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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Community Media as Seen by Marc-François Bernier

How important is local media to a community? It is essential to the vitality and identity of people all over the country, offering insight into what is going on in our own towns and neighbourhoods. Marc-François Bernier has been a print journalist for the past 20 years. He defends the important role of community media and its multiple ways of covering the news. Unfortunately, the community itself does not often turn to these sources for news.



Réalisateur: Caroline Leal
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

Titre :
TFO 24.7


MARC-FRANÇOIS BERNIER, professeur de journalisme, Université d'Ottawa, est assis sur le Divan et s'adresse à un interlocuteur.


MARC-FRANÇOIS BERNIER

Avoir un média dans sa

communauté, c'est comme être en

santé. Quand on est en santé, on

s'inquiète pas beaucoup de notre

santé. C'est quand on est malade

qu'on s'intéresse à notre santé,

on s'inquiète de ça. Mais quand

on risque de perdre un média

dans la communauté, c'est là

qu'on se rend compte

de son importance.


Intertitre :
Les médias communautaires


MARC-FRANÇOIS BERNIER

Les médias locaux, c'est très

important pour les communautés.

C'est la seule place ou en

tout cas la principale place

où elles peuvent se reconnaître.

Reconnaître ce qui se passe chez

elles, ces communautés-là.

Reconnaître les gens qui y sont

actifs. Ce qui s'y fait. Donc,

les médias locaux, c'est les

seuls endroits où on peut

trouver ce reflet

de la communauté.

Et autant il est facile d'aller

savoir ce qui se passe partout

dans le monde grâce à Internet,

ce qui est plus difficile

maintenant, c'est d'avoir de

l'information locale. Donc, les

médias locaux sont essentiels

à la vitalité, mais aussi

à l'identité des communautés

un peu partout dans le pays.

Au niveau de la couverture

locale, ce qui est souvent le

plus marquant, c'est bien sûr

la couverture de tous les

assemblées, les conseils

municipaux, les délibérations.

Tout ce qui se fait.

Les changements de zonage,

les nouveaux projets

qui s'en viennent.

En général, dans l'histoire du

journalisme, les médias les plus

proches de la communauté, ce

sont les journaux. Viennent

ensuite les postes des stations

de radio. Elles datent aussi

du début du XXe siècle, donc

c'est dans leur ADN, ni plus

ni moins, de couvrir l'actualité

locale. C'est un peu moins vrai

aujourd'hui, malheureusement,

parce que souvent les stations

de radio sont affiliées à

de grands groupes médiatiques.

Mais pour les stations de radio

communautaire ou indépendante,

elles sont très connectées

sur la vie locale. Et vient en

dernier lieu, la télévision.

La télévision locale, ça prend

quand même des centres urbains

assez importants pour faire

vivre ça, parce que ça

coûte cher, la télévision.

Moi, j'ai été journaliste

pendant 20 ans, dans la presse

écrite. Dans un quotidien, la

plupart du temps. Il pouvait y

avoir deux ou trois journalistes

différents qui couvraient

le même événement. Un pour

la radio, l'autre pour la

télévision, l'autre pour les

affaires publiques. Ça donnait

une pluralité de points

de vue sur les ondes

radios-canadiennes.

Maintenant, c'est la même

personne qu'on décline autant

sur Internet qu'à la radio, qu'à

la télévision, sur son carnet.

Dans un monde idéal, il faut

qu'il y ait plusieurs médias

qui coexistent sur un même

territoire. C'est ça, le monde

idéal. Qu'il y ait un pluralisme

c'est-à-dire que ce que certains

médias vont négliger, d'autres

médias vont en parler.

Et le citoyen a accès à

plusieurs types de couvertures.

Moi, j'ai fait une enquête

auprès de journalistes

francophones hors Québec, donc

en Ontario, au Nouveau-Brunswick

et dans les autres provinces

canadiennes. C'est qu'eux-mêmes

craignent beaucoup pour la

survie de leur média, de leurs

journaux, de la station de

radio communautaire.

Ils craignent pour la survie

parce que les communautés aussi

doivent participer. C'est beau

avoir des médias, mais il faut

que la communauté s'y intéresse.

Or, si la communauté décide

d'acheter la publicité ailleurs,

de lire des journaux ou

d'écouter de la radio qui vient

d'ailleurs, ça nuit beaucoup, ça

aussi, à l'information locale.

Donc, c'est un système.

C'est pas juste les

propriétaires de journaux. C'est

pas juste les journalistes.

C'est aussi le public, la collectivité.

Les gens de la communauté

doivent, en principe, devraient

franchement aller voir les

patrons, les dirigeants, les

responsables des médias de leur

communauté, s'enquérir de leurs

besoins, mieux les connaître, et

trouver des pistes de solution.

Ne serait-ce que des campagnes

de promotion locale,

avoir de la publicité,

s'abonner, faire des fondations.

Le problème avec les médias,

c'est le marché, le marché

économique. C'est pas...

Les gens en veulent de

l'information. Le problème,

c'est comment que ce soit

rentable. Comment rendre ça

économiquement viable? C'est

ça le problème. C'est que la

publicité a foutu le camp, hein!

Beaucoup sur Internet,

gratuitement. Donc, le modèle

économique traditionnel est

en panne. L'économie de marché,

l'idéologie d'une économie

de marché, c'est en train de

tuer la diversité des médias.

Et c'est souvent dans les

communautés locales que c'est

plus douloureux parce qu'il n'y

a pas de solution de rechange.

Quand il y a juste un média et

qu'on le perd, bien, on est bien

mal pris, même si on a deux

ou trois blogueurs dans la

communauté, ça suffit pas.

C'est très difficile de se

prononcer sur l'avenir de ces

médias. Il y a de l'espoir si

les communautés s'y intéressent.

Si les gens s'en désintéressent,

il y a peu d'espoir que

ces médias-là survivent,

malheureusement. Donc, je dirais

que la balle est dans le camp

des communautés pour

qu'elles s'activent.


MARC-FRANÇOIS BERNIER replie un journal et ferme un petit téléviseur avant de quitter le studio.


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