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TFO 24.7

TFO 24.7, the new francophone point of view. A magazine that entertains, informs, and comments on French-Canadian social and cultural finds. TFO 24.7 presents artisans, artists, youths, entrepreneurs, leaders, and many others who breathe life into French-Canadian culture from coast to coast. Stories, features, interviews, humour, and opinion videos: a show that offers an authentic look on our French-Canadian identity.

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Jean-Claude Chartrand: Canada´s Culinary Vitality

Chef Jean-Claude Chartrand is a native of Rockland. From a modest upbringing, he learned the basics of cooking alongside his mother, who would make birthday cakes for the entire village. He is now the owner of a fine dining restaurant in Chelsea, Quebec, and can pull his weight against the world´s best French chefs. He finds it unfortunate that they often know how to prepare local Canadian products, such as maple syrup, better than Canadian chefs themselves.



Réalisateur: Caroline Leal
Production year: 2015

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VIDEO TRANSCRIPT

JEAN-CLAUDE CHARTRAND témoigne, bien assis sur le Divan.


JEAN-CLAUDE CHARTRAND

Tu vas en France, les Français

vivent pour manger, ils ne

mangent pas pour vivre.


JEAN-CLAUDE CHARTRAND chef-propriétaire de L'orée du bois témoigne de sa passion de cuisiner sur le Divan.


JEAN-CLAUDE CHARTRAND

L'art de la table est encore

très, très présent et puis moi,

ce qui me fascine le plus,

c'est les petites portions.

Vous mangez avec des Français et

puis ils vont avoir une petite

entrée, un petit bout de potage,

un morceau de viande très, très

petit. Puis ensuite, ils vont

compléter leur faim sur le

fromage. Ils ont tout le temps

du fromage. On dirait qu'un

Français peut te sortir

un camembert, pouf!

Puis c'est pas de se gaver.

C'est de manger lentement

et puis de bien manger.

La scène culinaire en ce moment

au Canada, je la décrirais comme

très, très dynamique et puis...

j'ai l'impression qu'elle

se rajeunit. On regarde les

restaurateurs, les grands chefs

de Montréal et de Toronto,

et les brigades sont de plus

en plus jeunes. Pourquoi?

Parce que c'est un métier très,

très physique, très exigeant

sur le corps et puis sur le mental

aussi. Depuis trois ans maintenant,

je suis Créatif de l'érable.

Qu'est-ce que c'est, un Créatif

de l'érable? C'est la Fédération

des productions de l'érable

du Québec qui a créé ça.

À chaque deux ans, ils font

une compétition, la grande

compétition. Puis jusqu'à date,

les trois premières éditions,

c'était des Français qui

l'emportaient. Des Français

installés au Québec. Donc,

les Français s'étaient approprié

de notre produit du terroir.

Et puis lorsque j'ai été intronisé

comme Créatif de l'érable,

j'ai dit aux dames: "L'année

prochaine, je participe. C'est

fini les Français. Je ramène

le titre au Québec." Un petit

peu tête enflée, mais ça a fonctionné.

La notion, moi, j'appellerais ça

la notion de terroir. La notion

de terroir, ça serait de manger

des trucs le plus proche de nous

possible. Et puis ça, les

Européens l'ont compris, surtout

les Français et les Italiens.

Moi, j'ai l'impression ici qu'on

va faire six heures d'avion, on

va arriver à Vancouver, puis on

mange exactement la même chose

qu'à Toronto. Tu te promènes

en France, tu fais 30 minutes

et puis la gastronomie change

complètement. Tu fais 30

minutes, une heure, donc,

tu sais... T'as la choucroute

en Alsace et après ça, juste

un tout petit peu à côté, t'as

la Lorraine. Tu sais, la quiche

lorraine. Mais ça, je pense que

ça prend des siècles à bien

définir. Donc, moi, je pense que

ça commence par le produit en

premier. Et puis on s'améliore

beaucoup, beaucoup. On a

beaucoup de producteurs, des

petits producteurs au Québec,

en Ontario, Prince Edward County

commence à avoir toutes

sortes de petits artisans.

Un jeune Français décide

de vouloir devenir chef,

il commence à 14 ans.

Donc, quand moi je suis allé

en 1997, j'ai décidé de

plier bagage, puis d'aller étudier

les vins dans le sud de la France.

Mais là, à ma grande surprise,

les petits chefs de 14 ans,

je leur demandais une pâte à choux.

"Ah bon. C'est quatre oeufs

au litre. Ensuite, 500 grammes

de farine."

Ils connaissaient tous leurs

classiques par coeur. Puis là,

ils disaient: "Vous, chef,

vous le faites comment?"

Euh... Bien là, j'étais comme:

"Euh..." Bien, comme toi.

Ils sont initiés beaucoup

plus jeunes. Nous, on n'a pas

cette scène-là. On n'a pas

cette scène-là encore,

mais ça s'en vient.

Sur la scène de l'avenir de la

gastronomie au Canada, je suis

extrêmement positif, oui.

Je suis très positif. Les écoles

hôtelières sont superbes.

On a de plus en plus d'artisans,

on a beaucoup de producteurs bio.

Les gens sont de plus en

plus informés, intelligents par

rapport au produit, par rapport

au produit transformé, les OGM;

toute la merde qu'ils mettent

dans notre bouffe aujourd'hui.

Dans dix ans, je vois vraiment

des jeunes passionnés qui vont

exercer une cuisine de terroir,

puis qui vont connaître leurs

produits de plus en plus,

ils vont savoir qu'est-ce que

les agriculteurs utilisent.

Pour moi, c'est simple: il faut

aimer faire plaisir aux gens,

parce que c'est le critère numéro 1,

c'est ce qui va vous "driver"

tout le temps à vouloir

faire mieux, vouloir avoir

des sourires, rendre les gens

heureux. C'est une drogue

très, très puissante.


JEAN-CLAUDE CHARTRAND se lève et quitte le studio.



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