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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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What are Sylviane Lanthier`s Motivations?

Franco-Manitoban Sylviane Lanthier has become chairwoman of the Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) of Canada, an organisation that represents Francophones outside Quebec. She succeeded Marie-France Kenny.

As ex-editor of the La Liberté newspaper, in Winnipeg, Manitoba, she has grown very aware of the reality facing Francophones outside Quebec, and she decided to make a difference in her community. She is now the manager of the Centre culturel franco-manitobain. Her dream is to make the French language`s place in Canada important to all Canadians, regardless of their mother tongue, and for Francophones to be proud of their identity. For more information: http://www.fcfa.ca/



Réalisateur: Raphaëlle Mercier
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Sur le Divan, SYLVIANE LANTHIER, présidente de la Fédération des communauté francophones et acadienne du Canada, nous parle de son engagement envers la francophonie canadienne.


SYLVIANE LANTHIER

L'épisode qui m'a amenée à

m'engager pour la communauté

francophone, c'est vraiment

quand je suis arrivée au

Manitoba il y a 25 ans.

J'arrivais de Montréal et

je venais rejoindre mon conjoint

actuel. Et donc, j'ai été embauchée

par le journal local qui s'appelle :

« La Liberté » et

j'ai commencé à faire du

journalisme au moins de juin. Et

dès les premières entrevues que

j'ai faites avec les gens, je me

suis rendu compte à quel point

les francophones du Manitoba

étaient des gens qui étaient

eux-mêmes engagés dans leur

communauté, qui faisaient une

tonne de bénévolat dans plein

d'organismes pour organiser

plein d'activités culturelles,

sociales, etc. Dans les villes,

dans les villages, je trouvais

que ça bougeait beaucoup et que

les gens étaient très animés,

qu'il y avait une sorte de

ferveur dans cette communauté-là

et j'aimais ça. J'avais aussi

l'impression que tout le monde

savait chanter ou danser

ou faire quelque chose

d'artistique. Il y avait

vraiment une sorte de joie de

vivre, d'une certaine façon. En

fait, je l'ai trouvée vraiment

charmante cette communauté-là et

ça m'a vraiment amenée je pense,

à vouloir rester là, et vraiment

m'engager dans cette communauté.

Je pense que je militais

déjà pour le français, parce

qu'évidemment, j'ai aussi grandi

dans une province à une époque

où il y avait toute la question

identitaire québécoise,

la question souverainiste

québécoise. Pendant le

référendum en 1980, moi, j'avais

17 ans alors évidemment, j'étais

adolescente et j'étais très

ouverte à entendre ce que tout

le monde disait et à participer

au questionnement collectif

d'une certaine façon. Alors, le

fait français, c'est quelque

chose qui m'interpellait et qui

était important pour moi aussi,

mais comment on vit le fait

français dans une majorité, dans

une minorité, c'est deux choses

complètement différentes. Donc

je pense que j'étais déjà

prédisposée d'une certaine façon

à être interpellée par ces

questions-là. Mais quand je suis

arrivée au Manitoba, j'ai

vraiment rencontré pour vrai les

gens qui vivent en français en

milieu minoritaire. Ça a été

vraiment évidemment très

éclairant de voir tout ce que ça

prend comme énergie, tout ce que

ça prend comme engagement. Et la

prise de conscience que tu es

obligé de faire comme personne

aussi, parce que quand on vit en

milieu minoritaire, on fait des

choix conscients personnels à

tous les jours de notre vie.

Est-ce qu'on envoie nos enfants

dans une école française? Est-ce

qu'ils vont prendre des cours de

danse en français ou en anglais?

Est-ce qu'on va chercher des

choses en français beaucoup, un

peu, énormément pour avoir une

vie familiale en français? Tout

ce genre de choses-là, c'est

vraiment des choix qui sont très

constants et qui sont personnels

et qui sont eux-mêmes

engageants.

Alors on est vraiment obligés

d'être très conscients de qui on

est. Et ça, ça a peut-être été

une des grandes découvertes

d'une certaine façon, à laquelle

moi, j'ai eu à faire ça face,

parce que nous-mêmes à ce

moment-là, on se pose des

questions sur quelles sortes de

choix on fait et quelle est

la valeur de notre héritage

culturel et de notre

langue dans notre vie.

Un des plus beaux souvenirs que

j'ai, ça a été de recevoir une

carte signée par tous les élèves

d'une école française dans

une communauté où on s'était

beaucoup battu pour avoir cette

école-là. Et moi, j'avais écrit

beaucoup de textes et écrit des

éditoriaux pour supporter cette

communauté-là aussi. Et bon,

bien, on fait son travail

et je l'ai fait de façon engagée

vraiment ce travail-là, mais je

me souviens de quand j'avais

reçu cette carte-là, signée par

tous les élèves qui me disaient:

"Merci beaucoup, Sylviane, pour

ton appui." Ça m'avait vraiment,

vraiment touchée. Je l'ai

encore. Je l'ai gardée cette

carte-là. Elle est à quelque

part dans ma boîte de collection

personnelle de souvenirs

à ne pas perdre.

Moi, ce que je souhaite aux

francophones pour le futur,

c'est qu'on vive dans une

société où ce qu'on appelle

la dualité linguistique dans les

grands mots, qu'on vive dans une

société où le fait d'avoir deux

langues officielles, où le fait

français, où la présence de la

francophonie est quelque chose

de célébré et de vraiment vu

comme étant un apport positif à

l'ensemble de la communauté.

On parle souvent de 2017, de

l'horizon de 2017 parce que

c'est le 150° de la fédération.

Dans cet ensemble-là, je pense

que la francophonie canadienne,

y compris celle du Québec, ça

crée vraiment un fil conducteur

important dans l'ensemble du

pays. Alors, on est partout,

on est là partout et on amène

quelque chose qui est vraiment

très particulier, qui donne une

couleur au Canada qu'il n'aurait

jamais, jamais, jamais si on

n'était pas là comme communautés

avec un "S". Et donc, je pense

qu'on devrait être fiers de ça,

fiers de qui on est, fiers de

notre présence, fiers de notre

contribution et que cette

fierté-là, elle devrait aussi

être portée par les autres.

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