edge,

donc j'essaie de varier les

choses, puis c'était vraiment

des discours en fond et forme

et puis quelque chose, donc, une

figuration qui tente de sortir

de la toile un peu, quelque

chose qui tente d'aplatir.

C'était vraiment cette espèce

de mouvement dans la toile que

je cherchais. Au fil des ans,

je suis passé de quelque chose

qui était très, très linéaire.

Et même, je prenais des heures

à juste faire des retouches pour

que les lignes soient droites,

droites, droites. à quelque

chose où j'allais chercher

un peu plus la matière dans

la peinture ou les coulures...


FABIENNE L'ABBÉ

Les textures.


BENJAMIN RODGER

Les textures. Là, dans les

dernières toiles que je suis en

train de faire, il y a toujours

cette idée de motif, mais

utilisée différemment. Donc,

je sens que je suis peut-être

en train... tranquillement pas

vite, me séparer de ça. Mais je

pense qu'il va toujours avoir un

peu de motifs dans les toiles,

mais peut-être pas de la même

façon que je l'ai utilisée

pendant les dernières années.


FABIENNE L'ABBÉ

Parle-moi un peu de cette

oeuvre-là. Tu me disais que

c'est ta plus récente, c'est ça?


BENJAMIN RODGER

Bien celle-ci, en fait,

j'ai trouvé de vieux draps

à mon père des années 70, puis

j'aimais vraiment le motif.


FABIENNE L'ABBÉ

On remarque les couleurs,

hein, des années 70.

C'est dans le brun jaune.


BENJAMIN RODGER

Fait que c'est un peu ça, tu

sais, puis c'est ce qui... Dans

le fond, c'est comme ça que j'ai

commencé à peindre. Là, tu sais,

c'est en voyant des draps, des

chemises, des choses comme ça.


FABIENNE L'ABBÉ

Des textiles.


BENJAMIN RODGER

Et puis ça, c'est venu un peu

comme si le derrière lui était--


FABIENNE L'ABBÉ

Tombé dessus.


BENJAMIN RODGER

Tombé dessus ou quelque chose

comme ça. À l'époque, j'étais

en train d'enseigner le drapé.


FABIENNE L'ABBÉ

Ah, bien, c'est ça.


FABIENNE L'ABBÉ

Tu viens tout juste de revenir

d'un voyage, t'as travaillé

comme artiste en résidence

à Leipzig. Raconte-moi un peu

ton voyage en Allemagne.


Des photos des œuvres et des photos du séjour en Allemagne défilent.


BENJAMIN RODGER (Narrateur)

On dit que c'est la capitale

de la peinture, donc c'est un

peu ça qui m'a attiré vers cette

ville-là. J'avais entendu dire:

"La capitale de la peinture

contemporaine". Et c'est vrai.

Le temps que j'étais là,

il y avait quelque chose

presque tous les soirs. J'ai

beaucoup appris, j'ai beaucoup

pris de notes, beaucoup dessiné.

Alors, c'est une résidence de

recherche, donc j'ai rencontré

plusieurs personnes, je suis

allé faire les visites d'ateliers.

J'ai rencontré des gens de partout:

de New York, d'Australie, de France,

de Belgique, beaucoup d'Allemands

aussi évidemment.

Puis chaque personne a un point

de vue différent sur l'art,

est en train de faire

quelque chose de différent, un

différent bagage de vie. C'est

ressourçant. Je pense que quand

on travaille dans un atelier

seul, c'est peut-être ce qui

manque. Tu sais, c'est d'avoir

ce regard des autres qui est

posé.


Puis on revient à l'intérieur du studio qu'on continue d'explorer.


BENJAMIN RODGER (Narrateur)

Peut-être, des fois, on

rentre dans une routine, puis on

dit: "OK, oui, j'aime ce que je

fais", mais tu sais, on le fait

naturellement, comme ça, puis

on s'arrête plus pour y penser.

Puis chaque personne qui venait

de partout au monde avec des

regards différents, je pense que

ça m'a beaucoup, beaucoup aidé.


FABIENNE L'ABBÉ

Oui.


BENJAMIN RODGER et FABIENNE sont devant une toile qui représente un homme.


BENJAMIN RODGER

À reconsidérer mon travail.

J'avais besoin de ça à ce

point-ci. Ah, bien, celle-ci,

c'est... c'est très, très plat

ce que je vais faire. Mais

celle-ci, je voulais vraiment...

l'exagérer, qu'il y ait

de la matière comme ça.

Oui, effet sonore.


FABIENNE L'ABBÉ

Il faut. Des fois, il faut.

Qu'est-ce qui fait que

les arts visuels, c'est

l'exutoire parfait pour toi?


BENJAMIN RODGER

Moi, je pense qu'il y a

quelque chose avec ce langage

visuel là qui m'attire beaucoup.

Puis surtout, après être revenu

d'Allemagne, il y a... C'est un

langage universel, le langage de

la nature et le langage des arts

visuels. Il y a une certaine

joie quand je viens à l'atelier,

disons. Ouais, je sens que

je suis à la bonne place quand

je fais ça. Je m'inscris dans le

contexte peinture, puis c'est un

monde qui m'intéresse aussi.

C'est pour ça que

j'en ai fait mon métier.


FABIENNE L'ABBÉ

Bien, Benjamin

Rodger, merci beaucoup.


BENJAMIN RODGER

Mais c'est moi qui te remercie.


Générique de fermeture


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