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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Plastic: Destroying Our Oceans

Our oceans contain more plastic than we would think, and it has a greater impact on our lives than we would believe. But what can we do to reduce production and use of plastic? What small things can we do to bring about change? Recently back from a seabound expedition, Marika Dubé had a real eye-opener as to her own impact on the environment. Her new goal? To eliminate plastic entirely from her everyday life.



Réalisateur: Caroline Leal
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

MARIKA DUBÉ ajuste la caméra avant de s'asseoir sur le Divan. Pendant le témoignage de MARIKA des photos de son voyage dans le cadre de EXXPEDITION, défilent pour illustrer son propos.


MARIKA DUBÉ

Je reviens d'une expédition

dans la mer des Caraïbes à bord

d'un voilier de 72 pieds avec

11 autres femmes. On est parties

de Trinité, des îles de

Trinité-et-Tobago. On s'est

rendues jusqu'à Sainte-Lucie

en passant par la Barbade.

Euh, puis, on fait ça dans

le cadre d'une mission.

La mission de rendre l'invisible

visible dans nos océans. Par

l'invisible, ici, ce dont on

parle, ce sont les plastiques.

Les microplastiques

particulièrement dans l'océan et

les toxiques qu'ils absorbent.

La mission d'eXXpedition,

e"XX"pedition. Donc, les deux

chromosomes "X" pour les

chromosomes féminins. C'est une

expédition de femmes uniquement.

Donc, le principe de la

bioaccumulation, ce que ça veut

dire, c'est que les plastiques

qui sont dans nos océans,

les microplastiques qui sont

ingérés par les poissons,

ont la capacité d'absorber

les toxiques qui les entourent.

Donc, une fois qu'ils se

retrouvent dans les petits

poissons qui font leur chemin

dans la chaîne alimentaire

jusqu'en haut, jusqu'à nous,

ils augmentent en concentration

au fur et à mesure. Rendus

à nous, ils sont dans des

concentrations assez élevées.

On peut pas les évacuer, ces

polluants-là. La seule façon

de les évacuer, et je reviens

au fait qu'on est toutes des

femmes sur le bateau, c'est

d'accoucher. Donc, c'est de le

transmettre à notre progéniture.

À un moment donné, il faut,

comme femme, qu'on se lève et

qu'on dise: "Bien, j'aimerais ça

avoir le choix de ne pas

transmettre des toxiques à mon

enfant." Donc, c'est un autre

des grands problèmes auquel

on veut sensibiliser.


D'autres photos sont présentées pour compléter le tableau dressé par MARIKA qui témoigne sur le Divan.


MARIKA DUBÉ

Donc, ce qu'on fait pendant

qu'on est en mer, c'est qu'on va

sortir ce qu'on appelle notre

"manta trawl". Ça ressemble à un

genre de gros monstre métallique

avec une bouche au bout de

laquelle il y a un filet dans

lequel on va attraper tout

ce qui flotte à la surface.

Donc, ça peut être synthétique

comme ça peut être organique.

On fait flotter à la surface

ce manta trawl là pendant 30

minutes. À la fin, on fait une

préanalyse. Donc, on est assez

chanceuses, à bord du bateau,

on a quelques scientifiques.

On avait quelques outils, à bord

du bateau, pour faire vraiment

une préanalyse. C'est-à-dire

identifier qu'est-ce qui est

organique, qu'est-ce qui est

synthétique et peut-être même

voir qu'est-ce qui est du

plastique dans l'eau. Le reste

de nos analyses, on les envoie

dans les laboratoires dans

le monde qui collectent des

données, je devrais dire, sur

le volume de plastique dans les

océans, ainsi que leur nature,

et leurs effets sur leur

environnement immédiat.

C'est sûr qu'on visite des

îles qui ont des infrastructures

limitées, du financement limité

aussi pour faire la collecte

de leurs matières résiduelles.

Donc, ça, ça m'a donné un

petit peu l'impression qu'on a

beaucoup de travail à faire

sur terre. Parce que bien que le

problème soit dans l'océan, la

solution est vraiment sur terre.

La solution commence par les

gens, les humains. Quelle

contribution ils veulent faire

individuellement dans leur vie

pour pallier à ce problème-là.

Puis, je pense que dans

le travail en communauté,

on peut faire beaucoup.

La solution numéro 1, c'est

de reconnaître le fait que notre

pouvoir d'achat est tellement,

tellement, tellement fort.

Si le produit que vous voulez

acheter est emballé de plastique

et que vous savez que vous allez

utiliser ce produit-là seulement

une fois, c'est le premier

produit que vous voulez

éliminer. Les bouteilles.

On a une des eaux les plus propres

au monde. Qu'est-ce qu'on fait

à acheter des bouteilles

d'eau de source d'ailleurs?

On a un robinet

parfaitement fonctionnel.

C'est sûr que dans la vie

de tous les jours, on a mille

préoccupations, mais on peut se

parer à toute éventualité. Par

exemple, avec un petit kit "zéro

déchet". Si on sait que notre

journée va être occupée, que

ça se peut qu'on ait besoin de

s'acheter quelque chose à boire

ou à manger sur le pouce,

c'est toujours pratique d'avoir

notre petit kit d'ustensiles

réutilisables, lavables, un

petit pot Mason, peut-être. Une

bouteille d'eau réutilisable.

Il y a personne d'autre que

les humains qui produisent

du plastique. C'est aussi simple

que ça. Ce problème-là, on peut

le blâmer sur personne d'autre.

On peut pas le blâmer sur les

générations d'avant. On peut pas

le blâmer sur le fait que,

bon, l'industrialisation, les

changements climatiques. Moi,

la fourchette que je prends,

qui est faite en plastique,

va se ramasser quelque part

parce qu'elle ne se biodégrade

pas. Donc, chaque fois que je

fais ça, il y a un organisme

vivant, quelque part dans

l'écosystème, qui paie le prix.

Et à chaque fois que je respire,

chaque deuxième respiration que

je prends provient du plancton,

ces créateurs d'oxygène là.

On leur doit au moins ça que de

ne pas polluer l'air qu'il nous

donne. Moi, ce que je suggère,

c'est juste allez jouer dehors,

sortez de votre bureau, allez

nager, montez une montagne,

allez voir tout ce que la nature

nous offre quotidiennement.

Développez une connexion

spirituelle, à votre niveau,

avec la nature, avec ce qui nous

entoure, et trouvez en vous

l'amour que ça prend pour

vouloir le protéger.




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